La gravure sur bois : couleurs et estampes japonais

Culture asiatique au sens large, littérature et Histoire japonaise, chinoise, Histoire des pays d'extrême Orient, arts asiatiques, calligraphie, univers des samouraï, etc.
Somewhere
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La gravure sur bois : couleurs et estampes japonais

Messagepar Somewhere » mar. févr. 18, 2014 11:34 am



Portrait de la courtisane Ausaka, Okumura Masanobu & Les trente-deux traits féminins, Nishimura Shigenobu
© DR. MNAAG, Musée national des arts asiatiques-Guimet


Au début du 17e siècle, on assiste au Japon à une renaissance de la gravure sur bois, jusqu’alors centrée sur les images religieuses (ofuda). L’ukiyo-e, « images du monde flottant », se caractérise alors par le développement de la peinture de genre sur des supports variés : paravents, rouleaux et calendriers. Ce style montrent des couleurs contrastées, des attitudes et expressions marquées, le rendu des matières.

Ce développement accompagne l’essor économique d’Edo, capitale depuis 1603. Elle donne naissance à des estampes (ichimai-e) privilégiant le portrait – héros légendaires, acteurs ou belles femmes –, les scènes de genre et l’illustration de romans historiques. À Edo, le livre illustré (ehon) et la littérature populaire se répandent : recueils poétiques, romans, guides. La technique utilisée est alors celle de l’impression monochrome à l’encre de Chine (sumizuri-e).

Les premiers artistes de l’estampe à user de la couleur sont Hishikawa MORONOBU, fondateur du genre, et Nishikawa SUKENOBU. Ils sont suivis au début du 18e siècle, des peintres de l’école Kaigetsudô, dont l’atelier est situé près du quartier des plaisirs à Edo.

Les premières mises en couleur, après 1615, utilise un rouge-orangé (tan) remplacé vers 1740 par un pigment rouge rosé d’origine végétale (beni). Au 18e siècle, les couleurs se diversifient avec un noir laqué (urushi-e) pour les chevelures, obi et détails mobiliers ou encore un pigment vert d’origine végétale.

Bientôt on abandonne le pinceau pour les blocs d’impression avec l’avènement en 1765 de véritables images polychromes, dites « images de brocart » (azuma nishiki-e). Attribuée à Suzuki HARUNOBU, la paternité de ces images dites de brocart reste revendiquée par Edo.



Portrait de la courtisane Ausaka, Okumura Masanobu & Les trente-deux traits féminins, Nishimura Shigenobu
© DR. MNAAG, Musée national des arts asiatiques-Guimet


Le Musée national des arts asiatiques - Guimet est un passage obligé pour les amateurs d’art japonais : sculptures, peintures sur soie, art bouddhique, kakemono, paravents, estampes, laques… montrent la diversité de l’art japonais, depuis l’ère Jômon (15 000-300 BC), jusqu’à l’ère Meiji (1868-1912). Une partie du fonds – pas moins de 11 000 œuvres – est présentée au public dans les collections permanentes et des expositions s’efforcent de montrer toute sa richesse.

Image

Uki-e : Vue en perspective de Nakanochô, Tanaka Masunobu
© DR. MNAAG, Musée national des arts asiatiques-Guimet


http://www.guimet.fr/fr/expositions/exp ... -japonaise

phoenlx
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Re: La gravure sur bois : couleurs et estampes japonais

Messagepar phoenlx » mar. févr. 18, 2014 3:59 pm

superbe, il faudrait que j'y repasse un jour au musée Guimet, ça fait un sacré bail que j'ai pas mis les pieds
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende
Force et honneur !


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