Critiques du film : Un voyage inattendu (presse et spectateurs)

Sujets sur la trilogie Bilbo le Hobbit au cinéma, qui sort prochainement sur les écrans.
News, commentaires, critiques, podcasts, infos sur le tournage, casting, making of.
Bombur
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar Bombur » jeu. déc. 06, 2012 6:16 pm

Et d'Orques :lol: !

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » jeu. déc. 06, 2012 6:39 pm

CRITIQUE: BRAIN DAMAGED


Le Hobbit: Un Voyage qu'on attendait


Critique du final d'hiver
Réunion de famille
Collision
Accueil » Cinéma » Critiques » Le Hobbit : un voyage qu’on attendait
6 décembre 2012, 17h27 0


Réalisation : Peter Jackson
Casting : Martin Freeman, Andy Serkis, Ian Mckellen…
Titre original : THE HOBBIT : AN UNEXPECTED JOURNEY (Etats-Unis)
Genre : Fantastique
Duree : 2H54 mn
Année de production : 2012
Distributeur : Warner Bros
Sortie en salles le 12 Décembre 2012

Nombreux sont ceux qui attendaient avec impatience le retour de Peter Jackson à la franchise qui lui a donné ses lettres de noblesse. Le Hobbit : un voyage inattendu, un grand retour en Terre du Milieu qu’on attendait depuis plus d’une décennie. Verdict : vivement 2013 !

Pour tout ceux qui ne sont pas familiers avec l’œuvre de Tolkien préquelle au Seigneur des Anneaux, ni son imaginaire, Le Hobbit se passe 60 ans plus tôt. Bilbon est bien évidemment plus jeune, et comme le veut les habitudes de sa race, casanier, coulant des jours paisibles et heureux dans la Comté et sa demeure : Cul de Sac. Gandalf, ami de sa famille qu’il n’a pas vu depuis tant d’années, l’invite à rejoindre une expédition de nains tentant de récupérer Erebor, leur Montagne (et accessoirement leur trésor) aux mains d’un terrible Dragon du nom de Smaug… Réticent à l’idée, il rejoint cependant l’aventure, celle qui donnera naissance à la plus grande épopée jamais imaginée au 20ème siècle.



Il est facile d’aller voir Le Hobbit : un voyage inattendu prédisposé à être blasé sans s’attendre à grand-chose vu l’exploit réalisé en 2001 lors de la sortie du premier opus du Seigneur des Anneaux. Nombreux sont ceux qui clameront le manque de nouveauté ou la simplicité de l’histoire. Mais qu’on ne se m’éprenne, aucune déception n’est à prévoir pour ce premier volet de la trilogie. Peter Jackson réussit l’exploit de maintenir la barre très haut. L’univers et l’esthétique qui ont conquis le spectateur et l’Académie des Oscars il y a dix ans sont de retour, tout en gardant l’émotion et l’innocence caractérisés dans l’esprit de la franchise cinématographique ou littéraire. Prises de vue en décors naturels et effets numériques fluides et contrôlés, la Terre du Milieu imaginée par J.R.R Tolkien reprend vie sur grand écran dans le moindre détail et une intensité inimitable.



Peter Jackson, tout en étant fidèle à lui-même dans Le Hobbit, réussit à nous faire voyager en liant brillamment la trilogie à sa préquelle, tout en s’appropriant l’ouvrage du Maître.

Comme pour le Seigneur des Anneaux, on remarque avant tout un grand respect de l’œuvre, qui parfois étonne par l’exactitude tant dans le ton que la forme. L’esprit festif de Le Hobbit avec ses comptines joyeuses, tant chez les nains que chez les Orques ou les Trolls sont au rendez-vous bien évidemment pour le plus grand plaisir des connaisseurs. L’innocence qui caractérise l’œuvre n’a pas été dénaturée par son adaptation à l’écran et c’est ce qu’on aime, surtout quand on sait qu’elle a été écrite pour les plus jeunes et non les adultes. Là où Peter Jackson réussit son pari réside dans sa capacité, grâce aux annexes de l’auteur, de nourrir l’histoire de cette expédition déjà très riche avec un aspect un peu plus sombre, adulte et épique. Des additions et arrangements qui se mélangent naturellement au récit avec beaucoup d’intelligence, notamment l’arc épique imaginé pour Thorin Ecu de chêne qu’on apprécie vivement.

Une trilogie pour un livre aussi succinct que The Hobbit annonçait une extravagance de la part des studios et de Jackson. On est loin de l’extravagance, qu’on se rassure, même si certaines scènes tirent sur la longueur, surtout celles d’exposition, qui se déroulent juste avant l’anniversaire de Bilbon dans la Communauté de l’Anneau.



Bien évidemment les symboles et motifs essentiels de l’univers Tolkien sont transposés à l’écran de façon similaire à la franchise du Seigneur des Anneaux. Symboles comme l’héroïsme et le dépassement de soi, la fraternité, l’amitié et l’acceptation de l’autre, peu importe sa race, dans un effort et un but commun. Symboles qui tendront la perche à certains pour justifier certaines critiques négatives notamment face à certains discours chevaleresques qui pourraient offrir une impression de déjà vu. Des symboles qui font partie intégrante de l’esprit de l’œuvre imaginée par l’auteur de la franchise et non Peter Jackson.

Si Le Hobbit est une réussite sur le fond, il n’en reste pas moins un long métrage qui a ses défauts. Défauts peu nombreux qui sont caractérisés essentiellement dans son filming. Si la projection n’était pas en 48 images par seconde, format tant redouté depuis son annonce, la réalisation reste assez proche de celle du Seigneur des Anneaux, dans une qualité HD qui ravira les fans. Certaines scènes de paysages seront assurément reconnues (placement de produit pour l’office du Tourisme Néo-Zélandais garanti), même si parfois trop brillantes pour celles tournées en plein jour. Les scènes de nuits et en forêt sont en revanche maîtrisées. Certaines scènes de batailles, particulièrement dans la Montagne Solitaire sont cruellement difficiles à suivre, tant dans la rapidité et la succession d’images que dans leur aspect très cinématique de jeu vidéo. Des scènes très rapides qu’on imagine encore plus difficiles à voir en HFR. Des défauts certes, mais contrebalancés par des scènes visuellement étonnantes, comme la bataille des géants de pierres ou la rencontre entre Bilbon et Gollum, plus jeune et haute définition, aussi schizophrène que joueur pour une séquence bientôt culte.

En nourrissant son scénario d’autres arcs narratifs pour tenir sur un long métrage de cette durée, sans dénaturer l’œuvre avec sa « touch » inimitable qui ont fait le succès de la trilogie il y a 10 ans, Peter Jackson rempile pour le plus grand plaisir des amateurs de la franchise. Une transposition de Le Hobbit et l’univers de Tolkien à l’écran qui ne déçoit pas le Cerveau, avec ses codes et son imagerie maitrisée. Ne reste plus qu’à se soucier des petits défauts à régler pour la suite dans un an qui s’annonce aussi épique, elfique et féerique que ce premier opus. Rendez vous en 2013.
Modifié en dernier par FingolfinII le jeu. déc. 06, 2012 11:44 pm, modifié 1 fois.
« Et l’on vit, ce qui doit être rare, des larmes sortir des yeux d’une morte. La férocité du Vice avait vaincu la patience de l’Ange, à qui, sur le bord de l’Eternité, il échappa le seul mot de reproche qu’elle eût fait entendre de toute sa vie. »

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » jeu. déc. 06, 2012 6:39 pm

« Et l’on vit, ce qui doit être rare, des larmes sortir des yeux d’une morte. La férocité du Vice avait vaincu la patience de l’Ange, à qui, sur le bord de l’Eternité, il échappa le seul mot de reproche qu’elle eût fait entendre de toute sa vie. »

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » jeu. déc. 06, 2012 6:40 pm

BILBO LE HOBBIT : DRÔLE, SUBLIME... L'EXTASE DES PREMIÈRES CRITIQUES

C'est le 12 décembre prochain que Bilbo le Hobbit : Un voyage inattendu débarque dans toutes les salles de cinéma. Toutefois, quelques chanceux ont déjà pu découvrir le nouveau film de Peter Jackson lors d'une avant-première exceptionnelle et les premières critiques viennent de tomber. Alors le film est-il aussi génial que les bandes-annonce le laissent penser ? Verdict !

Tandis que la trilogie Le Seigneurs des Anneaux est culte chez tous les cinéphiles, Bilbo le Hobbit a la lourde tâche de lui succéder tout en gardant cette précieuse qualité. Et la bonne nouvelle d'après les premières critiques, c'est que Peter Jackson semble avoir réussi !

Un film pour les fans
En effet, si les critiques s'accordent à dire que "Le 4ème voyage vers la Terre du Milieu n'arrive pas à garder entièrement la grandeur émotionnelle de la précédente trilogie" (IGN) cela n'empêche pas ce nouvel opus d'être "un joyeux retour à la maison !" (The Vine). Oui, l'univers de R.R. Tolkien a manqué à beaucoup de monde, et comme l'affirme What Culture : "Ce nouveau film va plaire aux fans !"

Une suite à la hauteur
Il faut dire que Jackson n'a pas fait les choses à moitié, avec un film époustouflant où "certains éléments sont au moins aussi spectaculaires que la trilogie du Seigneurs des Anneaux" d'après Hollywood Reporter et avec beaucoup d'humour. C'est d'ailleurs ce que confirme Nerdist : "Le film est bien plus fun que l'ancienne trilogie !"

Le film fait des déçus
Malheureusement, si le film récolte de bonnes notes, cela ne l'empêche pas d'avoir le droit à quelques mauvaises critiques comme celle de ComingSoon.net qui déclare carrément : "Un voyage inattendu pourrait très bien être "La Menace Fantôme" de Star Wars et que Dieu nous aide si les deux autres ne sont pas mieux que celui-là !" La raison ? Les effets-spéciaux seraient tellement beaux qu'ils rendraient le film... trop moche. Mais là encore c'est une question d'appréciation, puisque de son côté, Celebuzz déclare avec enthousiasme : "Cette virtuosité technologique est un accomplissement !"

Les fans peuvent donc se rassurer, la plupart des critiques s'accorde à dire que le film est très bon et même les déçus confessent que "Ce n'est pas aussi mauvais qu'on pouvait le craindre." (Badass Digest).

Vous l'aurez compris, Bilbo le Hobbit devrait ravir les fans les plus fidèles, tout en faisant plaisir à un nouveau public, plus jeune. Vivement le 12 décembre prochain !



Source: http://www.adobuzz.com/news/bilbo-le-hobbit-drole-sublime-l-extase-des-premieres-critiques/50513
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » jeu. déc. 06, 2012 6:41 pm

et avec la dernière vidéo, je vous avoue que je suis plus que rassuré et en extase!!!! :love: :love: :love:

J-4
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » jeu. déc. 06, 2012 7:13 pm

ça me plait beaucoup les dernières critiques :D

Là où Peter Jackson réussit son pari réside dans sa capacité, grâce aux annexes de l’auteur, de nourrir l’histoire de cette expédition déjà très riche avec un aspect un peu plus sombre, adulte et épique. Des additions et arrangements qui se mélangent naturellement au récit avec beaucoup d’intelligence, notamment l’arc épique imaginé pour Thorin Ecu de chêne qu’on apprécie vivement.


Il y aura un arc épique avec Thorin ? de quoi veulent ils parler ? de l'introduction en flashback avec smaug ? ce serait cool s'ils développaient ces passages et Azanulbizar et tout :D c'est peut etre de ça que veulent parler ceux qui parlent de "deux introductions qui se suivent" ?
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » jeu. déc. 06, 2012 11:43 pm

pour la presse française il a l'air génial

CRITIQUE: JEUX ACTU

Critique : The Hobbit : une Critique Inattendue
Notre avis :
Irréprochable artistiquement, surpassant même la trilogie LOTR, The Hobbit n'en demeure pas moins frustrant dans sa narration, se posant clairement comme la première partie d'une trilogie, ce qui en fait aujourd'hui sa faiblesse et probablement, demain, son incommensurable force. Découvrez ci-dessous notre critique de The Hobbit : Un Voyage Inattendu.


LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU - CRITIQUE (2012)

NB : la projection presse à laquelle l'auteur de ces lignes a assisté était en 3D 24fps VO. Il ne pourra donc pas donner son avis sur la technologie HFR. Ni sur la VF, mais ça, c'est quand même moins important …

Petit rappel des faits pour les trois du fond qui auraient loupé un épisode : Le Hobbit dont nous vous proposons la critique est un film adapté d'un roman écrit par de JRR Tolkien, qui sert de préquelle au Seigneur des Anneaux. Le livre (et par extension le film) nous raconte comment au cours d'une quête visant à tuer un terrible dragon, le vieux Bilbo – alors jeune - se retrouve en possession du fameux anneau de Sauron, qui va causer tant de problèmes à son neveu soixante ans plus tard. Prévu à la base pour être mis en boîte par Guillermo Del Toro (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan), le Hobbit s'est retrouvé un peu par la force des choses entre les mains de Peter Jackson, déjà aux commandes de la trilogie du Seigneur des Anneaux. 11 ans après La Communauté de l'anneau, le réalisateur de King Kong s'offre donc un retour en Terre du Milieu à l'objectif double : replonger les fans de sa trilogie dans cet univers qu'ils ont tant aimé, et faire découvrir à un public plus jeune le monde de Tolkien. Car oui, à l'origine, Bilbo le Hobbit est un livre pour enfants. "Un livre qu'un père peut lire à son fils" disait même son auteur. L'adapter relevait donc du pari pour Jackson, qui prenait le risque de voir sa dernière réalisation présentée comme une version "édulcorée" de LOTR. C'est partiellement le cas … et c'est précisément ce qui fait la grande force du film.



ARTISTIQUEMENT MAGISTRAL...

Peter Jackson le sait bien : chez tous les amateurs de fantasy, il y a un enfant qui sommeille. Sa dernière réalisation joue donc ouvertement la carte de l'émerveillement et de la découverte, en plaçant le spectateur à la place son personnage central, Bilbo, sorte de grand enfant plongé dans un monde d'adultes. Là où les hobbits du Seigneur des Anneaux semblaient écrasés par le monde extérieur (trop grand pour eux), Bilbo lui, plus espiègle, plus curieux, est en fascination constante devant cet énorme terrain de jeu. L'univers du film, que l'on connaissait pourtant par cœur, nous est donc présenté sous un angle assez inédit. Et l'on ne parle pas que des décors - plus magnifiques que jamais et sublimés par la mise en scène de Jackson - mais aussi de ces personnages, tous plus grands que nature puisque filmés du point de vue du "petit" Bilbo. On pense par exemple à Thorin Oakenshield (Richard Armitage, le digne successeur d'Aragorn), à Gandalf également, ainsi qu'à tous les ennemis disproportionnés (des gobelins, des trolls, des géants, des loups et des araignées énormes) qui vont croiser la route de notre compagnie. Mieux : à l'instar de ce qu'il avait pu faire dans King Kong, Jackson exploite ici pleinement ses environnements dans les séquences musclées de son film (le passage dans les montagnes par exemple, absolument magistral) chose trop rarement faite dans LOTR. D'un point de vue purement artistique, on frôle donc le sans-faute. Hélas, difficile d'en dire autant du scénario.

MAIS INSEPARABLE DE SA TRILOGIE

En fait, le principal défaut de The Hobbit est de ne pouvoir absolument pas fonctionner en dehors de son statut d'introduction à une nouvelle trilogie. Sur 2h45 de film, on aura donc droit à un premier acte beaucoup trop long/lent (d'environ une heure), puis à une succession de péripéties au déroulement somme toute assez linéaire, entrecoupées ça et là par des tunnels de dialogues pas toujours folichons, qui flirtent parfois le fan-service inutile (la séquence d'introduction à Hobbitbourg, la grande réunion à Fondcombe…). Pas toujours très rythmé, le film ne décollera vraiment que lorsque les actions seront menées en parallèle, comme c'était le cas dans la majeure partie du Seigneur des Anneaux. Certes, il s'agit là d'une introduction dont le but est essentiellement de nous présenter les personnages de l'histoire et leurs motivations. Mais cette caractérisation se fait clairement au détriment du rythme du film, dont les véritables pics émotionnels ne pointeront le bout de leur nez que dans les dernières bobines. The Hobbit : Un Voyage Inattendu nous aura donc laissé sur notre faim.



Dès lors, on peut se poser la question : est ce que le principal défaut de The Hobbit ne serait pas de passer après Le Seigneur des Anneaux ? En choisissant de jouer la carte de la continuité (même réalisateur, mêmes comédiens, même musique), les producteurs de The Hobbit ont pris le risque de la comparaison directe avec la précédente trilogie Tolkien, dont la première partie était à nos yeux autrement plus aboutie. Sans faire de la critique-fiction, on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'aurait donné ce film entre les mains d'un autre metteur en scène (Del Toro par exemple, dont on sent par moment l'influence) qui aurait sans doute apporté des choses nouvelles à cet univers. D'autant qu'il nous a semblé – et il s'agit là d'une opinion très subjective et peut-être totalement erronée – que Peter Jackson n'était pas autant intéressé par les personnages de The Hobbit que par ceux de Lord of the Rings. Jamais nous n'aurons ressenti la même empathie pour Bilbo que pour Frodo et ses amis Sam, Merry et Pippin. Il y avait, dans LOTR, une espèce de fascination du réalisateur pour ses personnages centraux – fascination quasi-amoureuse - qui frôlait parfois le too-much, mais qui témoignait d'une sincérité extrême de la part de Jackson. Ici, on a l'impression que le réalisateur kiwi se "force à aimer" Bilbo et cette compagnie de nains, qui malgré un capital sympathie énorme, ne nous aura pas autant touché que la communauté de l'anneau. Néanmoins, voyons le bon côté des choses : l'émotion revenant dans les 10 dernière minutes du film, on peut raisonnablement supposer que les deux prochains opus, seront plus forts de ce point de vue-là. Un peu comme le furent les Deux Tours et Le Retour du roi …


Source: http://cinema.jeuxactu.com/critique-cinema-the-hobbit-un-voyage-inattendu-critique-19473.htm
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » jeu. déc. 06, 2012 11:46 pm

CRITIQUE: LE FIGARO

Le Hobbit : Peter Jackson voit toujours grand
Mots clés : The Hobbit, The Hobbit: Un Unexpected Journey, Peter Jackson, Martin Freeman, J.r.r Tolkien

Par Jean-Luc Wachthausen
Mis à jour le 06/12/2012 à 16:06 | publié le 06/12/2012 à 09:04 Réactions (2)

Le Hobbit. Un voyage inattendu sort le 12/12/12. Crédits photo: DR.


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NOUS L'AVONS VU - Avec Le Hobbit. Un voyage inattendu, le cinéaste néo-zélandais joue à fond les effets spéciaux et la 3D. Le Figaro a vu son nouveau film à New York avant sa sortie en salle mercredi prochain.

L'histoire est simple mais la technologie utilisée pour l'illustrer est hypercomplexe et sophistiquée. Les fans de J.R.R. Tolkien et Peter Jackson ne seront pas déçus par Le Hobbit. Un voyage inattendu, le prequel du Seigneur des anneaux qui renoue avec l'esprit de la trilogie, son côté épique et fantasmagorique. Les scénaristes oscarisées Fran Wlash et Philippa Boyens, l'équipe technique, le directeur de la photo, Andrew Lesnie, le chef costumier, Bob Buck, le superviseur des armes, Richard Taylor, et le compositeur, Howard Shore, figurent de nouveau au générique.

Et pour montrer l'ambition de cette nouvelle saga, deux autres volets suivront en 2013 (La Désolation du Smaug) et 2014 (Histoire d'un aller et retour).

Après près de trois heures de combats dantesques avec des monstres, des Elfes, des Gobelins, des Ouargues, des araignées géantes, un Dragon et autres Orques, on constate que, comme à son habitude, Peter Jackson a vu grand en privilégiant l'imagerie et les effets spéciaux.

Pas de limites dans l'exploration de cet univers ésotérique auquel il donne de l'envergure
En adaptant le roman court de Tolkien, Bilbo le Hobbit, il fait un bond en arrière de soixante ans et introduit le personnage de Bilbon Saquet joué avec beaucoup d'humour par Martin Freeman. En compagnie de treize Nains commandés par le légendaire Thorin Écu-de-Chêne (Richard Armitage), du magicien Gandalf le Gris (incarné par l'acteur shakespearien Ian McKellen), il tente de prendre le royaume perdu d'Erebor, conquis par le Dragon Smaug. Un périple à hauts risques qui doit les conduire au cœur du Pays sauvage infesté de créatures maléfiques comme le Gollum incarné par un champion de la métamorphose numérique, Andy Serkis, le Capitaine Haddock des aventures de Tintin.

Avec une telle intrigue, basée essentiellement sur l'action et les scènes spectaculaires (certaines filmées depuis un hélicoptère), le réalisateur néo-zélandais a joué au pionnier en faisant le pari d'une nouvelle technique de tournage et de projection à très haute vitesse (48 images/seconde), le HFR en 3D (High Frame Rating) qui donne à l'écran une image très claire, hyperréaliste qui déstabilise le spectateur pendant quelques minutes. À ce procédé expérimental qui améliore la 3D et accentue le réalisme de la mise en scène viendront s'ajouter d'autres formats, le 35 mm, la 2D et la 3D. Mille copies sont prévues mercredi prochain.

C'est un défi relevé avec brio par Peter Jackson, qui aura mis six ans à monter ce film qu'il ne voulait pas tourner lui-même et dont il avait confié la réalisation à Guillermo del Toro, qui abandonna faute de moyens.


Source: http://www.lefigaro.fr/cinema/2012/12/06/03002-20121206ARTFIG00402--the-hobbit-peter-jackson-voit-toujours-grand.php
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » jeu. déc. 06, 2012 11:48 pm

CRITIQUE: L'EXPRESS


Le Hobbit: Peter Jackson voit des nains partout
Par Eric Libiot (L'Express), publié le 06/12/2012 à 14:10, mis à jour à 15:52

Eric Libiot, rédacteur en chef culture de L'Express, revient de la Terre du Milieu, où il a vu Le Hobbit, premier volet de la nouvelle trilogie de Peter Jackson. Sa critique.


LE HOBBIT UN VOYAGE INATTENDU - Eric Libiot, rédacteur en chef culture de L'Express, revient de la Terre du Milieu, où il a vu Le Hobbit, premier volet de la nouvelle trilogie de Peter Jackson. Sa critique.


Le sous-titre français est énervant. Traduire le "run!" lancé par Gandalf à quelques instants périlleux par "fuyez !" au lieu de "courez" est un insupportable abus de langage. Gandalf et ses compagnons ne fuient pas devant l'ennemi, non monsieur, ils courent pour se mettre à l'abri, récupérer leurs esprits et ensuite mettre de grosses claques aux Gobelins ou aux Orques. Ceci pour une faute de goût qui ne gâche pas le plaisir des 2h45 passées en Terre du Milieu mais qu'on ne peut pas laisser passer non plus.

>> Lire Le Hobbit, la menace fantôme de la trilogie

On pourrait rapidement clore la critique de ce premier volet de la trilogie Hobbit, de Peter Jackson en sortant la formule magique: "Pour ceux qui aiment le genre - entendez l'heroic fantasy version Tolkien - c'est très bien. Merci et au revoir." Et les autres? Bonne question.


Disons qu'on est là dans un domaine du cinéma qui balance du grand spectacle à gogo, des effets spéciaux à la pelle, des personnages taillés dans le roc et des péripéties obligées qui oscillent entre explications, actions et scènes héroïco-initiatiques - Gandalf, Bilbo et ses potes partent reconquérir le Royaume perdu des Nains d'Erebor aux mains du vilain dragon Smaug.

Facile de jouer au grincheux blasé
Ce cinéma-là a évidemment autant d'importance que le cinéma réaliste qu'on a d'ailleurs tort de lui opposer. Il faut le goûter avec des yeux d'enfants et des envies d'aventures. Peter Jackson est visiblement fait de ce métal. Ce type - dont on conseillera la vision de Bad Taste ou de Braindead, oeuvres malpolies et amusantes - est un génie du récit. Peu de cinéastes sont capables de donner autant de fluidité à une épopée qui nécessite du souffle et de la limpidité dramatique. Dix ans après le choc de la Trilogie des anneaux, Jackson prouve qu'il n'a rien perdu de son savoir-faire. Il ne faut pas forcément y chercher davantage de choses que ce plaisir brut, et sûrement pas des poux, ce que ne manqueront pas de faire certains obsédés du Hobbit ou quelques nostalgiques des Anneaux.

Que la surprise soit moins impressionnante que celle advenue en 2001, lorsqu'est sorti La Communauté de l'anneau, on est d'accord. Il est facile de jouer au grincheux blasé et au cinéphile vétéran. Pas ici. Quand le genre continue à être porté à ce niveau, quand ce type de film renvoie à la poubelle les avatars du genre, il faut dire bravo. Oui, c'est un peu long à démarrer, oui, certaines scènes d'actions ressemblent à un jeu vidéo - juste retour des choses cela dit, puisque les jeux vidéo s'inspirent des récits initiatiques - oui, Jackson prend son temps au point d'avoir réalisé trois films au lieu des deux prévus initialement, oui la 3D ne sert à rien - là, d'accord, c'est nul - mais assister à ce spectacle là une fois par an, oui aussi. Et merci.
« Et l’on vit, ce qui doit être rare, des larmes sortir des yeux d’une morte. La férocité du Vice avait vaincu la patience de l’Ange, à qui, sur le bord de l’Eternité, il échappa le seul mot de reproche qu’elle eût fait entendre de toute sa vie. »

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Messagepar phoenlx » jeu. déc. 06, 2012 11:51 pm

cool merci pour toutes ces critiques :D
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
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Messagepar phoenlx » jeu. déc. 06, 2012 11:58 pm

La dernière critique me plait beaucoup et ces critiques me rassurent vraiment, je ne sais pas si tu les trie et sélectionnes FingolfinII, mais si ce n'est pas le cas, ça annonce juste du lourd encore une fois :lol:

ce petit passage croustillant me fait sourire :mrgreen:

Que la surprise soit moins impressionnante que celle advenue en 2001, lorsqu'est sorti La Communauté de l'anneau, on est d'accord. Il est facile de jouer au grincheux blasé et au cinéphile vétéran. Pas ici. Quand le genre continue à être porté à ce niveau, quand ce type de film renvoie à la poubelle les avatars du genre, il faut dire bravo.
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » ven. déc. 07, 2012 12:04 am

CRITIQUE: A VOIR A LIRE


Si Peter Jackson a laissé au seul semi-homme qui n’attendait pas ce voyage le soin de nous délivrer du mal, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que le bienfaiteur de Wellington a tout mis en œuvre pour que sa volonté soit (bien) faite sur la Terre du Milieu.
L’argument : Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers… Bien qu’ils se destinent à mettre le cap sur l’Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d’abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum. C’est là qu’avec Gollum, sur les rives d’un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d’un courage et d’une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d’or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s’en doute encore…

Notre avis : En s’attaquant à Bilbo le Hobbit, les Jackson Four du scénario fantastique (Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter J et Guillermo Del Toro) ne se sont pas donnés pour unique mission sacrée de donner corps à ce qui est et restera, au yeux des fanatiques de la communauté de l’anneau, comme l’ancien testament de Tolkien, mais également de réaliser la prélogie en substance d’une saga devenue institution culturelle. No offense, George L, mais la seule menace fantôme digne de ce nom sortira le 12 décembre 2012, tant ce Hobbit s’attache, et réussit avec brio, à préserver la sève du livre premier tout en semant les sombres graines de ce qui sera le Seigneur Des Anneaux. Ou comment faire pousser un film sous un autre film, sans menacer le second.

« L’histoire se répète toujours deux fois : la première fois comme une tragédie et la deuxième comme farce. » disait Karl Marx en vannant Napoléon III, et sans savoir que parfois, la formule est réversible. Dans le cas du Hobbit, l’histoire se répète donc à l’envers. Œuvre jumelle du Seigneur des Anneaux dans sa structure, le premier livre de JRR est aussi plus drôle, plus naïf (parce que pensé pour les enfants) et plus dérisoire que les grands travaux à venir. A bien des égards, la scène d’exposition originale (qui vient ici dans un second temps) a même tout d’une pièce de fantasy-boulevardière, faite de quiproquos à huis-clos (le Cul-de-Sac de Bilbo), de nains boulimiques et pétomanes, ou encore de punchlines balancées par un Gandalf qui associe golf et décapitation d’orques sans se démonter (celle-ci est dans le roman). Un peu plus loin, Saroumane accuse même Radagast le brun – mage cinglé des sous-bois et du guano – de forcer un peu sur les champignons stupéfiants avant de faire ses rapports. Pour autant, si cet esprit se prolonge dans le film, et qu’on préférerait tous descendre une pinte avec Bilbo plutôt que de dîner avec Frodon, il nous faut relativiser les mots de Karl le rouge. The Hobbit n’est pas une farce intégrale, et la Terre du Milieu n’a finalement rien d’une scène de stand-up. En décidant de filmer ce qui restait hors-cadre dans le roman (les conciliabules entre nains errants, les inquiétudes de Gandalf sur le chaos frémissant), d’insister sur le sacerdoce de Thorin, roi sans terre et lointain cousin scénaristique d’Aragorn, et en s’appuyant sur des bad guys fantastiques à plus d’un titre (comme l’orque manchot, préfiguration des gigantesques Uruk-Haï), le récit ne fait que souligner ce que la mise en scène suggère brillamment à tous les coins de plan : le drame gronde sous les hyper-pieds du Hobbit, et la noirceur de la première trilogie infuse la première pierre de la nouvelle avec une constance à faire frissonner un mort. Ou un nécromancien.

Cette double-lecture, qui joue sur les attentes des spectateurs informés, ou accompagne simplement l’analyse des adultes revisitant un parcours qu’ils ont balisé enfants, ne se fait pourtant pas au détriment de l’esprit de scout illuminé qui ronge joyeusement le baptême littéraire de l’oncle Tolkien. Le monde est là-dehors, et il n’attend que vous pour se délester de ses promesses ou de ses menaces. Pourtant, on pensait avoir tout vu de la Terre du Milieu, sans imaginer que le tandem Peter Jackson/ Weta Workshop avait encore plus d’un tour dans la rétine. De l’ouverture sous la montagne d’Erebor, bastion des nains, au monstrueux enchaînement de morceaux de bravoure qui mèneront la compagnie à la lisière de Mirkwoord (la forêt infestée), The Hobbit profite d’une 3D privilégiant la profondeur au tapage (et nous n’avons pas vu le film en imax HFR) pour vous aimanter durablement au cadre. Le temps ayant bien fait son œuvre, les effets CGI de la chose surclassent logiquement ceux des trois opus fondateurs, offrant aux caméras à tête chercheuse de Jackson la possibilité de plonger ou de contre-plonger dans les mines naines et les galeries orques, de poursuivre le traîneau supersonique de Radagast ou d’accompagner la cavalcade des ouargues sans que l’on ne doute jamais de la tangibilité de lieux et de monstres dont le design brillant, soit-dit en passant, profite certainement de l’influence de Del Toro, en sus de l’expérience des conseillers originaux (John Howe et Alan Lee), les seuls capables de décalquer le monde de Tolkien avec une évidence brise-mâchoire qui se substitue sans coup férir à votre propre vision des choses. Et si l’on ajoute à tout ça une réalisation minutieuse, qui ne se perd jamais dans le grandiose mais multiplie au contraire les mouvements inspirés, les découpages merveilleux de lisibilité et les trouvailles-frissons (ah… ce dragon de papier qui fait irruption dans le cadre, au-dessus de Dale, ces jeux de perspective qui changent Gollum le monstre paumé en goule cannibale…), vous obtenez un bijou dont on ne mesurait peut-être pas jusqu’alors le degré de pureté.

Ce que l’on mesurait plutôt mieux, et à raison, c’est le talent de fiction de PJ et ses fantasy junkies, capables de multiplier les arcs narratifs sans jamais sacrifier la cohérence du tout, et en prenant bien garde de ne pas marcher sur un fil en cherchant à étoffer le suivant. Amoureux de Tolkien, les hauts-couturiers du Hobbit préservent le roman d’apprentissage initial (en montrant au passage à quel point Bilbo est un héros aux forceps, tiré de son trou par l’orgueil, là ou Frodon n’avait pas eu le choix), mais se permettent également de nourrir un peu la résonance entre la quête des nains, qui ont le courage mais pas le reste, celle de Sacquet le faux-couard en devenir, et la fragilité d’un Gandalf quasiment infaillible dans le roman, qui ne sait pas encore, ici, après quoi il court. Ajoutons au passage que la réunion du G4 des forces du bien à Rivendell prouve à quel point la première trilogie a su faire de ses personnages de véritables icônes, au même titre désormais que Thorin, travaillé en profondeur, qui concentre à lui-seul une grande partie de la puissance émotionnelle de cette machine à créer de l’universel qu’est le team Jackson. Mais n’en disons pas plus, si The Hobbit est un chef-d’œuvre du déracinement, il s’apprête pourtant à faire sa chose de votre imaginaire. Faites lui donc un peu de place et, surtout, n’écoutez pas les fâcheux qui confondent mythes à cœur ouvert et mièvreries poisseuses.
« Et l’on vit, ce qui doit être rare, des larmes sortir des yeux d’une morte. La férocité du Vice avait vaincu la patience de l’Ange, à qui, sur le bord de l’Eternité, il échappa le seul mot de reproche qu’elle eût fait entendre de toute sa vie. »

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar itikar » ven. déc. 07, 2012 1:07 pm

wow, ca c'est de la critique qui met entrain ! :love: :love: :love:
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » ven. déc. 07, 2012 8:14 pm

Critique écran large

A l’annonce l’été dernier que Peter Jackson adapterait bien Bilbon le Hobbit en 3 films de plus de deux heures chacun, nombreux sont ceux, des critiques jusqu’aux fans de Tolkien les plus convaincus, qui avaient pris peur. Finie la petite polémique de techniciens sur la viabilité d’un film tourné en 48 images par secondes, étouffées les protestations des ligues pro animales sur la maltraitance d’une trentaine d’animaux durant le tournage, tout le monde se demandait surtout comment le metteur en scène, connu pour sa boulimie visuelle, allait transposer un conte pour enfants limité à un peu plus de 300 pages en une saga fleuve qui allait se dérouler sur 3 ans tout en évitant soigneusement de transformer un patrimoine culturel en projet cinématographique aux envies bassement mercantiles.

Et le réalisateur d’être soudain accusé de se prendre un peu trop pour George Lucas avec des souvenirs de La Menace fantôme de sinistre mémoire. Le nouveau découpage des films, reléguant la première partie à un long film d’introduction débarrassé des réels morceaux de bravoure du livre, n’avait rien non plus pour rassurer. Le produit final, construit sur un succès depuis longtemps acquis, ne cherche bien évidemment pas à départager l’un ou l’autre des deux camps : le public néophyte risquera fort de rester sceptique à la fin du film tandis que les fans de la première saga ne pourront que s’incliner devant la majestuosité de certaines séquences. Car oui, en l’état, ce premier segment du Hobbit sent bon le remake du Seigneur des Anneaux au travers de ses péripéties et de ses personnages. Mais nom d’une pipe de Hobbit, quel remake !

Neuf ans après la fin du Retour du Roi, Peter Jackson et son équipe semblent avoir pris toute la mesure de ce qui fait la poésie cinématographique de l’univers de Tolkien et l’injecte toute entière dans ce premier film qui force le respect par son ambition et les moyens déployés dans chaque scène.

Tout d’abord visuellement, l’avancée technologique aidant, ce Hobbit surpasse à de nombreux moments la trilogie de l’Anneau. Oubliés, les bons matte paintings qui ont un peu vieillis dans la saga originelle, chaque effet visuel de ce nouveau voyage est à tomber et nous assène une claque à chaque plan : des retrouvailles avec les Hobbits de la Comté (les clins d’oeil à la saga bien connue font mouche) jusqu’aux explorations de repères souterrains envahis par des gobelins, en passant par les randonnées arides de la compagnie des Nains au milieu de montagnes littéralement vivantes, il y a bien lieu de s'extasier.

Un spectacle de chaque instant aidé par une mise en scène qui a résolument gagné en maturité depuis que Peter Jackson s'est fait la main sur une autre super-production, King Kong. Si on pouvait craindre que le barbu néo-zélandais renoue avec ses éternelles envolées de caméra à travers les multiples décors en maquette, empêchant parfois le spectateur de bien appréhender l’univers du film, il n’en est rien. Le cinéaste (50 ans passés désormais) semble plus posé et prend plus à cœur d’entraîner le spectateur dans cet univers qu’il affectionne tant. A ce titre, la course poursuite des nains dans de longs tunnels souterrains infestés de gobelins se révèle être un véritable jeu de plate-forme prenant vie sous nos yeux et renouvelle de bien belle façon le plaisir éprouvé devant la séquence des mines de la Moria dans La Communauté de l’Anneau. Plus de dix ans après avoir redonné ses lettres de noblesse à l’héroïc-fantasy au cinéma, Peter Jackson montre qu’il reste un maître dans le genre et n'a de cesse, ici, d'en remontrer à tous les réalisateurs qui ont tenté de le copier.

Une immersion en terre du milieu aidée par un bestiaire de plus en plus travaillé et enfin, réellement incarné. Le premier exploit du film est bien de nous rendre complètement attachants les treize nains héros du film, bien loin du rôle de bouffon de Gimli dans la première saga, et bien plus touchants à des égards que le casting de La Communauté de l’Anneau par leur dimension d’exilés qui tentent de reconquérir leur place au sein d’une Terre du Milieu exsangue. Des personnages travaillés, servis par un casting visiblement conquis par la passion du réalisateur, de Martin Freeman dans le rôle titre, qui assure avec brio la transition avec le jeu de Ian Holm tout en apportant son flegme so british, à Richard Armitage en chef des nains, qui apporte tout son charisme à ce héros déchu. Peter Jackson utilise ainsi à bon escient une structure narrative plus légère que la saga phare de Tolkien pour mieux prendre le temps de développer ses héros et exploiter toute leur évolution dramatique.

Et c’est bien là que les scénaristes ont trouvé toute la parade pour justifier la mise en place de cette nouvelle saga fleuve. En parallèle du récit principal, ils en profitent pour élaborer une menace plus grande et assurer ainsi la transition avec le récit majeur de la guerre de l’Anneau. On est bien loin des ambitions faussement grandiloquentes de La menace fantôme pour gonfler un récit qui n’en demandait pas tant. L’utilisation de l’orque Azog par exemple, dès cette première partie, offre une réelle menace. Jackson et ses scénaristes, en piochant avec intelligence dans la mythologie foisonnante créée par Tolkien, offrent une vision prometteuse de l’univers de l’auteur transposé au cinéma. La vision globale de la (future) trilogie permettra de rendre réellement compte de leur interprétation et surtout, de sentir dans quelle mesure Guillermo del Toro a orienté certains choix. On pourra juste ergoter sur le caméo un peu longuet d’Elijah Wood (pas du tout raccord avec ses dix ans de plus) ainsi que sur l’apparition intempestive d’un magicien visiblement sous LSD, même si ces éléments ne font qu’égayer le folklore Tolkiennien.

Les éternels détracteurs de l’épopée trouveront toujours de quoi râler (oui, ils marchent toujours autant, et alors !), mais par leur ambition, Peter Jackson et son équipe ont trouvé de quoi magnifier un conte pour enfants et lui donner un souffle épique et une ampleur qui se retrouvent dans chaque scène. Si ce voyage était inattendu pour ce bougre de Bilbon, il risque fort bien de ne pas l'être pour les aficionados du Seigneur des anneaux, qui tiennent là, LEUR grand rendez-vous cinématographique de ces prochaines années.


http://www.ecranlarge.com/movie_review- ... 173201.php
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » ven. déc. 07, 2012 8:15 pm

c'est quoi cette histoire de maltraitance sur des animaux ? :?
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar Bombur » ven. déc. 07, 2012 10:17 pm

Des rumeurs (démenties) comme quoi des animaux seraient morts sur le tournage.

ainsi que sur l’apparition intempestive d’un magicien visiblement sous LSD
:rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :PTDR: :PTDR: :PTDR: Alors ça ça m'a tué :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: ! Et en plus, étonnamment, ça me rassure un peu : ça veut dire que Radagast aura vraiment l'air allumé, mais qu'il ne sera pas spécialement un bouffon ridicule :) .

ou encore de punchlines balancées par un Gandalf qui associe golf et décapitation d’orques sans se démonter (celle-ci est dans le roman). Un peu plus loin, Saroumane accuse même Radagast le brun – mage cinglé des sous-bois et du guano – de forcer un peu sur les champignons stupéfiants avant de faire ses rapports.
de poursuivre le traîneau supersonique de Radagast
Ajoutons au passage que la réunion du G4 des forces du bien à Rivendell
:rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: Ça aussi !

Ces critiques auraiet dû faire humoristes :lol: :lol: :lol: !

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » ven. déc. 07, 2012 10:34 pm

clair, le coup du G4 c'est pas mal , d'ailleurs j'aurais voulu qu'ils élargissent au G7 moi ( avec tous les mages :lol: )
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Messagepar Bombur » ven. déc. 07, 2012 10:37 pm

Avec tous les Mages ça n'aurait pas été logique, vu qu'on n'a plus de trace des Ithryn Luin. Par contre un G7 avec Radagast, Círdan et Glorfindel ça n'aurait pas été de refus :) .

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » ven. déc. 07, 2012 11:08 pm

oui tiens Cirdan, je regrette qu'on le voit aussi peu lui, c'est quand même un perso important et il est toujours réduit au rôle de caméo ( et encore dans le SDA faut le deviner que c'est lui à la fin )
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » ven. déc. 07, 2012 11:26 pm

Bombur a écrit :Avec tous les Mages ça n'aurait pas été logique, vu qu'on n'a plus de trace des Ithryn Luin. Par contre un G7 avec Radagast, Círdan et Glorfindel ça n'aurait pas été de refus :) .


plus Celeborn et Erestor :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super: :super:
« Et l’on vit, ce qui doit être rare, des larmes sortir des yeux d’une morte. La férocité du Vice avait vaincu la patience de l’Ange, à qui, sur le bord de l’Eternité, il échappa le seul mot de reproche qu’elle eût fait entendre de toute sa vie. »

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar Bombur » ven. déc. 07, 2012 11:36 pm

Ah oui, Celeborn aussi ! Ça ferait le G8 du coup :super: . Par contre Erestor, bof : il est trop mineur pour moi.

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar itikar » mar. déc. 11, 2012 5:58 am

Bombur a écrit :
ainsi que sur l’apparition intempestive d’un magicien visiblement sous LSD
:rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :PTDR: :PTDR: :PTDR: Alors ça ça m'a tué :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: ! Et en plus, étonnamment, ça me rassure un peu : ça veut dire que Radagast aura vraiment l'air allumé, mais qu'il ne sera pas spécialement un bouffon ridicule :) .

ou encore de punchlines balancées par un Gandalf qui associe golf et décapitation d’orques sans se démonter (celle-ci est dans le roman). Un peu plus loin, Saroumane accuse même Radagast le brun – mage cinglé des sous-bois et du guano – de forcer un peu sur les champignons stupéfiants avant de faire ses rapports.
de poursuivre le traîneau supersonique de Radagast
Ajoutons au passage que la réunion du G4 des forces du bien à Rivendell
:rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: :rire: Ça aussi !

Ces critiques auraiet dû faire humoristes :lol: :lol: :lol: !


tout ça est cependant strictement authentique :rire:
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar itikar » mar. déc. 11, 2012 6:02 am

Une critique assez longue, juste et positive :

http://www.lyricis.fr/critiques-tests-dvd-blu-ray/critique-le-hobbit-un-voyage-inattendu-77430/

extrait :

En somme, Le Hobbit est une introduction grandiose et réussie d’une trilogie qui, dans son style qui lui sera propre, s’annonce aussi somptueuse que sa grande sœur. Le film baigne dans la bande son toujours aussi puissante et évocatrice d’Howard Shore. On ne peut qu’être transi devant ce film plein d’amour et de plaisir, d’amour de l’œuvre originale et de plaisir de tourner, qui nous transporte une nouvelle fois dans cette mythologie si belle, si dépaysante. Martin Freeman est un Biblo saisissant de justesse, touchant de par son caractère et son évolution, et l’ombre planante de Ian McKellen enveloppe le tout de justesse et de cohérence.


Mes premières impressions :
(les plus grands spoilers sont balisés)

critique et impressions générales
impression sur la fin et sur l'édulcoration
petite anecdote entre le prologue et le générique des nouveaux cités d'or
réaction du public de l'avant-première au film et message de PJ
impression succincte sur la 3d 24 fps
mon découpage idéal du prologue
impressions sur la bande sonore
réponse à la critique de LTH
réaction probable des profanes d'après moi
réponse à Zharradan Marr
comparaison 3d 24 fps et 3d 48 fps et vo et vf


Mes spoilers :

Galgals, Smaug, Géants, Fin, Enigmes, Azanulbizar
ce que j'ai adoré, ce que je n'ai pas aimé, ce qui m' a manqué, et ce qui a disparu
Saroumane et le conseil Blanc
Modifié en dernier par itikar le jeu. déc. 13, 2012 4:33 pm, modifié 7 fois.
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » mar. déc. 11, 2012 10:11 am

J'aime ta manière de poster, on retrouve bien tout c'est clair, c'est propre , c'est net, c'est reposant, c'est pas floodeur, ya tout à disposition en un seul post :lol: Bon par contre je lirai jeudi ou vendredi , tous les spoiler pour l'instant je m'y refuse mais j'aurais bien aimé savoir si ces foutus aigles parlent tout de même :lol: Tiens en parlant d'aigles j'ai vu une belle illustration dans le magazine Le figaro sur Tolkien paru récemment ( une illustration de Thorondor à priori que je ne connaissais pas du tout )
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar itikar » mar. déc. 11, 2012 12:52 pm

Merci :jap:
j'ai édité pour préciser la nature de ce qu'on peut trouver dans ces posts, ca évite de tout lire avec le risque d'être spoilé :wink:
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar itikar » mar. déc. 11, 2012 2:01 pm

Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » mar. déc. 11, 2012 5:14 pm

Merci , critique très intéressante ( et chaque nouvelle critique que je lis me conforte dans mon idée de zapper la 3D :lol: Bon du coup au moins j'aurai plus aucun regret de ce côté la )
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar phoenlx » mar. déc. 11, 2012 5:20 pm

très sympa sa critique et elle rejoint apparemment d'autres avis ( notamment sur une certaine faiblesse des scènes du conseil blanc, ça ça commence à m'ennuyer c'est dommage ) ; Pour le côté humoristique des scènes avec Gollum, j'ai peur de bloquer dessus car pour moi ça ne doit pas être qu'humoristique ( ça ne doit pas l'être d'ailleurs mais je me doute vu le gollum qui nous était déjà servi dans le Seigneur des anneaux que l'humour sera présent )
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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar FingolfinII » mar. déc. 11, 2012 8:33 pm

bon moi j'ai dû cogiter le hobbit toute la journée :lol:
« Et l’on vit, ce qui doit être rare, des larmes sortir des yeux d’une morte. La férocité du Vice avait vaincu la patience de l’Ange, à qui, sur le bord de l’Eternité, il échappa le seul mot de reproche qu’elle eût fait entendre de toute sa vie. »

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Re: Critiques du Film ( presse et spectateur )

Messagepar Náin » mar. déc. 11, 2012 8:41 pm

FingolfinII a écrit :bon moi j'ai dû cogiter le hobbit toute la journée :lol:

Moi je le cogiterai demain
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
Puisqu'ils ne sont pas blancs, ils sont forcément méchants ! Pocahontas
Et savez-vous ce que le nain réponds à cela ? : Ishkhaqwi ai durugnul !
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