La Grande Encyclopédie des Fées

Les univers médiévaux-fantastiques et de fantasy hors récits de Tolkien :
Game of Thrones, Narnia, Harry Potter, romans de David Eddings, Pratchett, David Gemmel, Marion Zimmer Bradley, Terry Brooks, The witcher etc.
Náin
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mar. août 27, 2013 6:28 pm

Sainte Lucie, Cendrillon et les Belles au bois dormant
Cuire les chats de Lucie sur la plaque bien chauffée environ cinq minutes jusqu'à ce qu'ils soient dorés.
( Mala Powers, Follow the year )

Image

Taille :
Parfaite.

Aspect :
Il y a plusieurs aspects chez cette Lucie : la sorcière primitive, la déesse du printemps et la sainte. On l'a vue toute bleue de gel, la bouche hérissée de tessons de cristaux.
Mais "à la Sainte-Lucie le jour avance d'un saut de puce" et la bluette du printemps trouble l'ogresse : la peau de marbre rosit, le sang afflue et la bouche se fait fleur. Les cheveux givrés retrouvent l'or du levant et s'encourronnent de floraison champêtre, de roses et de sept chandelles. Les Saintes sont les filles des Fées et, à l'apparition de la première primevière, la Nymphe Lucie abandonne sa tiare païenne pour une simple auréole. Cendrillon quitte sa chrysalide cendreuse pour la parure aillée des Belles de Mai...

Vêtements :
Les Gnomes des cimes ont taillé dans la glace de la garde-robe de l'antique Lucie mais les Fayettes printanières l'ont retouchée pour les bals des Fées. Elles ont ajouré, voilé, dentelé les gros plis, raccourci, décolleté, suggéré...Chaque année c'est drapée de blanc, coiffée de feuilles et de lumière, que la vierge Lucie ouvre la porte des beaux jours. Accrochés à sa traîne, des clochettes d'argent réveillent à chaque tintement des milliers de bourgeons.

Habitat :
Sa chambre est l'hiver ; sa maison le printemps ; les bois, les prairies, les jardins d'été. On la rencontre en Allemagne, en Bavière, en Autriche, en Bohême, en Alsace, dans le nord de l'Italie, toutes les régions septentrionales, les illustrations de Carl Larsson et les contes de Fées.

Nourriture :
Autrefois raffolait de chair fraîche ; elle butine aujourd'hui la saveur de la flore et des fruits sans y porter la dent.

Mœurs, Activités :
Elle ramène le printemps, réveille et fertilise la nature. La légende rapporte que lors d'une grande famine en Suède, Sainte Lucie vint un 13 décembre sauver le pays en apportant des vivres. Aussi, tous les ans, à cette date, chaque église, chaque école, choisit pour commémorer le miracle la jeune fille qui sera la Lucie du jour. Dès l'aube la Reine de lumière s'habille d'une robe blanche, d'une ceinture coquelicot et, la chevelure coiffée d'une couronne de feuillage ornée de sept chandelles, va servir alentour du café et des brioches appelées "couronnes ou chats de Lucie".

Couchée à l'ombre d'un baldaquin de givre où elle semble avoir "abandonnée" l'apparence de la vie, la belle gisante dort, et de ses rêves vont naître et fleurir les silhouettes éblouies des demoiselles de l'aurore.
Sainte Lucie est à la fois sorcière d'hiver et Fée de printemps. En Bohême, les cheveux dressés comme un buisson saisit par le gèle, les lèvres bleues, le regard pétrifiant, elle hante les nuits blanches à la recherche de ses garnements. Dans sa hotte elle les emporte jusqu'au plus profond de la terre, leur ouvre le ventre, les bourre de paille et les ajoute à sa famille de poupées. En Bavière, en Autriche, elle se déguise en chèvre volante ou en sorcière en masque d'oiseau. Elle s'adoucit en Alsace et apparaît le visage talqué, sa longue chevelure de chanvre blond coiffée d'une couronne de papier doré ornée de roses et des bougies. La clochette d'argent qu'elle agite réveille les petits Esprits de la nature : c'est la Dame de Noël. Dans les contrées septentrionales, elle sort de la forêt drapée de blanc, couronnée de houx et de lumière, et apporte feu et nourriture dans chaque foyer.
De récits mythologiques en légendes, de contes populaires en contes de fées, on la retrouve héroïne d'un arc-en-ciel de contes à tiroirs, jeune princesse emprisonnée dans un abîme souterrain par une des ogresses d'hiver : Berchta, Bafana, Cailleac Bheur. Parfois elle parvient à s'évader toute seule ; sinon le fils de la méchante geôlière éperdu d'amour pour la belle l'aide à fuir, mais le plus souvent c'est un valeureux prince charmant qui, bravant maints dangers, s'en vient la réveiller d'un doux baiser et l'emporte vers son château de lumière. Dès lors, partout où son pied mignon se pose, la nature se réveille, le sol durci s'enverdure, la forêt morte bourgeonne, la rivière gelée qu'elle franchit se remet à vivre, chanter, serpenter entre les rives d'une campagne que le soleil inonde au fur et à mesure de l'avance du flot libéré ; et au retour du bouquet d'or des primevères, le coucou pique les troncs à chacun de ses échos...Sainte Lucie se fiance, Sainte Lucie se marie, voici les demoiselles d'honneur de Sainte Lucie.
Que l'on soit d'aujourd'hui ou d'hier, d'ici ou bien d'ailleurs, chacun connaît ses noms : Perséphone, Cendrillon, Talia, Blanche-Neige, Zélandine, Blanche Epine, Chaperon Rouge, Rondallayre, Cucendron, Cernushka, Pepeljuca, la Gatta Cenerentola, Ventafoches, Askepisker, Salie, Aschenputtel, Aschepoester, Florissante, Lalie. Toutes portent le titre de Reines de Mai, Belles au bois dormant.
Là où le conte de la Belle Dormeuse se suffit à lui-même pour nous ouvrir les voies des liturgies saisonnières, où le culte des Fées nous ouvre à l'enchantement originel, où les ailes des anges repoussent à l'infini les libres confins de l'univers, Perrault détourne, dénature l'éclat du vivifiant message par une morale rapportée aussi terne qu'incongrue, et réduit les Fées saisonnières à d'édifiantes pimbêches confites en principes et dévotions.

"Des conteurs français, Perrault en tête, les prendrons par la main, chausseront leurs pieds nus de fins souliers et les revêtiront d'habits de satin pour les mener dans les salons faire la révérence aux marquises", s'extasie Lucie Félix-Faure-Goyau, enterrant les déesses de l'aurore, les génies de la création sous de si élégantes pelletées de style : "Il est 'délicieusement amusant' de comparer notre Belle au bois dormant à la Talia de Basile si gauche, fruste et proche des racines primitives, celle de Perrault est ciselée, délicate, élégante. Ou la Blanche-Neige de Grimm, l'une aux allures sauvages, l'autre aux allures mythiques. Ah ! La notre est unique et incomparable, dans l'élégance d'une civilisation raffinée. Elle ne voisine pas avec les Gnomes des montagnes, elle dort au milieu d'une cour magnifique qui a gardé dans le sommeil son décor d'apparat, comme si, par hasard, les courtisans de Louis XIV s'étaient assoupis à leur poste, en attendant le passage du roi (...) O Basile, cachez-vous ! Notre princesses oserait-elle entendre l'histoire de sa devancière ? Et vous, Gnomes de Blanche-Neige, comment vous glisseriez-vous parmi tant d'habits brodés et chamarrés ? (...) Peu importe à Cendrillon d'avoir pour aïeule, dans la vieille Égypte, la belle courtisane Rhodopis. Elle est chez nous, très authentiquement naturalisée, [ on devrais dire empaillée et nous devinons que, stylée par sa marraine, elle doit esquisser la révérence avec autant de grâce et de bonheur qu'une élève de Saint-Cyr ], patronnée par Mme de Maintenon [ celle de l'édit de Nantes ] et présentée à Louis XIV. Les Fées elles-mêmes sont sincères, très purement et très agréablement. Elles sont Fées de France, avisées, prudentes, sociables, point fantaisistes à l'excès, modérées, cartésiennes, a-t-on dit"...
Ainsi meurt l'esprit des contes, s'éloignent les Fées, se dérobe l'aurore à l'écoute de tant d'arrogantes sottises. Ainsi se fanent les fleurs aux pétasseries salonnardes d'une autre Marquise de Sévigné décrivant la campagne.
Ainsi s'allonge la Belle de Mai sous la pierre en attendant le venue d'un printemps nouveau.
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
Puisqu'ils ne sont pas blancs, ils sont forcément méchants ! Pocahontas
Et savez-vous ce que le nain réponds à cela ? : Ishkhaqwi ai durugnul !
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mer. août 28, 2013 4:43 pm

II Les Fées et Fés du Foyer

Les Bogies Beasts
Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu !
( Gaston Bachelard, Le Poétique de la rêverie )

Image

Taille :
Petit ou grand, minuscule ou immense.

Aspect :
Beau ou laid. On peut le rencontrer sous l'aspect d'un Tomte aux ailes de Sylphe, d'une vieille mère des cerisiers à pattes de Baba-Yaga ; d'une Fée ou d'un Caraquin. Le Bogie Beast aime s'enlaidir de la pire façon : carcasse hirsute de troll, dents de Bogey man, griffes de Phooka, toison de Garou, tout lui est bon pour jouer à effrayer le garnement.

Vêtements :
Robe de magicien, cuirasse de chevalier, domino de Pierrot, tunique de chasseur, bel habit brodé, voiles féeriques, capuchon de Lutin, la garde robe du Bogie Beast est aussi débordante que l'imagination des couturiers de Faërie et tout aussi inépuisable que l'inspiration des tailleurs de cauchemars.

Habitat :
La nursery, la chambre à coucher, mais aussi la cave, le grenier, le jardin, la rivière, le bois - partout où l'enfant le devine.

Nourriture :
Il fait semblant de manger.

Mœurs, Activités :
Le Bogie Beast est aussi menaçant que le Croquemitaine et l'Alp Luachra, mais il n'est dangereux que pour l'enfant vraiment méchant ou qui ne croit pas en lui, car sa présence "repoussante" à proximité des endroits dangereux ( escaliers glissants, puits, souterrains, forêts, torrents, rochers, mares ) empêche l'imprudent de s'y aventurer au risque de tomber, se perdre, se noyer. Il prend également la place des génies du verger et, en les chassant, évite bien des coliques aux petits maraudeurs avides de fruits verts.

La plupart des Bogies Beasts enfermés dans les placards à balais et coffres à joujoux sont-ils issus des rêves et cauchemars de l'enfant ou créent-ils le rêve et le cauchemar chez l'enfant ? La question-leurre n'a d’intérêt que pour occuper la raison de celui qui n'y a rien compris et enraciner fructueusement à son insu - dans son dos - la réalité de leur royaume.
Puisqu'il le faut bien, les Inventaires des Mythologies d'Elfirie ont donné une origine officielle aux génies de la chambre poupeline. Ils descendent des "Portuns" français, décrits par Gervais de Tilbury comme de petits êtres vieillots, de la taille d'une moitié de pouce. Émigrant en Angleterre, ils rapetissent encore et on les perd de vue, sauf les enfants qui les intègre à leurs jeux, contes et fabulettes sous le sobriquet de Thumblings. Selon le folklore local, les Esprits des lieux et l’imagination débordante de l'enfant, ils adoptent une multitude de formes toujours renouvelées. Empruntent ici et là une bosse moussue aux génies de saules, une tignasse de varech à la Vouivre, une mâchoire de Croquemitaine, le charme malicieux d'un Puck, des ailes froufrouteuses aux séraphins et deviennent les protées à la fois menaçants et protecteurs du légendaire de la nursery.
Les génies Ferrouers des Étrusques étaient là bien avant l'homme qu'ils assistent toute sa vie.

Xin, Gin, Khin sont les bons Esprits du foyer chinois. Comme Ole-Ferme-L'Œil, ils notent toutes les actions, bonnes ou mauvaises, des habitants de la maison. Au dernier jour de la lune, le génie s'élève vers le Maître du monde pour rendre un compte fidèle du bulletin de la famille, qui sera récompensée ou punie.

Chez les Assyro-Babyloniens, les Outoukkou se divisent en Shedou et Lamasou et sont les ombres lumineuses des hommes qu'ils suivent partout. On dit : "Celui qui n'a pas de dieux lorsqu'il marche dans la rue, le mal de tête le couvre comme un vêtement."
Les mauvais Outoukkou, les Edimmou, par contre les persécutent.

Korka-Must couve le foyer des Finno-Ougriens, ainsi que les Tonx protecteurs des chasseurs et pêcheurs. Ils vivent souvent dans l'eau auprès de l'As-iga ou Vieux de l'Ob, vénéré par les Ostiaks riverains du grand fleuve sibérien. Le Vu-Muna ou Oncle de l'eau les défend contre Yanki-Must et Vu-Kutis, les "Pères Crochets" des ondes vives.
Yazatas, les Amchaspends, les Fravachis ouvrent leurs ailes d'anges gardiens par-dessus l'âme perse.

Au Japon, avec toute la politesse qui les caractérise, chacun garde la place qu'il s'est attribué : Jizô Bosatsu dirige la maisonnée, Kamado-no-Kami est au fourneau qui fait du gâteau. Oku-Tsu-Hiko et Oki-Tsu-Hime à la cuisine sabrent les attaques microbiennes des démons sournois tapis dans les lieux d'aisances ; et Kishimojin, autrefois ogresse, depuis convertie en douce Dame-Tartine, berce des rêves bleus les enfançons.

Les Innua, Esprits esquimaux de la nature, ont installé leurs pénates dans l'igloo en prenant l'identité bienfaitrice des Torngak. Makou veille sur la case des Dahomiens, Sseteks-Sskriteks l'âtre moravien...Et celui-là sur l'isba, la caverne, la hutte, le chalet, le wigwam, la yourte, le pavillon de banlieue, le studio.
Modifié en dernier par Náin le dim. déc. 15, 2013 12:52 pm, modifié 1 fois.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » mer. août 28, 2013 4:44 pm

original l'image illustrant l'article "Bogies Beasts" :jap:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mer. août 28, 2013 4:46 pm

SauronGorthaur a écrit :original l'image illustrant l'article "Bogies Beasts" :jap:

C'est Pinocchio :mrgreen:
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » mer. août 28, 2013 4:57 pm

nain a écrit :
SauronGorthaur a écrit :original l'image illustrant l'article "Bogies Beasts" :jap:

C'est Pinocchio :mrgreen:

a put... maintenant que tu le dis, y a un grillon et des ânes :shock: :shock: :shock: c'est un drôle de Pinocchio :lol:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mer. août 28, 2013 5:05 pm

C'est pour ça que je l'ai pris :mrgreen:
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » jeu. août 29, 2013 5:07 pm

Ole-Ferme-L'Œil
Dors et deviens...

Image

Taille :
On peut le voir petit, de la taille d'une plume dans un rayon de soleil, ou dans la hauteur élancée de son mètre quatre-vingt-dix.

Aspect :
Les deux Ole-Ferme-L'Œil sont jumeaux, tous deux sont beaux, minces, d'un teint délicat quelque peu "effacé et lumineux" ; les yeux sont des miroirs d'âmes : tantôt chauds ou glacés, habités de beaux, généreux et joyeux reflets, ou totalement vides, ou encore grouillant de faciès démoniaques. L'un a la chevelure solaire, l'autre lunaire.

Vêtements :
Ole-Ferme-L'Œil des rêves est bien habillé "de ces vêtements de soie dont il n'est pas possible de dire quelle en est la couleur car ils brillent rouges, verts ou bleus selon qu'il se tourne". Il n'est quelquefois qu'un éblouissement. Coiffé d'un chapeau haut de forme étoilé, il marche à pied déchaux, les pieds gainés de bas fourrés ( ce détail d'être déchaussé indique clairement son origine céleste ). Hans Christian Andersen le décrit ainsi avec un parapluie sous chaque bras ; l'un couvert d'images, qu'il déploie au-dessus des bons enfants qui rêvent alors toute la nuit des plus jolies histoires, et l'autre où il n'y a rien et qu'il déploie au-dessus des enfants méchants qui dorment alors lourdement et se réveillent le matin sans avoir rien rêvé du tout.
Son frère est sanglé dans un uniforme vert de chasseur aux broderies d'argent. Un ample manteau noir flotte sur ses épaules. Il est botté de cuissardes aux éperons d'étoile et son chapeau ressemble à un croissant de lune.

Habitat :
Inconnu. Ils viennent de nulle part et retournent nulle part.

Nourriture :
Ne se nourrissent que de goûters qu'aiment partager avec eux les enfants généreux.

Mœurs, Activités :
Ole-Ferme-L'Œil, ou Old Luck Oie, est un Bogie Beast différent des autres, ses pouvoirs dépassent les activités d'un simple Esprit familier de l'enfance. Certes il n'existe pas de meilleur conteur et personne ne connaît autant d'histoires que lui, mais il ne sert pas qu'a endormir l'enfant en le berçant de jolies rêves ; au contraire, il l'éveille en lui ouvrant les portes du mystère qui habite le dormeur et l'appelle à la transcendance. Il le porte au-delà de la vie et de la mort, jusqu'à la révélation de la Source bienheureuse où les êtres, la faune, la flore et les choses se comprennent dans une harmonie éternelle et unique.

Le-Ferme-L'Œil vient chaque soir, à la fermeture des volets, assis sur la dernière lueur du soleil couchant. Personne ne l'entend sauter à terre, ses bas fourrés étouffent ses pas.Personne ne le voit car ses habits de soie brillent tellement que l’œil ne perçoit qu'un reflet de sommeil. Aux enfants il ne fait que du bien. C'est un marchand de sable sans sable. Il lui suffit de projeter quelques gouttes de lait sur les paupières - à peine un nuage - et un souffle dans le tendre du cou, ou de répéter dodo-dodo sur un ton de pluie pour que l'esprit se détache et s'élève.
Son art consiste à maintenir le petit protégé entre conscience et rêverie, au seuil du grand Eveil... Le premier soir de la semaine, il change le décor de la chambre tout en le laissant là où il est : le lit à la place du lit, la commode à la place de la commode, pour ne pas inquiéter les parents, quelquefois qu'un cris d'ivresse de glissade au toboggan des nuages ne les alerte au chevet du rêveur et les propulse dans l'espace. Il fait changer les fleurs des pots en arbres avec suffisamment de subtilité pour que les branches ne décollent pas la tapisserie, que les parfums des cerisiers n'attirent pas toutes les bandes de loriots du pays et ne répandent pas dans les escaliers des roulades de noyaux.
Le mardi, il met de l'ordre dans les cahiers, soigne les fautes, les ratures, pose une majuscule, lie une attelle à un jambage boiteux, impose de la gymnastique corrective aux lettres pour qu'elles se tiennent aussi droites et disciplinées que leur modèle tracé par le maître dans le marge. Corrige les problèmes de calcul, ferme les robinets qui fuient, règle les aiguillages de trains en retard... et ravive les couleurs des livres d'images.
Le mercredi, il touche les meubles avec sa petite seringue de Troll et tous se mettent à bavarder, à conter leurs histoires de lorsqu'ils étaient arbres, de ce qu'ils ont vu et entendu au fond des bois : des histoires de brigands, de loups, de licornes blanches.
Le jeudi, il rapetisse l'endormi à la taille d'un pouce, l'habille de la veste à brandebourgs d'un soldat de carton et l'entraîne à découvrir les secrets de la maison, l'univers de dessous les murs, les escaliers, les plinthes, les recoins de coin, les couloirs à souris où se fêtent les mariages de poupées. Ou bien il ouvre la fenêtre à l'hirondelle qui l'emporte visiter les cieux.
Le vendredi, tout est possible à Ole-Ferme-L'Œil, même la mer le suit jusqu'aux fenêtres de la nursery où un bateau attend que le vent gonfle sa voile de rideau et s'élance vers l'horizon explorer les sables fluides des îles aux trésors.
Le samedi, ils vont au pays des crêpes, au pays des bois peints des Lutins du Père Noël. Ils y voient polir les étoiles, peindre les champignons, se cotonner la neige, s'inventer l'étincelle et l'aurore boréale.
Le dimanche, Ole-Ferme-L'Œil ouvre la voie céleste menant au village des retrouvailles. Tous ceux que l'on croyait définitivement partis vous accueillent autour de la table dressée pour la Fête. On y retrouve grand-père, grand-mère et des parents aimés que l'on pensait ne plus jamais revoir, tous chantant des chansons, des comptines que l'on croyait ne plus jamais entendre. Et après le repas, dans une pièce à l'étage, on peut retrouver les jouets que l'on croyait perdus. Les peluches usées, les trains cassés, les poupées désarticulées, éventrées, les albums déchirés attendent là, tout flambant neuf, le joie des retrouvailles.
Et, sans cesse, il conte des histoires.

Le frère de Ole-Ferme-L'Œil s'appelle aussi Ole-Ferme-L'Œil. Il ne vient jamais trouver personne plus d'une fois, et quand il vient, il vus prend sur son cheval et vous conte aussi des histoires ; seulement il n'en sait que deux : l'une est si merveilleusement belle que nul au monde ne peut l'imaginer et l'autre est si affreuse qu'on n'ose la décrire - on l'appelle aussi la mort. Il n'a pas l'air aussi méchant que sur le livre d'images où il n'est qu'un squelette. Il galope si vite qu'il donne l'impression de voler. Dans sa course, il prend jeunes et vieux sur son cheval. Il les place tantôt devant lui, tantôt derrière. Mais toujours il demande d'abord : "Comment est ton cahier de notes ? - Il est bon, répondent-ils tous. - Donne que je le voie moi-même", dit-il. Et ils lui montrent le cahier, et tous ceux qui ont "très bon" ou "excellent" vont devant sur le cheval et entendent l'histoire merveilleuse. Mais ceux qui ont "passable" ou "médiocre" doivent aller derrière et entendent la vilaine histoire. Ils frissonnent et pleurent, veulent sauter de cheval, mais des chaînes les retiennent.
Le carnet de notes, qui va autres dans les fontes, n'est pas un carnet de résultats scolaires ni un dossier de diplôme de réussite sociale : il y a des premiers en tout, des ministres, des présidents de la République, des rois, des empereurs qui, bien souvent, ont des notes catastrophiques et des zéros pointés ; et des cancres et anciens élèves de l'école buissonnière récompensés de prix d'honneur. Les frères Ole-Ferme-L'Œil ne sont pas impressionnés par les titres et ne se font pas acheter. "Ole-Ferme-L'Œil des rêves refuse d'aller chasser les cauchemars qui assaillent et empêchent de dormir les adultes responsables de mauvaises actions condamnés à monter en croupe." Il confie aussi quelquefois à son frères des enfants différents touchés par les grâces lumineuses, qui lui demandent de les conduire plus tôt vers les magies des merveilleux séjours.
"Telle est l'histoire de Ole-Ferme-L'Œil. Et il pourra, ce soir, vous en raconter plus long lui-même."
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » ven. août 30, 2013 3:25 pm

La Garderie des Bogies
On aime ressentir l'influence bienfaisante d'un enfant, se mettre à son école et, l'âme apaisée, l'appeler son maître avec reconnaissance...
( S. Kierkegaard )

Awd Goggie :

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Les enfants du Yorkshire ne se sont jamais mis d'accord sur son apparence si ce n'est sur la vitesse de ses enjambées. C'est un esprit malicieux du verger qui, dès le mois de septembre, sort des troncs des arbres fruitiers pour attraper les gourmands qui viennent chaparder les pommes vertes.

Barguest :

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C'est un Bogie Beast à cornes. Gros velu aux dents proéminentes, aux griffes acérées. On dit que ses yeux brûlants "aboient" et rassemblent des chiens sauvages qui le suivent. Dans son
Folklore of the Northern Countries, William Handerson le range auprès du Padfoot et du Hedley Kow. Il hante surtout une friche entre lWreghorn et Headingley, non loin de Leeds.

Bulbeggar :
On est d'autant plus certain de son existence que l'on a retrouvé plusieurs cadavres de son espèce en creusant une carrière dans les flancs de Creech Hill, à Bruton ( Somerset ). Une fois remontés à la lumière, les squelettes, croisés les uns sur les autres, seraient tombés en poussière. Reginald Scott, dans son impressionnant répertoire de hantises, situe un chemin de Bulbeggar dans le Surrey, qu'il emprunterait chaque soir pour rejoindre sa grange. En 1906, Ruth Tongue a rassemblé de nombreux témoignages décrivant les méfaits du Bogie : les enfants au retour de l'école aperçoivent un corps allongé au milieu de la route, qui se met à grandir au fur et à mesure qu'on s'approche de lui. A moins d’être en possession d'un tison de cendre, il poursuit sa victime jusqu'au chant du coq.

Billy Blind :
Affilié à tort aux Hobgoblin, ce gracieux Bogie arbore des allures de héros de cape et d'épée. Il se déplace à la proue d'un bateau magique sur les flots des balades enfantines. Il donne de bons conseils et vient en aide aux enfants menacés par des brigands ou des sorcières. Il vole au secours des petites filles en détresse qu'il conduit jusqu'à l'autel nuptial après leur avoir trouvé un prince charmant , et ne disparaît qu'une fois le "oui" prononcé après un soupir d'amour sacrifié.

Les Bibittes :
Étranges Bogies Beasts de Bretagne. Ils vivent pareils à des parapluies repliés dans les arbres d'Ille-et-Vilaine. Lorsqu'un gamin vient fumer en cachette à l'abri d'une haie, ils s'ouvrent, se laissent tomber sur son dos et le digèrent.

Browney :
En Écosse Burnie, Burnie Bee, c'est l'abeille. Le Browney est le gardien des abeilles en Cornouailles. Il suffit d'appeler "Browney, Browney" pour qu'il vienne rassembler l'essaim : même si on ne le voit pas, on peut constater que la reine le suit. Aux enfants il apprend la patience, le courage, la confiance. Par l'exemple du travail, de la transformation des sucs de la nature en miel, il enseigne l'alchimie des sentiments en rayons d'âme.

Billy Winker :

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Ou Wee Willie Winkie en Écosse, c'est le Bogie le plus proche de Old-Luck Oie. Charmeur, il sait comment s'y prendre avec les nurses et les mamans pour qu'elles lui laissent grande ouverte la porte de la cambre enfantine. Il arrive même que des mères l'invoquent d'un chant doux en berçant un poupon chagrin.

Clap-Cans :
C'est un Bogie frappeur. Il ne se montre jamais mais les enfants l'entendent au milieu de la nuit gratter, cogner de façon effrayante les murs de leur chambre à coucher et les plinthes du plancher.

Tom Dochin :
Ce Bogie aux dents de fer dévore, en commençant par les oreilles, les enfants qui rejettent ses bons préceptes.

Tom Poher :
Vit dans les armoires, les placards, les malles d'osier, sous les escaliers, à la cave, au grenier, dans tous les endroits noirs dont raffolent les Bogies, et donne des frissons aux enfants en passant ses doigts glacés sur leur nuque. Il aime raconter des histoires de fantômes. Son cousin Mum Poher, beaucoup plus méchant, hante l'île de Wight.

Wryneck :
Comme Tod Lowery, Bras Rouge, Tückerle, Fossegrin, c'est un génie lacustre très redouté. Dans le Lancashire, on dit de quelqu'un de mauvaise réputation qu'il est pire que Wryneck, pire que le diable ! Le renard porte son nom dans les Lowlands, c'est un Gobelin dans le Lincolnshire. En quittant la rivière pour la maison, il est devenu un Nursery Bogie et un intarissable conteur au contact des enfants à qui il enseigne les merveilles, les mystères et le respect de l'eau.

Gralley Beggar :
On peut le voir glisser joyeusement le long des pentes herbues ou neigeuses du Suffolk, accroupi sur une claie en guise de luge, la tête sous les bras, riant à gueule déployée. Son manège dure jusqu'au plus noir de la nuit, la piste éclairée par le halo lumineux qui l'entoure. L'enfant assez hardi pour lui offrir une partie du traîneau se verra roi un jour, mais on ne sait de quel royaume.


Bugs-Bug-a-boos-Boggle-boos-Bugbear :
"On les a toujours connus, sûr qu'ils avaient bien du travail à grogner et nous faire peur pour nous faire tenir tranquilles et nous garder dans le droit chemin. Le mien, de Bugbear, portait une barbe rouge par-dessus sa peau d'ours qui traînait jusqu'à terre. Il a mis les voiles dès que ma femme a pris sa relève. Maintenant que je suis veuf et en retraite, je regrette bougrement sa compagnie ; il connaissait de si belles chansons" ( John Keyne, Maidstone ). Gilian Edwards, dans Hobgoblins and Sweet Puck, en parle comme d'un prolongement du "Bwg" celte.

Dobles ou Master Dobbs :
Il se trouve que des Elfes et des Lutins prennent la place de Bogies par amour des enfants. On a pu voir des Brownies, Hobgoblin, Puck-Wudjies abandonner leurs activités et s'attacher à une nichée de bambins et les accompagner jusqu'à leur dernier jour terrestre. Les Dobhs, Dobby dans le Yorkshire, Bodachan Sabhaill en Écosse, sont les Bogies des personnes âgées. Ils leur apporte bonheur et réconfort en éclairant leur horizon crépusculaire d'aubes renaissantes.

Urchins-Hurgeons :
Lorsque les Bogies ne sont pas acceptés dans une maison et que les enfants risquent des punitions si les parents les surprennent à jouer et converser ensemble, ils se cachent au fond du jardin et prennent la forme de petits animaux domestiques ou d'oiseaux. Les Urchins adpotent l'aspect du hérisson et peuvent ainsi continuer à vivre leur complicité en toute tranquillité. Barbygère raconte que les Fées de la petite enfance sont aussi obligées, dans certains tristes cas semblables, de se changer en poupées.

Le Dakou Skett' :
Il sème sommeil et rêves. Trois coups de son pen-baz frappés contre le bois du lit clos lève le rideau sur l'imagerie du légendaire breton auquel le dormeur est invité à participer. Il entretient de bonnes relations avec les Korrigans et obtient d'eux de petits cadeaux qu'il distribue aux enfants impatients de ses visites.

Nanny Button Caps :
C'est la super-nounou idéale, une Ole-Ferme-L'Œil féminine. Elle aurait inspiré le personnage de Mary Poppins. Nanny Button Caps a la particularité de confier aux enfants qui le méritent une phrase aux circonvolutions imprononçables pour l'adulte, qui, dans leur bouche, prend la puissance d'une formule magique.

Lalie-Laliocha :
Autre Fée-Bogie insaisissable et artiste qui tient atelier de magicienne au fond des greniers. Elle fait naître chez l'enfant le désir de vivre "L'Enchantement" dans le monde désenchanté des adultes. Elle aurait inventé la baguette magique et la poudre de Fée. Tous les ans au mois de mai, elle rajeunit d'une année. On peut ainsi la rencontrer autour des lieux dits comprenant le mot Fayt ou Brugh, entouré d'une ribambelle de chats dont celui qu'elle porte dans les bars brille d'un pelage solaire.

Hob :
Ou Hobthrust, est originaire de Hartlepool. Il tient compagnie aux enfants malades. Il fait vivre de grandes aventures aux petits alités, chasse les fièvres, les douleurs et hâte la guérison par ses tours de magie. Aucune coqueluche ne lui résiste.

Les Urluthes :
Bogies des bibliothèques et de la littérature enfantine. Ils ouvrent les jeunes esprits à la magie du livre et leur impriment de façon indélébile tout un théâtre de décors, d'histoires et de personnages qu'un simple déclic fera toujours renaître avec autant de réalité que l'Hipanôla cognant sur la lampe de chevet de l'enfant devenu grand. Plus tard, si le lecteur vieilli retrouve au hasard d'une bouquinerie un de ces ouvrages de jeunesse, il lui suffira de l'ouvrir à la page où les Bogies ont laissé leur signet pour que l'émotion le submerge, intacte, comme à la première lecture. Les Urluthes sont également les compagnons des elficologues qu'ils guident dans leurs recherches.

Rawhead and Bloody-Bosses :
Est un nom complet, il n'aime pas qu'on l'écorche. Ancien monstre aquatique, il ressemble au hideux Spontaïl breton, mais les petits peuvent tout exiger de lui, monter sur ses genoux, tirer sa barbe dégoulinante et réclamer qu'il leur apprenne à manger et plonger. Les fillettes ne se privent pas de l'appeler Tommy Rawhead ou Old Bloody Boone, ni de lui demander des miroirs, des bijoux de Fées des eaux qu'il va chercher pendant leur absence dans leur palais de verre.

Freddy :
Il serait dommage de clore cette incomplète liste des Fées-Bogies sans évoquer l'indestructible et très contemporain Freddy. Archétype parfait du Bogie Beast né des profondeurs obscures et labyrinthique du légendaire urbain. Issu de l'inconscient collectif des teenagers américains, d'un coup de sa griffe il fait rejaillir sous la surface lisse et plastifiée d'une société artificielle la réalité des viscères originelles et libère l'imaginaire de l’Être sauvage atrophié dan la prothèse cérébrale du clone yuppie.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » sam. août 31, 2013 1:07 am

Très sympa tous tes petits articles mais c'est pas trop des fées :lol:
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Aries Phoenix » sam. août 31, 2013 2:13 am

Ce ne serait pas plutôt de la mythologie féérique ?
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Le bonheur ne se poursuit pas, il se trouve

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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » sam. août 31, 2013 9:48 am

le terme "Fée", c'est comme "Lutin", "Elfe", "Nain", "Sirène", "Gnome", "Géant", "Ogre", "Monstre" ..... dans notre inconscient, ça renvoi à des créatures précises, mais le nombre de créatures qui y sont rattachables est bien plus grand. Bon perso je conteste le statut de "fée" de certains des élémentaires mentionnés dans cette Grande Encyclopédie, mais en Féerie, les contours des genres sont flous :lol:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. août 31, 2013 10:24 am

SauronGorthaur a écrit :le terme "Fée", c'est comme "Lutin", "Elfe", "Nain", "Sirène", "Gnome", "Géant", "Ogre", "Monstre" ..... dans notre inconscient, ça renvoi à des créatures précises, mais le nombre de créatures qui y sont rattachables est bien plus grand. Bon perso je conteste le statut de "fée" de certains des élémentaires mentionnés dans cette Grande Encyclopédie, mais en Féerie, les contours des genres sont flous :lol:

Oui voilà, très bien résumer, de toute manière je doute fortement que l'auteur les ais mis là au hasard, certains doivent être là pour illustrer un terme qu"il utilise dans la page d'une Fée par exemple. Mais vous inquiétez pas, il y a plus de fée qu'autre chose :mrgreen:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. août 31, 2013 10:27 am

Aries Phoenix a écrit :Ce ne serait pas plutôt de la mythologie féérique ?

Oui, en gros c'est ça, sauf que là ce ne serait qu’une partie de cette encyclopédie, avec celle des lutins et des elfes. Maintenant je conteste le terme de "mythologie féerique", car la mythologie désigne une croyance d'un peuple, croyance qui expliquerait la formation de la terre. Les mythologies c'est des religions, alors que la Féerie traite surtout des créatures du folklore, et parfois comprend certaines créatures issues de d'autres mythologies ( nains, trolls par exemple ).
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » sam. août 31, 2013 11:52 am

oui d'aillleurs chez Tolkien dans les premiers textes qu'il a écrit ( contes perdus etc ) Fée est synonyme de : Elfe de la race des noldor ( en gros )
ou elfe tout court d'ailleurs
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. août 31, 2013 11:53 am

Tolkien d'ailleurs rejetait cette image cliché de la fée lutine avec des ailes
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » sam. août 31, 2013 11:56 am

nain a écrit :Tolkien d'ailleurs rejetait cette image cliché de la fée lutine avec des ailes

C'est une conception récente faut dire, à la base la Fée, c'est plutôt Morgane et Viviane, pas Clochette :lol: :lol: :lol:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » sam. août 31, 2013 11:57 am

Tolkien d'ailleurs rejetait cette image cliché de la fée lutine avec des ailes

Oui je sais.
Encore que je ne sais pas si tu te souviens ( ça m'a marqué ) mais dans un passage des contes perdus, quand il relate en gros les évênements après la dernière bataille, il a l'air de dire que les elfes ( donc les fées ) deviennent ensuite de plus en plus petits jusqu'à devenir ainsi invisibles des humains. On rejoint un peu l'idée populaire, mais ça ne se retrouve pas trop dans ses textes plus tardifs ; On garde l'idée de la disparition des elfes du monde des humains ( ils vont à Valinor etc , et ceux qui restent finissent un peu par disparaître et s'évanouir comme Arwen ) mais c'est pas pareil ; En tout cas initialement je pense qu'il était plus marqué par l'image commune de la fée et de l'elfe
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. août 31, 2013 12:01 pm

Mais ca c'est le principe de la féerie, avant l'arrivée des hommes, les lutins, fées, elfes avaient une taille normale, mais au fur et à mesure de l'évolution de l'homme, qui s'accompagne de l'effacement de la nature, tous ces êtres ont rapetissés puisqu'ils sont liés à la nature. Dans les descriptions de taille souvent Pierre Dubois met "grand, puis plus petit etc..;" je vous renvoie à l’article sur les Erdluitles dans l'encyclopédie des lutins. Et c’est pour cela que j'aime beaucoup Tolkien aussi, c’est qu'il assemble tous les éléments des mythes ( mythologie = création de la terre, éléments de la religion chrétienne avec Iluvatar, esprit et principe de la Féerie, c’est à dire la disparition de la nature et de ses représentants au profit de l'homme etc..).
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mer. oct. 16, 2013 9:01 pm

Les Larves
Et bien ! mystérieuses et noires larves de minuit, que faites-vous ?
( Shakespeare, Macbeth )

Taille :
Mouvante.

Aspect :
Sorte de sangsue blanchâtre et inconsciente à sa naissance. La grosse et molle ventouse qui lui sert de tête ébauche déjà une sorte de "hydeux visage". Ce tube digestif élémentaire, vaguement enveloppé d'une gangue de coagulations fluidiques, va rapidement, de par sa vitalité goulue, passer par tous les stades d'une métamorphose élastique et performante.
Son apparence, malgré ses nombreuses modifications, reste dans son ensemble assez permanente. Très petite lorsque elle somnole, elle se redresse à la taille d'une femme élancée dépourvue de squelette, dont la stature voluptueuse se maintient par le travail des muscles. Son regard, qui peut dans certains cas pétrifier, est toujours hypnotique. Sa chair, lorsqu'elle n'est pas repue, est d'un "gris souillé". La bouche est "profonde", les lèvres charnues et sensuelles, les dents longues aiguës, solides, faites pour arracher les viandes, broyer les os, sucer la moelle, le sang et toutes les forces vitales.

Vêtements :
Nue. On l'a représentée enveloppée d'ailes membraneuses, de suaires arrachés aux tombeaux, mais on connaît ses goûts pour les habits luxueux et les bijoux coûteux.

Habitat :
Partout et depuis toujours ; elle ne fait que changer de nom et d'apparence.

Nourriture :
Les fluides humaines, les "âmes", le sang, la chair, même en décomposition ( surtout en décomposition, raillent perfidement quelques mégères rivales ).

Mœurs :
Qu'ajouter de plus à leurs abominations au risque de tomber dans une suite répétitive et monotone de viols, de crimes, et d'actes de cannibalisme. Le Morbus Larvae est uniquement transmissible sexuellement. La croyance qu'une personne mordue par une Larve devient Larve à son tour est fausse et provient de certaines caractéristiques qu'elle partage avec les vampires.

Activités :
Les Larves, dont le nom signifie masque, profitaient des carnavals pour se déguiser et chercher le commerce des hommes par des "intrigues" et des invitations aux farandoles. Les enfants conçus durant ces fêtes étaient appelés les "Nabiots de Carnaval". Il était très facile de les reconnaître car ils gardaient sur le visage des traits du "grotesque" que leur mère portait au moment de l'accouplement.

La théurgie, la kabbale, le paracelisme, les valentiniens les appellent "les larmes d'Adam", "les enfants de la solitude d'Adam". "Pendant cent trente ans, précise Elias à trois jours près, Adam s'abstint du commerce de sa femme, il fut visité par des diables qui devinrent grosses de ses œuvres, et qui accouchèrent de démons, d'esprits, de lamies, de spectres, de lémures et de fantômes." Les Larves, Larva, Larvae, naissent au cours des pollutions nocturnes, et de plaisirs onanistes, et cherchent à se fixer dans le sang ou quelque tissu vivant. D'après les occultistes et médiums, ces coagulations fluidiques incubiennes, ces mirages animés et émanations ébauchées d'individus proviennent de "l'ephialte" ( visite de l'incube ), maladie populaire et "épidémiale" qui, répandant l'infection dans une zone déterminée et circonscrite, frappe d'un même mal un grand nombre d'êtres vivants qui s'y trouvent inclus - thèse que corroborent les Loca Infesta du Père Thyaraeus. Les missionnaires catholiques en Chine se sont abondement répandus sur les méfaits des fantômes fluidiques, avortons de la lumière vitale, en rapportant "le caractère épidémique et meurtrier auquel succombent des populations entières que les indigènes qualifient de commerce d'amour avec les esprits". Il ne s'agit pas d'un coït astral pendant le sommeil ou la crise somnambulique, mais bien de véritables relations charnelles, le plus souvent à l'état de veille, avec des spectres objectivés ( G. Muchery, Sortilèges et Talismans ).
Les menaces de perte de mémoire, de bégaiement, de surdité, de "l'atrophie", etc. des mamans vis-à-vis du petit onaniste occasionnel paraissent bien bénignes en comparaison de ce à quoi s'exposait le pécheur des temps anciens. On songe avec horreur à ce qu'auraient pu contenir de negotium perambulans in tenebris les tables de chevet, les dessous de lit et les placards des dortoirs ! Quoi qu'il en soit, les monstres sont lâchés !...et au départ de la chaîne, les mères porteuses et fécondes : les Larves. Elles prennent corps et se reproduisent si vite ! Les vieux traités de magie recommandaient aux femmes de "laver vivement les linges souillés de menstrues, de ne pas les mettre à sécher à la portée des Larves car celles-ci refaisaient un corps en faisant coaguler la vapeur du sang".
D'abord débiles embryons fluidiques errants, elles se matérialisent en assimilant naturellement les molécules corporelles qui flottent dans l'atmosphère, en se fortifiant par l'absorption massive d'âmes damnées condensées autour des cimetières et des maisons hantées ou en dévorant des cadavres. D'autres fois, elles empruntent "une existence physique" aux lémures ( mauvais Esprits des morts ) compatissants, pourvoyeurs de "flux ténébral"...puis, fortes d'un organisme sans cesse régénéré, les Larves se mettent à désarçonner les démonomanes les plus avertis par la l'anarchie toujours renouvelée de leur noire prolifération : les voici Mormolyces ou Mormoliques !
De leur rencontre avec la vengeresse Lamia, maîtresse répudiée de Zeus, elles engendrent les Lamies suceuses de sang d'adolescents ! Par on ne sait quel aberrant abandon au sein d'une troupe de Djinns, elles récupèrent des ailes et partent en chasse par-dessus les toits et laissent au matin sur les gorges la double marque de leur visite : ce sont les Goules, les Yfrits arabes, la Druj d'Iran, Draugr en Scandinavie. Accouplées aux Streghes, elles se font belles et traquent le jouvenceau du crépuscule à l'aube sous les noms d'Alouqua, Bu, Bo, Bhûta ! Elles dépêchent un trio de Harpies voraces et griffues sur les îles Strophades, quelques Hétacées par-ci par-là !...des Gorgones aussi, dont l'une, Méduse, au maquillage très étudié, va se tailler un franc et pétrifiant succès : tête serpentine, langue de belle-mère, dents de sanglier et serres rétractiles ! On ne peut qu'admirer également la panoplie de l'Empuse, Empusa, Empouse : un pied d'airain, un autre en excréments d'âne, des ondulations de serpente, une croupe de cheval et un profil de sphynx !...
Et toujours et encore les Larves infatigables surenchérissent dans l'abjection : Bram-Dracula-Stocker en croise une à la lisière du Derbyshire, sous la violette d'une lady dissimulant les anneaux d'un ver blanc ! Hogg, un berger des Highlands, en débusque une autre sous la peau rosâtre d'une truie molle ! Béset l'Egyptien, les mains pleines de serpents, dans le nuit sur les murs écroulés des sanctuaires ! Engoulevents le jour, nichés dans les montagnes apaches, les Gahe ou Jajadeh reprennent au soir leurs larvaires activités de voleuses d'enfants cannibales ! La bouche et l'anus pourvus de dents, les Taimu dévorent indifféremment par les deux orifices les marmots du peuple kagaba ! Chatouillées de
vagina dentata, les Dames-Vulves des Apaches et des Barasana fondent sur les deux Amériques ! La Dzonoqwa des Kwakiutl aiguise ses crocs entre deux bégaiements ! Tikokë suce le sang des Indiens Carib de la Guyane à l'aide d'une flûte ! Fantomatiques ogresses des Indes, les Yoginî et Grakî ( saisisseuses ) rongent les bébés de l'intérieur !
Enfin elles lient d'étroites amitiés avec les sorcières et Hexen... et lâchent, au firmament des sabbats, des envols de Makralles et des Chorchîlles chevauchant les Verboucs.


Hop ! Houp ! Riki Rikette !
Pad'sus les haies et les buissons
Vol au dial' et co' pu' lon !
( Par dessus les haies et les buissons
Vole au diable et encore plus loin ! )
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » mer. oct. 16, 2013 11:11 pm

ah cool le retour de l' Encyclopédie des Fées :super: :super: :super: :super: :super:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » jeu. oct. 17, 2013 11:41 am

Oui enfin le retour le retour.....t'attends pas a en avoir tous les jours hein :mrgreen: Je suis même pas sûr de pouvoir en faire 1 par semaine alors
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » dim. oct. 20, 2013 3:16 pm

Les Sœurs noires

Taille :
Grosses, efflanquées, grandes, crapoussines et tétardes.

Aspect :
Repoussant. Ce sont les pires des Fées ténébreuses qui, d'ailleurs, refusent de se considérer comme telles. Mêmes les plus déchues des exilées de Féerie les qualifient d'"infâmes Bogons". A la fois Harpies, démons et monstres bestiaux, elles auraient fait ciller de dégoût l'œil pétrifiant de Méduse.

Vêtements :
Haillons souillés, lambeaux de linceuls arrachés aux tombes et grouillants de vermine.

Habitat :
L'enfer babylonien, les souterrains ruinés des temples de Birmanie. Les trous boueux, les bras morts de rivière fangeuses, les marais. A la nuit tombée, elles gagnent les ruelles désertes des villes en passant par les égouts et rampent vers les maisons.
Les Mei chinois résident dans les pierres sculptées par le vent, les vieux arbres, certains objets usés et les animaux domestiques. Elles peuvent ainsi se faire belles pour séduire leurs victimes.

Nourriture :
Chair humaine, fraîche ou avariée.

Mœurs, Activités :
Inavouables.

Lamastu
Si le bébé ne cesse de pleurer et de crier : c'est Lamastu "la ravisseuse", main d'Ishtar, fille d'Anou.
( Labat, T.D.P. [221,28] )

Image

La démone babylonienne Lamastu est une Vierge folle qui agresse les femmes enceintes et vole les nourrissons. A la fois pure et impure, son père, le dieu Anou, l'a chassée du ciel à cause de ses vices. Depuis elle attaque l'homme privé de "dieu protecteur". Aussi hideuse que le démon Utukku, stérile, jalouse de la maternité des femmes, "elle attaque par sept fois l'abdomen du nourrisson et le tue".
Lamastu est au nombre de sept : sept est le nombre démonologique par excellence. Les "Démons Mauvais" sont sept, les gardiens des portes de l'Enfer sont sept : sept démons. Les Lamastu sont sept. En contrepartie sept sont les "Sages" Apkallu qui peuvent les conjurer : "Qui enverrais-je contre la fille d'Anou ? Les sept et sept dont les vases sont en or, dont les seaux sont en lapis pur." Sept jupons enfilés les uns sur les autres protègent les moissonneuses de la morsure des serpents.
La première Lamastu est nue, couverte d'écailles de poisson : "Sa face est celle d'une lionne, ses oreilles sont celles d'un âne, ses seins sont tétés par le porc et le chien, sa chevelure est en désordre, ses doigts et ses ongles sont longs, ses mains souillées ; ses pieds sont ceux d'Anzû [l'oiseau griffu], son venin est le venin des scorpions."
La seconde est sœur des "dieux de rues".
La troisième : "glaive qui fend le crâne".
La quatrième : "qui provoque l'inflammation", apporte la fièvre et le frisson car son corps est rempli d'une flamme qui brûle.
La cinquième : "déesse dont le visage est pâle".
La sixième : "confiée aux mains d'Irnina".
La septième : "démone ailée" est renvoyée au ciel d'où elle est descendue par la conjuration "Au nom de grands dieux, avec les oiseaux du ciel, envole-toi".
Et le tout de cette charade à tiroirs est Lamastu la Noire !...


Ardat-lilî
Ardat-lilî est "une belle Vierge babylonienne qui n'a pas connue la jouissance, qui n'a pas enlevé son vêtement devant le giron de son mari, qui n'a pas connu l'amour et n'a pas de lait dans ses seins".
Sous la forme d'une louve à queue de serpent, elle ravit la lumière, attaque les hommes mariés, souffle le mal dans le foyer de l'homme et dévore les enfants. Le démon Lilû l'accompagne, ainsi que la démone-succube Hallulaja "la Courtilière".


Madera
Madera ou Damed Madela est une démone "Nat" birmane, elle s'empare des enfants, les rend fiévreux et malades. Si un bébé pleure constamment, c'est que les Madera-Madela l'ont pris. La conjuration se fait alors en ces termes : "Tu as rendu mon enfant fiévreux, malade, tu lui as rempli l'estomac d'air, tu lui as donné mal au ventre, tu le fais pleurer et sursauter dans son sommeil. Puissent désormais disparaître pleurs et agitation, fièvre et maladie, que mon enfant soit bien portant, heureux : voici un cadeau pour toi, Dame Madela."

Les Songs
Les Songs, ou femmes Belu, sont des Nats sorcières de Birmanie, elles sont dangereuses et repoussantes. Les gourdes et les vessies qu'elles ont dans l'estomac leur permettent de flotter à la surface de l'eau quand on veut les noyer. Pour les tuer, il faut briser la gourde dans laquelle elles dissimulent leur âme.
Les Keinnayi hantent les mares sous la forme de canards sauvages ou de grues à tête et buste de femme.
Hsing Byu préfère se promener sous l'imposante apparence d'une femelle éléphant blanche.
En Thaïlande et au Laos les Nhakkhini ou Nhak féminins se métamorphosent en animaux monstrueux pour satisfaire leurs appétits d'ogresse. Elles se trahissent par l'ardent et dur éclat de leurs yeux.


Le Mei
Les Meis chinois sont les Esprits démoniaques des vieux arbres, des pierres de formes bizarres, des balais, des vieilles chaussures et des vieux animaux ; ils s'éveillent à la vie en se nourrissant de leur propre "essence" avant de se changer en renard et renarde pour s'emparer de la vie des humains : "C'est en jolie femme que le Mei s'approche des hommes et les vampirise."
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
Puisqu'ils ne sont pas blancs, ils sont forcément méchants ! Pocahontas
Et savez-vous ce que le nain réponds à cela ? : Ishkhaqwi ai durugnul !
I am a dwarf and i'm digging a hole, diggy diggy hole, diggy diggy hole !

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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. oct. 26, 2013 2:20 pm

Maja, Mija, Meiga
L'essence de la Tradition n'est pas une doctrine, mais une communauté d'esprits qui perdure d'âge en âge.
( Méditations sur les 22 Arcanes majeurs du Tarot )


Image

Taille :
La Maja est petite, de la taille d'un enfant d'une dizaine d'années. La Meiga est grande.

Aspect :
Même quand elle se montre très vieille, sous l'aspect d'une pauvresse cassée et fripée, il y a de la beauté dans ses rides. Même lorsqu'elle court landes et grèves sous sa méchante apparence, les cheveux noirs défaits battant ses épaules nues, elle est toujours très belle : les traits réguliers, merveilleusement ciselés, le nez fin, le visage presque triangulaire aux pommettes marquées, et avec un très léger duvet ombrageant sa bouche sensuelle. Son corps souple et cambré attise les caresses et l'étreinte. Les jambes sont longues, les mollets musclés. Son regard est unique : violet, vert et doré, insondable. Tantôt couleur d'aurore, tantôt couleur de clair de lune.

Vêtements :
Quand la bonne Maja sort pour tester les âmes, punir les mauvaises gens et récompenser les méritants, elle s'affuble de vieux cotons sales et déchirés, de châles et d'un ample capuchon rapiécé ; mais dès qu'elle révèle son identité et que tombe le masque, elle se présente dans le plus éblouissant des équipages qui ferait se pamer de jalousie les précieuses ridicules de Perrault.
La Meiga préfère la tenue sauvageonne : simple robe noire courte et fort étroite, serrée à la taille, ou fourreau lamé déchiré aux endroits qu'elle désire montrer. Son vêtement ne lui sert qu'à mettre en valeur la beauté généreuse de ses appas.

Habitat :
L'Espagne, le Portugal, mais la Meiga hante surtout la Galice. Elles demeurent au fond des forêts, sous les rochers de la côte, dans de petits palais où les chambres occupent la plus grande place.

Nourriture :
Chair crue d'animaux sauvages et poissons. Elles apprécient également le vin, les sucreries et les mets épicés.

Mœurs :
Elles font parti des Hadas, les Fées ibériques qui étaient là bien avant les dieux. Ardentes en amour, elles sont fidèles avec leurs amants de cœur qu'elles finissent par épuiser. Capricieuses, ombrageuses, il est préférable de s'en méfier. Elles aiment les hommes qui leur résiste mais pas trop longtemps. Elles sont très présentes et leur colères peuvent provoquer d'imparables catastrophes.
Leur venue est souvent annoncée par des vols de corbeaux et les aboiements de meutes de chiens qui partout les suivent.

Activité :
On dit que la Maja fait le bien pendant que la Meiga fait l'amour. Mais elles sont capables de bien d'autres choses, comme attirer ou chasser les bancs de poissons, influencer le temps, se faire obéir des animaux, des Brujas et des démons.

"Il était une fois, dans un village d'Espagne qui se rendait à l'école. Sa mère Catalina, veuve et malade, ne pouvait plus quitter le lit tant sa faiblesse était grande. Au coin de la rue, Ignacio rencontra une vieille femme pas plus grande que lui, vêtue de hardes usées et d'un grand capuchon noir.
- Bonjour, dit-elle, tu as l'air bien triste, mon enfant.
- C'est que ma mère est au plus mal, et nous sommes si pauvres qu'on ne peut la soigner.
- Tu es malgré tout moins démuni que je ne lui, puisque tu as un morceau de pain dans ta poche, alors que je n'ai rien.
La vieille paraissait si désemparée et fragile avec ses beaux yeux verts dans son visage ridé qu'Ignacio sortit généreusement le quignon et le partagea en deux. La vieille sourit en le portant à la bouche et l'enfant sentit dans sa main le morceau de pain redevenir entier comme avant d'être entamé.
- Tu es un bon petit, Ignacio, aussi je vais te donner ceci. Et puisant dans ses haillons, elle retira un pot de confitures qu'elle lui tendit...puis disparut.
Le gamin était si content que d'une traite il courut à la maison conter l'histoire à sa mère et la régaler de tartines de confitures qui jamais ne s'épuisaient.
- N'aurais-tu pas rencontré une Maja ? Une
Buena Maja ?
Car au fur et à mesure qu'elle mangeait, ses forces revenaient. La nourriture agissait pareil à une médication. Sans doute était-ce dû à la qualité magique des fruits provenant d'un verger des Fées. Jamais Catalina n'avait goûté de telles saveurs, et s'en trouve si bien réconfortée qu'elle décida d'aller sur-le-champ présenter ses broderies chez le marchand. Hélas, cela faisait maintenant si longtemps qu'elle n'avais pris l'aiguille qu'il y aurait peu de rubans à vendre. Mais peut-être suffisamment pour acheter quelques chandelles afin de pouvoir coudre le soir ; car le délicat ouvrage exécuté à la chiche lueur des étoiles avait fini par lui user les yeux. Elle ouvrit le coffre à rangement et, stupéfaite, en dévida, au lieux du pauvre mètre, tout un déballage si finement dentelé d'or qu'elle devina une autre intervention des Fées.
Avec l'argent qu'elle put tirer des merveilleux dons de la Buena Maja, elle acheta boutique et y vendit les confitures de l'inépuisable petit pot ainsi que les flots de broderies de l'inépuisable ruban. Comme l'un et l'autre savaient de qui provenaient ces bienfaits, Catalina et Ignacio ne manquèrent jamais de partager leur fortune avec les pauvres et les nécessiteux", rapporte ce conte sage de la tradition espagnole.
Mais si les Majas, Mijas, sont généreuses et justes, il y en a de plus farouches, de plus sauvages, de plus dangereuses, surtout en Galice : Les Meigas. Elles hantent les landes et les rivages. Elles dansent, poursuivent et mordent les passants, provoquent les tempêtes, font crever les troupeaux de qui ne les respecte pas. Se changent en chevaux, en vaches aux yeux de feu, passent par les cheminées porter le cauchemar et la fièvre aux dormeurs. Et sans cesse cherchent de beaux et mâles mortels pour se marier.
La Maja et la Meiga ne vivent pas ensemble et ne se retrouvent que la nuit lors de fêtes précises : en mai, à la Toussaint, la veille de Noël, au carnaval ; ou quand le clair de lune les appelle aux débordements.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » ven. déc. 13, 2013 7:18 pm

up
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende
Force et honneur !

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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » ven. déc. 13, 2013 7:19 pm

Merci :jap:
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. déc. 14, 2013 11:11 am

Les Gianes
Es-tu Larve ou Fée ?
( Cirvelo, Archives de Grand Fay )

Image

Taille :
Grandes durant l'époque larve, elles ont rétréci au cours des âges jusqu'à vingt centimètres.

Aspect :
Autrefois d'une froide beauté hiératique, la vie au foyer les ont arrondies. Elles n'ont plus ni griffes de fer, ni chevelure reptilienne, mais de longs cheveux tressés de rubans.

Vêtements :
Jadis fourrures, puis robes de fils très fins dans lesquels sont incorporées des plantes parfumées. Châles et fichus sur la tête et les épaules. Portent de lourds bijoux d'or et de vermeil. Les mâles et les enfants sont habillés de très beaux habits riches et multicolores ( rien n'est trop beau pour eux ) et c'est à celle qui vêtira le mieux son époux, qu'elles obligent à rester au logis de peur qu'il ne se chiffonne, se déchire ou se salisse.

Nourriture :
Les ragoûts de légumes et de gibiers ( elles chassent toujours ), les salades, le fromage de chèvre à l'huile et aux herbes, les gâteaux de miel ont avantageusement remplacé les orgies sanglantes et viandardes.

Habitat :
Des grottes coquettement aménagées et bien tenues dans les replis rocheux et les collines de Sardaigne. Un géologue a mis au jour vers 1749 un amas de squelettes gianes peints en bleu clair et dont les boîtes crâniennes étaient décorées de volutes et symboles solaires d'un bleu profond.

Mœurs, Activités :
Les Gianes veillent sur les beautés naturelles, les légendes et les coutumes de Sardaigne. Devenues vieilles et rares, on ne les voit plus guère, et si les femmes ne vont plus les consulter pour connaître l'avenir, ni leur commander des travaux de tissage et de broderie... si leur souvenir s'est retiré des mémoires, les Gianes continuent à protéger les vignes, les champs et les troupeaux de moutons.

C'est par un pentacle que l'on pouvait reconnaître les bonnes Fées des Larves, les Cacodémons des Agathodémons. Si l'on était abordé de façon trop entreprenante par une séduisante personne, il fallait lui appliquer le talisman sur le cœur en disant : "Si tu es qui je pense, vas-t'en !" Ou si on le portait en sautoir dans un scapulaire, il suffisait de demander : "Ombre ou lumière ?" et d'un seul frottement faire tomber à terre toutes les graines d'une tige d'herbe : si la petite touffe restée à l’extrémité était ronde et pouvait s'en faire conter, si la "toupette rebiquait" c'est de la Bête qu'il s'agissait.
Sans nul doute que ce talisman aurait brûlé le sein et chassé la Giane de Sardaigne au temps de son exécrable jeunesse ; mais il y a bien des siècles qu'elle s'est repentie !
Les Gianes sont filles de Larves. Comme leurs indignes mères, elles partageaient le goût du sang, de la chair, l'attrait de l'extrême fornication et des mauvaises actions. Dissimulées dans les grottes, les forêts de montagne de l'île, elles avaient peaufiné jusqu'à la perfection l'art de siffler et chanter : art étudié à l'école des Esprits de l'air et des Sirènes que tentèrent d'apprivoiser les Pélasges, et auprès des oiseaux dont elles prenaient l'apparence ; quelques-unes d'entre elles, réduites de ce fait par cette existence simple et ludique entre ciel et terre, adoptèrent définitivement cette forme de vie : "entre la grive, le coucou et le geai", sous une espèce qu'elles ne révélèrent jamais pour se faire oublier de leur sœurs et des hommes. Elles bâtissaient des nids gracieux et d'une complexité exquise, véritable travail d’échafaudage et de fin tissage, dissimulés dans les cimes des arbres.
Par ces chants mélodieux, les Gianes attiraient les hommes aussitôt réduits à merci devant leur grande beauté. Durant une semaine les malheureux devenaient outres à sang et jouets sexuels avant de succomber d'épuisement et d'anémie. Ensuite la Giane, repue, s'endormait et donnait naissance trois jours après à deux ou trois petits cannibales. Elle se transformait en louve pour chasser et ramener de la viande fraîche à la portée goulue.
Extraordinaires tisserandes, les Gianes filaient, tissaient, brodaient la plupart du temps, quand leurs méchants appétits ne les taraudaient pas. Elles étaient capables de confectionner d'immenses nappes de dentelles blanche qui auraient pu recouvrir l'ensemble de l'île d'une mince poussière de givre. Ces filets étaient si solides, si légers et invisibles qu'elles attrapaient ce qu'elles voulaient dans les mailles, bergers, nains et géants.
En s'écartant une fois pour toutes de leur famille larve et en leur refusant l'accès de l'île, les Gianes apprivoisées et accouplées aux hommes ont crée une nouvelle race paisible de Fées. Devenues petites, elles ont fini par épouser des nains... ainsi est né le peuple bénéfique des Gianes.
Il y a deux explications à leur changement d'humeur. La plus répandue dit que des Gianes très jeunes, ayant gardé leurs amants d'occasion plus longtemps que de coutume, se seraient habituées à leur tendre présence,à leurs attentions, et l'amour serait né en elles en même temps que l'amour maternel. La vie tranquille au milieu des beautés sauvages de la Sardaigne aurait eu raison de leur cruauté. Les débordements lubriques auraient fait place à de doux élans d'affection, les canines se seraient émoussées en jolies quenottes et leurs chants merveilleux mais funèbres en berceuse...
L'autre hypothèse raconte que les Elfes, chagrines et fâchées d'avoir tant perdu de frères et sœurs dans les rets des pièges des Gianes, les auraient menacées de destruction si elles ne s'amadouaient point.
Quoi qu'il en soit, les Gianes devinrent doucement de bonnes Fées, de gentilles et travailleuses épouses et d'excellentes mères.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » lun. déc. 23, 2013 3:09 pm

Les Laumes, les filles de Laumé
Laumé crie, Laimé appelle
En courant, pieds nus, par la montagne.
( Chanson lituanienne )

Image

Taille :
Un mètre soixante, mais il y en a de très petites.

Aspect :
Très belles, très brunes, le regard lumineux. A la fois royales et sauvages.

Vêtements :
Costume traditionnel lituanien enrichi de motifs floraux, de broderies d'or, de bijoux, de rubans. L'éclat de leur impressionnante chevelure est encore rehaussé par des couronnes de fleurs de ruta.

Habitat :
Lituanie, Livonie, Lettonie, Estonie. La Lituanie a vécu longtemps son "grand Sacré" avant que le christianisme ne l'ampute de sa magie vers le milieu du XIIIe siècle. La forêt des Laumes s'étendait alors, vivante et enchantée, à perte de vue.

Nourriture :
Raffolent de saltabaciai ( concombres à la crème ).

Mœurs :
Laumé ou Laimé, dont le nom est bien gardé par les Daïnos ( ces poèmes chantés sur les cordes des kanklés qui répondaient à toutes les questions que chacun se pose en contemplant le fleuve, le ciel, et le mouvement du vent dans le feuillage des arbres ), est une divinité du bonheur et du destin. Nul ne peut contrarier sa volonté. Certaines chansons la représentent en Banshie prévenant les hommes du malheur qui les attend. On l'honore également comme déesse de la lune. Elle se montre souvent auprès de Praurimé, déesse du feu sacré, de Pilyuté, déesse de la richesse, et Grubyté, déesse du printemps. Laumé est la mère des Laumes qui protègent aussi la nature et les enfants.

Activité :
Les Laumes volent les enfants pour les préserver des épreuves douloureuses de la vie terrestre et leur offrir un monde correspondant à l'émerveillement auquel aspire leur âge innocent.
Les Laumes viennent sur les berceaux doter les nouveaux-nés. Ceux qui les redoutaient les appelaient les "dévoratrices", ils considéraient les enfants anormaux à grosses têtes comme des "échangés des Laumes".

La Lituanie est belle, elle l'était plus encore au temps de la Trinité divine, pensait le vieux Statys, lorsque Perkunas, roi du ciel et de la terre, maître de la nature, régnait sur tous les dieux.
Les oiseaux étaient alors considérés comme des êtres supérieurs - les créatures subtiles des voies de passage -, capables de connaître et prédire l'avenir.
Le Krivé-Krivaïtis, le grand prêtre, les Vaidilutes, les Vestales, le Laoutari, le violoneux et quelques-uns qui ont "le don" pouvaient interpréter le langage des oiseaux et entendre la voix des âmes.
Le vieux Statys avait eu recours à l'un d'eux quand sa femme s'en était allée sur la dernière étoile de Pauksciu Kélias et qu'il ne savait pas s'il devait rester dans la maison désertée ou se louer comme valet à la ferme voisine. Après tant de visites au cimetière, il avait appris à deviner les messages de la défunte dans le ramage des petits passereaux et le tintement des clochettes accrochées à la croix de sa tombe. Et ce qu'il percevait aujourd'hui le mettait en souci. Ses nouveaux maîtres lui rendaient bien toute la tendresse qu'il leur témoignait mais ils étaient si jeunes, si inexpérimentés et si peu respectueux des vieilles croyances qu'ils qualifiaient de sornettes païennes et de vieilleries ! Et Statys sentait tant de mauvais présages dans les va-et-vient inquiets des oiseaux et l'agitation des clochettes. Il avait pourtant fermement exprimé son désaccord quand le jeune maître lui avait annoncé, la veille au soir, son projet de se rendre au marché de Sventamiestis. Le voyage ne prendrait que deux jours, il laissait son épouse à sa bienveillance, la belle Aluité, trop faible encore pour se lever après avoir donné naissance à un si beau et gros poupon qu'il ne manquerait pas d'attirer la convoitise des Fées : des Laumes, des filles de Laumé !
Ce n'était pas raisonnable de partir si tôt, d'autant qu'il y aurait bien d'autres marchés. Mais le fermier avait ri de ses craintes infondées... et puis il n'existait pas meilleur gardien que lui. "Melskis uz mus ( priez pour nous )", n'avait-il pu que murmurer en regardant la carriole s'éloigner.
La nuit tombée. Après avoir assisté à la tétée du bébé, aux cajoleries et berceuses, il l'a déposé dans le berceau à côté du lit maternel. Cent fois il est venu demander à Aluité si elle n'avais besoin de rien, cent fois elle s'est moquée du bon Statys, le priant d'aller se coucher, en l'assurant que tout allait bien. Mais il n'est pas rassuré et cent fois il a vérifié la fermeture des portes et des volets. Il se maudit d'avoir écouté ses maîtres lorsqu'à leur instance il a, à contrecœur, jeté dehors la couleuvre protectrice qui, lovée sous la huche à pain, chasse les Laumes et le Vokielelis à neuf langues du foyer. Mais les jeunes ne croient plus aux "charmes" des "Puissantes".
Assis sur sa couche dans la petite chambre jouxtant la cuisine, il veille. Quand la nuit arrête la vie de la campagne, que les arbres se taisent, les brumes et les Laumes apparaissent. Ce n'est pas par méchanceté qu'elles volent les nouveaux-nés mais "pour faire leur bonheur ailleurs".
Un frôlement le réveille. Combien de temps a-t-il dormi ? L’œil collé au trou de la serrure, il aperçoit des formes lumineuses et féeriques passer à travers le mur et prendre corps. Il voit les quatre Laumes pénétrer silencieusement dans la chambre d'Aluité et emporter délicatement le bébé sans réveiller personne. Sur la table de la cuisine, elles le démaillotent et l'enveloppent de voiles dorés, puis bourrent les simples langes d'un bouchon de paille à tête de bébé que, sans bruit, elles vont déposer à la place dans le berceau. Vite, le vieux Statys a profité de ce court instant d’absence pour bondir dans la cuisine, voler le poupon et s'enfermer avec lui dans son coffre à habits. Il pris pour qu'il ne pleure pas ; déjà les Fées sont revenues reprendre leur larcin subitement disparu. Il entend leur sifflement de dépit, leurs chamailles ; chacune accusant l'autre de ne pas l'avoir surveillé. Il les entend chercher, fureter partout... s'approcher... et trouver la cachette. Le couvercle du coffre se lève et quatre paires d'yeux de braise le paralysent de peur. Mais dans la cour le coq se met à chanter, l'aube éclaire la fenêtre et, une à une, les Laumes s'évanouissent.
Le vieux Statys a ramené le bébé auprès de sa mère qui se réveille en pleurs : elle a senti sur sa poitrine un poids si énorme qu'elle ne pouvait plus ni respirer ni remuer, et elle rêvait que des ombres emportaient son enfant. Ensuite il va déposer le petit mannequin sur le seuil de la maison, il sait qu'il doit le décapiter avant qu'il ait vingt-quatre heures, sinon il se mettra à vivre. Quand il coupe la tête de paille, un flot de sang jaillit.
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mer. janv. 01, 2014 3:01 pm

La Vouivre
De ces serpents vipre de vibra, espagnol vibora, dit saint Ambroise, es que eles sont les tres plus cruels choses dou monde et li plus sanz pitié et plains de malice.
( Brunetto Latini )

Image

Taille :
Moyenne sous sa forme de femme-Fée, immense en dragon.

Aspect :
C'est un serpent ailé dont le corps est recouvert de feu. Elle a sur le front un œil unique - diamant luminescent qui éclaire et qui projette une vive lumière que l'on voit de très loin.
Quand elle se montre en femme, elle est belle, élancée, musclée, les cheveux très noirs ou d'un blond roussâtre. Ses yeux sont verts d'eau.
Marcel Aymé, par un très beau livre, l'a magnifiquement immortalisée.

Vêtements :
Sa peau de Serpe ailée. Elle porte de temps à autre sur la tête une aigrette ou une couronne étincelante, ou blanche et riche vêture.

Habitat :
Toutes les eaux vertes et limpides. On connait des Fées-Serpentes un peu partout dans le monde, mais la Vouivre souveraine est originaire de Franche-Comté, plus précisément du Jura et du Doubs. Elle y est si présente que de nombreuses rivières et fontaines lui sont consacrées, elle possède des châteaux, une rue à Dole et à Montbéliard.
A Peseux, dans le Jura, deux messieurs descendirent un jour d'une luxueuse chaise de poste et se mirent aussitôt en quête d'une femme susceptible de prendre en nourrice un enfant de huit jours. La femme hésita d'abord, mais se décida quand elle vit quarante napoléons de vingt francs ruisseler sur la table. Lorsqu'elle démaillota le bébé, elle s’aperçut avec horreur qu'il avait la partie inférieur du corps allongée, jaunâtre et recouverte d'écailles comme la queue d'un serpent. Chacun à Peseux et dans les environs, et même dans la presse locale du 27 février 1853, affirmait que cet enfant était né de la Vouivre.

Nourriture :
Veaux, vaches, moutons, quelques cochons aussi qu'elle enlève et dévore crus au fond d'une tanière.

Mœurs :
La mère des Vouivres serait une Philocatrix. La Vouivre est le résultat d'unje fusion harmonieuse de quatre esprits élémentaires : elle tient à l'air par les ailes, à la terre par sa demeure, à l'eau par sa fréquentation et au feu par son souffle.

Activités :
Elle garde les trésors, féconde la terre, le ciel et les rivières. Et ramène le printemps. Commande à toutes sortes de serpents de terre, des airs, des eaux et du feu.

Lorsqu'elle se montre sous sa forme de femme elle est très belle, mais tout autant redoutable lorsqu'elle est sous son aspect de dragon. La nuit elle traverse les airs en battant bruyamment des ailes, guidée par l'escarboucle lumineuse qui lui sert de regard. Le jour elle reste à dormir, lovée au fond d'une caverne jusqu'à deux heures de l'après-midi, puis descend vers l'étang, la fontaine ou la rivière pour se baigner.
Tantôt elle vole jusque-là, s'ébroue et bat des ailes sur l'eau comme le font les oiseaux, d'autre fois elle se coule dans les flots avec sa peau d'écailles et sa queue ondoyante, mais le plus souvent elle préfère se dépouiller de ses fabuleux atours afin de sentir la fraîche caresse des eaux contre son corps nu.
Dans l'herbe, à l'abri des regards, elle cache sa parure serpente et dépose au-dessus l’œil précieux - c'est à ce moment là qu'on la croit vulnérable.
Combien sont venus là l'épier, attendre cet instant pour lui voler son bien. C'est toujours la même chanson. Le maraud, dissimulé dans les buissons, l'observe, la gorge nouée et les yeux ronds, étourdi par sa beauté, quand, dressée sur la rive, les bras levés, elle se tend comme un arc avant de plonger. Il admire la noire mantille des cheveux, la volute musculeuse des courbes, la cambrure en creux et cœur des fesses.
Peut-être s'il venait la voix émue et l’œil brillant lui faire un compliment d'amour et proposer un petit tour au drap des fougères, peut-être que pour une fois l'histoire se passerait bien. Elle l'écouterait bafouiller sa cour naïve de mortel, et sourirait au geste malhabile qui, en offrant une fleur, effleurerait par hasard la pointe de son sein. Qui sait si la Vouivre ne trouverait pas certain charme rustique à ce jeune effronté et ne se laisserait pas aller à quelques indulgences... Mais le maroufle rêve de veaux, vaches, couvées que lui réclame Perrine avant de se marier. Il a décroché son regard de "l'exquise baigneuse" et se laisse fasciner par l'éclat du diamant, avec quoi il pourrait s'acheter tracteur, moissonneuse-batteuse-herseuse-foreuse-arracheuse de haies, trayeuse électrique, usines à poulets, ferme robotique. Il n'a qu'à tendre le bras pendant que la Serpe s'éloigne d'une brasse argentée, attraper le bijoux et s'enfuir. On dis que, privée de cette escarboucle, la Vouivre ne voit plus rien. Mais on dit tant de sottises ! Il n'a pas encore refermé les doigts sur la pierre qu'un horrible sifflement le glace jusqu'aux os. Le ciel est devenu tout noir, masqué par une silhouette énorme. il vit surtout les dents pourléchées par une langue bifide et, au milieu du front de la bête, son visage convulsé de terreur que les mille facettes du diamant déchirent en mille morceaux.
On a beau les prévenir, c'est toujours la même chanson. Chaque fois on les retrouve déchiquetés, disloqués ou calcinés, et dès qu'on veut les retirer de la vase, ils tombent tous en poussière, tandis que la Vouivre resurgit toujours triomphante des flots.
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
Puisqu'ils ne sont pas blancs, ils sont forcément méchants ! Pocahontas
Et savez-vous ce que le nain réponds à cela ? : Ishkhaqwi ai durugnul !
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » mer. janv. 01, 2014 3:58 pm

vouivre et wyvern c'est la même chose en fait ?
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » mer. janv. 01, 2014 4:19 pm

phoenlx a écrit :vouivre et wyvern c'est la même chose en fait ?
oui et non. ça a la même origine je dirai, mais c'est pas pareil ( du moins est-ce ainsi que je le conçoit)
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