La Grande Encyclopédie des Fées

Les univers médiévaux-fantastiques et de fantasy hors récits de Tolkien :
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Náin
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mer. janv. 01, 2014 4:37 pm

phoenlx a écrit :vouivre et wyvern c'est la même chose en fait ?

Non, c'est des créatures semblables mais différentes dans les légendes. La vouivre es t d'autant plus différente depuis qu’elle est décrite comme une femme.
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » mer. janv. 01, 2014 4:56 pm

nain a écrit :
phoenlx a écrit :vouivre et wyvern c'est la même chose en fait ?

Non, c'est des créatures semblables mais différentes dans les légendes. La vouivre es t d'autant plus différente depuis qu’elle est décrite comme une femme.

voila, nain explique mieux que moi :entente:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » jeu. janv. 02, 2014 11:30 am

La vouivre es t d'autant plus différente depuis qu’elle est décrite comme une femme.


Oui c'est bien ce qu'il me semblait.
Je demandais ça car dans saint seiya il y a un personnage associé à la Wyvern ( par son armure ) et en principe, c'est toujours écrit wyvern ( avant d'ailleurs j'écrivais viverne c'est bizarre ) mais une fois je l'ai vu sur je sais plus quel site associé à la vouivre ça m'a semblé étrange
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » jeu. janv. 02, 2014 1:06 pm

Bon le prochain c'est Mélusine, je pense que vous la connaissez celle-là
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » sam. janv. 04, 2014 1:24 pm

oui cool , hâte de lire ton résumé
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mar. janv. 07, 2014 6:45 pm

Mélusine
Dans les froides coursives d'enceintes médiévales la nuit se fait ailée pour qui sait soumettre...
( Burneau Perou, Petites musiques des nuits )

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Taille :
En Serpe, d'une taille prodigieuse avec une queue longue de quinze pieds, l'évalue Jehan d'Arras.

Aspect :
"Femme ravissante jusqu'au nombril avec une queue de serpent dont elle déploie magnifiquement les écailles d'azur et d'argent. Après son dos s'attachent de vastes ailes de démon".

Vêtements :
D'après Alexandra de Sancerre, qui la vit apparaître à son chevet, "elle était vêtue de bure grossière, portait une ceinture sous les seins et était affublée d'un blanc couvre-chef à la mode du vieux temps".

Habitat :
Un peu partout en France mais surtout à Lusignan, au Fort-de-Cé et dans le Poitou, en Vendée, tout le long de la Loire et de la Gironde. On la trouve également en Belgique, protectrice de la maison de Gavre, au château d'Enghien, là où passèrent les Lusignan. Elle se montre souvent dans les édifices qu'elle a elle-même construits : à Mervent, Vouvant, Saint-Maixent, Talmont, Parthenay.

Nourriture :
Elle n'a jamais été ogresse contrairement à certaines croyances.

Mœurs :
Mélusine signifie "merveille" ou "brouillard de la mer".
Les mythologues y voient la Mater Lucina romaine qui présidait aux naissances ou, plus antérieure, une divinité celtes aux formes serpentes. Vieille mère de la nature et de la fécondité, elle est Vouivre, cousine des Mermaids, Meermines, Mee-weib-Nixes et Dames du lac.

Activités :
Outre sa nature de Banshie, Mélusine est surtout une Fée bâtisseuse ; elle oeuvre au clair de lune avant le chant du coq. Si un curieux la surprend à l'ouvrage, elle en arrête l'achèvement ; il manque de cette façon une fenêtre à Merrigoute, la dernière de la flèche de Niort et de l'église de Parthenay.

Il est vérité qu'il y eut jadis un roi en Albanie ( Ecosse ). Ce roi s'appelait Elinas et fut très puissant et chevalier preux de son bras. Or un jour, chassant par la forêt, il s'approcha d'une fontaine, et aperçut la plus belle dame qu'il eût vue à ce jour et la salua bien humblement.
"Ma chère dame, je désire plus que tout avoir votre bon amour et votre bonne grâce.
- Donc si vous me voulez prendre pour épouse, jurez que vous ne chercherez jamais à me voir au temps de mes couches." Ainsi parla la fée Persine. Ils se marièrent, furent heureux et eurent trois gentes filles. La première née eut pour nom Mélusine, la seconde Mélior, la troisième Palestine. Mais Mataquas, le fils du premier lit d'Elinas, qui était fort jaloux, força son père à se parjurer en le poussant dans la chambre où Persine baignait ses trois petites : "Faux roi, tu as manqué à ta parole, cria la mère avec horreur, il t'en mésadviendra, tu m'a perdue à jamais !"
Quand Persine se fut séparée d'Elinas, elle se réfugia avec ses trois filles en Avallon. Elle les y éleva jusqu'à la quinzième année, les menant tous les matins sur une haute montagne nommée Eléonos - la Montagne fleurie, d'où elle pouvait apercevoir la lointaine Albanie. "Filles, voyez là-bas où vous êtes nées et où vous auriez eu votre sort sans la fausseté de votre père qui vous a réduites à une grande misère sans fin." Et chaque fois elle répétait le récit de son malheur, si bien qu'un jour Mélusine déclara à ses sœurs : "Je suis d'avis, s'il vous semble bon, d'enfermer le parjure en la merveilleuse montagne de Northumberland, appelée Brumblerio, d'où il ne sortira plus jamais." Ce qu'elles firent. Leur mère s'en montra très courroucée : "toi, Mélusine, qui est l'aînée, tu seras la première punie. Désormais tu seras tous les samedis Serpente au-dessous du nombril. Si toutefois tu trouves un homme qui te veuille épouser - à la condition de ne jamais te voir le samedi -, tu vivras le cours naturel d'une vie de femme et tu mourras naturellement. De toute façon sortira de toi une noble et grande lignée qui accomplira de belles et grandes prouesses. Mais si jamais tu te sépares de ton mari, saches que tu retourneras au tourment d'auparavant, sans fin". Sur ce, elle punit aussi Mélior et Palestine et toutes quatre se séparèrent à jamais.
Mélusine s'en alla alors errer parmi les grandes forêts et les bocages en quête de destin. Elle y rencontra le beau Raymondin. Bientôt tous deux se trouvent, se regardent et se plaisent. Gentement ils s'entr'accolent et se baisent, enfin s'épousent en grande noblesse.
De ces amours, Mélusine enfanta huit fils, tous beaux et bien bâtis. Excepté quelques détails, celui-là avait de trop grande oreilles, celui-ci un œil plus haut que l'autre, un troisième n'avait qu'un seul œil, un autre en avais trois... Mais tous devinrent puissants extrêmement. Mélusine avait bel et bien fondé la noble lignée prédite par Persine. Le reste était à s'accomplir.
Pendant que Raymondin est à parcourir la Bretagne, Mélusine se fait bâtisseuse. Elle entreprend maintes constructions. Elle édifie le château et la ville de Parthenay sans ménager la pierre, elle fonde à la Rochelle les tours de garde de la mer et nombre d'églises, chapelles et abbayes de-ci de-là, si bien qu'à son retour Raymondin s'émerveille de ne plus reconnaître Lusignan. Ensemble ils se font fête mais leur bonheur ne va plus durer bien longtemps.
Comme il le lui avais promis, Raymondin jamais ne s'était mis en peine de la voir le samedi. Mais son frère, le comte de Forez, le jalousait tant qu'il lui médit alors : "Frère, ta femme tous les samedis est de fornication avec un autre." A ces mots Raymondin entre en fureur, l'épée à la main il se rend devant la porte interdite. Contre l'huis il applique la pointe fin et dure, et l'y tourne et vire tant qu'il fait un trou par où il peut apercevoir toute la chambre. Il voit dans une cuve de quinze pieds de tour Mélusine qui était au-dessus du nombril en figure de femme en train de se peigner les cheveux et au-dessous du nombril en forme de queue de serpent, grosse comme une tonne à mettre les harengs et longue extrêmement. "Hay, gémit Raymondin, je viens mon amour de vous trahir à cause de la fourbe exhortation de mon frère." Hélas, la malédiction de Persine va les séparer pour toujours. "Adieu mon doux ami, mon bien mon cœur et toute ma joie !" Et d'un bond Mélusine saute sur l'une des fenêtres de la chambre, aussi légèrement que si elle avais eu des ailes. Alors elle pousse une très douloureuse plainte et se jette dans les airs. Plus loin elle se mue en une Serpente grande, grosse et longue de quinze pieds, poussant un cri si étrange et si déchirant que l'on voyait qu'elle ne se séparait de ce lieu qu'à regret et par contrainte. Et on ne sue ce qu'elle était devenue...
Jehan d'Arras, le romancier biographe de Mélusine, ajoute que de nombreuses fois elle revint la nuit bercer et caresser ses enfants sous sa forme de mère, à la vue des nourrices qui n'osaient rien dire. Qu'elle les avertit de la mort de leur père, devenu ermite à Montserrat, en se montrant à eux trois jours avant son trépas, tournoyant et poussant des clameurs douloureuses et sauvages au-dessus des tours.
En réponse à la prophétie de Persine, la fée Serpent se montre et se lamente chaque fois que les biens de Lusignan changent de propriétaire ou qu'un héritier de sa lignée va mourir.
Modifié en dernier par Náin le mar. janv. 07, 2014 7:13 pm, modifié 4 fois.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » mar. janv. 07, 2014 6:54 pm

émouvante histoire
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » mar. janv. 07, 2014 6:59 pm

Relis là tu en a manqué un morceau :mrgreen-noel:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » jeu. janv. 09, 2014 6:58 pm

Codrilles et dragons des campagnes
Le coquatrix est beste fièvre et vet ades en la rivière de cel fleuve qui Nil a nom.

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P'tit Louis est un sacré dénicheur. Tous les recoins du taillis n'ont pas de secrets pour lui. Bien qu'il n'ait que neuf ans, il en remontrerait au plus fin des braconniers. Faut dire que le "Vagabondier des buissoneries" lui a tout appris de l'école du bocage. Il lit sur l'herbe et le feuillage bien mieux que sur le tableau noir. Ce maraudeur de gamin flaire les nids de loin. C'est comme un don. Un simple coup d’œil sur l'allure de l'oiseau en plein vol suffit pour qu'il y mette un nom.
P'tit Louis connaît par cœur leur forme, leur robe, les chants et les ruses et leurs emplois du temps. Une trille, un bref appel au bourru du bosquet le renseignent aussitôt sur l'humeur amoureuse ou inquiète de l'invisible passereau.
Les "stichitt" et "didelitt" liquides répétés entre deux gazouillis dénoncent la présence d'un chardonneret.
De celui-là, P'tit Louis possède déjà toute une collection de nids tressés de radicelles, d'herbes, de mousses et de lichens, chaudement garnis de laine, de crin et de duvet végétal. Les petits œufs bleuâtres tachés de sombre sont empilés dedans. Pour les cueillir il suffit de traîner aux alentours des jardins et des vergers pendant que les parents son t à picorer les chardons.
On ne peut pas dire qu'il soit l'ami des oiseaux, pourtant il les aime à sa manière et ne pourrait se passer de leur compagnie : les bergeronnettes de rivière si élégantes à battre la lessive comme des Fées lavandières et le pinson des arbres, barré de blanc, la calotte gris-bleu, les belles joues vineuses débordant du manteau roux à croupion vert. Il admire son col onduleux, son chant vif, au motif bref : une cascade de douze notes signées d'une fioriture finale. P'tit Louis a trouvé sa couvée pâle, griffée de reflets de flammes, cachée dans les lierres et plantes grimpantes d'une clôture. Un nid décoré de toiles d'araignée. Les œufs du mouchet sont bleus comme des œufs de Pâques, ceux du gobe-mouche couleur de ciel tavelés de rouille, les six œufs du rossignol brun olive. Pour dénicher ceux-là, il faut courir les friches et les landes et ne pas craindre l'ortie.
Tous les jours, P'tit Louis monte au grenier contempler ses trophées. Chacun recèle une histoire de guet sous la pluie, de rhume, un vertige d'escalade, la brûlure d'une fessé pour un fond de culotte arraché, mais surtout l'obscur et haletant plaisir de dénicher l'indénichable. Un étrange sentiment l'étreint quand il se penche à écouter le silence des fragiles coquilles où demeurent enclos des vols asséchés, des roucoulades tues. Chaque nid est une miniaturisation des champs et des bois, chaque œuf un rêve d'immensité. Sur l'étagère supérieure de l'armoire à trésors trônent les raretés. Pas les plus jolies d'aspect mais, à ses yeux, les plus précieuses. Ce banal œuf blanc est celui du pic-vert qu'il a dû dérober au trou, à l'inaccessible toupette d'un haut fût, et ceux-ci tout aussi ordinaires sont ceux du martin-pêcheur extraits d'un tunnel de vase à même les rivières. P'tit Louis est très fier des quatre œufs grisâtres de la huppe farouche, dissimulés au fond d'un nid nauséeux - où l'on trouve parfois une herbe qui peut couper l'acier. Il ne les montre à personne, sauf à sa petite sœur, la seule à le comprendre ; les autres le surnomment "la Fouine" et souvent le menacent que ces pillages ne lui porteront pas chance. Mais il ne craint pas la vengeance des oiseaux, tout excité qu'il est à l'idée d'enrichir sa collection de l’œuf magique de Codrille. C'est la bonne saison pour le chercher, nouvellement pondu dans soin cercle de pierres. P'tit Louis a lu dans un vieil almanach, qui s'émiettait un peu plus chaque fois qu'on en feuilletait les pages, tous "les grands prodiges concernant les œufs des Serpents-Fées, des Vouivres et des Dragons". Il y a appris que Mélusine avait eu comme aïeule une Philocatrix Dames Serpe née du mariage du Cocatrix et de la Poullatrice. Il y a puisé tant d'autres mystérieuses connaissances : ainsi que "si une jument en châleur perd les poils de sa queue dans une mare où le soleil les chauffe, ils ne tardent pas à devenir serpents, que le plus ordinairement il pousse des ailes aux serpents qui pendant sept ans ont pu se soustraire à la vue des hommes..." et surtout "que la Salamandre couverte par le corbeau conçoit par la gueule son fruict : le Codrille, qu'elle dépose sur un lit de pierres, caché sous l'if, que celui qui en sera propriétaire se verra obéir par tous les oiseaux et serpents de terre et de toutes les eaux dormantes ou salées".
C'est pour cette raison que P'tit Louis est parti de si bon matin, à la première lueur du jour. "Il doit se montrer prudent et silencieux en marchant pour arriver juste avant l'éclosion ; trop tôt l’œuf est mou et crève dans la main, après l'opération se trouve être fort perylleuse. Car si le Codrille croise le regard de l'homme avant que celui-cy l'ait vu en premier, il le transformera en pierre." Mais le dénicheur n'a pas peur. Il sait comment s'y prendre et volerait une couvée sous le ventre d'une bécasse sans qu'elle s'en aperçoive.
Il a découvert l'if, il devine où se trouvera le nid. Sous les basses ramures encore toutes clavecinantes de rosée, il rampe et se déplace aussi furtivement qu'un lézard. Le moindre mouvement d'herbe l'immobilise pareil à une souche. Même le geai - infaillible sentinelle des bois - ne l'a pas repéré...
"Il" est là, verdâtre, piqué sur un tas de pierrailles, la coquille assombrie d'une sorte de spirale, striée d'une fissure entaillant le sommet. P'tit Louis ne peut plus attendre et s'apprête à bondir. Une roucoulade soudaine le surprend à deux pas. Un vol immaculé se détache du taillis. Un merle au plumage tout blanc comme il n'en a jamais connu de pareil. A peine l'a-t-il perdu de vue que deux piqûres d'yeux émergeant de l'écaille s'enfoncent dans les siens. Au creux de sa poitrine, il sent son cœur aussi dur qu'un cailloux.
Quand le Grand Serpent Dragon des âges archaïques, l'antique dieu de la Vie et de ses renaissances, maître des sages connaissances, entendit parvenir jusqu'à lui les imprécations de l'Eglise nouvelle et sa condamnation au gouffre des enfers, il brisa alors ses anneaux et, sous mille formes serpentes, se dispersa parmi les éléments.


Le Grand Basilic

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Dragon des temps gothiques, il pétrifie de son regard les paladins qui viennent l'affronter. Pour le vaincre, il faut lui renvoyer le rayon mortel de ses prunelles par reflet de miroir. La plupart des Serpes Fays possèdent cet "œil de pierre", même le petit Codrille qui, à peine sorti de l’œuf, foudroie celui qu'il aperçoit en premier. Le Grand Basilic apprécie par-dessus tout la compagnie des "vraies princesses" qu'il emprisonne au fond de sa caverne. C'est un des plus beaux spécimens de saurien ailé. Son dos crénelé est couvert d'énormes émeraudes.

Le Bouzouc :

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Dragon énorme mais court sur pattes et de forme bossue. Sa grosse tête sans cou avec une gueule hideuse est capable d'engloutir un bœuf et deux cavaliers d'une seule bouchée. Le preux Gilles de Chin mettre fin à ses méfaits en le débusquant au milieu des marais de Berlaimont.

Le Karnabo

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Sur le plateau de Rocroi, dans la région de Regniowez, rôde le Karnabo. Il a une figure presque humaine, mais avec les yeux d'un Basilic et un nez en forme de trompe. Ses méfaits et méchancetés sont innombrables. Son horrible sifflement nasal paralyse ou asphyxie ceux qui passent trop près de l'ardoisière qui lui sert de repaire. On raconte que ce monstre aussi redouté que sanguinaire n'est pas d'origine ardennaise. La légende le fait naître de l'union d'un Bohémien qui traversa la région, au temps jadis, et d'une Goule alors âgée de soixante-sept ans.

Le Basilic-Petit-Roi

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Ainsi nommé à cause de la couronne de chair qu'il porte sur la tête. Sorti d'un œuf couvé par un serpent ou un crapaud, le Basilic du bocage est de la taille d'un chat. C'est un mélange de coq et de serpent ou un lézard ailé et emplumé. Toutes choses vivantes, aussi bien l'homme que la faune et la flore, périssent sous son regard. La seule qui lui échappe est la Rue ( Ruta graveola ), l'herbe de grâce. La clarté du jour le repousse dans sa tanière. Le Loup-Vert est son plus efficace ennemi.

Zaltys :

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Sa présence est de bonne augure dans les pays baltes. Ni agressif, ni venimeux, on peut attirer ce Serpent-génie chez soi par des gâteaux et du lait et ainsi s'assurer de grands bonheurs, de la fertilité des récoltes, de la bonne croissance du bétail. Cependant, si le fermier se conduit mal, il disparaîtra, emportant avec lui toutes les richesses généreusement distribuées. Le Tsmok russe lui ressemble beaucoup.

La Sangle :

Sorte de "ruban moucheté" solognot qu'affronta Claude Seignolle : "Dès qu'il vous aperçoit il se jette sur vous, s'entortille à l'entour de votre corps par trois ou quatre fois, et vous serre avec tant de célérité surtout, qu'il vous ôte la respiration et ne vous laisse que lorsqu'il vous a étouffé."

La Coquecigrue

On la décrit à la fois couleuvre rouge et maigriotte fille des puits. Elle n'est pas méchante mais, très timide, s'enfuit à toute approche. Le corps est en serpentinette avec des épaules aussi fines que la porcelaine et des seins pas plus gros que des noisettes. Sa peau marbrée de nuances rouille, rose, orangée et cerise est, çà et là, couverte d'une courte toison comme du lichen. Elle vit surtout dans les vergers redevenus sauvages, ou près des ruches abandonnées. Elle porte chance à qui la rencontre et semble aimer la présence des enfants, qu'elle suit de loin en se dissimulant sous les hautes herbes.

A minuit, lorsque les Serpentes-Fées se dénouent de leurs convulsives étreintes et gagnent l'aube en sifflant, ils portent en eux le germe d'une naissance nouvelle qui ira enrichir à son tour la débordante disparité des créatures serpentaires, autant à l'aise dans l'eau que dans le feu, l'air ou les profondeurs souterraines.
Le cours des âges les a "tétardisés", mais l'un d'eux - il y a somme toute si peu de temps - a marqué Eve au talon, et rien n'est encore fini...
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Messagepar SauronGorthaur » jeu. janv. 09, 2014 8:22 pm

j'aime bien cette représentation du Basilic/Cocatris:


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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » jeu. janv. 09, 2014 8:26 pm

Ouai elle est pas mal, en tout cas meilleur je trouve que les autres que j'ai trouvé mais j'aurais préféré un autre style graphique mais bon...
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Somewhere » jeu. janv. 09, 2014 9:20 pm

Tiens, les dragons sont considérés comme des fées ?

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Messagepar SauronGorthaur » jeu. janv. 09, 2014 9:25 pm

le terme "fée" est un peu fourre-tout, comme "géant", "nain", "monstre", "lutin", "ogre"
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Somewhere » jeu. janv. 09, 2014 9:31 pm

Ils vont nous mettre quoi alors dans l'Encyclopédie des Dragons ? :rire:

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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » jeu. janv. 09, 2014 10:49 pm

Il n'y a pas d'encyclopédie des dragons mais il a mis ça là car ça rejoins les histoires de la vouivre et de Mélusine, des femmes serpentes
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. janv. 11, 2014 2:57 pm

Teugghia, Fausseroles, et autres Fées déchues
Or voez a je ue meu
Golla en albue ag i reu

( Dicton breton, Ebria mulier/claven cunni perdit )

Image

Taille :
Moyenne.

Aspect :
Leur visage et leur corps sont partagés en deux : celui de droite est jeune et avenant, celui de gauche décrépit et repoussant. D'un côté œil en amande, lèvre ourlée, joue lisse, de l'autre œil louche, lèvre tordue, joue crevassée. La longue chevelure noire d'un côté, blanches de l'autre, les seins, les hanches et le reste sont à l'avenant : tendres et fermes d'un côté, flasques et ruinées de l'autre. Seul le caractère corrompu va d'un seul tenant.

Vêtements :
Là encore, l'un des côtés est plus coquet, moins sale que l'autre.

Habitat :
On trouve des Fées déchues partout, elles se cachent à l'écart, sous les dolmens, les menhirs, dans des grottes de montagne, des mines désaffectées, des ruines, des maisons abandonnées. Elles construisent parfois des semblants de huttes que le premier coup de vent emporte. Les alentours du repaire des Teugghia étaient parsemés de centaines de bouteilles vides.
En Haute-Viennes, Fannette veut dire "Mauvaise Fée". Moitié femmes, moitié démons, elles se tiennent cachées pendant le jour dans la forêt et sortent la nuit pour suivre les garçons sur les chevaux qu'elles volent aux écuries voisines.

Nourriture :
Boivent surtout et vivent des rapines de leurs orchons.

Mœurs :
Les Fées déchues ne sont pas des Fées noires, filles des Alfs sombres et mères du Chaos. Elles ne sont ni larves, ni Streghes, ni Dévoratrices, mais des Fées perdues parfois en quête de rachat, de désensorcellement ou, "encraulées de malfaisance", aigries et dévorées de vices, elles ne songent qu'a s'y précipiter davantage, entraînant leurs victimes avec elles.
Soiffardes, vengeresses, méchantes, destructrices, brutalement lubriques, leur voix rauque est un blasphème. Les bonnes Fées leur ont ôté tout pouvoir mais elles sont malgré tout la puissance de l'imprécation sorcière, le mauvais œil est une redoutable force musculaire. Leurs orchons, dont elles ignorent la provenance et à qui elles témoignent beaucoup d'affection, deviendront par la suite ogrichons puis ogres.

Activités :
Si quelques-unes essaient de se racheter et, par de bonnes actions, des épreuves purificatrices, des mortifications, espèrent le pardon de leurs sœurs, les autres boivent avec délectation le fiel de leur déchéance jusqu'à la lie...

Seuls les dieux et la reine des Fées ont le droit de déchoir une Fée et de la bannir de la Noble Cour. Il faut pour cela qu'elle ait commis grande faute : qu'elle se soit adonnée à des méchantes sorcelleries, qu'elle soit coupable de crime, ou qu'aveuglée par l'amour d'un mortel elle ait révélé de précieux secrets et mis en péril les Bienheureux Domaines. Il est à déplorer quelques cruels et injustes bannissements dont l'histoire de la Petite Sirène est le triste exemple. Mais la plupart du temps les Fées déchues ont mérité leur punition. Il ne faut cependant pas oublier que la conception morale des Sans-Age est bien différente de celle des mortels. Qu'un acte aussi barbare qu'arracher les ailes d'une mouche qui, chez nous, passe pour une broutille, sera considérée de l'autre côté comme une faute sévèrement répréhensible. D'un côté on abat une haie, de l'autre on l'assassine. En Féerie la faute de l'humble, du plus démuni est facilement pardonnée que dans la société des hommes, où c'est le plus puissant qui se voit le plus souvent disculpé, grâce à des immunités crées de toute pièce par ses semblables.
Les Fées déchues sont tout à la fois chassées par leur race et par les hommes.
La Teugghia de la vallée d'Aoste est l'une des plus connues. Tapie au fond d'une caverne, elle est vouée au mal, entourée de ses orchons, ces enfants velus et méchants qu'elle envoie voler dans les hameaux avoisinants.
On finit par en venir à bout grâce à une vieille femme qui conseilla de donner à ces mendiants d'orchons deux pains dans lesquels on avait mis du fenouil : "Ils les mangèrent, et quand la Fée les vit raidis par la mort, elle sentit le fenouil et comprit qu'ils avaient été empoisonnés par cette herbe sainte." Elle alla pleurer son chagrin aux autres Teugghia de la montagne qui disparurent du jour au lendemain. Toutes sauf la Marina, de loin la plus malfaisante...
Or, une fois, un bûcheron la vit occupée à fendre du bois. Trouvant là une occasion d'en débarrasser le pays, il lui dit : "Le travail que vous faites là, bonne femme, est trop dur pour vous. Passez-moi votre hache, je vus aiderai. Mais n'avez-vous pas de coin pour partager les souches ?"
La Fée joignit ses deux mains comme un coin au-dessus du tronc d'arbre et dit : "Voici le coin que tu demandes. Frappe dessus sans crainte avec la massue." L'homme saisit l'outil et asséna un coup formidable sur les mains de la Fée, qui s'enfoncèrent bien avant dans le coin de la souche sans laisser paraître aucune blessure. Le bûcheron, voyant alors les mains prises comme dans un étau, souleva le tronc d'arbre et le fit rouler tout en bas de la pente, au fond de la vallée, précipitant la méchante Teugghia en même temps.
Depuis, elles ne sont plus revenues.

La Fausserole, chassée du Sidh pour sa perversité, est plus intelligente que la majorité de ses consœurs. Pas de chasse nocturne, de hurlements ni d'affrontements. Elle ne menace pas, elle ne boit pas, elle n'attaque pas. C'est une rusée. Sous l'apparence d'une enfant de Marie, vêtue d'organdi blanc, de jupons empesés, la mine confite en dévotion, elle arrive au village, loue une gentille maison qu'elle astique avec conviction. Rend service aux vieilles gens, invite les dames patronnesses au thé et passe aux yeux de tous pour la plus méritante des rosières. Bien qu'elle n'aille pas à la messe. "La fraîcheur de l'église nuit à sa fragile santé, elle prie à la maison."
Une si douce et si travailleuse orpheline se doit d'être pourvue d'un mari honnête et besogneux. On va le lui trouver. Le pauvre chéri ne fera pas long feu. Car la Fausserole tue ses époux. Sous la forme d'une belette énorme, elle se couche sur eux, dès qu'ils sont endormis, et les suce jusqu'à la moelle. Alors la veuve éplorée, ne pouvant supporter de vivre sur les lieux de son malheur, quitte le pays pour un autre village.
Une fois l'une d'elles fut démasquée. Elle avait jeté son dévolu sur un beau forgeron sanguin et bien bâti, mais si peu instruit que sur le registre des mariages le benêt, ne sachant ni lire ni écrire, traça une croix au lieu de tirer son nom. A la vue de la Sainte Croix, la Fausserole poussa d'horribles cris et disparut par la fenêtre.
Condamnées par la reine Coax à être transformée en taupes, les Fayettes dévastent sous cette forme les cultures et les jardins. C'est pour cette raison que les taupes ont de si jolies mains.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » sam. janv. 11, 2014 4:36 pm

marrant, un visage à la "Two-Face", c'est aussi ce qui caractérise Hel, la fille de Loki, déesse des enfers.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. janv. 11, 2014 4:51 pm

SauronGorthaur a écrit :marrant, un visage à la "Two-Face", c'est aussi ce qui caractérise Hel, la fille de Loki, déesse des enfers.

Oui enfin ça c'est selon certaines versions, ce n'est pas le cas de toutes.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » sam. janv. 11, 2014 5:06 pm

Naïn a écrit :
SauronGorthaur a écrit :marrant, un visage à la "Two-Face", c'est aussi ce qui caractérise Hel, la fille de Loki, déesse des enfers.

Oui enfin ça c'est selon certaines versions, ce n'est pas le cas de toutes.

Certes.

Pour être plus juste:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hel_%28d%C3%A9esse%29

Dans les textes anciens et selon la tradition odiniste et de l’Asatru détenteurs de la Propriété Óðal antérieurs aux sagas (chrétiennes pour la grande majorité), Hel est la douce déesse de la mort. Elle a la moitié du visage plongé dans les ténèbres de la mort et l’autre dans la lumière de la vie.


S'il n'y a pas de mention de son apparence physique dans les plus anciens textes norrois, les textes les plus récents (Xe siècle et postérieur) furent fortement teintés de mystique chrétienne. L'Église apportait dans ses bagages toute une magie biblique ou orientale que l'on attribua à tort aux Vikings5. Il en résulta qu'on affubla Hel d'une laideur effroyable (un côté noir et pourri, un côté livide) à cette époque. D'après d'autres croyances, l'un des côtés de Hel serait d'une beauté inhumaine tandis que l'autre serait à l'état cadavérique rongé par les vers et pourrissant.


perso, cette conception de Hel a toujours eu ma préférence.
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. janv. 11, 2014 5:14 pm

Pareil, j'aime beaucoup aussi ça permet de montrer que le personnage n’est pas totalement mauvais. J'ai toujours bien aimé les dieux des enfers moi ( à part le diable de la religion chrétienne ), parce qu'ils sont généralement "diabolisés", représentés en méchants dans la plupart des adaptations ( Hadès surtout ) alors qu'ils ne sont pas spécialement mauvais, mais que c'est le rôle qu'ils on eu. C’est pour ça que j'aime beaucoup Hadès et que je le défends, car bon il s'est quand même fait trahir par le "bon" Zeus. C'est pour ça aussi que j'aime bien Tolkien, parce que à Namo un certain pouvoir supérieur sur les autres ( c’est le seul qui sache ce qu'il se passe pour les enfants d'Iluvatar après leur mort ).
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » sam. janv. 11, 2014 5:27 pm

Naïn a écrit :Pareil, j'aime beaucoup aussi ça permet de montrer que le personnage n’est pas totalement mauvais. J'ai toujours bien aimé les dieux des enfers moi ( à part le diable de la religion chrétienne ), parce qu'ils sont généralement "diabolisés", représentés en méchants dans la plupart des adaptations ( Hadès surtout ) alors qu'ils ne sont pas spécialement mauvais, mais que c'est le rôle qu'ils on eu. C’est pour ça que j'aime beaucoup Hadès et que je le défends, car bon il s'est quand même fait trahir par le "bon" Zeus. C'est pour ça aussi que j'aime bien Tolkien, parce que à Namo un certain pouvoir supérieur sur les autres ( c’est le seul qui sache ce qu'il se passe pour les enfants d'Iluvatar après leur mort ).

oui tout a fait, c'est une des choses que je déplore énormément au cinéma, c'est que Hadès est toujours le méchant, alors qu'en fait, c'est plus souvent Poseïdon l'antagoniste des héros ( celui qui envoi Cétus - et non le Kraken -bouffé Andromède dans le mythe de Persée est Poseïdon, pas Hadès comme dans ce scandale de Choc des Titans :langue: :langue: )
Et pareil, Hadès est un de mes favoris de la mythologie grecque
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » sam. janv. 11, 2014 5:32 pm

Non mais le choc des titans c'est pffff je préfère ne pas en parler :roll:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Bombur » dim. janv. 12, 2014 12:37 am

SauronGorthaur a écrit :
Naïn a écrit :Pareil, j'aime beaucoup aussi ça permet de montrer que le personnage n’est pas totalement mauvais. J'ai toujours bien aimé les dieux des enfers moi ( à part le diable de la religion chrétienne ), parce qu'ils sont généralement "diabolisés", représentés en méchants dans la plupart des adaptations ( Hadès surtout ) alors qu'ils ne sont pas spécialement mauvais, mais que c'est le rôle qu'ils on eu. C’est pour ça que j'aime beaucoup Hadès et que je le défends, car bon il s'est quand même fait trahir par le "bon" Zeus. C'est pour ça aussi que j'aime bien Tolkien, parce que à Namo un certain pouvoir supérieur sur les autres ( c’est le seul qui sache ce qu'il se passe pour les enfants d'Iluvatar après leur mort ).

oui tout a fait, c'est une des choses que je déplore énormément au cinéma, c'est que Hadès est toujours le méchant, alors qu'en fait, c'est plus souvent Poseïdon l'antagoniste des héros ( celui qui envoi Cétus - et non le Kraken -bouffé Andromède dans le mythe de Persée est Poseïdon, pas Hadès comme dans ce scandale de Choc des Titans :langue: :langue: )
Et pareil, Hadès est un de mes favoris de la mythologie grecque
La pire pimbèche de la mythologie grecque c'est quand même Héra ! Poséidon et Hadès ils sont super :super: !

Perso j'aimerais vraiment voir une adaptation de l'enlèvement de Perséphone suivie du mythe d'Éros et Psyché !

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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » dim. janv. 12, 2014 10:09 am

Bombur a écrit :La pire pimbèche de la mythologie grecque c'est quand même Héra ! Poséidon et Hadès ils sont super :super: !

Perso j'aimerais vraiment voir une adaptation de l'enlèvement de Perséphone suivie du mythe d'Éros et Psyché !


Oui Héra est aussi à ses heures une grosse *****. D'un autre côté, on peut - un peu - comprendre qu'elle poursuive de sa colère les maîtresses de son époux et leurs enfants ( bien que la plupart des femmes et nymphes a qui Zeus a donné un enfant ignoraient que c'était Zeus ou s'étaient fait violer par lui :siffle: ). Dans tous les cas, Héra est en effet une antagoniste récurrente de la mythologie, comme Poseidon, et bien plus que Hadès.
L'enlèvement de Perséphone est un des passages de la mythologique les plus fascinants, l'un des plus lourds en symbole, j'adore :super:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Bombur » dim. janv. 12, 2014 10:18 am

Ouais ben celui qu'elle devrait poursuivre c'est plutôt son frère hein, les autres n'ont rien fait de mal la plupart du temps :lol-noel: .

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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar SauronGorthaur » dim. janv. 12, 2014 10:32 am

Bombur a écrit :Ouais ben celui qu'elle devrait poursuivre c'est plutôt son frère hein, les autres n'ont rien fait de mal la plupart du temps :lol-noel: .

A mon avis, elle doit se dire que si elle proteste trop fort contre Zeus, il va la répudier ou la trucider :lol-noel:
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » dim. janv. 12, 2014 11:04 am

C'est vrai que la Héra dans le genre injuste elle est pas mal non plus :mrgreen-noel:
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar Náin » jeu. janv. 16, 2014 11:49 am

Martes, Peïlettes et Trouilles-de-Nouille
Les faits de démons Incubes ou Succubes sont si multipliés qu'on ne saurait les nier sans impudence.
( Saint Augustin, De Civitate Dei, XV, 21 )

Taille :
Très marquée.

Aspect :
Le visage anguleux et sauvage, l’œil assombri de cernes est pesant, les oreilles pointues, la bouche veule et sensuelle, la narine frémissante. Le corps décharné à partir de la taille s'évase en fesses et hanches monstrueuses. Elles furent autrefois aussi ravissantes que les Nymphes et Fées des bois. Elles laissent sur leur passage une odeur fauve et tenace.

Vêtements :
Quelques maigres haillons.

Habitat :
Le centre de la France. En Berry "on les voyait parmi les rochers où se précipite le torrent de la Porte-Feuille, près de Saint-Benoît -du-Sault, et une cascade très pittoresque, au milieu de rochers très bizarres qui s'appelle l'Air-aux-Martes. Quand les eaux sont basses on aperçoit les ustensiles de pierre qui servent à leur cuisine. Leurs hommes mettent la table - c'est-à-dire la pierre du dolmen voisin - sur ses assises, quand à elles, elles essaient follement, vains et fantasques Esprits qu'elles sont, d'allumer du feu dans la cascade de Montgarnaud et d'y faire bouillir leur marmite de granit. Furieuses d'échouer sans cesse, elles font retentir les échos de cris et d'imprécations" ( George Sand, Légendes rustiques ).
Elles habitent sous le domaine de Montbourneau, la Pierre-à-la-Marte à Saint-Plantaire, à Montchevrier ( Indre ), à Crossac ( Haute-Vienne ), la Pierre-aux-Martes à Maillac.

Nourriture :
Ne vivent pas que d'amour et d'eau fraîche. Goulues plutôt que gourmandes, ces mauvaises ménagères et exécrables cuisinières engloutissent des platées de potées et de ragoûts froids, à peine cuits ou au contraire brûlés.

Mœurs, Activités :
Les Martes ou Marses furent autrefois nobles et puissantes Fées avant d'être déchues par leur reine. C'est à cause de leur vie dissolue de leurs vicieuses turpitudes qui entachaient la réputation de la cour, que Titania les exila à jamais des Bienheureux Royaumes. Loin de s'assagir, les Martes battirent tant les campagnes que leurs sœurs et cousines forestières et champêtres leur refusèrent asile à leur tour.
Elles vivent à l'écart des mondes elfiques, auprès de quelques compagnons mortels rendus peu à peu hébétés et sauvages, et de leur rejetons velus, ignares et braillards.
Il existe en Belgique d'autres sortes de Martes connues sous les noms de Peïlettes et Trouilles-de-Nouille. Ces dernières, les "Truies de nuit", profitent des carnavals, surtout celui de Binche, pour courir les gueux , dissimulées sous des masques, déguisements et cotillons.

"Ouhououuu ouh ouh laï lél lé... ehèèèè leïleïlalélééééé...Tette...Tette !" Le cri d'amour de la Marte vient de sonner l'heure de la chasse. Dressée au faîte d'un menhir, elle hurle à la lune son désir charnel. Tous ceux qui, à cette heure, flânent encore en chemin, reviennent du travail où se sont attardés à l'auberge du coin, n'ont plus qu'à prendre leurs jambes à leur cou et se précipiter au plus vite chez eux ; à moins que, trop éloignés, ils ne trouvent d'autre choix que de frapper à la porte d'une ferme voisine, se barricader dans une grange, grimper dans un arbre, se dissimuler sous un tas de foin ou disparaître au fond d'un trou aussi peu engageant soit-il. Il n'est plus temps de faire le difficile. La Marte est en mal d'homme !
Qu'il annonce un âge avancé, elle saura bien lui rendre vigueur ; qu'il soit solide bûcheron, vaillant laboureur, joli garçon, vilain, gros, bossu, gardeur d'oies à peine pubère : tout mâle pour la Marte est une proie !
Chacun qui l'entend reboutonne sa veste, boucle son ceinturon, serre culotte et prend la poudre d'escampette. Même le plus ardent coq de village et culbuteur de bergères ne demande pas son reste et, comme les autres, se recroqueville dans le taillis, priant qu'elle ne l'y déniche, car la drôlesse a l’œil vif, l'oreille aiguë, la narine sensible...
Le moindre bris de branche, frôlement, la trace d'un pas, un froissement d'herbe la mettent en alerte. Tous les sens tendus, elle avance, fouille l'ombre du feuillage et le creux du fossé. Elle renifle, elle scrute, traque la palpitation du cœur, la déglutition crispée d'un souffle affolé. Puis, soudain, à la diable pousse un hurlement strident afin d'obliger le gibier à se trahir par un sursaut d'effroi et à se mettre à courir. Car c'est dans la course qu'elle rejoins le fuyard, le croche, le happe et le couche.
Parfois la tension est trop forte à supporter et certains préfèrent encore répondre tout de suite à l'appel. Dociles, vaincus, les jambes coupées, ils tombent déjà sur le dos et s'abandonnent au sauvage coït.
Il en est de plus courageux qui combattent de front et, comme la chèvre de monsieur Seguin, résistent toute la nuit avant de se laisser manger.
Peu en réchappent.
Celui-là est bien mal parti. Sorti tard d'une veillée aux châtaignes joliment arrosée, il déplore un estomac lourd, une foulée mal assurée. Surpris à découvert au milieu d'un champ, il a laissé sa chance en cherchant vainement un abri. Vite repéré, il n'a plus que la fuite et la route devant lui. Ses sabots sont restés dans la glaise des mottes. Il glisse, trébuche, ahane et sent un point de côté lui briller les flancs. Il ne devrais pas non plus se retourner sans cesse pour voir la distance entre eux se réduire. Mais c'est plus fort que lui, fasciné qu'il est par le spectacle de la Marte lancée à ses trousses.
Nue, échevelée, les bras et le torse décharnés, la cuisse creusée, mais les fesses et les hanches honteusement disproportionnées - énormes -, vibrant à chaque enjambée, elle a rejeté un de ses seins en arrière, par-dessus l'épaule, et présente l'autre à deux mains.
Il sait qu'il est perdu. L'haleine de la Fée déjà brûle sa nuque. Sans un cri il s'écroule à la merci de l'étreinte lubrique. Sur le ventre il est tombé, les membres en croix, la face dans un sillon. A peine a-t-il connaissance qu'on le retourne, qu'on le fouille, qu'on le dénude, qu'on le chevauche. Doucement un ange charitable est descendu lui moucher l'esprit et éviter ainsi qu'il ne subisse consciemment la honte du viol.
Celui-là a eu de la chance, la Marte ne l'a pas emporté pour en, faire son compagnon, déçue, peut-être, par le peu d'attrait du bonhomme. Elle l'a laissé seul, souillé, brisé, ruisselant de larmes amères, perdu au milieu des prairies molles.
Tout à l'heure, quand il rentreras chez lui, à son épouse inquiète il n'osera rien dire. Jamais plus il ne la touchera. Taiseux, absent, il restera prostré, et chaque matin, au réveil, le chant de la basse-cour sera une blessure.
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Messagepar Somewhere » jeu. janv. 16, 2014 12:38 pm

Enorme le nom Trouille-de-nouilles. :rire:

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Re: La Grande Encyclopédie des Fées

Messagepar phoenlx » jeu. janv. 16, 2014 12:40 pm

J'avais jamais entendu parler, on a des images de cette ... chose ? :mrgreen:
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende
Force et honneur !


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