enfin vu ce petit polar signé Melville, qui avait déjà réalisé un polar non moins magnifique (le Samouraï, déjà avec Delon)
du beau petit polar, parfaitement, maîtrisé et avec un rythme lent (pas ennuyant, pour autant), servi par un trio d'acteurs qui est juste magnifique que ça soit Delon ou Montand ou Bourvil, ce sont des interprétations qui sont parmi mes préférées dans ce que j'ai vu de leur filmo : sobres mais intenses. une direction de photographie impeccable aussi. perfection glacée pour un polar quasiment silencieux (du point des scènes d'action, je veux dire) : le film est méthodique, organisé superbement à l'image du casse central. et ce jusqu'à la fin magistrale de ce film où on sent un petit air de fatalité planer, quand même. bon bref, j'adore

je ne me pose même pas la question de la note, tellement le suspens est là, malgré le fait qu'arrive ce qui doit arriver. Melville réconcilie presque les contraires avec cette fatalité qui crée le suspense. hum pis les polar américains, ça va une fois, ça deux fois mais hasta à la vista

celui-ci aurait presque un petit aspect onirique, en plus. épuré mais magistral : le passé des personnage est éludé mais pas oublié, on sait assez pour comprendre les motivations de chacun.
"Most of what you think you know about Camelot and the evil sorceress known as Morgan Le Fay is nothing but lies. I should know for I'm Morgan Le Fay, High-Priestress of the Isle of Avalon."
"The truth winds somewhere between the road to Glastonbury, Isle of the Priests, and the road to Avalon, lost forever in the mists."
- Mists of Avalon