J'ai commencé à lire ce manga vraiment charmant et il se déguste c'est le cas de le dire !! Moi qui ne suis pas du tout amateur de vin (j'en bois même jamais) ça me donne limite envie de tester un bon Bourgogue, on apprend plein de petites choses sur les grands crus et sur les grands domaines français , les clin d'oeil sont nombreux et l'histoire est somme toute simpliste (une histoire d'héritage et de mise en concurrence des héritiers d'un oenologue célèbre qui partent à la recherche de grands crus ) mais ça se laisse lire, c'est vraiment sympa notamment pour les références ; le début du premier tome par exemple fait souvent référence aux crus du domaine de la Romanée-Conti , célèbre domaine de Côte d'or..
Je lisais sur des sites web qu'apparemment plusieurs personnes passionnées de vin (et certains qui sont dans le métier) ont découvert l'univers des mangas à travers celui-ci et adorent, ils disent que c'est rigoureux ; A la fin des volumes on peut aussi trouver une série de pages explicatives sur le vin, les vignobles, les terroirs. A part ça, je ne sais pas si mon avis est objectif mais je trouve que graphiquement c'est un manga de très bonne qualité, les dessins sont clairs et jolis, assez détaillés, plaisants à lire et jamais confus, le style des 2 mangaka me ravit personnellement ... Dès que je peux je vous mettrai quelques scans
Voici une petite interview d'un oenologue français célèbre , Michel Dovaz, à propos des gouttes de Dieu, il est interviewé par le site actuabd.com
Michel Dovaz (œnologue) : « On prend le vin trop au sérieux, ça le rend triste ! »26 mars 2008
Michel Dovaz est professeur de l’Académie du vin de Paris est l’auteur de plusieurs ouvrages d’œnologie, notamment Les Grands Vins de France (Ed. Julliard) et une Encyclopédie des crus classés du Bordelais (Ed. Julliard) qui fait autorité. Cet œnologue - L’expression italienne « oenotechnicien » lui semble plus exacte – a fait la préface du manga de Tadashi Agi et Shu Okimoto. Rencontre.Est-ce que ce que vous avez lu dans le manga est conforme à la vérité, comment dit-on… oenologique ?Je ne crois pas qu’il y ait d’erreur majeure. Il y a des questions d’appréciation mais en cela, tout le monde a raison. Vous pouvez dire que vous préférez tel vin à un autre. L’aspect romanesque ne me dérange pas du tout. Les bandes dessinées, à l’origine, avaient une volonté éducative. Rodolphe Töpffer était éducateur, je crois. Je trouve même que c’est bien, que cela désacralise un peu. On prend le vin trop au sérieux, ça le rend triste !
Vous lisiez les bandes dessinées avant cela ?Pas vraiment, mais j’ai été jeune comme tout le monde (à une époque vraiment reculée, il est vrai). Quand j’étais enfant, je lisais Hop-Là ! [1]. Il y a eu plusieurs bandes dessinées publiées sur le vin, sur le Champagne et sur le Beaujolais, je crois. J’avais déjà trouvé ça sympa. Mais là, on a une trame plus intéressante.
Ainsi donc, les Japonais nous apprennent à apprécier le vin, c’est un comble, non ?Ah mais, en général, ils ne sont pas mauvais les Japonais. Ils nous apprennent aussi à fabriquer des voitures ! Ce sont des gens très consciencieux. Je pense que, quelle que soit la matière, il y a beaucoup moins de bricoleurs au Japon que dans le reste du monde. J’ai trouvé que cet album était très bien documenté et le thème général de l’histoire est original. Récemment, Gilles du Pontavice a publié un roman, Le Margaux interdit, qui repose sur les mêmes bases : Un Margaux qui aurait dû être classé et qui a disparu.
Propos recueillis par Didier Pasamonik
(
Source )