La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Section consacrée aux âges anciens et à la vaste mythologie au fondement du Seigneur des Anneaux racontée dans le Silmarillion, oeuvre qui a mûri dans l'esprit de Tolkien durant toute sa vie. Ici nous parlerons de l'histoire tragique des enfants de Húrin, du conte de Beren et Luthien, de la naissance des elfes, des guerres du lointain passé entre les elfes et Morgoth, le premier Seigneur des Ténèbres, maître de Sauron, ainsi que de l'histoire de Numénor, la grande île des rois des hommes à l'ouest, engloutie à la fin du Second Age du Soleil.
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La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Morgoth Bauglir » jeu. juil. 25, 2013 5:57 pm

La relation entre les Silmarili et le Graal


Je tiens à vous présenter aujourd’hui un contenu qui me tient particulièrement à cœur, puisqu’il recouvre deux loisirs dont le plaisir se fait sentir chez moi de façon explicite. Il s’agit bien entendu de l’univers de J.R.R Tolkien d’une part, et des légendes arthuriennes d’autre part. En effet, il serait possible d’établir une longue et minutieuse étude sur la comparaison de ces deux corps littéraires, mais cela me prendrait du temps, et je tenais à m’attarder sur un point en particulier : la relation qui peut exister entre les Silmarili, joyaux qui font l’objet d’une quête à travers les pages du Silmarillion et le Graal, objet de convoitise des chevaliers de la Table Ronde, selon les écrits de nombreux auteurs médiévaux. Le rapport entre ces deux choses relève dès lors une étude intéressante à mener avec plus d’attention.
Aussi vous dresserai-je tout d’abord une présentation générale des Silmarili et du Graal, puis je m’attarderai sur les rapports qui peuvent être émis en comparant ces présentations.


Les Silmarili

Les Silmarili (Éclats de lumière pure en quenya) ou Premiers Joyaux, sont des joyaux forgés de la main du plus doué des Noldor, Fëanor. De son art, il put contenir la Lumière des Deux Arbres, soit la Lumière pure par excellence, du fait que cette lumière de Valinor provient des Arbres, avant qu’ils ne soient souillés par le Mal. Ce qui, cela dit en passant, n’est pas le cas du Soleil et de la Lune (Lettres, n°131). « Dès lors cette Lumière survécut seulement dans ces pierres. » Mais ces joyaux, dont Varda les avait consacrés afin qu’aucun être impur ne put les toucher sans se blesser, furent l’objet et de haine et de convoitise de Melkor, qui projetait de voler les Silmarili. Mais ces joyaux, trop bien gardés à Tirion, furent bientôt déplacés à Formenos par Fëanor lors d’une querelle avec Fingolfin. Cependant Melkor, après avoir occis les Deux Arbres avec l'aide d'Ungoliant, profita de ce que Fëanor se trouvait à Valimar pour venir dérober les joyaux, tuant Finwë qui, seul, n'avait pas fui devant lui. Melkor et Ungoliant s'enfuirent alors vers le nord, revenant sur la Terre du Milieu. Ungoliant réclama les Silmarili à Melkor pour apaiser sa faim, mais celui-ci refusa, et l'araignée dut fuir devant l'arrivée des Balrogs, venus au secours de leur maître. Celui-ci s'installa à Angband et forgea sa Couronne de Fer, sur laquelle il sertit les trois joyaux. Pris d’une haine inconsolable, Fëanor fit le terrible serment de poursuivre sans trêve tout être qui aurait un Silmaril en sa possession. Une implacable fureur sacrée ne quitta plus jamais le héros. Il s’ensuivra tout au long du Silmarillion une quête poussée dans ses plus extrêmes retranchements (notamment avec la perte de milliers de vies), afin de recouvrir les trois Silmarili volés par le Prince de la Nuit Morgoth.

Le Graal

Le Graal, lui aussi objet légendaire d’une épopée, apparaît au Moyen-Age, plus précisément à la fin du XIIe siècle dans le roman de Chrétien de Troyes. Cet artefact tant convoité, est souvent présenté comme étant un récipient contenant une nourriture sublime et abondante, concept que nous retrouvons en parallèle dans d’autres civilisations, citons à ce juste titre la Corne d’Abondance de la mythologie grecque, objet de valeur inestimable qui a perduré en grande partie à travers l’art pictural.

De son étymologie, le mot « graal » viendrait probablement de l’ancien-français cratella « vase » ou « coupe ».

Chrétien de Troyes, n’ayant pu achever son œuvre, se voit composée une suite à l’histoire de Perceval. Nous citerons parmi les plus connus le Parzival de Wolfram d’Eschenbach, écrit au début du XIIIe siècle, composé de quelques 25000 vers, rédigés dans la langue de l’époque de l’auteur en Allemagne, soit le moyen haut-allemand, langue caractéristique de la littérature des romans courtois (langue parlée aux alentours de 1050 et qui perdurera ainsi trois siècles).

Il est très intéressant de noter que chez Wolfram d’Eschenbach, le Graal n'apparaît pas non plus comme une coupe, ou un vase, mais comme une pierre précieuse, sur laquelle est placée l’hostie, renouvelée tous les ans le Vendredi Saint. Elle porte un nom très singulier, puisqu’à la lecture de l’œuvre en version originale, cette pierre n’est pas nommée sous un nom germanique, mais latin. En effet, elle porte le nom de lapsit exillis, terme intraduisible, qui a connu des interprétations multiples : ou lapsit est choisi pour lapis, la pierre, ce qui rappelle la pierre de la Kaaba de la Mecque et la pierre sacrée du temple de Salomon. De nombreuses interprétations furent données à ce terme de lapsit exillis, et nous pouvons déduire de par ses interprétations, que le Graal serait une pierre philosophale, donc dotée de vertus sacrées. Du second terme, exillis, nous pouvons déceler ex cellis, qui désignerait l’origine divine du Graal.

Cependant, la pierre est façonnée à partir d’un minéral qui ne nous est pas anodin : l’émeraude. L’émeraude, selon la légende, serait tombée du front de Lucifer, et qui, creusée en vase, aurait recueilli le sang du Christ (le concept du recueillement du sang du Christ n’apparaît que sous l’auteur Robert de Boron dans Le Roman de l'Estoire dou Graal à la toute fin du XIIe siècle). Cette légende religieuse, remonte au livre d’Hénoch, livre qui par certains aspects, fut rejeté du Canon, et est classé selon les religieux comme étant un texte parabiblique. Cependant, ce texte regorge de richesses, et contient un passage où il est question d’un puissant archange déchu à l’origine des temps pour avoir défié Dieu, en se s’inclinant pas comme tous les autres Anges, devant Adam, le premier homme. Lucifer « le porteur de lumière (divine) », perdit son émeraude incrustée à son front, symbolisant ainsi la chute de l’ange, qui entraîna avec lui d’autres des siens avec lui. Les anges, non corrompus, ont délivré sur terre cette émeraude. Elle est placée, selon les légendes arthuriennes, dans un temple lumineux, si précieux que sur Terre, rien de tel n’est connu. À l’intérieur, un vase doté d’un pouvoir miraculeux y est gardé comme le Saint des Saints ; pour être confié aux soins des plus purs parmi les hommes. Le roi-pêcheur se verra en être le dernier protecteur, aux heures des histoires entourant le mythe d’Arthur. Émettons dès ici un rapport entre l’émeraude de Lucifer et la Couronne de Fer de Morgoth sertie des trois Silmarili. Dès lors que Morgoth est défait (Vala qui ne voulait pas s’incliner devant le fruit de la pensée d’Ilúvatar, tel Lucifer devant Adam), ce sont les Valar qui récupèrent la Couronne de Fer et donc les Silmarili. Cette relation n’est pas anodine.

Il y a à Loudun, dans la Vienne, un musée Charbonneau-Lassay. Cet auteur, qui était aussi graveur sur bois, utilisait au XXe siècle un procédé de gravures que les premiers moins xylographes employaient : le canif et la petite gouge. Cet homme, possédait un recueil de symboles datant de la fin du XVe siècle, et il reproduisit plusieurs de ces symboles dans des articles qu’il a publiés. Le « ciboire contenant une pierre rouge » figure dans son texte sur le Graal.
Ciboire contenant une pierre rouge,

Image

Emblème de L’Estoile internelle.

Ce symbole était l’emblème d’un groupement d’origine médiévale, l’Estoile Internelle. Il résume, réunies mais séparées, les deux figures traditionnelles du Saint Graal : le calice de Robert de Boron et de ses successeurs, et le lapsit exillis de Wolfram d’Eschenbach. Cette expression de lapsit exillis est comprise comme : lapis lapsus ex coelis, « la pierre tombée des cieux ». L’expression lapis e coeli est à relier au passage énigmatique de la Bible, tiré des prophéties d’Isaïe : « 14:12 Comment es-tu tombé du ciel, Astre brillant, Fils de l’Aurore? Comment as-tu été précipité à terre… ».


La présentation des deux éléments comparés étant faite, je vous propose à présent une explication plausible de cette relation exposée.


Tenons-nous en premièrement à la matière. Les Silmarili, artefacts d’éclat, se doivent d’être d’une transparence inégalable, car c’est eux seuls qui diffusent la lumière pure, il y a donc l’idée d’une transparence divine certainement. Nous pourrions dire qu’ils ressemblassent à du cristal, mais qu’ils étaient beaucoup plus durs que du diamant. En effet, ces joyaux sont considérés comme « quasi indestructibles », malgré le fait que nous les ayons perdus tout trois : représentants des trois éléments que sont l’eau, la terre et l’air, ils ont rejoint chacun leur élément propre, pour disparaître à tout jamais. La matière de l’objet est essentielle, elle est ce qu’est le corps aux Enfants d’Ilúvatar, un moyen de briller d’une lumière propre, mais toujours en relation avec l’universel.

Ici donc, la relation entre le cristal des Silmarili, et l’émeraude du Graal chez Eschenbach serait envisageable. L’idée que d’un matériau émane une lumière pure est en tout point hautement symbolique.

La Quête des Silmarili, qui fait objet de fil rouge dans le Silmarillion, peut être mis en relation avec la Quête du Graal des légendes arthuriennes.

Tout d’abord, les Joyaux, ou le Graal font l’objet de quêtes impossibles. Aussi une mise en relation des deux éléments pourrait être intéressante.

Nous pourrions par avance réfuter ce qui va suivre, puisque la Quête des Silmarili s’avère au final être une réussite, étant donné que deux des Silmarili reviennent respectivement à Maedhros et à Maglor, qui les eurent volés aux Valar, une fois que Morgoth fut défait. Or ils ne purent les tenir en leur possession que trop peu de temps, puisque ces derniers leurs brûlèrent les mains et pris de folie, Maedhros se jeta avec son Silmaril dans une crevasse, Maglor quant à lui le lança à la mer. Le dernier se trouvait sur le Vingilot, le navire d’Eärendil. Aussi pourrions-nous relativiser le triomphe des fils de Fëanor.

Dans l’imaginaire du Moyen-Âge, dans le nôtre aussi, le Graal occupe une place de privilège. Dans sa nature indéterminée et variable, selon l’écrit médiéval aussi bien que dans nos métaphores, le Graal signifie la recherche de l’impossible. Contrairement aux Silmarili, on ne connait pas sa forme – qui chez Chrétien de Troyes n’est qu’un large plat creux où l’on sert l’hostie – un ciboire ou un calice, et dans le tailloir d’argent d’une patène, dans la lance qui saigne la sainte Lance. Le Graal, outre qu’il est un objet divin, est un objet mystérieux. Mystérieux de par son nom, graal, que nous pourrions rapprocher du latin gradalis, l’écuelle, le plat.

Talisman inaccessible, le Graal se fait approcher par des chevaliers tels que Perceval, Gauvain, ou encore Lancelot. Mais tous échouèrent. Dans La Queste del Saint Graal (XIIe siècle), Galaad, le fils de Lancelot, accompagné de Perceval et de Bohort réussissent la quête absolue, bien que seul Galaad, le plus pur des chevaliers, sera celui qui regarda à l’intérieur du Graal. Il en mourut juste après ce qu’il avait vu au-dedans. Son père Lancelot était destiné à l’origine à trouver le Graal, mais son amour pour Guenièvre l’a détourné de ce destin.

Que remarquons-nous donc ? Les deux quêtes semblent avoir des points communs. Complexes, presque éternelles, elles se voient accomplies, mais une fois terminées, les conséquences de ces trouvailles nous montrent qu’il n’y a pas de bonheur éternel à la quête de l’absolu, puisque dès que nous touchons à l’absolu, nous ne voulons rien d’autre, cela va de soi.

Ces deux quêtes ont aussi d’autres similitudes. Les Silmarili tout comme le Graal sont des Joyaux Sacrés qui ont un rapport continu au sang. Bien que le sang soit rapproché des Joyaux de manière différente dans l’une ou l’autre épopée, il n’en est pas moins intéressant de produire des comparaisons.

Dans le Silmarillion, les Silmarili constitue le but ultime des fils de Fëanor. Ils donnent leur vie en échange de revoir un jour les Joyaux. Quête noble certes, mais ô combien sanglante ! Nombre de batailles sont menées dans le but retrouver les Silmarili. Nous pourrions désavouer cet engagement pris par les fils de Fëanor. Or essayons de voir les choses sous un autre angle. Ces Elfes ont vu la Lumière Pure, et comme je l’ai mentionné plus haut, dès lors que nous avons touché à l’Absolu, nous ne voulons plus le quitter. Ces guerres, outre dans le but de défaire la Terre du Mal qui la ronge, ont pour objectif de redonner aux âmes elfiques leur pureté, leur apaisement, leur beauté. Aussi pourrions-nous prétendre que les guerres menées par les Elfes sont légitimes, quand bien même le sang a coulé de trop nombreuses fois. Il s’agit là d’un grand sacrifice, annoncé par la prophétie de Mandos. Comme dans toute quête, il y a des obstacles, il faut savoir faire des sacrifices dans le but de voir un jour ce que nous désirons le plus au monde. Même au prix du sang.

Dans la légende arthurienne, le sang fait lui aussi acte de présence. Mais d’une façon toute autre que dans le Silmarillion. Nous l’avons vu, le sang dans l’œuvre majeure de Tolkien est un sang versé dans l’optique d’une réussite. Dans l’œuvre de Robert de Boron, le sang, qui est celui du Christ, devient dès lors chargé d’une autre symbolique. Ce n’est non plus du sang donné pour atteindre l’Absolu, ce sang est l’Absolu-même. Il y a tout de même du sang versé lors des quêtes des chevaliers pour trouver le Graal, mais les sacrifices sont à mon sens motivés par autre chose que le sang versé ; je pense ici à l’Amour, incarné dans la légende arthurienne par Lancelot et Guenièvre. Lancelot, voué à une prodigieuse destinée, s’est vu sacrifier une partie de l’amour qu’il portait à la Reine. Bien entendu, cet amour l’a bien vite rattrapé, et il s’est vu « abandonner la quête du Graal », qui sera reprise par son fils Galaad. Cependant, tous les chevaliers sont animés d’amour, d’un amour spirituel, excepté Lancelot, qui lui est animé de passions sentimentales. C’est cet amour qui est le motivateur de la Quête des chevaliers, et non pas la vengeance comme on peut le constater chez Tolkien.

Cependant qu’elle motivation semble être la meilleure, nous ne saurions nous décider sur un quelconque tranchement, étant donné qu’au final, dès lors que nous atteignons notre but, nous sommes, pour ainsi dire, déçus. Nous désirons mourir dès lors que nous voyons autre chose que l’Absolu. Tout sacrifice est donc légitime, et mène au final au même but.

Les valeurs chevaleresques commencent ici. La recherche d’un objet sacré comme but dans la vie, et même au risque de sa vie, montre que la finalité peut être plus importante que sa propre existence : vision chrétienne de la vie terrestre, vécue comme un passage avant un monde meilleur.

L’énergie dépensée et les épreuves rencontrées font grandir ou révèlent les qualités des chevaliers, éventuellement leur permettent d’en acquérir de nouvelles. Il s’agit donc d’une quête initiatique. Cependant, les épreuves se déroulent à différents niveaux de conscience et de compréhension. Les Silmarili sont des joyaux forgés au feu de la terre-mère. Celui qui les porte doit être digne et détaché. Sinon, le pouvoir se retourne contre lui et il devient l’esclave des joyaux fatidiques. Aussi Beren, ne se voit point être brûlé par le Silmaril qu’il a détenu, alors que Maedhros, le cœur animé de vengeance, se brûle les mains.

Les Silmarili ont une existence qui leur est propre. Ils ne dépendent de rien, ni de personne. Ces pierres étranges ont un pouvoir. Le raisonnement rationaliste n’a rien à voir avec cela. On ne peut rien comprendre aux Silmarili ou au Graal si l’on n’a pas déjà acquis un minimum de sens magique. Ce qui nous ramène à un personnage tel que Perceval, qui se voit apprendre par exemple dans le Parzival, que le Graal est lapsit exillis. Il paraît dès lors prêt à partir en quête de ce dernier, puisqu’il a acquis le sens magique qui émane du Graal.

Le Silmaril ne fait-il pas partie intégrante de soi-même ? On est tout-à-fait en droit de se poser la question. Il a été forgé dans un métal rare et il est animé par une force invisible, par une intelligence extrêmement subtile. Il se comporte comme un miroir vis-à-vis des intentions secrètes des différents protagonistes. Il demeure intimement lié à l’état de conscience des individus. Du reste, il est le fruit d’une alchimie et d’un travail de forgeron. Le Silmaril devient capable de transformer les motivations profondes de chacun.

« Quand il (Beren) referma la main sur le joyau celui-ci rayonna dans tout son être et sa main fut comme une lampe allumée, mais le Silmaril accepta son contact et ne le brûla point. » (Silmarillion)
Le joyau magique est en quelque sorte le prolongement vivant, ultra-sensible, de l’être. Il vit au cœur de la conscience.

Tout comme la quête du Saint Graal, les pérégrinations héroïques du Silmarillion illustrent une recherche spirituelle authentique. Bien que le libre-arbitre soit toujours préservé, les destinées individuelles connaissent le goût du sacrifice. L’individu transcende la cause et l’objectif dépasse l’ego.

Celui qui cherche la claire lumière, la connaissance sacramentelle, doit avant tout se détacher des illusions et des épreuves. Il doit forger en lui le Graal, le pur joyau indestructible de son honneur et de sa force. Une éthique chevaleresque accompagne les veilleurs et protège les pèlerins de la quête spirituelle. L’intelligence de la matière modifie imperceptiblement la volonté lucide du chercheur authentique. La pensée effectue des miracles permanents. Le cœur dirige l’intelligence à la recherche du Saint Graal et peu nombreux sont les élus que Dieu protègent à chaque instant.

Les chevaliers sont pourvus en définitive d’une véritable volonté de puissance : il n’y a pas de sérénité, il y a toujours quelque chose à combattre, une épreuve à franchir ou un défi à relever. C’est là le propre de l’héroïsme. L’être se dépasse toujours un peu plus lui-même. L’ardeur, la force, la volonté, en même temps que la ruse, l’intelligence et l’innocence sont les vertus indispensables à la conquête des Silmarili et au rejet de l’ignorance, de ses abîmes vampirisant. Le feu de nos désirs consume les doutes et les errances.

« Il arriva donc que les Silmarils trouvèrent enfin leur demeure : l’un au firmament du ciel, l’autre dans les flammes au cœur du monde et le troisième dans les profondeurs marines » (Silmarillion).
Les Silmarili, tout comme le merveilleux calice du Saint Graal, ne se trouvent-ils pas avant tout en soi-même ?

Les Silmarili et notre esprit, par cette quête, ne font qu’UN.
« Vous êtes comme tous les Français, vous n'avez pas lu Tolkien !
Il n'y a que vous autres qui ne l'ayez pas encore lu. »

Louis LAMBERT, Prélude à l'Apocalypse, p. 118 (cit. par Michaël Devaux dans La Feuille de la Compagnie n° 2, p. 85)

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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar SauronGorthaur » jeu. juil. 25, 2013 6:05 pm

le parallèle est logique. bon travail d'argumentation pour l'expliquer en tout cas :super:
(En semi-congé à durée indéterminée)

Náin
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 10:33 am

Je le lirais plus tard, mais ça m'a l'air intéressant
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar phoenlx » ven. juil. 26, 2013 10:47 am

Même remarque, en tout cas j'aime bien l'idée d'avoir relié un peu les mondes de Tolkien aux récits autour du Graal
( On en parle assez peu mais je pense qu'il y a pas mal de ressemblances ; Pourtant je crois que Tolkien voulait aussi pas mal s'en démarquer, notamment à cause du lien trop explicite au christianisme .. )
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 10:58 am

phoenlx a écrit :Même remarque, en tout cas j'aime bien l'idée d'avoir relié un peu les mondes de Tolkien aux récits autour du Graal
( On en parle assez peu mais je pense qu'il y a pas mal de ressemblances ; Pourtant je crois que Tolkien voulait aussi pas mal s'en démarquer, notamment à cause du lien trop explicite au christianisme .. )

Oui mais ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'allusions
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Aries Phoenix » ven. juil. 26, 2013 11:09 am

C'est intéressant, mais il faudrait que je lise le Silmarillion pour me faire une opinion. C'est très bien écrit en tous cas (et je n'ai pas vu la moindre faute d'orthographe :hat: )
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar phoenlx » ven. juil. 26, 2013 11:59 am

Livre incontournable pour tous les tolkienophiles , c'est la Bible :mrgreen:
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Menace » ven. juil. 26, 2013 12:11 pm

Aries Phoenix a écrit : (et je n'ai pas vu la moindre faute d'orthographe :hat: )


Tu as bien de la chance :lol:

Sinon, à part ce problème c'est très intéressant.
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 12:16 pm

phoenlx a écrit :Livre incontournable pour tous les tolkienophiles , c'est la Bible :mrgreen:

C'est pas faux :mdr:
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 12:27 pm

C'est vraiment bien écrit chapeau :shock: Mais il y a un point que dont certes tu a parlé mais pas assez à mon sens, le fait que seuls les purs peuvent accéder à ces joyaux. Comme tu le dit, dans la quête du Graal, Lancelot, qui était destiné à trouver la relique, est finalement "destitué" car il a perdu sa "pureté" et je reprendrais une de tes phrases :
"bien que seul Galaad, le plus pur des chevaliers, sera celui qui regarda à l’intérieur du Graal."
Et on observe les même phénomène chez Tolkien où les enfants de Fëanor, ayant tué leurs frères à plusieurs reprises ont aussi perdus leur pureté, et de ce fait leur "droit" sur les joyaux.
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Morgoth Bauglir » ven. juil. 26, 2013 4:22 pm

Excellente remarque Nain, en effet ce que tu dis est juste, dans le cycle arthurien, seul Galaad parvient à s'asseoir sur le siège périlleux, ce qui implique donc qu'il est lié au destin du Graal (là où dans un autre écrit, Perceval s’assoit dessus, et se fait engloutir). Il y a donc une véritable présence du Destin, notion fondamentale dans le monde chevaleresque. Pour en revenir aux fils de Fëanor, il est évident que le but n'est pas le même, puisqu'il est inspiré du désir de vengeance, là où les chevaliers de la Table Ronde recherche la paix intérieure. Les deux épopées parlent de la quête de l'Absolu, mais Tolkien diffère du cycle arthurien, en ajoutant chez les quêteurs, une flamme non pas d'amour (purement spirituel), mais désireuse, et donc vaniteuse en fin de compte.
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 4:30 pm

A oui oui non mais après évidemment qu'elle diffère, mais voilà c'est par rapport à la façon de les avoir que je parlais, pas du motif :wink:
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Messagepar SauronGorthaur » ven. juil. 26, 2013 4:54 pm

Morgoth Bauglir a écrit :Excellente remarque Nain, en effet ce que tu dis est juste, dans le cycle arthurien, seul Galaad parvient à s'asseoir sur le siège périlleux, ce qui implique donc qu'il est lié au destin du Graal (là où dans un autre écrit, Perceval s’assoit dessus, et se fait engloutir). Il y a donc une véritable présence du Destin, notion fondamentale dans le monde chevaleresque. Pour en revenir aux fils de Fëanor, il est évident que le but n'est pas le même, puisqu'il est inspiré du désir de vengeance, là où les chevaliers de la Table Ronde recherche la paix intérieure. Les deux épopées parlent de la quête de l'Absolu, mais Tolkien diffère du cycle arthurien, en ajoutant chez les quêteurs, une flamme non pas d'amour (purement spirituel), mais désireuse, et donc vaniteuse en fin de compte.

Si je puis me permettre, ça dépend des versions:
Lancelot est un ajout tardif au mythe arthurien ( il appartient à la base à des légendes armoricaines et a été que plus tard ajouté au mythe arthurien), et Galaad encore plus. à la base, c'est réellement Perceval (Peredur gallois) qui s’assoit avec succès dans le siège périlleux et qui trouve le Graal ( et dans l'histoire galloise originelle et païenne, un chaudron magique si je me souviens bien), et les écrits inachevés de Chrétien de Troyes tendent dans ce sens ( inachevés certes, mais nul trace de Lancelot et de Galaad, donc Perceval était destiné dans l'esprit de CH. de Troyes a triompher).
Galaad est un ajout purement chrétien, car il fallait un héros moral et sans tâche, limite un second Christ qui n'a rien d'humain et pour qui tout le travail est mâché, Perceval était davantage teinté de paganisme et pas du tout irréprochable donc sujet aux critiques des moralisateurs médiévaux. Pour ça moi je déteste Galaad, et je n'en tiens jamais compte, pour moi, le seul vainqueur du Graal, c'est Perceval, relégué injustement au rang d'assistant de Galaad dans les versions ultérieures.
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 5:00 pm

Perceval est d’ailleurs le vainqueur du Graal dans Excalibur
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar SauronGorthaur » ven. juil. 26, 2013 5:04 pm

nain a écrit :Perceval est d’ailleurs le vainqueur du Graal dans Excalibur

exact!
non mais Perceval c'est le vrai vainqueur païen, alors que Galaad, c'est l'usurpateur chrétien :evil:
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 5:13 pm

Oui donc c'est bien ce qui me semblait, je n'osais pas la ramener parce que je connais finalement assez peu les légendes arthuriennes, mais il me semblalit bien que c'était Perceval le "cœur pur".
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Morgoth Bauglir » ven. juil. 26, 2013 6:15 pm

Il est vrai que Perceval accède au Graal dans un des textes arthuriens. Et dans d'autres il s'en rapproche très fortement, et reste toujours contemplatif et non actif lors de l'apparition du Graal. Perceval est évidemment le personnage central de toute l'épopée arthurienne. Mais selon les versions auxquelles nous avons affaire, nous sommes en mesure de voir d'autres horizons, une dimension plus chrétienne est à mon sens non pas une mauvaise chose, dans la mesure où la charge symbolique des textes est toujours aussi tenante. Aussi lire le Parzival d'Eschenbach est rudement intéressant sur ce point.
Pour ce qui est des personnalités, celles de Galaad et celle de Perceval, elles sont d'abord et avant tout chevaleresque, avant d'être sacro-saintes. Le christianisme comme l'aspect non pas païen, mais mythique celtique, tout comme le côté laïc de certains textes arthuriens se valent, dans la mesure où ils appartiennent à un tout littéraire. Nous pourrions, et à juste titre je dois dire, remonter aux premiers textes, mais il serait difficile, je pense, d'écarter la chrétienté de textes contant des histoires celtiques, puisqu'ils sont liés par essence-même. Il ne faut donc pas scander les choses ainsi, mais plutôt voir une unité dans ces textes. Et à juste titre Galaad complète Perceval tout comme Perceval complète Galaad. Une fusion des deux personnages nous présenterait donc le véritable chevalier, questeur del Graal.
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 8:26 pm

Il me semble que Galaad apparait dans le roi arthur non ?
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Messagepar SauronGorthaur » ven. juil. 26, 2013 8:28 pm

nain a écrit :Il me semble que Galaad apparait dans le roi arthur non ?

tu parles du film avec keira knightley en improbable Guenièvre? je crois oui, mais ce film, faut pas en tenir compte, c'est n'importe quoi
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Re: La relation entre les Silmarili et le Saint Graal

Messagepar Náin » ven. juil. 26, 2013 8:31 pm

Oui oui non mais je sais mais il me semblait bien qu'il y en avais un qui s'appelait comme ça
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
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Messagepar Morgoth Bauglir » dim. juil. 13, 2014 5:44 pm

Actualisation de ce sujet.
J'ai fait quelques addenda et corrigenda en ayant également apporté des rectifications à la forme-même du sujet.
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