
Harry Potter et la Chambre des secrets est un roman de J.K Rowling publié en 1998 en Angleterre et en 1999 en France. Il s'agit du deuxième tome de la saga et de la suite d'Harry Potter à l'école des sorciers. Rowling reprend alors la même structure que son précédent roman et commence son histoire à nouveau chez les Dudley, le chemin de traverse etc.. mais y inculque cette fois des éléments nouveaux comme la visite du Terrier, la demeure des Weasley, ainsi qu'un voyage jusqu'à Poudlard qui ne se fit cette fois pas en train mais en voiture volante. Par ailleurs Harry découvre dans l'allée des embrumes la sinistre boutique Barjow et Beurk, chez laquelle il fait alors la connaissance de Lucius Malefoy.

Malgré la pression de réitérer le succès du premier tome, J.K Rowling s'en tire à merveille sur ce deuxième et surpasse même clairement le premier. Mettant à nouveau en place un mystère à résoudre qui prendra une place encore plus important que dans le précédent puisqu'il donnera même son titre à l'oeuvre, Rowling parvient à distiller un suspens bien plus réussi que dans Harry Potter à l'école des sorciers, tout en continuant de développer son univers et les liens qui unissent Harry Potter et Voldemort. Le mystère est habilement écrit et mis en scène à travers les différents indices, en plus de jouer sur plusieurs fausses pistes assez crédibles tout en restant étranges.

C'est également l'occasion pour Rowling d'aborder ce qui sera le principal sujet de sa saga, à savoir le racisme et le fascisme. Avec la Chambre des Secrets l'histoire va alors explorer et développer l'Histoire de la maison Serpentard ainsi que les mentalités qui la caractérisent, et notamment cette obsession du sang pur, qui était celle de Salazar Serpentard, de Voldemort et de la famille Malefoy. Inutile d'expliquer l'évidente dénonciation du racisme allant même jusqu'à parler de "sorciers de souches" (renvoyant évidemment à cette formidable légende vous savez, de l'anglais ou du français de souche). Racisme des Sorciers vers les moldus d'ailleurs, comme à l'inverse, des moldus envers les sorciers, déjà abordé dès le premier livre avec les Dudley et qui continue également ici avec notamment l'évocation des chasses aux sorcières au Moyen-Âge.

La lutte symbolique par ailleurs, entre deux couleurs bien déterminés (le rouge contre le vert, le rouge de Gryffondor, de Fumsec, contre le vert du Basilic, de Serpentard et de la chambre) est assez efficace par ailleurs, même si elle sera grandement fracturée par la suite.

Malheureusement le roman souffre de "rappels" pour les nouveaux lecteurs ou retardataires écrits de manière franchement grossière. On a ainsi plusieurs fois l'impression que Rowling ne s'adresse nullement à un lecteur ayant lu le premier tome mais réellement qu'à des nouveaux tellement l'exposition de personnages, lieux et événement déjà connus est faite sans aucune forme de subtilité. On regrettera également des soucis de crédibilité quant au fait qu'en une année un enfant de 12 ans parvient à trouver, très, très rapidement tout de même (et de manière avouons-le, franchement très simple) une pièce que les plus grands esprits sorciers ont échoués pendant un millénaire à trouver. Ajoutons à cela que ce même enfant de 12 ans parvient également à terrasser, là aussi, de manière très rapide, et même si non sans aide, ce qui est qualifié comme l'un des monstres les plus dangereux du monde des sorciers...
Reste une histoire parfaitement maîtrisée et réussie qui continue à développer un univers se révélant de plus en plus vaste.





