
Harry Potter et les Reliques de la Mort est un roman de J.K Rowling paru en 2007 en Angleterre comme en France.Il s'agit du septième et dernier tome de la saga Harry Potter, constituant donc le chapitre final (même si la pièce Harry Potter et l'Enfant maudit peut constituer une huitième histoire à la saga, sa canonicité étant encore débattue).

Rowling fini donc sa saga avec une certaine maestria il faut bien le reconnaître, même si l'on reconnaîtra de ci de là quelques très grosses facilités, comme par exemple Ron qui ouvre la chambre des secrets en répétant les mots qu'il a entendu Harry prononcer une seule fois, ou l'efficacité d'un feudeymon, soit un sortilège certes puissant mais que tout sorcier peut invoquer à tout moment, puisqu'un idiot avéré comme Crabbe y parvient, pour détruire les horcruxes...

En revanche les révélations nombreuses et croustillantes de ce dernier volume rendent l'histoire et le final extrêmement prenant. On pensera évidemment aux deux principales, à savoir Rogue allié de Dumbledore et Harry l'horcruxe. Cette dernière trouvaille est particulièrement brillante et permet de boucler la boucle commencée avec l'école des sorciers de manière superbe. En effet, Harry, en raison de sa nature, doit se sacrifier, recréant la magie puissante que sa mère elle-même avait entreprit pour la protéger. Ainsi en se sacrifiant, Harry fait et prouve plusieurs chose, sa définitive supériorité sur Voldemort dont la quête principale a toujours été de vaincre la mort, une preuve d'amour qui a toujours été la grande puissance opposée au mage noire et défendue par Dumbledore, et enfin la défense de ses amis, rendant du même coup un Voldemort quasiment inoffensif. C'est donc bel et bien par un acte d'amour qu'Harry réussit à défaire le dernier fragment de vie de Voldemort (il restera Nagini certes mais l'idée est là).

La deuxième boucle bouclée c'est évidemment celle de la modestie et de l'humilité, du goût des choses simples qui l'emporte sur la soif de pouvoir et l'ambition démesurée. Concept que l'on retrouve chez Tolkien évidemment et qui sera développé probablement plus que dans aucun autre volume de la saga, puisqu'on y visite alors le passé de Dumbledore, Rowling dévoilant que même ce personnage faisant figure de sage a toujours plus ou moins eu un certain goût pour la gloire et la puissance, pointé comme le principal défaut du personnage par l'auteur et Dumbledore lui-même, et qui précipitera sa fin (n'ayant pu résister à l'envie de toucher la pierre de résurrection de la bague de Gaunt). Ainsi Harry, en se montrant humble et désintéressé par les deux puissantes reliques, la baguette et la pierre, en devient finalement le maître, ce qui lui permettra alors de porter le coup fatal à celui qui désirait tant être le maître de la mort, la baguette de sureau renvoyant à son envoyeur le sortilège mortel. C'est donc doublement symbolique, puisque à l'humilité, s'ajoute la moralité du bien, le sortilège de Harry n'étant nullement mortel, c'est celui qui désire tuer qui, par une complète ironie du sort et par sa volonté de posséder la baguette la plus puissante du monde, sera atteint par son propre sortilège. De ce fait, et conformément à ce que le conte des trois frères indique, c'est bel et bien l'humilité de la cape d'invisibilité qui confère à la sagesse et à la réelle puissance, étant la seule relique qu'Harry gardera (dans la droite lignée de ce que son ancêtre a fait dans le conte donc).

Enfin, c'est aussi par sa totale incompréhension de l'amour que Voldemort perdra l'un de ses meilleurs lieutenants, et fera gagner à son ennemi un très bon allié, qui aura grandement prit part à la chute de celui qui se fait appeler Seigneur des Ténèbres. On pourrait également arguer que Bellatrix Lestrange, le lieutenant le plus puissant de Voldemort, est-elle même vaincue par l'amour puisque ce sera Molly Weasley qui, déterminée à sauver les autres membres de sa famille, terrassera une sorcière clairement décrite comme très puissante. C'est également l'amour de son fils qui fera mentir Narcissa Malefoy lorsque celle-ci confirmera la mort de Harry à Voldemort. Bref, les exemples sont multiples.

On notera enfin quelques appréciables péripéties comme le cambriolage de Gringotts et la fuite à dos de dragons, la confrontation dans le manoir des Malefoy ou la visite de la fantasque maison des Lovegood. Même si l'on peut clairement percevoir l'intérêt d'une telle fin, la gare de King's Cross là où le "voyage" merveilleux a commencé, volonté de nouveau cycle etc.., je dois cependant émettre quelques réserves sur le dernier chapitre que j'ai toujours trouvé assez raté, que ce soit par les noms et les prénoms de certains enfants plus emplis de symbolismes que d'authenticité ou la désagréable sensation de perdre justement ce merveilleux qui aurait, au contraire, dû gagner plus d'ampleur avec cette idée de renouveau, bref.




? Mais cette histoire est obscure, oui.

