Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Culture asiatique au sens large, sujets sur le Japon, la Chine, religions et arts asiatiques, calligraphie, univers des samouraï, mythes et légendes, kojiki, yokaï, littérature et Histoire japonaise ou d'autres pays Extrême Orientaux, cuisine japonaise etc.
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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » sam. oct. 12, 2019 4:51 pm

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Zashiki warashi

Zashiki warashi est un yokai qui est surnommé "le gosse du salon", il fait partie des yokaï de type "esprits de la maison" ! La légende de ce yokaï provient de la région de Tôhoku. Tant qu'il habite une maison, la famille prospère, mais s'il part, c'est censé être la ruine ! Cet aspect est tellement ancré dans la culture japonaise que les entreprises, soucieuses d'avoir la chance avec elles, ont construit des pavillons pour abriter les esprits. Cela peut sembler futile car les zashiki warashi sont censés préférer les vieilles maisons aux bureaux et laboratoires neufs, ne résidant que dans des habitations occupées.

Pour attirer et retenir un zashiki warashi chez soi, il est dit que l'esprit doit être estimé et élevé comme son propre enfant. Toutefois, trop d'attention peut le faire fuir. Étant de nature enfantine, il lui arrive de faire des farces, voire des méfaits. En ce cas, il est conseillé de parler gentiment à l'esprit et d'oublier cet écart.

Ce yokai est aussi appelé zashiki bokko, les termes warashi ou bokko étant des termes archaïques signifiant enfant ou jeune femme
(source : wikipédia)

ci-dessous : je vous poste une statue en bronze de «Zashiki Doji» installée sur la route Shigeru Mizuki (route comportant de nombreuses statues mettant à l'honneur l'univers du mangaka Shigeru Mizyki dot l'oeuvre est remplie de yokaï, cette route se situe dans la ville de Sakaiminato, dans la préfecture de Tottori --> lire en amont dans le topic pour d'autres images ^^ )
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Si je vous parle aujourd'hui de ce yokaï c'est parceque je viens de voir l'épisode 18 de la série kakuranger qui lui fait une place d'honneur (un épisode assez triste d'ailleurs) ...

voici son apparence dans kakuranger :mdr: (bon c'est une série sentai donc dans sa forme maléfique il est rendu assez monstrueux :mdr: )
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Ces esprits sont généralement représentés par un petit garçon ou une petite fille. Ils représentent de ce fait la pureté. Ces yokaï sont décrits comme ayant un visage rouge, et l'apparence d'un enfant de 5 ou 6 ans, mais, en fonction de la maison dans laquelle ils s'installent, les rapports sur la fourchette d'âge vont d'un minimum d'environ trois ans et un maximum d’environ 15 ans. Des hommes et des femmes ont été vus, et les hommes portaient des vêtements noirâtres avec un motif kasuri ou rayé, et les femmes portaient un chanchanko rouge, un kosode et parfois un furisode.
On dit également qu'il y en a dont l'apparence n'est pas claire, rendant leur sexe inconnu. [3] Parfois, plusieurs êtres s'installaient dans une maison à la fois, comme un garçon et une fille. Il y a aussi des légendes qui disent qu'il y en a qui ressemblent à une bête noire et d'autres qui ressemblent à un guerrier.

On dit aussi que le soir, ils font des farces, comme monter sur des futons et retourner les oreillers pour ne pas laisser la personne dormir. Parfois, ils jouent aussi avec des enfants. Il existe également des légendes sur la manière dont le zashiki-warashi enseignerait la comptine d'Iwate aux enfants de ces terres.
À Gonohe, dans la préfecture d'Aomori, il existe une légende qui dit qu'une zashiki-warashi peut être invoquée lors de la construction d'une nouvelle maison en y enterrant une boule en or.

Il existe aussi des histoires sur la façon dont ils ne peuvent être vus que par des membres de la famille ou par des enfants, mais pas par des adultes. Il existe des histoires sur le fait que lorsque les adultes comptaient les enfants, il y aurait une personne de plus qu’à l’origine, mais comme les adultes ne comprennent pas ce que sont les zashiki-warashi, ils ne sauraient pas qui est la personne supplémentaire. Des histoires comme celles-ci apparaissent fréquemment dans la littérature. Un exemple de croyance populaire très caractéristique est que les familles avec un zashiki-warashi prospéreraient et que les familles dont le zashiki-warashi serait parti déclineraient. Cet aspect montre que les zashiki-warashi sont comme des dieux de la fortune ou des esprits protecteurs qui régissent la prospérité et le déclin d'une famille.

Dans le Tōno Monogatari, il y a des récits tels que celui qui raconte comment une famille a été anéantie par une maladie d'origine alimentaire après que son zashiki-warashi l'ait quitté.

A propos du Tōno Monogatari
Puisque je viens de l'évoquer, signalons que le Tōno Monogatari, ou Les contes de la ville de Tono est un livre paru en 1910 et écrit par Kunio Yanagita (un des fondateurs de l'ethnologie du folklore au Japon et penseur en politique agronome). Dans ce livre, il a recueilli les contes et légendes spécifiques à la ville de Tōno et l'oeuvre est devenue la pierre angulaire des études folkloriques japonaises. C'est dans cette œuvre que les yōkai les plus célèbres, aujourd'hui très communs dans les mangas, les romans ou les films d'animations japonais, apparaissent sous leur forme canonique.

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Dans ce même livre on apprend d'autres légendes relatives à ces yokai (et d'autres). Notamment une qui évoque comment le zashiki-warashi d'une famille aisée a été abattu par un enfant avec un arc et une flèche, entraînant là encore le déclin de la fortune de la famille.

Il existe une théorie selon laquelle un zashiki-warashi blanc est un signe de bonnes choses à venir et la vue d'un rouge (visage rouge, vêtements rouges et un seau rouge à la main) est un signe qu'un zashiki-warashi laisserait la famille conduisant à de mauvaises choses à venir. Il y a aussi des exemples où une famille qui en a vu un en rouge est morte de maladie d'origine alimentaire.

Aux alentours de la ville de Ninohe, il existe une coutume qui consiste à aménager une pièce avec des desserts et des jouets laissés à l’intérieur pour un enfant décédé ou tué tout petit (infanticide), et à rendre un culte à cet enfant, coutume reste à nos jours. Il y a aussi une coutume de faire une pièce qu'un enfant voudrait afin qu'un zashiki-warashi reste dans la maison afin d'apporter la prospérité à la famille.


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On dit que les zashiki-warashi aiment les haricots azuki ; il y a donc des familles qui en offrent chaque jour, et si on ne le mange pas, cela serait un présage pour le déclin de la famille ..

De nos jours, ces yokaï sont réputés s'être retirés dans les montagnes. Un ancien ryōkan (auberge traditionnelle typique du Japon), le Ryokufuso dans la préfecture d'Iwate est réputé héberger un zashiki depuis fort longtemps, et reste de fait toujours comble, grâce aux voyageurs espérant l'apercevoir1. Ce dernier a cependant été détruit, à la suite d'un incendie.

Il est dit que seuls les enfants peuvent voir ce yokaï, pas les adultes ; Dans le département d'Iwaté il est réputé être même apparu dans les écoles primaires. Dans la journée il jouait avec les élèves, et le soir vers 21 heures il s'amusait à slalomer entre les chaises et tables des classes désertes mais là encore seuls les enfants le voyaient
(source : le dictionnaire des yokaï de Shigeru Mizuki)

Un yokaï bien particulier donc. L'image que je vous ai posté en introduction de ce post est issue aussi du livre du mangaka Shigeru Mizuki.
Pour info ce yokaï apparait dans de nombreuses oeuvres de la culture : on peut citer (liste non exhaustive) :

--> dans l'oeuvre de l'écrivain japonais Kenji Miyazawa : ce dernier a en effet écrit 2 histoires sur les zashiki warashi : Matasaburo of the Wind et The Story of the Zashiki-Bokko.
--> le manga et anime xxxHOLiC (signé les Clamp) où une Zashiki warashi apparait plusieurs fois, et est amoureuse du personnage principal de l'oeuvre ..
--> la série supersentaï Kakuranger (que j'évoquais précédemment) : épisode 18
--> le jeu vidéo Final Fantasy XIV, où le personnage de Tataru Taru est appelé "le zashiki warashi" par Genbu.
--> Un zashiki warashi apparaît dans une histoire de La Tragédie de P, manga de Rumiko Takahashi (la mangaka de Ranma 1/2)
--> Une zashiki warashi met sens dessus-dessous les Productions Parthénon dans l'épisode 18 de Creamy, merveilleuse Creamy (Mahō no Tenshi Creamy Mami) : Les aventures du Zashiki warashi.

etc etc

J'ai trouvé aussi cette image de poupées censées représenter ces yokaï apparemment :penseur:

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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » sam. oct. 12, 2019 10:01 pm

ci-dessous : L’étang des kappa », en face de la gare de Tôno.
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source : nippon.com

La ville de Tôno est célèbre au Japon car c'est le lieu où se déroulent les histoires fantastiques racontées par le folkloriste Kunio Yanagita (1875-1962), que j'évoquais dans le post précédent .. son livre si vous voulez vous le procurer s'appelle : les Contes de Tôno (Tôno monogatari)
Il y évoque toutes sortes d'histoires autour des yokaï, les monstres du folklore japonais, et c'est par sa plume qu'ils acquièrent leur forme canonique qu'on retrouve dans maints récits aujourd'hui (films, mangas)
La ville se situe dans la préfecture d'Iwate et on y trouve un petit musée sur le folklore japonais.

ci-dessous : une version anglaise
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voici ce que nous raconte wikipédia à propos de cette ville

L'isolement géographique a permis à Tōno de préserver un style de vie traditionnel et une croyance dans le folklore populaire. La région est ainsi souvent appelée « berceau du Japon », ou « paysage originel japonais ». De nombreux contes et légendes spécifiques à la région s'y transmettent encore.

Le musée des contes de Tôno présente ce folklore. Derrière le petit temple du Jōken-ji se trouve Kappa-buchi, le « gouffre des kappa », où les kappa auraient vécu autrefois.

plus d'infos sur ce site : https://www.nippon.com/fr/guide-to-japan/gu900101/

voici où la ville se situe

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ci-dessous : deux images issues du site web nippon.com

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Alors il faut savoir que le mangaka Shigeru Mizuki (célèbre pour ses mangas autour des yokaï et son dictionnaire des yokaï, que j'évoque souvent depuis le début de ce topic) a aussi illustré les contes de Tono de Kunio Yanagita (vers 2010 à l'occasion du centenaire de la sortie du livre)

Il semblerait que ce manga ne soit pas sorti en France, malheureusement ... ci-dessous : des photos que j'ai trouvé sur e-Bay sur ce lien

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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » dim. oct. 13, 2019 10:47 pm

Aujourd'hui, je poste une belle estampe représentant le samouraï Minamoto no Yorimitsu (membre du fameux clan Minamoto qui vivait au milieu de l'époque heian). On peut le voir ici en train de pourfendre un yokaï en forme d'araignée géante nommé Tsuchigumo.

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Le terme tsuchigumo dans l'ancien Japon était un terme péjoratif qui désignait les indigènes n’ayant pas fait allégeance à l’empereur. Avec le temps le ysuchigumo devint également un yōkai. Dans le folklore, ces monstres étaient décrits avec des têtes d’oni, des bras et jambes d’araignées, portant des vêtements de géants et vivant dans les montagnes où ils capturaient des voyageurs dans leurs toiles pour les dévorer.

Dans le Heike monogatari (ou le "Dit des Heiké"), un moine étrange et très grand apparut un jour à Yorimitsu, ce dernier étant alité en raison de la malaria, pour le capturer. Malgré sa maladie, Yorimitsu le blessa avec son célèbre sabre, Hizamaru, le forçant à fuir. Le lendemain, il mena ses quatre rois gardiens sur la trace sanglante du moine jusqu’à une butte derrière le Kitano-jinja (sanctuaire shinto). A cet endroit, ils découvrirent une araignée géante de 1,2 mètre de large (4 shaku). Yorimitsu et ses gens la capturèrent, la transpercèrent avec un pic en fer et l’exposèrent au bord d’une rivière. Aussitôt, sa maladie le quitta, si bien qu’il donna pour nom à son sabre Kumo-kiri, « trancheuse d’araignée ». La véritable identité du tsuchigumo est décrite comme l’onryō (« esprit vengeur ») d’un ancien chef de clan local défait par l’empereur Jinmu3. Ce conte est aussi rapporté dans la pièce de nô Tsuchigumo.

Dans d'autres versions de cette histoire, notamment dans le Tsuchigumo sōshi datant du XIVe siècle, des tsuchigumo apparaissent dans la capitale sous forme de monstres. Le récit raconte que le commandant Minamoto no Yorimitsu , connu pour avoir pourfendu Shuten-dōji, rencontra avec son serviteur Watanabe no Tsuna un crâne volant dans une montagne au nord de Kyoto. Yorimitsu le suivit jusqu’à un vieux domaine où divers yōkai les tourmentèrent. Puis à l’aube, une belle femme apparut pour les duper, mais Yorimitsu la trancha avec son katana. Poursuivant leur périple, ils parvinrent à une grotte dans un repli de la montagne où se trouvait une araignée géante, véritable forme de tous les monstres précédents. Yorimitsu trancha la tête de l’araignée après une longue bataille, et la tête de 1990 morts sortirent de l’estomac du monstre. De plus, une multitude de petites araignées s’échappèrent de ses flancs et vingt crânes furent retrouvés ...
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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » ven. oct. 18, 2019 7:30 pm

Je viens de voir l'épisode 23 de Kakuranger (le monstre du jour est le yokaï Umibozu, encore un épisode très sympa, où il est question aussi de gashadokuro :mrgreen: ) viewtopic.php?f=747&t=24225&p=1404623#p1404623
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Messagepar phoenlx » dim. oct. 20, 2019 4:48 pm

Comme vous le savez depuis plusieurs jours je visionne une série TV de type supersentai (série à la bioman) et où les héros sont des ninja, et les monstres ennemis sont des yokaï ! chaque épisode de la série nous fait donc découvrir un yokaï différent (bon les formes sont assez différentes des formes classiques représentées souvent sur les estampes, mais ils sont quand même pas mal inspirés, et c'est cool, car ça fait réviser plein de yokaï, ou découvrir , pour ma part il y en a plein que je ne connaissais pas :mrgreen: ) L'épisode que j'ai vu aujourd'hui fait la part belle à Ittan-Momen, je m'en vais donc vous en parler un peu !!

Ittan-Momen

Aujourd'hui je vais vous parler du yokaï qui s'appelle Ittan Momen !

Il s'agit d'un yokaï qui avait la forme d'une longue bande de tissu de 10 mètres de long, et qui volait parfois dans la nuit ! On dit qu'il apparaissait dans la région d'Ôsumi (partie orientale du département de Kagoshima)

Ce yokaï, loin d'être un simple ruban inoffensif se mettant à attaquer les gens et à les étrangler en s'enroulant autour de leur cou ! Les malheureux étaient tués, étouffés ! Dans certains récits on dit que ces yokaï s'enroulaient autour des gens et les emportaient dans les cieux ..
Il existe une histoire dans laquelle un homme se dépêchant de rentrer chez lui le soir se fit agresser par un vêtement blanc qui s'enroula autour de son cou : pour s'en défaire il parvint à le couper avec son wakizashi (sabre court), le vêtement disparut et il resta du sang sur ses mains ..

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Ce yokaï était aussi surnommé le "coton volant". Ce yokaï faisait partie d'un sous-groupe appelé tsukumogami , et que j'ai déjà évoqué plus haut dans le topic (des yokaï correspondant à des objets qui prenaient vie après leur 100ème année). Selon un rapport du chercheur sur les yōkai Bintarō Yamaguchi, de nombreux témoignages oculaires ont été rapportés sur des objets volants en forme de tissu considérés comme des objets fantastiques

Dans certaines régions il semble y avoir une coutume selon laquelle les enfants sont avertis que s'ils jouent trop tard, "Ittan-Momen va apparaitre !"
A la base de ces histoires, certains pensent qu'il s'agit de rumeurs créées par les parents obligés de travailler tard le soir notamment aux travaux agricoles, et ne pouvant surveiller leurs enfants, même à la tombée de la nuit. Afin de les dissuader de trainer, ils auraient fait circuler cette histoire d'Ittan-momen !

De plus, dans les régions où la légende a été racontée, il existe une coutume de lever un drapeau en coton lors des inhumations dans le but de faire le deuil; on en déduit donc que certaines âmes des défunts serait emportés par le vent et voleraient dans les airs, étant alors connecté aux légendes de ce yokaï ...

A noter que dans la culture populaire on peut trouver des traces de ce yokaï dans plusieurs séries supersentai, comme Kakuranger (je l'évoquais plus haut), mais aussi dans Shinkenger et Ninninger. Il est aussi présent dans le manga Inu x Boku SS, ainsi que dans le manga GeGeGe no Kitarō (Kitaro le repoussant) de Shigeru Mizuki.

Pour le fun, je vous montre un cosplay d'une personne déguisée en ce yokaï (source) :mdr:

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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » mer. oct. 23, 2019 6:01 pm

Aujourd'hui je vais vous parler du yokaï Nue, ou Nué

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Il s'agit d'un yokaï avec une tête de singe, un corps de blaireau, une queue de serpent, des pattes de tigre, en bref, une créature hybride et assez atypique, sorte de chimère japonaise. Ces yokaï peuvent aussi se transformer en nuages noirs et voler.
Ces yokaï sont censés apporter malchance et maladie, et de nombreuses histoires circulent à leur sujet, depuis des temps très anciens. Une légende racontée dans le Dit des Heike décrit comment l'empereur du Japon tomba malade après qu'un nue eut décidé de s'installer au sommet du palais durant l'été 1153. Après que le samouraï Minamoto no Yorimasa eut tué la créature à coup de flèches, l'empereur guérit.
en avril de l'an 23 de öei (1416) on dit qu'il apparut dans le sanctuaire Kitano et un serviteur le tua ! il avait alors une tête de chat, un corps de poule et de grands yeux qui brillaient d'un air sinistre (info reprise du dictionnaire des yokaï de Shigeru Mizuki)

D'autres légendes circulent, notamment celle selon laquelle le célèbre samouraï Miyamoto Musashi est censé avoir tué un jour un Nue (ci-dessous : une représentation peinte par Utagawa Kuniyoshi, 1798-1861).

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Des histoires plus positives circulent, comme le fait de manger un nue qui est censé guérir du hoquet !
Nue est le nom ancien du tora-tsugumi (Grive dama). Au Moyen Âge, les Japonais ont associé le cri strident de cet oiseau à celui de l'animal mythique. Il est également censé porter malheur (ci-dessous : une photo de cet animal)

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Des Nue apparaissent dans la culture populaires à maintes reprises, notamment dans le manga Bleach (où le shinigami Renji Abarai utilise une épée (zanpakuto) nommée Zabimaru, qui se matérialise sous la forme d'un nue blanc), ou encore dans Final Fantasy XI, où il existe un monstre nommé Nue en forme de tigre, dans le jeu vidéo Breath of Fire III (le premier boss du jeu est un Nue qui terrorise la ville de départ), dans le manga Amatsuki, dans l'anime Dodoro et d'autres sources encore.
Si j'en parle aujourd'hui c'est aussi car je viens d'en voir une référence dans la série supersentaï Kakuranger (où l'un des monstre est Nue, et voici à quoi il ressemble, épisode 27)
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et voici ci-dessous un monstre de type Nue qui apparait dans une autre série sentai : ninninger !
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Dans les expressions populaires, Nué semble désigner quelqu'un de bizarre et insaisissable, du genre à sourire de manière inquiétante, sans qu'on puisse percer leurs pensées.
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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » sam. nov. 02, 2019 10:56 pm

Le yokaï Baku (ou bakku, on trouve apparemment les deux orthographes)

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( source de l'image )

Aujourd'hui nous allons parler du yokaï qui s'appelle baku, un yokaï qui se nourrit des rêves et est censé porter bonheur, c'est donc une créature plutôt bienveillante.

Baku est un terme qui désigne aussi un tapir (l'animal) en japonais. Mais en réalité ce yokaï possède une apparence qui mélange celle de plusieurs animaux :
son nez est long comme celui d'un éléphant, sa queue rappelle celle d'une vache, ses yeux ceux d'un rhinocéros, ses jambes sont robustes comme celles d'un tigre, il est doté de griffe et il possède une toison mouchetée. Cette description n'est pas unique et comme souvent dans les bestiaires légendaires, les descriptions varient selon les sources.

La particularité de ce yokaï est qu'il avale les rêves (et aussi les cauchemars) des gens. Il s'agit d'un yokaï dont les légendes remontent à la Chine.
Les japonais font souvent appel à lui pour neutraliser le maléfice des cauchemars. Ainsi par exemple, lorsqu'on se réveille en pleine nuit par un cauchemar, on répète trois fois "je le donne à baku" afin de l'oublier au réveil ! (anecdote qu'on peut trouver dans le livre Le dictionnaire des yokaï, de Shigeru Mizuki)

Ce yokaï est aussi invoqué pour lutter contre la peste car il est censé aussi aspirer les "esprits maladifs" considérés comme la source de la maladie.

On dit que le grand samouraï Hideyoshi Toyotomi (l'un des trois fameux unificateurs du Japon à la fin de l'ère sengoku) gardait la nuit un portrait de bakku près de son lit probablement pour lui donner à manger ses mauvais rêves !!

Une autre légende veut qu'on chasse le mauvais sort en dessinant baku.

Dans la culture populaire

:arrow: il apparait notamment dans le manga Pokemon : Le pokémon Soporifik et son évolution, Hypnomade, ainsi que Mushana, sont des bakus.
:arrow: il apparait aussi dans la série supersentai : Kakurangers (c'est d'ailleurs comme ça qu'à titre personnel, je l'ai connu, même si son aspect dans cette série comme pour beaucoup des monstres relatifs est assez différent des images traditionnelles :mrgreen: et au passage dans cette série, il est maléfique ce qui est une entorse - mais pour le besoin de la série - aux vraies légendes associées à cette créature)

Voici une autre représentation de ce yokaï (source : nautiljon.com)

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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » mer. nov. 06, 2019 4:43 pm

Ushi-oni, Iso Onna, Isohimé et Nureonna

Aujourd'hui nous allons aborder quatre nouveaux yokaï. Si je les relie dans ce même paragraphe c'est parcequ'ils sont parfois associés.

Tout d'abord, évoquons Ushi-Oni.

Un ushi-oni (牛鬼, littéralement "démon vache") est un yōkai du folklore japonais aussi appelé Gyūki. Il apparaît le plus souvent en bord de mer, où il attaque les gens qui s'y trouvent.

Ses caractéristiques varient selon les lieux et les traditions : Il est parfois décrit comme mi-crabe mi boeuf, ou avec un corps d'araignée, de oni (démon), de fauve avec une tête de bœuf, un corps de bœuf et une tête de singe démoniaque avec trois griffes à chaque patte, etc. Dans la ville d'Izumo, il est doté de cornes de bœuf et d'un corps de crabe, il habite au fond de la mer au pied des falaises. Dans la province d'Ise, il peut prendre la forme d'un homme mais son reflet dans l'eau reste inchangé. Il est également présent dans les provinces Awa, Sanuki, Bizen ou encore Edo.

exemple de représentation :

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De façon générale ce yōkai est très féroce, il aime tuer les gens pour ensuite les manger, il peut également manger l'ombre des hommes qui en meurent.

Apparition dans la culture populaire (mangas, films ...) :

Ce yokaï apparait à plusieurs reprises dans la culture populaire, on peut citer :
- Yu-Gi-Oh! il y a un monstre de type Démon nommé "Ushioni" et une version plus proche nommée "Ôushioni".
- Dans l'anime Karas, ushioni est la forme véritable du chef de la police.
- Ushioni fait une apparition dans le film japonais Gozu de Takashi Miike sorti en 2003.
- Dans le Manga Nurarihyon no Mago, Gyuki est l'un des plus fidèles lieutenant du Clan Nura.
- Dans le manga Naruto, il s'agit du Hachibi avec une tête de bœuf et les membres inférieurs d'une pieuvre (symbolisant le nombre de queues).

- et j'ai envie de citer aussi la série supersentaï Kakuranger où un monstre nommé Ushioni apparait dans l'épisode 38 sous la forme d'une créature humanoïde à tête de boeuf (ou de taureau ?) attaquant les gens dans la rue. Ci-dessous : son apparence dans cette série (un brin loufoque) :
Image




Dans le folklore japonais, ce yokaï agit parfois avec la complicité de Nureonna (un autre monstre du folklore japonais à tête de femme et corps de serpent) ou encore, avec la complicité d'Isoonna (Iso Onna, dite "la femme des rivages"), ce qui m'amène à parler de ces deux yokai à leur tour :

Iso Onna, Nure-onna et Isohimé

Iso Onna et Nure Onna sont des yokai féminins semblables aux Ningyo, les sirènes du folklore japonais.
Iso Onna est un yokai de l'ile Uku, la plus nordique des 5 iles du département de Nagasaki. Le haut de son corps (tête poitrine) est humain, souvent représenté comme celui d'une femme avec des dents pointues, le bas de son corps flotte comme celui d'un fantôme ou selon d'autres sources, il ressemble à une queue de serpent, un peu comme le yokaï Nure-onna.

ci-dessous : Nure-onna, yokaï redoutable à tête de femme et dont la queue de serpent pouvait atteindre 300 mètres et enlaçait les malheureux qui s'approchaient trop près.
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Les intentions d'une nure-onna sont inconnues. Dans quelques histoires, c'est un être monstrueux assez puissant pour écraser les arbres avec sa queue et se nourrit des humains. Elle porte avec elle un petit paquet avec un enfant dont elle se sert pour attirer les victimes potentielles. Si une personne bien intentionnée propose de tenir le bébé pour elle, la nure-onna va la laisser faire. Si la personne tente de jeter le paquet cependant, il apparaît qu'il ne s'agit pas du tout d'un enfant. Au lieu de cela, le paquet devient incroyablement lourd et empêche la victime de s'enfuir. Elle utilise alors sa longue langue de serpent pour sucer tout le sang du corps de sa victime. dans d'autres histoires, un nure-onna cherche simplement la solitude tandis qu'elle lave ses cheveux et réagit violemment à ceux qui la dérange. Le rokurokubi est un proche parent de la nure-onna.

Si Nure-onna était souvent aperçue sur la rive de rivières en train de se laver les cheveux, en revanche Iso Onna était un yokaï qui s'attaquait aux bateaux à l'amarre (elle ne peut jamais cependant jamais les attaquer une fois ceux-ci au large). On dit que toutes les plages de l'ile de Kyûshû possèdent une légende concernant Iso Onna, à l'instar de récits où elle grimpe la nuit sur l'amarre des bateaux, puis recouvre les pêcheurs endormis de ses longs cheveux. Le bout de ses cheveux leur suce le sang et ils meurent ... Pour conjurer ce yokaï certains prenennt soin de placer 3 poils sur une natte ou sur un habit. On dit aussi que pour éviter Iso Onna il faut emporter trois pailles de toit de la maison d'un pêcheur.

La mer regorge de yokaï qui aiment s'en prendre aux marins, selon certaines sources ces yokaï seraient des animaux marins tués ou des fantômes de femmes noyés comme ici. ( source )

ci-dessous :voici à quoi ressemble Iso Onna
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( source de l'image

une autre représentation que l'on peut trouver dans le dictionnaire des yokaï, de Shigeru Mizuki

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Un autre yokaï assez proche de celui-ci est Iso Himé, aussi appelée la "princesse du rivage". Elle apparaissait sur l'ile Naga du département de Nagazaki. On dit que c'était une femme d'une beauté sublime qui suçait le sang des humains. Ces derniers mouraient instantanément dès qu'ils l'apercevaient, sans même avoir le temps de détourner le regard ...
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Re: Créatures et divinités du folklore japonais (Kamis, Yokaï)

Messagepar phoenlx » sam. nov. 30, 2019 5:49 pm

Yamamba (ou Yama-Uba)

Aujourd'hui nous allons évoquer Yamamba, yokaï féminin aussi appelé la "vieille de la montagne" ! Il s'agit d'une ogresse réputée pour s'attaquer aux voyageurs égarés et les dévorer, et qui hantait les forêts profondes des montagnes japonaises.

Voici comment la décrit wikipédia :
Yama-Uba ressemble à une vieille femme relativement hideuse. Ses cheveux sont longs, en bataille et blancs. Elle porte le plus souvent un kimono rouge en lambeaux. Sa bouche est aussi large que sa tête et dans certaines descriptions, la créature aurait même une deuxième bouche au sommet de sa tête. Yama-Uba est capable de changer d'apparence. Elle use d'ailleurs de cette tactique pour capturer ses victimes.

Cette créature folklorique est parfois confondue avec Yuki-onna (« la femme des neiges »), mais les deux personnages sont bel et bien différents.

Voici une représentation de Yamamba que l'on doit au célèbre peintre Hokusai :

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Yamamba ou Yama-Uba habite dans les forêts profondes des montagnes du Japon. Plusieurs régions revendiquent être le lieu de sa naissance (Sabana, le nord de Honshu et les montagnes Ashigara). Quelques légendes disent que Yama-Uba vit dans une hutte.

Les victimes de Yama-Uba sont les voyageurs qui se perdent dans les bois. Pour les attirer, elle se transforme soit en magnifique jeune femme soit en une vieille femme qui dit pouvoir aider le voyageur. Une fois qu'elle a gagné leur confiance, elle les mange.

Elle est aussi capable de mettre ses cheveux en mouvement ou bien de les transformer en serpent (selon les légendes). On utilise Yama-Uba pour faire peur aux petits enfants afin qu'ils ne s'éloignent pas.

Yama-Uba n'est pas toujours cruelle, ainsi elle a aidé le héros du folklore japonais Kintarō.

Origines de la légende :

Certains pensent que Yama-Uba a été inventée pendant la période Edo, plus précisément pendant la grande famine qui poussa les hommes à s'aventurer dans les bois pour trouver du gibier à cause du manque de nourriture. Des personnages similaires existent pourtant depuis la période Heian.

Je ne résiste pas à l'envie de vous poster une capture de la série supersentai Kakurangers (où on a un clin d'oeil à ce monstre à partir de l'épisode 50 : en effet l'un des monstres (yokaï) qu'y affrontent les héros de la série est Yamamba

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autre capture de l'épisode 50 de Kakurangers (avec une représentation plus traditionnelle de ce monstre)

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Le livre Dictionnaire des yokai (du mangaka Shigeru Mizuki) nous parle de ce yokaï et évoque une légende à son propos, prenant place en l'an 3 de l'ère Meireki (1657) en pays Rikuchû (actuel département d'Iwaté)
La légende raconte qu'un fantassin nommé Chôjurô travaillait dans le coin pour un certain Yokota, or un jour, il sortit à l'aube et grimpa des sentiers forestiers puis vit les arbres alentours s'agiter par un vent inquiétant et peu ordinaire, alors que dans le même temps la montagne grondait comme le tonerre. C'était la sorcière Yamamba qui surgissait, rapide comme le vent, avec ses longs cheveux hirsutes et ses yeux brillant dans le noir. Selon les descriptions elle mesurait plus de 7 à 8 shaku (plus de 2 mètres)
Terrifié, la voyant arriver par surprise, Chôjurô fit des moulinets avec son épée et parvint ainsi à la blesser ; la sorcière s'enfuit et lui tomba dans les pommes, plus tard retrouvé par ses amis inquiets de sa disparition. On trouva sur place un mystérieux sang jaune, celui du monstre, ainsi que des poils mouchetés comme ceux des chevaux.


Le courant Yamamba (phénomène de mode)

Je profite de rebondir sur ce yokaï pour évoquer un phénomène de mode qui en découle au Japon (aujourd'hui révolu mais qui a existé dans le passé). Il s'agit du courant Yamamba parfois abrégé en mamba, qui est une tendance qu'on observe chez certaines jeunes femmes japonaises.

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Reprenant les cheveux décolorés et l'extrême bronzage de la fille ganguro, les yamanba y ajoutent du rouge à lèvres blanc, du maquillage blanc autour de l'œil, et des lentilles de contact parfois brillamment colorées. Leur tenue, très souvent en jupe extra-mini, est très colorée, et elles portent de nombreux accessoires, de préférence de couleurs flashy. À l'apparition de cette mode, le but de ses adeptes était de ressembler à la sorcière Yama-Uba et de faire peur aux gens. Mais depuis, la mode a évolué et les yamanba choisissent surtout des couleurs et des accessoires voyants, leur donnant un côté plus « fun ».

Il existe un équivalent masculin de la yamanba : le center guy, dérivant d'un jeu de mots sur le nom d'une rue piétonne commerçante center-gai (センター街?) (littéralement de l'anglais Center Street), près de la station de Shibuya à Tokyo où divers yamanba et center guy se retrouvent souvent.

Aujourd'hui, cette mode est dépassée, et on ne rencontre pratiquement plus de yamanba.
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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