Hyperion

La Science-fiction au cinéma, en littérature, voire en BD : sagas futuristes, space opera, cyberpunk, dystopies, uchronies, récits post apocalyptiques ...
itikar
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Hyperion

Messagepar itikar » mer. mars 30, 2016 8:12 pm

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Il y a deux manières d'arpenter les livres-univers (ex: Star Wars, Tolkien) : l'encyclopédie .. et, plus fort que toute autre expérience, leur lecture.

Or, de nos jours, qui lit encore sur commande, vraiment ?

Si je vous dis : LISEZ HYPERION , TOUS !!! qui d'entre vous suivra cet excellentissime conseil ?

Une personne, si j'ai de la chance ...

Et pourtant :

Prix Hugo du meilleur roman en 1990.
Prix Locus du meilleur roman de science-fiction en 1990.
Prix Cosmos 2000 du meilleur roman de science-fiction en 1992.
Prix Seiun du meilleur roman en langue étrangère en 1995.
Prix Tähtivaeltaja pour la traduction finnoise du roman en 1998.


Alors, je vais m'essayer à un tout nouveau exercice : l'accompagnement à la lecture. Un accompagnement copieusement illustré, évidemment, occasion pour nous de nous frotter à un des plus riches fleurons de la culture populaire mondial de science-fiction. Il se murmure là encore qu'un film serait en préparation ... déjà , on peut trouver sur le net des propositions de casting- genre que nous connaissons bien ici -

Je vais commencer par ... le commencement ... Non, pas tout à fait, je vais d'abord vous présenter un visu des sept pélérins, particularité du premier cantos d'Hyperion. La présentation plus psychologique suivra, chapitre après chapitre, accompagné des autres personnages hauts en couleurs de cette histoire.

Sol Weintraub :

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Martin Silénus :

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le Consul :

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Het Masteen :

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Lenar Hoyt :

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colonel Kassad :

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Brawne Lamia :

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Je vous quitte en plein suspens sur une courte présentation de Wikipedia :

Hypérion est un roman de science-fiction appartenant au genre space opera, écrit par Dan Simmons en 1989 et publié en France en 1991. Ce roman est le premier volume d'un cycle composé de quatre livres : Hypérion, La Chute d'Hypérion (1990), Endymion (1995) et L'Éveil d'Endymion (1997), complétés par deux nouvelles : Les orphelins de l’hélice et La mort du centaure.

Hypérion et La Chute d'Hypérion forment le récit intitulé Les Cantos d'Hypérion, tandis que Endymion et L'Éveil d'Endymion en constituent la suite, intitulée Les Voyages d'Endymion. L'ensemble du cycle est considéré par certains comme une des œuvres majeures de la science-fiction, étant donné l'originalité de l'histoire, la complexité de l'univers, la psychologie raffinée des personnages, et les questions cruciales qui sont abordées.


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L'Yggdrasil

Une belle présentation détaillée de l'oeuvre pour les plus impatients ou les amoureux de cette saga - Attention SPOILERS !!!!!!!!!! :

Extraits - sans spoilers - A la frange de l’univers colonisé par l’Hégémonie, la planète Hypérion est l’objet de toutes les attentions. Dans une région isolée de ce monde reposent les Tombeaux du Temps, un artefact d’origine inconnue où le temps dérive de l’avenir vers le passé et qui est protégé par une créature aux pouvoirs diaboliques : le gritche. Les tombeaux sont sur le point de s’ouvrir et nul ne sait ce qu’il libèrera. En plus, les extros ont lancé une vague de vaisseaux interstellaires vers le système d’Hypérion et il est urgent d’évacuer la planète. Pour percer le secret des Tombeaux du Temps avant qu’ils ne tombent sous la coupe de l’envahisseur, l’Hégémonie envoie sur la planète sept pèlerins choisis par la sainte église du gritche. Ils ne se connaissent pas mais aucun n’a été choisi au hasard. Selon une trame littéraire similaire à celle des Contes de Canterbury, chaque pèlerin va raconter son histoire au long de ce formidable voyage qui va les mener au-delà de la Mer des Hautes Herbes et des Monts Bridés vers leur destin commun....

...

Science-fiction, space-opéra, roman d’exploration et d’aventures, cyber-punk, fantastique voire horrifique, ce livre ne se laisse enfermer dans aucun genre. Pour échapper aux pièges du collage, il fallait un écrivain dont le talent de conteur lui permette de les embrasser tous avec un égal bonheur. Simmons change à chaque récit non seulement d’endroit, d’époque et d’atmosphère, mais aussi d’écriture, de langage en s’adaptant par un véritable tour de force à la psychologie et au vécu particulier de celui qui raconte.


Hyperion, Ed. Headline Book Publishing, UK
Même si des rumeurs, plus ou moins confirmées par l’auteur, enflent sur Internet à propos d’une éventuelle adaptation cinématographique, on a peine à imaginer comment l’univers du roman pourra être transcrit en un scénario cohérent tant les paysages varient et les digressions abondent au gré des pages sans parler du fait qu’il n’y a pas de héro, seulement des protagonistes. Finalement, la principale force de cette unique et incroyable saga futuriste, c’est bien cette constante inventivité narrative qui transcende les réels moments d’émotion, la beauté sauvage des paysages imaginaires comme les scènes d’action tétanisantes, et qui arrive même à placer de nombreuses citations du poète John Keats en plus des références mythologique (le vaisseau Yggdrasill) ou littéraires indirectes à Dante et aux classiques du roman d’évasion futuriste ainsi qu’à des scientifiques (William Gibson, Stephen Hawking). Tout est mêlé mais tout se tient et finit par s’organiser dans la tête du lecteur parfois obligé de revenir en arrière et de relire certains passages obscurs qui ne révèlent leur secret que bien plus tard. Le plus étonnant encore est que ce premier roman sombre et mouvementé ne finit pas : l’auteur laisse ses pèlerins debout dans la vallée, progressant lentement vers les tombaux, de front comme dans un western de Sam Peckinpah. Ils sont le dernier recours de l’humanité mais personne ne sait encore à ce moment ce qu’il vont bien pouvoir faire. Bien sûr, ce roman a une suite : La Chute d’Hypérion, écrit dans un style plus linéaire, apportera une partie des réponses en laissant toutefois suffisamment de mystère pour d’autres récits. Simmons remettra une nouvelle fois le couvert avec Endymion suivi de l’Eveil d’Endymion, deux autres romans fantastiques qui racontent une autre histoire se passant dans le même univers (le gritche est toujours là) mais deux cents années plus tard. Enfin, l’auteur complètera sa saga par une nouvelle intitulée Les Orphelins de l'Hélice parue dans un recueil assemblé par Robert Silverberg et intitulé Horizons Lointains.


Hypérion, qui remporta le prix Hugo en 1990, a été traduit de l’américain par Guy Abadia qui a su respecter le souffle du récit tout en inventant une foule de noms crédibles pour ceux qui n’existent pas dans le dictionnaire. Pour les traductions de Chaucer, Keats et Yeats, il s’est sagement reporté à des éditions existantes faisant autorité (dont une de 1923). Hypérion est certes un roman difficile à lire mais, pour peu que l’on pénètre dans son ou plutôt ses univers singuliers, on est très vite attaché : il ne faut pas 20 pages pour savoir qu’on va rester scotché à lire jusqu’au bout de la nuit. Plus tard, on est aussi emmené à réfléchir sur des questions essentielles liées entre autres à la religion, la préservation de l’environnement, les dictatures, les dangers de la science non maîtrisée, les paradoxes temporels ou l’avenir de l’homme submergé par la cyberculture. En tout cas, il y a là dedans suffisamment de style, de passion, de twists fantastiques et d’idées originales pour captiver le plus blasé des amateurs de SF ou même pour attirer ceux qui n’en lisent jamais.


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Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: Hyperion

Messagepar Náin » mer. mars 30, 2016 8:36 pm

Tu es en train de le lire ou c'est déjà fait ?
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
Puisqu'ils ne sont pas blancs, ils sont forcément méchants ! Pocahontas
Et savez-vous ce que le nain réponds à cela ? : Ishkhaqwi ai durugnul !
I am a dwarf and i'm digging a hole, diggy diggy hole, diggy diggy hole !

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Re: Hyperion

Messagepar SauronGorthaur » mer. mars 30, 2016 8:39 pm

je n'ai pas lu perso mais c'est un grand classique du genre!
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Re: Hyperion

Messagepar itikar » mer. mars 30, 2016 8:39 pm

Je le relis, mais je l'ai déjà lu entièrement une fois il y a environ 15 ans ... :fete:

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"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
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Re: Hyperion

Messagepar itikar » mer. mars 30, 2016 8:40 pm

SauronGorthaur a écrit :je n'ai pas lu perso mais c'est un grand classique du genre!


C'est sûrement une des meilleures oeuvres de SF qui existe à ce jour :wink:

... et je défie quiconque est passionné de SF de lire les vingt premières pages du premier tome et de ne pas avoir envie de continuer :siffle:
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
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Re: Hyperion

Messagepar Náin » mer. mars 30, 2016 8:44 pm

Non mais il y a trop de livres à lire. Je veux vivre 70 000 ans
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
Puisqu'ils ne sont pas blancs, ils sont forcément méchants ! Pocahontas
Et savez-vous ce que le nain réponds à cela ? : Ishkhaqwi ai durugnul !
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Re: Hyperion

Messagepar itikar » mer. mars 30, 2016 8:45 pm

Naïn a écrit :Non mais il y a trop de livres à lire. Je veux vivre 70 000 ans


Bah, lis les premiers chapitres, et tu verras vite si tu accroches ou pas :mrgreen: :jap: :siffle:
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: Hyperion

Messagepar itikar » mer. mars 30, 2016 8:50 pm

une belle critique sans spoiler d'une lectrice :

http://lacigalechantelivre.eklablog.com ... a121212998
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: Hyperion

Messagepar SauronGorthaur » mer. mars 30, 2016 8:54 pm

Naïn a écrit :Non mais il y a trop de livres à lire. Je veux vivre 70 000 ans

je pense trop souvent pareil :rire:
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Re: Hyperion

Messagepar itikar » jeu. mars 31, 2016 12:51 am

attention spoiler !!!

Je ne suis pas Dan Simmons. J'ai sans doute son style, pas ici sciemment mais si je le veux, mais certainement pas son talent. Bref, ce qui va suivre n'a pas d'autres buts que vous propulser vers la lecture de ce livre qui est un monde en soi, à sa manière. Je saurais je pense vous le prouver à plusieurs reprises dans l'avenir.

Rebref. Rideau ! Les trois coups font faire silence dans la salle ! ET .... Musique, maestro !



Résumé du Prologue - page 9 à 15

Dans longtemps. Sur une planète inhospitalière de l'univers. Une seule vie pensante au milieu d'une jungle de reptiles sanguinaires. On ne connaitra pas le nom de cette planète où le consul qui passa toute une partie de sa carrière à gérer Hyperion séjourne, histoire de chasser quelque espèce typique.
Ce qu'on apprend de lui dans ce prologue ? Il joue du piano, en l'occurence le "Prélude en do dièse mineur" de Rachmaninov. Aime le whisky et porte le tricorne. Et a connu des heures terribles sur Hyperion, un endroit qu'il n'a tellement pas envie de revoir qu'il prend pour paradis cette vie solitaire au sein d'une jungle de prédateurs nuisibles.
Bien sûr, sans les champs protecteurs qui entourent son vaisseau-maison dernier cri, il serait depuis longtemps passé de vie à trépas. Mais il sait bien qu'il est parfaitement protégé par cette technologie. Et se fait d'avance plaisir à l'idée de partir à la chasse demain.

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Meina Gladstone

C'est alors, au beau milieu de son morceau, que sonne son émetteur de communication mégatrans. C'est la présidente de l'hégémonie, depuis Tau Ceti central, Meina Gladstone en personne, qui lui demande de cesser toute affaire présente pour se rendre, tel que décidé par la Sainte Eglise du gritche, en compagnie de six autres pélérins dont un traitre à la solde des Extros qu'il lui faudra découvrir, sur Hyperion, à l'aide du vaisseau-arbre Yggdrasil, pour découvrir le secret des tombeaux du temps, avant qu'une flotte extro à qui les experts prêtent des intentions très probablement belliqueuse, n'attaquent soit la planète Hyperion, soit le Retz tout entier. Les Tombeaux s'ouvrent, les champs anentropiques se dilatent rapidement, et l'activité du gritche a été repéré sur Hyperion, loin de là au sud.Bref, la situation est catastrophique.

Pour la présidente, et l'ensemble du Retz, les tombeaux du temps doivent livrer leurs secrets. Sinon, leur monde sera anéanti sans pitié. Et, pour sauver la population des colons d'Hyperion du gritche, il faut réussir dans l'intervalle à construire un relais distrans sur place sans que les Extros ne le récupèrent pour menacer le Retz avec, et/ou à rassembler le peuple dans des vaisseaux-barges suffisamment grands afin de les rapatrier à temps. Ceci avant que les extros n'attaquent, et avant que le gritche ne tue tout le monde sur la planète.
Le consul ne répond pas à Gladstone, et hésite longuement.
Le lendemain matin, à l'aube, après une nuit de réflexion passée à écouter du Wagner en pleine tempête, son vaisseau décolle, quitte la jungle, en direction d'Hyperion.


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Extrait choisi - Le consul de L'Hégémonie, sur le balcon de son vaisseau spatial couleur d'ébène, jouait le Prélude en do dièse mineur de Rachmaninov sur un Steinway âgé mais en bon état, tandis que de grands sauriens verts s'ébattaient bruyamment dans les marécages en contrebas. Une méchante tempête se préparait au nord. Des nuages livides comme des ecchymoses entouraient le profil d'une forêt de gymnospermes géantes tandis que des stratocumulus flottaient à neuf mille mètres de haut dans un ciel de violence. Les éclairs se répercutaient sur la ligne d'horizon. Plus près du vaisseau, des formes vaguement reptiliennes se heurtaient au périmètre d'interdiction, poussaient un barrissement et battaient lourdement en retraite à travers les brumes indigo. Le consul se concentra sur un passage particulièrement difficile du Prélude, ignorant l'approche conjuguée de la tempête et de la nuit.

Le carillon du récepteur méga se fit entendre. (Dan Simmons, Hyperion I, page 9, paragraphe un. )

... Il ferma les yeux, mais les éclairs étaient encore visibles à travers ses paupières. Il se souvint de l'éclat des cristaux de glace qui soufflaient à travers les ruines chaotiques des collines basses à proximité des Tombeaux du Temps, et aussi de la lueur métallique encore plus glacée et irréelle qui émanait de l'arbre fantasmagorique du gritche, hérissé de formidables piquants d'acier. Il ne pourrait jamais oublier les hurlements qui montaient dans la nuit ni le regard du monstre à milles facettes de rubis sanglants.
Hyperion ... (Dan Simmons, Hyperion I, page 14. )



N.B : Cela fait quinze ans que j'avais laissé derrière moi la lecture des cantos d'Hyperion.Il ne s'est depuis pas passé un jour sans que je ne revisualise dans ma mémoire le consul en train de jouer son prélude, ou d'écouter la chevauchée des Walkyries de Wagner, au milieu des éléments déchainés , en sécurité toute relative dans son vaisseau spacial. Pas une journée. C'est la magie singulière de ce roman.
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: Hyperion

Messagepar itikar » jeu. mars 31, 2016 2:48 am

Chapitre 1 (page 17 à 126)

Le consul se réveille avec la migraine. Il sort de fugue cryogénique, et est réveillé par Het Masteen, le commandant templier du vaisseau-arbre Yggdrasil où ils se trouvaient. Que la Voix de l'Arbre Authentique en personne le réveille est un grand honneur se dit-il d'abord. A part le grand templier, seuls deux clones d'équipage sont présents, assurant les tâches standards de sortie de fugue.
Het Masteen lui dit que les autres pélérins les attendent dans la salle à manger principal de l'Yggdraisl, et quils se trouvent à 5 heures d'Hyperion.
Het Masteen conduit le consul jusquaux autres pélerins. Occasion pour lui de s'extasier devant la beauté du vaisseau-arbre de 5 km de longs, naviguant parmi les étoiles, protégé par un vaisseau-barge monumental. Son propre vaisseau se trouve de plus amarré à l'Yggdrasil, prêt à bientôt se poser sur Hyperion.

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Bientôt, le consul est présenté aux autres pélérins. L'érudit Sol Weintraub, portant un bébé dans ses bras, Rachel. Le poête Martin Silénus, être cynique et bigarré séculaire à nulle autre pareil. La détective Brawne Lamia, jolie fille. Le terrible colonel de la Force de l'Hégémonie, Fedmahn Kassad. Le prêtre catholique Lenar Hoyt. Et enfin Het Masteen lui-même, qui leur apprend que seuls eux sept et quelques clones d'équipage peuplent l'Yggdrasil, au grand étonnement du consul qui pensait que le vaisseua-arbre ne se déplaçait qu'avec des milliers de passagers, tant le déficit-temps du voyage vers Hypérion était conséquent, et donc le coût financier derrière.

En faisant connaissance, profitant du temps qui leur restait avant de se poser Hyperion, ils tirent à la courte paille dans quel ordre ils raconteront les raisons qui d'après eux a fait que l'Eglise gritchèque les aient choisis pour le saint pélérinage.

C'est le prêtre Lénar Hoyt qui commence ...

Résumé du récit du prêtre

"l'homme qui pleura Dieu".

Lénar Hoyt reçu pour sainte mission d'accompagner un éminent prêtre écclésiastique, archéologue, jésuite et ethnologue très célèbre, Paul Duré, sur Hyperion, peu après son retour de la planète Armaghast où il fut menacé d'excommunion.
Malgré le déficit-temps de 8 ans, Lénar Hoyt accepta la tâche ingrate d'accompagner Paul Duré sur Hyperion. Il devait juste s'assurer qu'il descendait à l'astroport, et repartir par le même vaisseau, laissant le père Duré réaliser sa mission d'étude sur Hyperion. Celle-ci consistait à tâcher de découvrir une mystérieuse peuplade d'indigènes humains légendaires et d'étudier leur mode de vie, les Birukas.
Lénar Hoyt revint dans ses pénates 4 ans après, où il eut la surprise d'apprendre que Paul Duré n'avait depuis pas donné signe de vie, ayant littéralement disparu quelques semaines après son arrivée sur Hyperion.
Lénar Hoyt apprend aux autres pélérins que sachant cela il décida de retourner sur Hyperion pour savoir ce qui était arrivé à Paul Duré, avec qui il avait sympathisé durant le voyage. Il pu ainsi dit-il mettre finalement la main sur son journal qu'il leur lit alors.

Extraits des EXTRAITS DU JOURNAL DE PAUL DURE (page 44 à 118)

Premier jour : Sortie de fugue. Fait connaissance avec Lénar Hoyt, un garçon très convenable.Arrivée à Keats; formalités barbantes. J'avais hâte de visiter la ville, mais j'ai désormais hâte de partir, car elle est divisée entre un labyrinthe de taudis et les tavernes et bordels. Déçu par la statue du roi Billy-le-Triste. Demain, visiter Keats, bien manger et chercher des moyens de transports pour organsier mon expédition.

Cinquième jour : Ai visité une cathédrale en ruine inconnue dans Keats. Cru y croiser une étrange femme vêtue de noire, mais perdu sa trace comme par magie. Fatigué de la ville. DEmain, je la quitte, à bord d'un glisseur ou d'un dirigeable.

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Dixième jour : Je voyage sur une large barge de lévitation qui n'a en fait rien d'un dirigeable, en compagnie d'animaux bruyants et de grappes de gens malodorants. J'ai aménagé un petit coin pour y poser ma litterie.

Onzième jour : Ai fait un très bon dîner avec un vieux professeur à la retraite m'ayant renseigné sur la géographie d'Hyperion. Après le dîner, je flâne tout seul sur le pont-promenade et contemple la faune fantastique d'Hyperion. J'ai du remord d'avoir falsifié mes fouilles à Armaghast afin de faire croire que le christ y avait présence. Cela aurait réhabilité notre Eglise ! Hélas, j'ai été pris et condamné carc'est grave pêché de prétendre que l'Eglise du christ, Edouard, n'était pas morte.Je me sens las. Il fait nuit et je dois aller me coucher.

Vingt-huitième jour : Voilà une semaine que je me trouve à Port-Romance, et ai déjà vu trois cadavres. Le premier a été charrié par le fleuve lorsqu'on s'est amarré en ville. Le second mort a été retiré des décombres d'un atelier de traitement du méthane proche de mon hôtel. Le troisième a été froidement abattu à deux mètres de moi de deux balles dans la tête. Un coroner est venu constater le décès. C'est tout. Hâte de partir. Le temps de préparer mon expédition. Les compagnies de glisseurs peuvent m'emmener dans les plantations de l'intérieur de ces terres. Mais je ne suis pas assez riche. J'ai retenu une place dans un petit bateau qui remonte le fleuve Kans demain.Heureux de laisser Port-Romance derrière moi.

Quarante-et-unième jour :

Dans le bâteau l'Emporotique qui navigue lentement, on voit défile rle paysage, monotone. Une nuit, une activité extrêmement intense des météorites a embrasé le ciel, offrant un spectacle magnifique mais insoutenable au regard. On voit aussi des lueurs au loin, provenant de la lumière que des miroirs orbitaux fournissent à quelques plantations. J'installe ma couche sur le toit de tôle tout en regardant le ciel, et songe avec angoisse aux Birukas que je cherche et qui se rapprochent peu à peu.

Soixantième jour : Arrivé à la plantation de Perecebo. Je ne me sens pas bien du tout.

Soixante deuxième jour : Malade à en crever. Vomi une bile noire. La pluie est assourdissante. Les miroirs orbitaux éclairent de manière aveuglante. 40 de fièvre au moins. Une femme s'occuppe de moi, elle me lave, nu. Trop malade pour avoir honte. "Mon dieu ! Etre malade si loin de chez moi !"

... jour : L m'attend, L m'épie ... rentrée mouiller ... seins nus ... me change ... poisons ... Je n'ai plus de peau ... trou dans la joue rouge ...

Soixante-cinquième jour : "Merci O mon Dieu de m'avoir délivré de la maladie !"

Soixante-sixième jour : Ai discuté avec le chef du village. Semfa, la femme qui m'a soigné, me raconte sa vie. Deux mariages. Elle me masse. Dans dix jours, il faut que je sois parti. Beaucoup pensé à ma mère.

Soixante-quinzième jour : Quitté la plantation avec Tuk, mon guide. On part avec du matériel. Semfa est triste. Je la bénie.

Quatre vingt-deuxième jour : Tuk et moi avons atteint l'orée de la forêt des flammes, après une longue marche d'une semaine sur la piste de la forêt pluviale dorée.

Quatre-vingt troisième jour : Avons chargé les brics et parti avant l'aube. Il y a dans l'air une odeur de fumée et de cendres. Changement spectaculaire dans la végétation lorsqu'arrivé à la forêt de flammes : "...des futaies de hauts prométhées, des bouquets de phénix partout présents, et des buissons circulaires de flamboyants ambrés. Par endroits, des abestes fourchus aux fibres blanchâtres. Nous aperçumes quelques heures après avoir marché sur des cendres notre premier tesla : à cent mètres devant nous, il devait faire au moins 100m de haut, dépasant d'un bon tiers le prométhée le plus haut de la région. Son faîte en forme de bulbe, abritant la poche accumulatrice, était impressionnant. Les branches radiales de sa couronne étaient chargées de douzaines de lianes nimbiques dont l'éclat argenté étincelait sur le fond du ciel vert et lapis.
Tuk insista pour qu'on revête la tenue anti feu. Tout le reste de la journée, nous avons arpenté les cendres avec nos masques à osmose et nos lourds brodequins à semelle isolante, transpirant sous plusieurs couches de tissu gamma épais comme du cuir. Les deux brics étaient de plus en plus nerveux, dressant leurs oreilles au moindre bruit. Même à travers mon masque, cela sentait l'ozone ..."
Avons disposés les paravolts tout autour de notre camp.

Quatre-vingt-quatrième jour :

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"...Quatre heures du matin.
Sainte mère du christ.
Cela fait trois heures que nous sommes plongés dans un cauchemar de fin du monde..."
"... Au moins une centaine d'arcs électriques durent se former pendant les dix premières secondes de spasme énergétique des teslas. Un prométhée situé à moins de trentes mètres de nous explosa, projettant des brandons du haut de ses cinquante mètres sur le sol de la forêt. Les tubes des paravolts rougeoyaient et sifflaient en déviant les uns après les autres les arcs de morts grésillants et bleutés qui harcelaient notre petit campement...Tuk me cria quelque chose, mais aucun son humain ne pouvait dominer le déchainement des flammes du ciel. Un bouquet de phénix s'embrasa soudain à quelques pas des brics entravés, ce qui effraya un des brics qui se précipita sur le cercle des paravolts. Aussitôt, une demi-douzaine d'éclairs issu du tesla le plus proche s'abattirent sur l'infortuné animal. L'espace d'une folle seconde, j'aurais juré voir le squelette de l'animal briller d'une phosphorescence bleutée à travers ses chairs en ébullition. Puis, il fit un bond spasmodique dans les airs, et cessa tout simplement d'exister."

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Deux des tubes paravolts ont cédé, mais les autres fonctionnent.
Je dois la vie à Tuk pour avoir dressé le campement loin de toute végétation susceptible d'être atteinte par les teslas, et proche des abestes protecteurs, et pour avoir bien disposé le cercle des paravolts dont le bon fonctionnement seul nous sépare de l'éternité. Lui et moi sommes pelotonnés au coeur brûlant de notre tente, respirant avec peine avec nos masques à osmose.
Confiant en la solidité des paravolts, je remercie Dieu, dans son infinie générosité, de m'avoir permis d'assister à ce spectacle .

Quatre-vingt-septième jour : Tuk et moi avons émergé seulement hier à midi depuis la partie nord-est de la forêt de flammes encore rougeoyantes. Puis, nous avons dormi 18 heures d'affilées pour nous remettre de nos trois nuits blanches et deux jours de marches hagardes au milieu des cendres et des flammes. Notre bric survivant s'est écroulé mort au moment même où on le délestait de son chargement. Et il nous reste que cinq paravolts qui fonctionnent encore. Après ce repos, ai visité la région, couverte d'une nouvelle végétation, me dirigeant vers la Faille, but de mon expédition, territoire supposé des Birokas,et faisant par endroit plus de trois milles mètres de profondeurs à cet endroit du continent d'Aquila. Tuk m'a avoué que jamais avant quelqu'un n'avait traversé à cette saison la forêt des teslas, et qu'il faudrait attendre trois mois avant de pouvoir la traverser dans l'autre sens depuis qu'ils se sont réveillés.
Tuk ne semblait pas regretter d'être avec moi. Quant à moi, je suis très heureux d'avoir sa compagnie.

"Le temps s'est rafraichi ce soir. Après le dîner, juste avant le coucher du soleil, j'ai mis ma veste isotherme et je me suis avancé, tout seul, sur un rocher en saillie situé au sud-ouest de l'endroit où j'ai aperçu la Faille pour la première fois. De cet observatoire, la vue est inoubliable. Une fine brune monte de la cataracte invisible qui se jette de la lointaine rivière au fond de l'abîme. Les gouttelettes en suspension captent les rayons du couchant, formant des arcs en ciels et des bulles mauves irisées que je ne me suis pas lassé de voir naître, s'élever vers al voûte céleste de plus en plus sombre, et mourir. A mesure que l'air froid s'engouffre dans les crevasses et les grottes du plateau, l'air chaud est aspiré des profondeurs et charrie tout un tourbillon de feuilles mortes et de brindilles. La Faille émet alors un hurlement à l'échelle du continent, évoquant les cris mêlés de hordes de géants de pierre, de flûtes de bambous démesurées ou d'orgues de la taille d'une cathédrale, le tout formant un concerto dans une gamme qui va du plus mince flûtis à la basse la plus grave. J'ai médité longtemps sur les siffllements de la roche, sur les borborygmes des profondes cavernes, sur les courants d'air qui parcourent les crevasses de la roche figée et sur l'étrange ressemblance avec la voix humaine que les harmoniques de toute sorte peuvent susciter. Mais j'ai fini par abandonner toutes ces spéculations pou me livrer, simplement, au plaisir d'écouter le grandiose hymne d'adieu au soleil entonné par la Faille."

Avant de me coucher, longuement regardé le ciel s'embraser de météores et entendu des détonations d'artilleries lointaines. Ai essayé de savoir d'où venaient ces explosions stellaires en interrogeant sous ma tente le persoc sur les grandes ondes, mais en vain : les montagnes ne laissent pas passer les mégatrans standards ici, me disais-je.
Ai écouté les dernières notes de l'abîme, puis ai vu le ciel s'assombrir et s'embraser simultanément.
Enfin, je me suis couché.

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Quatre-vingt-huitième jour : Trouvé Tuk mort assassiné devant ma tente ce matin, là où il disait vouloir coucher, la gorge tranchée.

(To be continued ... page 65)
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: Hyperion

Messagepar Rinji » jeu. mars 31, 2016 8:13 am

Si je veux lire rapidement, je dois venir ici ? :transpire:

itikar
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Re: Hyperion

Messagepar itikar » jeu. mars 31, 2016 9:03 am

Oui voilà c est pour ceux qui veulent lire 120 pages en 1 page :rire:
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
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Re: Hyperion

Messagepar phoenlx » jeu. mars 31, 2016 11:07 am

itikar a écrit :Si je vous dis : LISEZ HYPERION , TOUS !!! qui d'entre vous suivra cet excellentissime conseil ?


ça fait partie de mes lectures prioritaires de SF depuis longtemps avec Dune (et pour compléter le cycle d'Asimov dont j'ai quasiment tout lu) c'est un monument de la SF je suis assez surpris que tu sois l'un des premiers (à part conan et neault dans le temps) à en avoir parlé ici. Superbe topic de présentation en tout cas
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende
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Re: Hyperion

Messagepar Rinji » jeu. mars 31, 2016 11:11 am

itikar a écrit :Si je vous dis : LISEZ HYPERION , TOUS !!! qui d'entre vous suivra cet excellentissime conseil ?


ça me fait peur là...et ça remonte dans le classement :siffle:

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Re: Hyperion

Messagepar itikar » jeu. mars 31, 2016 2:03 pm

Content que le topic vous plaise :fete:

Par contre, dès que vous décidez de le lire, évitez les posts spoilers, comme le résumé que j’ai commencé du premier livre :jap:

Dans ceux-ci je mets quelques vrais extraits du livre, que je signale entre ", mais le reste est juste un résumé vite fait, infiniment moins bon et moins précis que le passage complet auquel il se réfère bien évidemment :super:

Par exemple, si un personnage enquête, Dan Simmons nous décrit son enquête de a à z, là où mon résumé se contentera de dire "mon enquête m'a conduit à ..."
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
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Re: Hyperion

Messagepar itikar » jeu. mars 31, 2016 5:24 pm

Syfy veut adapter Hyperion, la saga inadaptable

Les Cantos d’Hyperion de Dan Simmons est l’une des plus grands sagas SF du vingtième siècle. Si le projet est réfléchit depuis des années, rien ne semble vraiment le lancer. Pourtant, Syfy veut tenter sa chance, comme l’annonce Collider.

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Le site américain indique en effet que la chaîne a mis une adaptation sur les rails pour en faire une série. Attention, rien n’est encore fait, disons simplement que la chaîne commence à bosser sérieusement dessus.

Bradley Cooper, Graham King et Todd Phillips sont déjà nommés en tant que producteurs. Il est vrai que Cooper songe depuis plusieurs années à participer à une adaptation, mais c’est la première fois qu’il participe sérieusement à sa mise en place.

Et l’adaptation semble risquée, tant la saga se montre complexe, tant dans son histoire que dans sa narration. Mais Syfy veut y croire et a engagé Itamar Moses (Broadwalk Empire) pour écrire un premier scénario.

Résumer l’histoire d’Hyperion est impossible en quelques lignes, mais Syfy a tout même livré un premier synopsis :

Se déroulant à l’aube d’une apocalypse impliquant une guerre galactique, Hyperion est l’histoire de sept pèlerins qui effectuent un voyage pour trouver les réponses aux énigmes de leur vie. Chacun d’entre eux porte en lui un espoir désespéré et un terrible secret, et l’un d’eux pourrait détenir le sort de l’humanité entre ses mains.



Et, d'après Wikipedia:

Adaptations

En 2009, Il est (était? ) prévu une adaptation des deux premiers romans au cinéma. Le studio Warner Brothers en a obtenu les droits et a confié la réalisation à Scott Derrickson sur un scénario de Trevor Sands. Un seul et unique film est prévu pour relater ces deux premiers tomes.

Syfy a annoncé, en juin 2015, le lancement de l'adaptation de Hyperion en série télévisée. Bradley Cooper en sera un des producteurs et, probablement, un des acteurs.


Y'a plus qu'à croiser les doigts :smoking:
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