Richard Linklater

Le coin des cinéastes, car le cinéma, ce n'est pas que des films... Découvrez ici les travailleurs de l'ombre du septième art, réalisateurs, scénaristes, compositeurs, producteurs, qui une fois leur travail mis en commun nous permet de nous offrir le meilleur du cinéma... Ou le pire.
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Richard Linklater

Messagepar Duramou » ven. févr. 28, 2014 4:54 pm

Certains ici connaissent ce réalisateur indépendant de par la "trilogie Before"
viewtopic.php?f=91&t=7351

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Je pense aussi que tous devriez voir d'autres de ses oeuvres tant il a tuché à tous les genres.
Le western The Newton Boys, les films d'animation The Waking life ou A scanner Darkly (d'après un bouquin de Dick), le biopic, le film documentaire sur la malbouffe, le teenmovie intelligent...
Un huis clos mémorable aussi Tape, Adapté d'une pièce de théâtre de Stephen Belber, ce huis-clos bénéficie d'un trio d'acteurs hors du commun. Leur performance est bluffante dans un décor limité à une chambre d'un motel miteux qui sert de lieu de retrouvailles entre Vince et Jon Slater, deux amis de lycée qui ne se sont pas vus depuis plusieurs années.
Mais que cache cette rencontre ? Que vient faire Amy, l'ex petite amie de Vince dans cette histoire ?. Trois acteurs grandioses enfermés dans une chambre minable d'un motel se remémorent leurs années lycée. Formidable !


Mais son projet le plus fou reste à venir. Boyhood
Depuis 12 ans, il filme une famille moderne. Les parents (Ethan Hawke et Patricia Arquette) qui divorcent, le gamin surdoué (Ellar Coltrane) qui grandit sous l'oeil de la caméra qui le suit de 6 à 18 ans.
Ce projet fou vient d'être présenté au festival de Sundance où il a reçs un accueil dithyrambique et en compétition au festival de Berlin où il a été récompensé de l'Ours du meilleur réalisateur.

A suivre donc !
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » dim. mars 02, 2014 11:59 am

Sera-t-il à nouveau récompensé ce soir lors de la cérémonie des Oscar ?

La liste des récompenses pour le film est déjà longue mais une supplémentaire ne serait pas superflue.
J'en doute mais l'espoir est permis

Austin Film Critics Association Awards 2013 : Austin Film Award
Boston Online Film Critics Association Awards 2013 : meilleur scénario pour Richard Linklater, Julie Delpy et Ethan Hawke
Indiana Film Journalists Association Awards 2013 : meilleur scénario adapté pour Richard Linklater, Julie Delpy et Ethan Hawke
San Diego Film Critics Society Awards 2013 : meilleur scénario adapté pour Richard Linklater, Julie Delpy et Ethan Hawke
National Society of Film Critics Awards 2014 : meilleur scénario pour Richard Linklater, Julie Delpy et Ethan Hawke
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Re: Richard Linklater

Messagepar phoenlx » dim. mars 02, 2014 12:14 pm

Perso je ne le connais que pour la trilogie Before :mrgreen:
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » dim. mars 02, 2014 2:19 pm

phoenlx a écrit :Perso je ne le connais que pour la trilogie Before :mrgreen:


Tu devrais voir "A scanner Darkly", ça te plairait. J'en suis convaincue.

Tape aussi, c'est génial dans le genre minimaliste.
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Re: Richard Linklater

Messagepar phoenlx » dim. mars 02, 2014 4:11 pm

c'est noté !
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » dim. mars 02, 2014 8:57 pm



Les sous-titres français sont disponibles.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » lun. mars 03, 2014 7:19 am

Pas d'Oscar comme prévu mais ils étaient là !

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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » lun. mars 03, 2014 2:28 pm

Le prochain film de Linklater : Projet fou étalé sur 12 ans.

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Débuté en 2000, Boyhood devrait sortir cet été (fin juillet) en France.
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Re: Richard Linklater

Messagepar phoenlx » mar. mars 04, 2014 12:08 am

encore avec Ethan Hawke, c'est son acteur fétiche ? :mrgreen:
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » mar. mars 04, 2014 9:09 am

phoenlx a écrit :encore avec Ethan Hawke, c'est son acteur fétiche ? :mrgreen:


Son acteur fétiche, son ami de longue date, son co-scénariste. Il a participé aux 3/4 de ses films en effet.
Dans Waking Life, un anime rotoscopique, on voit dans une scène les personnages de Céline et Jesse. Là encore c'est une expérience sensorielle et réflexive inédite.

Mais le projet Boyhood ne se résume pas à CA !
12 ans de tournage pour rester cohérent quant à l'évolution des personnages. Nous permettre une identification jamais atteinte (ce n'est pas moi qui le dis mais l'un des crritiques à l'avoir vu à Sundance), qui provoque un trouble indéfinissable chez le spectateur (un critique qui l'a vu à la Berlinale) qui suit cet enfant qui devient un homme sous nos yeux.


Je remets le lien pour ceux qui voudraient découvrir Tape

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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » jeu. mars 13, 2014 5:47 pm

Richard Linklater se verra honoré pour son inventivité et sa créativité en tant que réalisateur au festival de San Francisco le 2 mai prochain.
La cérémonie sera suivie de la projection du nouveau chef d'oeuvre Boyhood déjà présenté et récompensé à Sundance et à la Berlinale.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » jeu. mars 20, 2014 11:10 pm

Boyhood serait présenté à Cannes cette année dans la section "Un certain Reagrd".

:fete: :fete:
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » mer. avr. 09, 2014 1:46 pm

Après le Texas, Los Angeles le 17 avril, voilà que Boyhood sera présenté au festival de San Francisco le 2 mai prochain.

Il devrait sortir en France fin juillet.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » lun. avr. 14, 2014 5:02 pm

Boyhood de Richard Linklater (2013)

Rating: ★★★★★★★★★

En douze ans, Richard Linklater a réalisé plus d’une dizaine de films de fiction, un documentaire, et six épisodes de série télé, ce qui le classe parmi les plus stakhanovistes réalisateurs de sa génération. Tout au long de cette période se cachait également un tournage atypique, celui de Boyhood, film somme de plus de deux heures et demi, qui fait figure d’étrangeté au sein de la production cinématographique contemporaine. Linklater cultive cette originalité, déjà frappante avec sa trilogie des Before (le dernier volet Before Midnight est sorti en 2013), qui suivait un couple pour un bref moment, une fois tous les neuf ans.

Ce nouveau film place la barre encore plus haute en termes d’ambitions, car s’il est également question du temps qui passe, Boyhood a vu son tournage se déployer sur douze années. Cela sous-entend que, de façon régulière, la même équipe s’est retrouvée, tous les huit ou neuf mois, pour filmer un moment dans la vie des personnages. Selon les propres mots du réalisateur, ce film est un « leap of faith » pour son casting et son équipe, c’est-à-dire un véritable acte de foi pour ce projet hors norme.

Le premier plan du film nous montre Mason Jr. allongé dans l’herbe, regardant, rêveur, le ciel bleu. C’est de son enfance et de son adolescence qu’il va être question. Le parti pris est de filmer la vie quotidienne, dans toute sa banalité, d’une petite famille texane, sans fioritures, et surtout sans dramatisation ni théâtralisation. En effet, Linklater décide de ne pas montrer certains passages archétypaux des années où Mason grandit. On ne verra ni son premier baiser ni son bal de promo de lycée, et les ellipses sont nombreuses sur les changements qui s’opèrent au sein de cette famille.

Les questions politiques et sociétales émaillent le récit. Le père. Mason Sr., incarné par l’excellent Ethan Hawke, compagnon de route de Richard Linklater depuis Before Sunrise, est un démocrate engagé et passionné qui explique à ses enfants pourquoi il pense qu’il est fondamental de porter Barack Obama au pouvoir. Les problèmes d’argent et de logement qui affectent les ménages de la classe moyenne américaine sont également très présents: on vit les soubresauts de l’économie américaine par le regard de la mère de famille, une Patricia Arquette qui a rarement été autant mise en valeur. Malgré tout, ces questions restent en arrière-plan, le thème principal étant bel et bien l’évolution de cette famille, ses fréquents déménagements liés à la carrière de la mère qui, après avoir repris des études abandonnées trop jeune, décide de devenir enseignante.

Comme le titre l’indique il y a évidemment un regard très masculin dans cette histoire, et si Patricia Arquette, divorcée depuis longtemps, a la charge de sa famille, force est de remarquer la puissance de la relation entre Mason et son père. Celui-ci, ancien musicien devenu agent d’assurances, est le héros parfait pour ce jeune homme qui se cherche une identité: beau, gouailleur, passionné et doux, d’autant que sa relation à distance avec ses enfants favorise son idéalisation. Hawke est de plus l’acteur parfait pour ce rôle qui lui colle à la peau depuis le début de sa carrière. Que ce soit chez Linklater ou chez Ben Stiller (avec Génération 90), Ethan Hawke a toujours eu cette image d’ami idéal, image doublée d’une dimension très rock’n roll qui le rend si fascinant.

Le risque de créer un faux rythme débouchant sur un ennui implacable était patent: filmer des années de vie sans y ajouter de ressorts dramatiques, ni d’enjeux véritables autres que celui du récit de vie est un pari risqué pour un long métrage de fiction. Mais c’est précisément ici que l’on retrouve la force de conteur de Richard Linklater. Son talent est de réussir à décrire par de petits détails, par quelques dialogues ciselés et précis, la magie qui se trouve dans le quotidien. Cette finesse d’écriture est symbolisée par une question de Mason Jr. enfant – « la magie existe-t-elle dans ce monde ? -, qui semble faire écho à des phrases de Before Sunrise (co-écrit avec Julie Delpy et Ethan Hawke). On reconnait la touche du réalisateur dans chacune de ces petites scènes, jusqu’à un moment final qui apparaît comme un condensé de tout son travail. Rares sont les réalisateurs de sa génération qui tournent aussi bien autour de leurs acteurs, captant cette beauté qui émane du moindre geste, de la moindre expression. En cela, Linklater est un passeur merveilleux, qui insuffle dans son film tout son amour de l’autre sans jamais oublier d’être drôle.

Boyhood est un travail de longue haleine qui en appelle à des éléments émotionnels très forts, et émeut par surprise sur de toutes petites choses. Richard Linklater réussit à capter un moment de la vie d’un enfant, à le magnifier par un regard doux et tendre, créant un frisson permanent pour une œuvre d’une beauté sans équivalent.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » sam. avr. 26, 2014 9:43 pm

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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » mer. mai 28, 2014 7:19 pm

Boyhood sortira en salles en France le 30 juillet prochain.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » lun. juin 30, 2014 6:21 pm

De 2002 à 2013, Richard Linklater a filmé le jeune Ellar Salmon aux côtés de Patricia Arquette et Ethan Hawke quelques jours par an, sans ruiner ses producteurs.
Richard Linklater a une filmographie très éclectique. En 2003, il filmait Jack Black dans la comédie Rock Academy. Trois ans plus tard, il adaptait -avec de vrais acteurs mais animés en rotoscopie- A Scanner Darkly, de Philip K. Dick, avec Robert Downey Jr, Keanu Reeves et Winona Ryder. Il est aussi connu pour sa trilogie des Before (Before Sunrise, Before Sunsetet Before Midnight), où il suit l'évolution d'un couple sur près de 20 ans.En parallèle de tous ces projets (et d'autres !), il a tourné Boyhood, l'histoire d'un petit garçon (Ellar Salmon) élevé par sa mère (Patricia Arquette) depuis que son père a quitté le foyer (Ethan Hawke). Une fiction qui s'inspire tout de même de la réalité puisque le réalisateur a filmé l'évolution du petit garçon devenant adulte en tournant quelques jours par an de 2002 à 2013. Acclamé au dernier festival de Berlin, le résultat est captivant. Combien coûte un tel projet ? se demande Variety. Pas si cher, surtout par rapport aux normes hollywoodiennes. A partir de 2001 -année de pré-production- IFC, la compagnie indépendante qui a financé Boyhood, a délivré 200 000 dollars par an au réalisateur pour tourner ses scènes et payer ses équipes (400 personnes au maximum durant la post-production). Soit un budget total de 2,4 millions de billets verts.Le plus fort, souligne l'article, c'est que le cinéaste a réussi à faire accepter le fait qu'il mettrait en scène cette histoire comme bon lui semble, sans rendre de comptes à ses producteurs : "Linklater a vraiment redéfini les normes en matière de réalisation. Peu importe qu'on parle d'un gros studio ou d'une firme indépendante, il a modifié les codes. Avec son équipe, ils ont travaillé sur ce projet pendant des années, sans aucune date de sortie fixée à l'avance. Sans obligation de montrer les rushs aux producteurs non plus, et surtout pas de limite de durée : le résultat dure 2h42 et n'a pas été coupé 'à la Harvey Weinstein'".Rendez-vous au cinéma à partir du 23 juillet pour découvrir Boyhood.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » dim. juil. 13, 2014 8:13 am

De 2002 à 2013, Richard Linklater a filmé le jeune Ellar Salmon aux côtés de Patricia Arquette et Ethan Hawke quelques jours par an, sans ruiner ses producteurs.
Richard Linklater a une filmographie très éclectique. En 2003, il filmait Jack Black dans la comédie Rock Academy. Trois ans plus tard, il adaptait -avec de vrais acteurs mais animés en rotoscopie- A Scanner Darkly, de Philip K. Dick, avec Robert Downey Jr, Keanu Reeves et Winona Ryder. Il est aussi connu pour sa trilogie des Before (Before Sunrise, Before Sunsetet Before Midnight), où il suit l'évolution d'un couple sur près de 20 ans.En parallèle de tous ces projets (et d'autres !), il a tourné Boyhood, l'histoire d'un petit garçon (Ellar Salmon) élevé par sa mère (Patricia Arquette) depuis que son père a quitté le foyer (Ethan Hawke). Une fiction qui s'inspire tout de même de la réalité puisque le réalisateur a filmé l'évolution du petit garçon devenant adulte en tournant quelques jours par an de 2002 à 2013. Acclamé au dernier festival de Berlin, le résultat est captivant. Combien coûte un tel projet ? se demande Variety. Pas si cher, surtout par rapport aux normes hollywoodiennes. A partir de 2001 -année de pré-production- IFC, la compagnie indépendante qui a financé Boyhood, a délivré 200 000 dollars par an au réalisateur pour tourner ses scènes et payer ses équipes (400 personnes au maximum durant la post-production). Soit un budget total de 2,4 millions de billets verts.Le plus fort, souligne l'article, c'est que le cinéaste a réussi à faire accepter le fait qu'il mettrait en scène cette histoire comme bon lui semble, sans rendre de comptes à ses producteurs : "Linklater a vraiment redéfini les normes en matière de réalisation. Peu importe qu'on parle d'un gros studio ou d'une firme indépendante, il a modifié les codes. Avec son équipe, ils ont travaillé sur ce projet pendant des années, sans aucune date de sortie fixée à l'avance. Sans obligation de montrer les rushs aux producteurs non plus, et surtout pas de limite de durée : le résultat dure 2h42 et n'a pas été coupé 'à la Harvey Weinstein'".

Rendez-vous au cinéma à partir du 23 juillet pour découvrir Boyhood.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » mer. juil. 16, 2014 9:21 pm

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L’incroyable expérience de Richard Linklater qui a tourné son film Boyhood sur 12 ans a fasciné le public américain. Malgré une sortie très réduite, il s’offre la deuxième meilleure moyenne par écran de l’année aux States.
Si beaucoup pensaient que le film de Richard Linklater Boyhood avait un beau potentiel, personne ne l’imaginait si haut après son premier week-end à l’affiche dans seulement cinq salles aux Etats-Unis. Sortie très limitée donc pour cette oeuvre intimiste tournée sur plus de 12 ans, mais le public a largement répondu présent en cumulant 359 000 dollars de recettes en trois jours, soit une étonnante moyenne de 71 800 billets verts par écran. De quoi inscrire le long-métrage au tableau d’honneur puisqu’il s’agit tout bonnement de la deuxième meilleure moyenne par écran de l’année aux Etats-Unis.
Cela augure du meilleur pour ce petit film qui risque de voir sa sortie étendue prochainement. Pour la France, il faudra patienter jusqu’au 23 juillet prochain pour le découvrir en salles.

Boyhood : l’extraordinaire portrait d’une décennie américaine

Pari fou de Richard Linklater : filmer pendant douze ans Ellar Coltrane, de son enfance à sa sortie de l’adolescence, dans un film hautement romanesque et souvent bouleversant qui montre la naissance d’un personnage et d’un comédien dans un même geste d’une grande force cinématographique.

En 2001, Richard Linklater tournait un drôle de film d’animation en forme de rêverie documentaire et philosophique, Waking Life. Dans une des séquences, deux filles discutaient dans un café et l’une d’entre elles disait ceci :

«On pense à une image de soi bébé et on dit : « C’est moi. » Pour faire le lien entre cette image et ce que l’on est aujourd’hui, on doit inventer une histoire : « C’est moi quand j’avais un an ; plus tard, j’ai eu les cheveux longs, puis nous avons déménagé à Riverdale et me voilà ! » Il faut une histoire, une fiction pour créer cette connection entre nous et ce bébé, pour créer notre identité.»
2001, c’est le moment où Linklater commence à tourner Boyhood, qu’il achèvera douze ans plus tard ; impossible aujourd’hui de ne pas voir dans ce film unique et hors norme la mise en pratique de cette théorie de l’identité évoquée dans Waking Life.

Ces douze années — et les 165 minutes du film — c’est le temps nécessaire pour raccorder, par le biais d’une fiction, l’image du jeune Ellar Coltrane, gamin insouciant traversant les rues sur son vélo, de celle du même Coltrane, adolescent tout juste débarqué à l’université, regardant avec sa nouvelle copine un coucher de soleil.

Sans le travail patient consistant à filmer chaque année un bout de l’histoire racontée et voir ainsi la métamorphose physique du comédien et l’évolution psychologique du personnage, ces deux images n’auraient jamais pu se rejoindre ; jamais le spectateur n’aurait pu dire qu’il s’agissait de la même personne.


Boyhood


La vie de Mason : chapitres 1 à 12

Raconter l’histoire de Mason, de sa sœur (Lorelei Linklater, propre fille du cinéaste) et de ses parents tient donc, pour Linklater, de la collection de fragments assemblés par des ellipses que nulle signalétique ne vient expliciter à l’écran. Le temps s’écoule, se réfracte en une poignée de scènes, puis s’écoule à nouveau, et l’on voit petit à petit Mason sortir de l’enfance et entrer dans l’adolescence.

Comme s’il avait condensé en un seul film son autre projet au long cours — la trilogie des Before avec Julie Delpy et Ethan Hawke, ce dernier incarnant ici le père de Mason — Richard Linklater se pose en auteur qui décrirait avec minutie des instants décisifs pour recréer l’illusion d’une continuité temporelle et romanesque.

Pour cela, il laisse de côté toute forme de style et tout ce qui pourrait techniquement trahir son dispositif ; il faut avoir une foi énorme dans la matière cinématographique que l’on invente pour se mettre à ce point en retrait en tant que réalisateur, privilégiant le hasard et la beauté d’un geste — qui aurait très bien pu, accidentellement, ne jamais connaître de fin — sur son résultat à l’écran.

Cela ne fait que décupler l’émotion miraculeuse qui s’en dégage : il est rare de toucher du doigt à l’écran ce qui constitue la vérité d’une vie, ses aléas et ses cassures, ses moments de plénitude et ses instants de mélancolie.

On l’a dit, des époques traversées, Linklater ne garde que l’écume la plus identifiable par une mémoire collective : des tubes pop — d’Island in the Sun de Weezer à Deep Blue d’Arcade Fire — et les traces des événements politiques : guerre en Irak, réélection de Bush, campagne pour Obama…

Le destin de Mason se joue ainsi sur deux plans : celui, intime, d’une famille qui ne cesse de se reconstituer, et celle d’un pays qui au contraire se délite et se crispe — dans une scène, il va poser à la demande de son paternel une pancarte de soutien à Obama pour remplacer celle arrachée par leur voisin conservateur

Linklater ne fait pourtant que suivre le programme annoncé dans Waking Life, se contentant d’enregistrer des changements en apparence anecdotiques : des coupes de cheveux — Mason semble faire le tour complet des possibilités en la matière — et des déménagements.

Mais chacun raccorde avec des bouleversements plus profonds : les revirements incessants de sa mère — Patricia Arquette, de nouveau dans un grand rôle au cinéma — en quête perpétuelle d’elle-même, s’en remettant à de mauvais maris — l’un alcoolique et abusif, l’autre violent avec ses enfants — cherchant son accomplissement personnel en reprenant ses études, puis en enseignant elle-même. Son père effectue le parcours inverse, daddy cool, progressiste et rock’n’roll qui s’embourgeoise en rejoignant une famille de Texans de la Bible Belt, fière de ses croyances et de ses fusils.

Le portrait de Mason est donc aussi portrait d’une décennie américaine, de ses contradictions et de ses espérances (déçues) ; tout cela se reflète comme un miroir sur le visage rêveur d’Ellar Coltrane à tous les âges de sa vie. Une tendresse radieuse émane de lui, bienveillance bouleversante dont l’acmé est atteinte lorsqu’il part bivouaquer un week-end au bord d’un lac avec son père ou lorsqu’il quitte pour de bon le domicile maternel pour voler de ses propres ailes, ultime déracinement d’un film qui ne parle que de ça.

À la fin, est-ce Mason ou Ellar que l’on regarde à l’écran ? La question importe peu : Linklater aura réussi son pari, celui de lui donner une «identité» indélébile aux yeux du spectateur.

Par Christophe Chabert sur petit-bulletin.fr.

Boyhood
De Richard Linklater (ÉU, 2h45) avec Ellar Coltrane, Patricia Arquette, Lorelei Linklater, Ethan Hawke…
Sortie le 23 juillet
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » lun. juil. 21, 2014 9:02 pm

Un accueil critique phénoménal pour Boyhood.

De nombreuses avant-premières demain soir soit la veille de la sortie nationale.
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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » jeu. juil. 31, 2014 9:26 pm

A la fin du film, Mason Jr et une amie tout juste rencontrée philosophent ensemble dans le désert texan, sous l'emprise légère d'un space cake généreusement offert par leurs nouvelles connaissances de campus. Réfléchissant sur la notion de carpe diem, la jeune fille qui l'accompagne réalise soudain que ce n'est pas saisir le moment qui compte, mais plutôt que c'est toujours le moment qui nous saisit, ce à quoi répond Mason par une brève tirade sur ce "maintenant" perpétuel qui nous échappe sans cesse mais recommence éternellement. Pour quelqu'un dont la passion dans le film est la photographie, ça se tient. Pour un film reposant sur un concept tel que celui de Boyhood, c'est encore plus prégnant.

Car qu'est-ce au fond que le projet fou du "dernier" (difficile de le classer dans sa filmographie puisqu'entre le début du tournage et la sortie du film, le bonhomme a fait un sacré bout de chemin) film de Richard Linklater ? 12 ans de quelques vies filmés chronologiquement et par épisodes plus ou moins brefs, certes. Mais c'est aussi la volonté de saisir cette suite de moments saisissant les personnages à des instants t, t+1, t+2, etc. En somme, c'est une tentative de représenter le temps et tout ce que cela implique.

Evidemment, au début du film c'est un peu artificiel : il faut bien que le film justifie ou exhibe d'un quelconque manière son projet ambitieux. Le point de départ est l'Amérique (profonde pusiqu'on est au Texas) post 11 septembre, engagée en pleine guerre avec l'Irak. La bonne idée pour ancrer le film dans le réel, c'est de ne jamais le dater explicitement à l'écran, mais de se servir du contexte social ou culturel pour nous renseigner. Ce seront tantôt des chansons de Coldplay, The Hives, Cheryl Crowe, Vampire Weekend (sur une séquence tordante), ou plus tard Arcade Fire et Wilco. Ce sera aussi des références directes à des artistes aussi variés que Britney Spears ou Lady Gaga (écoutées par la grande soeur à différentes étapes de sa vie), où à la guerre puis l'élection d'Obama. Si un sentiment de connivence forcée ou de sur-saturation de références peut planer un moment au début du film, l'équilibre est ensuite atteint entre ellipses élégantes (les vêtements et les coupes de cheveux y sont de meilleurs indicateurs que le physique des personnages, parfois) et références discrètes.

Et peu à peu, commence à opérer la magie, à infuser une étrange mélancolie dans l'ensemble. Ces tranches de vie collectives forment une fresque de l'Amérique contemporaine autant d'une description criante de vérité de ce qu'est une famille dans une société occidentale de nos jours. Mariages, divorces, enfants, célibat, remariage malheureux, déménagements successifs, changements d'écoles... Le film énumère sagement des situations crédibles sans jamais en faire trop, incarnées avec un brio non négligeable par une Patricia Arquette qui se faisait rare, par Ethan Hawke qui vieillit remarquablement bien, et par deux inconnus que l'on voit passer de gamins rigolos et revanchards en jeunes adultes presque responsable - non sans se farcir toute la splendeur de leur âge ingrat. Et ces portraits croisés, dont Mason Jr est en quelque sorte le centre, ont quelque chose de précieux : la démarche unique du réalisateur (avoir retrouvé régulièrement ses interprètes pendant 12 ans, écrit au fur et à mesure son film en fonction de leur physique changeant, mais aussi des évolutions de la société) prend tout son sens. Et si Obama n'avait pas été élu, à quoi aurait ressemblé la suite du film ? Et si quelque chose était arrivé (de plus ou moins grave, je n'entends pas forcément le plus funeste) à de ses interprètes ? Voir le travail du temps agir littéralement sur ces corps a quelques chose de bouleversant et confère au film un statut un peu bâtard, pas totalement cinématographique, pas totalement fictif, à mi chemin entre la fresque romanesque, la série télévisée feuilleton et le documentaire un peu expérimental.

Mais là où Linklater frappe juste, c'est dans le sens de la sobriété et de l'écriture. Le concept est suffisamment beau et original tel quel, pas besoin d'en faire des tonnes, alors l'histoire reste des plus simples, et la mise en scène est toujours à son service sans chercher le spectaculaire à tout prix. Si vous venez pour des plans d'une virtuosité inouïe, repassez. Par contre, si vous venez pour des dialogues excellents et des comédiens hors pairs, soyez les bienvenus. On navigue entre toutes les émotions sans jamais tomber dans la caricature : drame et tragédie lorsque le nouveau mari s'avère alcoolique et violent, comédie pure et tendre quand la nouvelle femme du père présente ses beaux enfants à ses parents, un peu plus conservateurs qu'eux, et puis il y a des moments de grâce, un peu aléatoires. Un père divorcé qui emmène ses enfants au base-ball ou son fils en camping, une scène nocturne dans un diner, les retrouvailles inattendues entre un ex ouvrier clandestin et celle qui fut de bon conseil pour lui, etc.

Les presque trois heures de l'ensemble passent en un éclair et paraissent paradoxalement presque trop courtes au vu de la richesse du matériau. D'autant que le tout est emballé dans une des meilleures bandes son de l'année, tout en classic rock, country et indie pop. Comme aurait pu le dire un Musset un peu moins romantique, "les chants les plus simples sont les chants les plus beaux."
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Re: Richard Linklater

Messagepar Somewhere » lun. août 18, 2014 11:45 am

Le film Boyhood de Richard Linklater est noté 100/100 sur Metacritic, je crois que c'est la première fois que je vois la note maximale sur ce site.

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Re: Richard Linklater

Messagepar Duramou » jeu. août 21, 2014 1:46 pm

En effet !
Mais le projet fou de cette équipe vaut vraiment la peine.
La mise en image du temps qui passe, voir les acteurs changer, évoluer c'est une expérience hors du commun.

Waking life :
A la veille de la sortie française de Boyhood, le nouvel opus expérimental de Richard Linklater, je souhaite revenir sur l'une de ses oeuvres inédites dans les salles françaises.
5 ans avant son adaptation du roman de Philip K Dick "Substance mort", le jeune cinéaste indépendant utilise une technique d'animation rotoscopique qui consiste à retravailler les images filmées en live par une caméra numérique pour filmer des discours philosophisues et filmer les errances du jeune homme qui les entend. Il s'animera d'ailleurs au fur et à mesure du film et des rencontres pour de passif, devenir un interlocuteur actif.
Le titre "état de veille" est emprunté à un philosophe américain d'origine espagnole et annonce même avant le générique la couleur.
Le propos ne sera ni léger ni inconséquent. Il reprend ici le principe des longs échanges entre les personnages qui feront le succès de sa trilogie Before... Seulement là d'une scène à l'autre les interlocuteurs changent.
Il s'agit de dialogues autour de thèmes aussi fondamentales que la réalité, le rêve, la mort, le libre arbitre de l'être humain ou la relation à l'autre. La poésie de certains passages est absolument sidérante et le style si particulier ajoute à la singularité de cette oeuvre.
Ce n'est certes pas un film facile d'accès, les notions de philosophie abordées ne sont pas vulgarisées mais référencées. Kierkegard, Nietzsche, Jung et autres sont mentionnés et leurs pensées décortiquées.
Un jeune homme descend d'un train et commence un rêve éveillé. Il rencontre divers personnages étranges, poétiques et loufoques avec lesquelles la philosophie et les échanges sur le sens de la réalité seront le centre du métrage.
Pour faire avancer sa réflexion Richard Linklater fait appel à son couple fétiche (Célin et Jesse) mais aussi à sa fille Lorelei entre autres. Tous se retrouveront sur la route de ce jeune homme qui vit à la frontière du réel, ne sait pas où il en est et absorbe toutes les idées qui lui sont transmises comme une dose supplémentaire de stupéfiant.
Plus les concepts lui arrivent, plus l'imaginaire prend le pas sur la réalité.
Les décors dansent, l'esprit s'élève au dessus.
Il ne faut pas chercher de cohérence dans le scénario car il n'y a pas d'intrigue à proprement parler mais une succession de dialogues. Il faut se laisser porter par la profondeur des dialogues qui habitent chacune des scènes du film. Un film à vivre qui prête à réfléchir et qui par l'originalité de sa forme, marquera la mémoire cinéphile.
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