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Billy Wilder

Le coin des cinéastes, car le cinéma, ce n'est pas que des films... Découvrez ici les travailleurs de l'ombre du septième art, réalisateurs, scénaristes, producteurs, qui une fois leur travail mis en commun nous permet de nous offrir le meilleur du cinéma... Ou le pire.
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Billy Wilder

Messagepar Cerca Trova » lun. mai 28, 2018 9:46 pm

Un grand oubli à rectifier, de suite . :mrgreen: Un autre grand artiste juif autrichien, qui est parti se réfugier aux USA à la montée du Nazisme.

Bwilder.jpg
Bwilder.jpg (86.15 Kio) Vu 20 fois

Issu d'une famille juive autrichienne, Samuel Wilder, du prénom de son grand-père maternel, naît dans une petite ville de l'empire austro-hongrois qui appartient aujourd'hui à la Pologne. Il est tout jeune lorsque la famille s'installe à Vienne, où lui et son frère Wilhelm font leurs études primaires et secondaires. Son père rêve de le voir devenir avocat ou médecin mais il quitte rapidement l'université et opte pour une carrière de journaliste. Sa mère a fait un séjour aux États-Unis et était fascinée par Billy the Kid ou les Buffalo Bill Wild West Shows, ce qui explique le surnom familial de Billy qu'il adopte ensuite à la place de son prénom officiel, Samuel.

Il travaille pour un journal viennois, où il est chargé d'articles sur le sport, de faits-divers, et commence également à rédiger des critiques sur les spectacles, notamment le cinéma. En 1926, il s'établit à Berlin où il survit un temps en jouant le gigolo ou le danseur mondain à l'hôtel Eden, tout en commençant à écrire des récits et des ébauches d'histoires. Il collabore à un journal allemand local, Berliner Zeitung am Mittag, puis un tabloïd pour lesquels il rédige des articles mais aussi des nouvelles et des romans-feuilleton à succès, généralement policiers ou burlesques. Ses enquêtes le mettent en contact avec des milieux et des personnes variés et l'amènent à se familiariser avec une diversité de décors et de personnages que l'on retrouve plus tard dans ses films.

C'est l'époque du cinéma muet. Il travaille, souvent comme nègre pour des scénaristes à succès et collabore avec d'autres professionnels du cinéma, notamment Fred Zinnemann, alors opérateur, et Robert Siodmak. Le succès d'une de ces œuvres, Les Hommes le dimanche (1930) lui vaut de signer un contrat avec l'Universum Film AG en 1929. Il gagne bien sa vie et commence à collectionner des œuvres d'art contemporain, notamment des meubles signés Mies van der Rohe.


(…suite sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Billy_Wilder )

réalisateur :

1934 : Mauvaise Graine
1942 : Uniformes et jupons courts (The Major and the Minor)
1943 : Les Cinq Secrets du désert (Five Graves to Cairo)
1944 : Assurance sur la mort (Double Indemnity)
1945 : Death Mills
1945 : Le Poison (The Lost Weekend)
1947 : La Valse de l'empereur (The Emperor Waltz)
1948 : La Scandaleuse de Berlin (A Foreign Affair)
1950 : Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard)
1951 : Le Gouffre aux chimères (Ace in the Hole ou The Big Carnival)
1953 : Stalag 17
1954 : Sabrina
1955 : Sept ans de réflexion (The Seven Year Itch)
1957 : Ariane (Love in the Afternoon)
1957 : L'Odyssée de Charles Lindbergh (The Spirit of Saint Louis) .
1957 : Témoin à charge (Witness for the Prosecution)
1959 : Certains l'aiment chaud Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot)
1960 : La Garçonnière (The Apartment)
1961 : Un, deux, trois (One, Two, Three)
1963 : Irma la Douce
1964 : Embrasse-moi, idiot (Kiss Me, Stupid)
1966 : La Grande Combine (The Fortune Cookie)
1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes)
1972 : Avanti!
1974 : Spéciale Première (The Front Page)
1978 : Fedora
1981 : Victor la gaffe (Buddy Buddy)

Scénariste:

1929 : Le Reporteur diabolique (Der Teufelsreporter de Ernst Laemmle
1929 : Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag) de Robert Siodmak (coscénariste + 2e assistant-réalisateur)
1931 : Der falsche Ehemann de Johannes Guter
1931 : L'Homme qui cherche son assassin (Der Mann, der seinen Mörder sucht) de Robert Siodmak
1931 : Émile et les Détectives de Gerhard Lamprecht
1931 : Princesse, à vos ordres (Ihre Hoheit befiehlt) de Hans Schwartz
1932 : Une nuit à Vienne () de Victor Janson
1932 : Scampolo, ein Kind der Straße de Hans Steinhoff
1932 : Un rêve blond de Paul Martin
1932 : Das Blaue vom Himmel de Victor Janson
1933 : Adorable de William Dieterle
1933 : Ce que femme rêve (Was Frauen träumen) de Géza von Bolváry
1933 : Le Sexe faible de Robert Siodmak
1933 : Madame ne veut pas d'enfants de Hans Steinhoff
1934 : Musique dans l'air (Music in the Air) de Joe May
1935 : The Lottery Lover de Wilhelm Thiele

1935 : Rivaux (Under Pressure) de Raoul Walsh
1937 : Champagne valse (Champagne Waltz) d'A. Edward Sutherland
1938 : La Huitième Femme de Barbe-Bleue (Bluebeard's Eighth Wife), d'Ernst Lubitsch
1938 : Cet âge ingrat (That Certain Age) d'Edward Ludwig
1939 : La Baronne de minuit (Midnight) de Mitchell Leisen
1939 : Ninotchka d'Ernst Lubitsch
1939 : What a Life de Theodore Reed
1940 : Arise, My Love de Mitchell Leisen
1940 : Rhythm on the River de Victor Schertzinger
1941 : Boule de feu (Ball of Fire) de Howard Hawks
1941 : Par la porte d'or (Hold Back the Dawn) de Mitchell Leisen
1942 : Six destins (Tales of Manhattan) de Julien Duvivier
1948 : Si bémol et Fa dièse (A Song Is Born) de Howard Hawks
1958 : Témoin à charge (Witness for the Prosecution)
1962 : Les Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty) de Lewis Milestone
1967 : Casino Royale de John Huston
1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes) (coscénariste)

Producteur :

1951 : Le Gouffre aux chimères (The Big Carnival)
1953 : Stalag 17
1954 : Sabrina
1955 : Sept ans de réflexion (The Seven Year Itch)
1957 : Ariane (Love in the Afternoon)
1959 : Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot)
1960 : La Garçonnière (The Apartment)
1961 : Un, deux, trois (One, Two, Three)
1963 : Irma la Douce
1964 : Embrasse-moi, idiot (Kiss Me, Stupid)
1966 : La Grande Combine (The Fortune Cookie)
1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes)
1972 : Avanti!
1978 : Fedora

+ il a été coscénariste et 2e assistant réal pour Robert Siodmak sur : Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag) , en 1929
Modifié en dernier par SeliCat le sam. mai 23, 2026 3:01 pm, modifié 1 fois.
Raison : Remplacement de l'image manquante.
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Messagepar phoenlx » lun. mai 28, 2018 9:50 pm

encore un dont je ne connais pas du tout les films, il faudrait que je vois certains l'aiment chaud je l'avais récupéré
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Messagepar Cerca Trova » lun. mai 28, 2018 9:50 pm

et mon classement

Sunset Boulevard (1950) - 20/20
Some like it hot (1959) - 18/20
A Foreign Affair (1948) - 16,75/20
Mauvaise graine (1934) - 10/20
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Messagepar Cerca Trova » lun. mai 28, 2018 9:54 pm

phoenlx a écrit :encore un dont je ne connais pas du tout les films, il faudrait que je vois certains l'aiment chaud je l'avais récupéré


oui, très bonne comédie :super:
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Messagepar Scarabéaware » mar. mai 29, 2018 1:04 pm

phoenlx a écrit :encore un dont je ne connais pas du tout les films, il faudrait que je vois certains l'aiment chaud je l'avais récupéré


Oui et puis y a aussi Boulevard du Crépuscule à voir dont on a un extrait dans la saison 3 de Twin Peaks :mrgreen: : https://www.les-ailes-immortelles.net/f ... 91&t=17924

Bon pis faudrait que je tente aussi d'autres de ses films :D
ALL HAIL PALPATINE, ALL HAIL FREEZER, ALL HEIL ZORDER, ALL HAIL EREN, ALL HAIL SKYNET, ALL HAIL BRITANNIA, ALL HAIL WILLIAM DELOS.
Venez jouer avec Bob Image.

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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Messagepar Kevin » jeu. juin 14, 2018 5:40 pm

Mon classement des films de Billy Wilder:

La Garçonnière : 10/10
Stalag 17 : 8/10
Sept ans de réflexion : 8/10
Irma la douce : 7/10
Sabrina : 7/10
Modifié en dernier par Kevin le ven. févr. 26, 2021 2:52 pm, modifié 1 fois.

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Re: Billy Wilder

Messagepar Cerca Trova » mer. févr. 13, 2019 10:16 pm

Sunset Boulevard (1950) - 20/20
Fedora (1978) - 20/20
Some like it hot (1959) - 18/20
A Foreign Affair (1948) - 16,75/20
Mauvaise graine (1934) - 10/20
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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Messagepar Kevin » dim. oct. 06, 2019 2:16 pm

La Garçonnière : 10/10
La Grande Combine : 8/10
Stalag 17 : 8/10
Sept ans de réflexions : 8/10
Irma la douce : 7/10
Sabrina : 7/10
Modifié en dernier par Kevin le ven. févr. 26, 2021 2:54 pm, modifié 1 fois.

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Re: Billy Wilder (1906-2002)

Messagepar Kevin » mar. juin 23, 2020 7:58 pm

La Garçonnière : 10/10
La Grande Combine : 8/10
Stalag 17 : 8/10
Fedora : 8/10
Sept ans de réflexions : 8/10
Irma la douce : 7/10
Sabrina : 7/10

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Re: Billy Wilder

Messagepar SeliCat » lun. août 28, 2023 8:46 pm

Un documentaire proposé par ARTE :D

Présentation sous spoiler :)
Billy Wilder - La perfection hollywoodienne

Comment le génial provocateur Billy Wilder s’est hissé au sommet de Hollywood sans se compromettre. Au fil d’extraits de ses films transgressifs et d’entretiens à l’irrésistible espièglerie, une traversée de l’oeuvre de cette légende du cinéma.

Chapeau, bretelles et billes rondes pétillantes de malice derrière de grosses lunettes, Billy Wilder ironise, avec son accent yiddish : "À la cinémathèque, les gens s’extasient trop. C’est l’orgasme permanent !" Juif d’origine autrichienne, Samuel Wilder (1906-2002) fuit l’Allemagne nazie dans les années 1930 pour poser ses valises à Hollywood. En plein âge d’or, l’ancien journaliste à l’anglais incertain est recruté par la Paramount pour sa plume féconde. Les scénarios de La huitième femme de Barbe-Bleue et Ninotchka – deux œuvres de son mentor sacré Ernst Lubitsch –, qu’il écrit en tandem avec le WASP et antisémite Charles Brackett, lui assurent bientôt le succès. Mais Billy Wilder veut passer derrière la caméra. Avec Uniformes et jupons courts, qui traite, sous couvert de légèreté, de pédophilie, ce provocateur signe une satire féroce de l’Amérique, quand le chef-d’œuvre Boulevard du crépuscule, servi par Gloria Swanson et William Holden, l’un de ses acteurs fétiches avec Jack Lemmon, demeure l’un des plus grands films sur Hollywood. Dans les années 1950, ce maître incontesté de la comédie, qui rompt avec la Paramount pour préserver son indépendance, fustige le puritanisme anglo-saxon en abordant la prédation masculine avec les faussement romantiques Sabrina et Ariane, l’adultère et le meurtre dans le très noir Assurance sur la mort, l’alcoolisme avec Le poison ou encore le travestissement dans le transgressif Certains l'aiment chaud. Mais son film préféré reste Le gouffre aux chimères, charge virulente contre le cynisme médiatique, toujours d’actualité.

Émotion et dérision

Entrelaçant extraits de sa prolifique filmographie et archives d’entretiens où son acuité se mâtine d’une réjouissante (auto)dérision, ce portrait documentaire explore en finesse l’œuvre de Billy Wilder. Il rappelle aussi qu’en 1945 le cinéaste exilé, dont la mère n’a pas survécu à Auschwitz, est le premier réalisateur américain à filmer Berlin en ruines et l’enfer des camps pour son documentaire Death Mills. S’appuyant sur l’éclairage d’historiens du cinéma et le témoignage touchant du fils de son complice scénariste I. A. L. Diamond, Clara et Julia Kuperberg (Joni Mitchell – Le spleen et la colère, Hannibal Hopkins & sir Anthony) montrent comment, sous le voile élégant de comédies éblouissantes, ce géant multiprimé du septième art savait comme nul autre révéler les dessous sombres du rêve américain.

Réalisation : Julia Kuperberg, Clara Kuperberg
Pays : France
Année : 2016
Edit : la vidéo n'est plus disponible ;)
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Re: Billy Wilder

Messagepar SeliCat » sam. sept. 21, 2024 2:37 pm

550WILDERB.jpg
550WILDERB.jpg (70.02 Kio) Vu 291 fois
:D Réédition des mémoires de Billy Wilder :arrow: Précedente édition : 1993

Et tout le reste est folie
Mémoires
Hellmuth Karasek, Billy Wilder

Géant du cinéma, Billy Wilder (1906-2002) raconte sa vie au critique de cinéma Hellmuth Karasek. Après des études de droit, Wilder débute comme journaliste à Vienne et trouve très vite sa voie dans l’écriture. Il devient scénariste et ouvre sa carrière par Les Hommes le dimanche de Robert Siodmak (1930). Le succès est immédiat mais la montée d’Hitler au pouvoir le contraint à l’exil dès 1933. Il fait une halte en France, le temps de s’essayer à la mise en scène (Mauvaise graine), et s’expatrie aux Etats-Unis.
De Vienne à Hollywood, c’est toute la mémoire d’une vie de réalisateur, producteur et scénariste américain de films noirs et de comédies que Wilder déroule ici : anecdotes, souvenirs – émouvants parfois, drôles bien souvent – et des photos personnelles inédites. Il revient aussi sur plus de 20 films d’anthologie, dont The Foreign Affair (La Scandaleuse de Berlin), Sunset Boulevard (Boulevard du Crépuscule), Some like it hot (Certains l’aiment chaud), The Apartment (La Garçonnière)…
Au générique bien sûr, un défilé de stars : Ginger Rogers, Barbara Stanwyck, Gloria Swanson, William Holden, Erich von Stroheim, Audrey Hepburn, Humphrey Bogart, Gary Cooper – et bien sûr Marlene Dietrich et Marilyn Monroe.
Après avoir mis en scène 26 longs métrages et rédigé plus de 70 scénarios, Billy Wilder prend sa retraite en 1981, à 75 ans. Jusqu’à sa mort, il continue de recevoir les plus grands hommages du monde du septième art, dont un Ours d’or d’honneur à la Berlinale (1993).


:arrow: Nouveau Monde Editions (Septembre 2024)
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Re: Billy Wilder

Messagepar SeliCat » sam. mai 23, 2026 3:07 pm

livre_wilder.jpg
livre_wilder.jpg (28.31 Kio) Vu 20 fois

Conversations avec Billy Wilder

Une réimpression attendue pour ce livre d’entretiens avec Billy Wilder, cinéaste à la personnalité incomparable qui a accepté en 1995 une rencontre avec Cameron Crowe. Le résultat, ce sont ces extraordinaires Conversations avec Billy Wilder, illustrées de plus de 300 photos, où un homme au soir de sa vie donne un témoignage unique, attachant et drôle sur une existence passionnante qui l'a mené d'Autriche, où il est né en 1906, à Sunset Boulevard, où il laissa une empreinte indélébile.

Un autre dimanche, un mois plus tard. Le livre est terminé. La saison du base-ball a repris. J’appelle Wilder chez lui. Quand il me répond, j’entends sa radio qui diffuse le match à plein volume. “Qui est à l’appareil ?” demande-t-il. Je le lui dis. “Qui ?” Je dis mon nom un peu plus fort. “Qui est-ce ?” Maintenant je hurle.
“Ne quittez pas”, dit-il avec entrain. Il va baisser la radio à l’autre bout de la pièce. Pendant un moment, je n’entends que le bruit de sa canne frappant le sol. Il reprend l’appareil. “Excusez-moi pour le retard. Qui est à l’appareil ?” Je le lui dis à nouveau. Il est heureux de m’entendre, dit-il, et content du match des Dodgers aussi. Son ton est extrêmement chaleureux. À l’époque de nos premières conversations, Wilder avait demandé s’il pourrait vérifier ses propos plus tard. Ignorant si cette requête est toujours valable, je lui propose de relire tout le manuscrit. Billy Wilder refuse immédiatement.
Après toutes nos discussions sur tous ces films aux intrigues finement agencées, sur les personnages et les comédiens, après les explications de circonstances importantes ou mineures, les détails d’une vie bien remplie, et ses refus insistants d’accorder à tout cela une importance exagérée, il me laisse avec précisément ce qu’il a laissé au monde : un sens de l’humour doux-amer et très authentique. La Wilder touch.
“Non, répond-il aimablement. Je ne veux pas relire.” Une pause. “Comme ça, je pourrai toujours dire : « C’est n’importe quoi, ce truc ! »” [Extrait.]

:arrow: INSTITUT LUMIERE / ACTES SUD
Livre broché, 45 Euros
Image Image


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