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Mythologie et divinités grecques

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar SauronGorthaur » jeu. mars 27, 2014 11:58 pm

phoenlx a écrit :Une représentation de Pan !
( au début j'avais posté l'image dans le topic de la mythologie celtique car la source où j'ai pris l'image indiquait que c'était cernunnos - mais c'était une grossière erreur je pense , c'est Pan , avec la fameuse flûte de Syrinx je pense :D )

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effectivement, je doute fortement que ce soit Cernunnos, un dieu cerf, car ça ressemble à un faune avec la fameuse flûte de Syrinx :rire: :rire:

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. mars 29, 2014 3:12 pm

Les Japétides, fils de Japet et Thémis

Prométhée

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Dans la mythologie grecque, Prométhée ou en grec ancien Προμηθεύς / Promêtheús, dont le nom signifie « le Prévoyant », est un Titan, fils cadet de Japet et de Thémis (ou Clymène selon Hésiode) et frère d'Atlas, Ménétios et Épiméthée. Il est aussi le père de Deucalion, conçu avec Pronoia (ou Clymène). Selon d'autres auteurs, Prométhée naît de l'union d'Héra et du Géant Eurymédon.

Il est surtout connu pour avoir créé les hommes à partir de restes de boue transformés en roches, ainsi que pour le vol du « savoir divin » (le feu sacré de l'Olympe) qu'il a caché dans une tige et qu'il rendit aux humains. Courroucé par sa ruse, Zeus, le roi des dieux, le condamna à avoir le foie dévoré par des corbeaux noirs avec un bec rouge vif, comme son sang et être enchainé sur le mont Caucase ou dans l'Atlas.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. mars 29, 2014 3:12 pm

Le Mythe de Prométhée

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D'après le pseudo-Apollodore, Prométhée aurait créé les hommes à partir d'eau et de terre. Le géographe Pausanias place la scène à Panopée en Phocide. Selon Platon, Prométhée entend compenser l'erreur de son frère Épiméthée qui avait donné aux animaux, au détriment de la race humaine, les dons les plus importants : force, rapidité, courage et ruse, poil, ailes ou coquille, et ainsi de suite. Suivant les versions: Épiméthée (Ἐπιμηθεύς / Epimêtheús, « qui réfléchit après coup »), ne sachant que faire pour les Hommes, appelle à l'aide son frère qui imagine un plan pour favoriser l'humanité. Prométhée fait en sorte que l'Homme puisse tenir debout sur ses deux jambes, il lui donne un corps plus grand, distingué et proche de celui des dieux. Puis, après la victoire des nouveaux dieux dirigés par Zeus sur les Titans, Prométhée se rend alors sur le char du soleil avec une torche, dissimule un tison dans une tige creuse de roseau ou de fenouil et donne le « feu sacré » à la race humaine. Il enseigne aussi aux humains la métallurgie et d'autres arts, eux-mêmes enseignés à Prométhée par Athéna qui était complice puisqu’elle l’aida à entrer secrètement dans l’Olympe.

Dans la plus ancienne version d'Hésiode, c'est à la suite du choix imposé par Prométhée à Zeus pour clore la dispute entre les dieux et les hommes que Prométhée donne à choisir au Dieu entre deux parties d'un bœuf. Dans l'une, il met la graisse et les os et dans l'autre, plus petite et moins bien agencée, les meilleurs morceaux. Zeus choisit la plus grosse part et en conçoit de la rancune. C'est de ce temps que les hommes laissent aux dieux la graisse et les os lors des sacrifices. Afin d'éviter que l'homme ne soit l'égal des Dieux, Zeus retire le feu aux hommes et Prométhée va le dérober dans l'Olympe afin de le leur restituer. Prométhée entre de ce fait en conflit avec Zeus qui lui inflige un supplice : Héphaïstos l'enchaîne nu à un rocher dans les montagnes du Caucase, où un aigle (ou un vautour selon les versions) vient lui dévorer le foie chaque jour. Sa souffrance devient ainsi infinie, car chaque nuit son foie repousse (cet aspect du mythe laisse supposer que les Grecs anciens avaient découvert que le foie est l'un des rares organes humains à se régénérer spontanément en cas de lésion). Héraclès le délivre au cours de ses douze travaux mais pour ne pas déroger au serment de Zeus qui avait juré que le Titan resterait à jamais enchaîné au Caucase, Prométhée dut porter durant toute sa vie une bague de fer provenant de ses chaînes, accolée à un morceau de pierre du Caucase.

Selon une légende particulière, Prométhée devient immortel grâce au centaure Chiron : celui-ci, blessé accidentellement par les flèches empoisonnées d’Héraclès, ne supportant plus la souffrance mais ne pouvant ni guérir ni mourir, demande la mort aux dieux. Zeus la lui accorde après que Chiron a légué son immortalité à Prométhée, car Zeus est alors reconnaissant envers Prométhée de lui avoir prédit que s’il avait épousé la néréide Thétis, le fils qu’ils auraient eu ensemble aurait été plus puissant que lui et l'aurait détrôné. Il est pourtant plus commun de trouver Prométhée désigné comme le « Titan Prométhée » , puisque fils d'un Titan et d'une Titanide : il serait ainsi immortel de naissance, puisqu'ayant le rang de divinité primordiale.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. mars 29, 2014 3:12 pm

Postérité du Mythe

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En philosophie, le mythe de Prométhée est admis comme métaphore de l'apport de la connaissance aux hommes. C'est un des mythes récurrents dans le monde proto-indo-européen (mais on le retrouve également chez d'autres peuples) :

- il rapporte comment ce messager divin ose se rebeller, pour voler (contre l'avis des dieux) le Feu Sacré de l'Olympe (invention divine symbole de la connaissance) afin de l'offrir aux humains et leur permettre de s'instruire ;
- il est aussi évocateur de l'Hybris (la force démesurée), la folle tentation de l'Homme de se mesurer aux dieux et ainsi de s'élever au-dessus de sa condition.

Selon certaines versions grecques ou latines, Prométhée fut puni de son audace et enchaîné sur un rocher (ou crucifié selon d'autres). Ce mythe peut également être mis en parallèle avec le récit biblique d'Adam et Ève, chassés du Jardin d'Éden pour avoir goûté le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. On trouve la trace de ce mythe chez de nombreux auteurs qui en font des extrapolations diverses :

- Chez Platon : Le sophiste Protagoras en fait le récit dans son dialogue avec Socrate pour défendre l'idée que la vertu peut s’enseigner.
- Chez Théophraste : Les théophrastéens faisaient de Prométhée le premier philosophe, ce qui est simplement une application du littéralisme péripatéticien à une remarque de Platon. Théophraste dit que Prométhée, devenu sage, communiqua d'abord aux hommes la philosophie, d'où vint la fable qu'il leur avait donné le feu.

Certains voient dans le mythe prométhéen, une partie des fondements de ce qui devient ensuite le christianisme. Selon cette optique, Lucifer ( en latin : le porteur de lumière ), descend du Ciel pour sauver l'Humanité. Au départ ange favori de Dieu, le fait d'apporter aux hommes « lumière et instruction » explique que Lucifer, personnification du « Mauvais » reçoive en retour une éternelle rancune céleste. Par la suite, le Christ aurait été le « Bon Lucifer », le « Bon porteur de lumière », le porteur du véritable message divin aux hommes et aurait remplacé l'ange déchu. Cet amalgame est rapidement proscrit par l'Église : Le parallèle entre le Christ et Lucifer n'a pas de sens. La projection d'un schéma formel pseudo-identique dans la narration ne correspond pas sur le fond au message chrétien.

Pour Hobbes, les souffrances de Prométhée, condamné à avoir le foie dévoré chaque jour, symbolisent les craintes et autres douleurs qu'inspirent à l'humanité les inquiétudes de l'avenir.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 05, 2014 3:24 pm

Atlas

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Dans la mythologie grecque, Atlas (en grec ancien Ἄτλας / Átlas (« le porteur »), dérivé du verbe τλάω / tláô (« porter », « supporter »)), est un Titan, fils de Japet et de Thémis (ou Clymène ou encore Asia), et frère de Prométhée, Épiméthée et Ménétios. Dans la Bibliothèque historique de Diodore de Sicile, Atlas est présenté comme le fils du dieu Ouranos, et le pseudo-Hygin le range également, avec Océanos, Hypérion et Cronos, parmi les Titans de la « première génération ».

Atlas engendra les Pléiades (avec Pléioné), les Hyades (avec Éthra), les Hespérides (avec sa propre nièce Hespéris) et la nymphe Calypso. Après la révolte des Titans contre les dieux de l'Olympe, il fut condamné par Zeus à soutenir la voûte céleste jusqu'à ce que quelqu'un veuille le remplacer. C'est pourquoi il était autrefois également appelé « Portera Tera », ce qui signifie « celui qui porte la terre », à l'époque de la Grèce antique.

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Atlas est mêlé à plusieurs légendes, notamment celle des pommes d'or du jardin des Hespérides : Héraclès vint le voir pour qu'il aille lui cueillir les pommes ; Atlas accepta à condition qu'Héraclès soutienne la voûte céleste à sa place pendant ce temps. Atlas ne voulant pas la reprendre, Héraclès dut utiliser la ruse. Il dit à Atlas, peu intelligent, qu'il avait mal au dos et qu'il avait besoin d'aide. Atlas accepta de reprendre le globe céleste le temps qu'Héraclès se repose. (Selon une autre version, cf. Edith Hamilton dans La Mythologie, Héraclès aurait demandé à Atlas de lui reprendre le monde le temps qu'il se mit un coussinet sur l'épaule...). Mais évidemment il prit les pommes et partit laissant le (naïf) Titan porter le monde.

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Il a également donné son nom au massif de l'Atlas, où l'on place traditionnellement sa résidence (Hésiode l'avait située aux confins occidentaux du monde), aux atlas de géographie, mais également à la première vertèbre de la colonne vertébrale, C1, celle qui supporte le crâne (C2, la deuxième, se nommant Axis, et permettant la rotation). Le héros Persée, voyageant vers sa terre natale, avait demandé l'hospitalité au Titan. Atlas refusa, et Persée le transforma en pierre grâce à la tête de la Gorgone Méduse, formant le Mont Atlas.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 12, 2014 3:36 pm

Epiméthée

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Dans la mythologie grecque, Épiméthée (en grec ancien Ἐπιμηθεύς / Epimêtheús, « qui réfléchit après coup ») est un Titan, fils de Japet et de Thémis (ou Clymène), et frère d'Atlas, Ménétios et Prométhée.

Épiméthée est le créateur des animaux : alors que Zeus s’apprêtait à faire apparaître la Lumière, il fallait embellir les divers éléments terrestres, or Épiméthée supplia qu'on le laisse faire, il répartit fort bien les qualités et défauts parmi les animaux, si bien qu'à la fin, il ne restait plus rien pour l'homme, qui se trouva donc nu et faible. Il forme avec Prométhée (« le Prévoyant »), dont il est l'exacte antithèse, un couple. Cependant, après avoir combattu heureusement Zeus par deux fois, Prométhée comprend qu'il y a danger à accepter un présent des dieux. Il en avertit son frère Épiméthée, qui accepte malgré tout Pandore que lui offre Hermès, et l'épouse. Celle-ci est la première mortelle et possède de nombreuses qualités (son nom signifie « tous les dons »). Mais lors de la création de Pandore, parmi les dieux de l'Olympe qui lui avaient tous fait cadeau d'une qualité, la déesse Héra lui avait offert la curiosité (qui se retournera contre elle par la suite) et les dieux confient à la jeune mortelle une jarre (ou une boîte) contenant tous les maux de la terre. Pandore, dévorée de curiosité, ouvre la boîte et délivre tous les maux qui se répandent alors pour la première fois sur terre. Après ce désastre, Épiméthée et Pandore engendrent Pyrrha, qui épouse plus tard Deucalion (le survivant du Déluge).

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 12, 2014 3:40 pm

Ménétios

Dans la mythologie grecque, Ménétios ou Ménœtios (en grec ancien Μενοίτιος / Menoítios) est un Titan, fils de Japet et de Thémis (ou Clymène), frère de Prométhée, Épiméthée et Atlas.

Hésiode mentionne l'« orgueilleux Ménétios », et rapporte qu'il est foudroyé par Zeus et plongé dans l'Érèbe, « pour châtier sa méchanceté et son audace sans mesure ». Apollodore place la scène dans le cadre de la Titanomachie et parle du Tartare plutôt que de l'Érèbe.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 12, 2014 3:41 pm

Hespéros

Dans la mythologie grecque, Hespéros (en grec ancien Ἕσπερος / Hésperos), fils de Japet et de Clymène, frère d'Atlas, est un Titan. Il passe pour le père d'Hespéris, une des Heures.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » dim. avr. 13, 2014 1:00 am

On a pas plus d'informations sur ce bon Hespéros ?
« Vous êtes comme tous les Français, vous n'avez pas lu Tolkien !
Il n'y a que vous autres qui ne l'ayez pas encore lu. »

Louis LAMBERT, Prélude à l'Apocalypse, p. 118 (cit. par Michaël Devaux dans La Feuille de la Compagnie n° 2, p. 85)

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » dim. avr. 13, 2014 10:46 am

Non, mais si tu en as tu peux compléter. :super:

Pour ma part j'ai terminé les Titans, j'attaque les Dieux de l'Olympe la semaine prochaine !
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » jeu. avr. 17, 2014 9:12 pm

Apparemment il y a deux titans du nom d'Hespéros, celui que tu cites et un autre, fils d'Eos, confondu avec Éosphoros, qui personnifie la planète Vénus .. c'est marrant d'ailleurs en faisant une recherche wikipédia je vois que c'est en quelque sorte Lucifer :

Dans la mythologie grecque, Éosphoros (« porteur de la lumière de l'aurore ») ou Phosphoros (« porteur de lumière »), également nommé Lucifer chez les Romains, désigne Vénus quand elle brille le matin, tandis que les noms d’Hespéros/Vesper (« du soir ») désignent le même astre brillant le soir.

Il passe pour le fils d'Éos (l'Aurore), conçu avec Astréos ou bien Céphale selon les auteurs. Il traverse le ciel peu avant l'aube qui précède elle même le jour. Tandis qu'Éos s'occupe du char d'Hélios (le Soleil), Éosphoros s'occupe du char de sa mère.

Selon les auteurs, il passe pour le père de Céyx et de Dédalion.

Quand les anciens se rendirent compte qu'Éosphoros et Hespéros n'étaient qu'un seul et même astre, Vénus, ils perdirent toute signification et disparurent, leur tâche étant alors dévolue à Hermès, le messager des dieux.

Dans certaines sources, il serait le père des Hespérides


c'est de là que viendrait le Lucifer de la Bible ? :shock:
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 19, 2014 1:48 pm

Toujours compliqué tous ces noms qui se mélangent selon les versions.
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 19, 2014 2:14 pm

Zeus

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Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús) est le dieu suprême dans la mythologie grecque. Fils des Titans Cronos et Rhéa, il est marié à sa sœur Héra et a engendré, avec cette déesse et avec d'autres, plusieurs dieux et déesses et, avec des mortelles, de nombreux héros. La théogonie la plus consistante est celle d'Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.), un contemporain d’Homère.

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L'une des premières représentations de Zeus trônant, coupe laconienne du Peintre de Naucratis, v. 560 av. J.-C., musée du Louvre (E 668).

Étymologie

Le nom Zeus (nominatif : Ζεύς / Zeús ; vocatif : Ζεῦ / Zeû ; accusatif : Δία / Día ; génitif : Διός / Diós ; datif : Διί / Dií) repose sur le thème *dy-ēu-, issu de la racine indo-européenne *dei- qui signifie « briller ». Elle est également à l'origine du sanskrit द्याउः / dyāuḥ, signifiant « ciel lumineux », et du latin diēs, signifiant « jour ». En grec ancien, on la retrouve dans les mots ἔνδιος / éndios et εὐδία / eudía qui désignent respectivement le midi (l'apogée de la journée) et le beau temps. Ce nom entre dans la composition de nombreux mots : le nom des Dioscures (Διόσκουροι / Dióskouroi, les « jeunes de Zeus »), la cité de Dioscourias, etc. Les Grecs juraient souvent par le nom de Zeus, via les expressions Μὰ τὸν Δία / Mà tòn Día et Nὴ τὸν Δία / Nề tòn Día.

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Tétradrachme royaume Seleucide représentant Zeus.

Le mythe de Zeus : son enfance

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Rhéa présentant une pierre emmaillotée à Cronos (dessin du bas-relief d'un autel romain).

Zeus est selon Hésiode le dernier-né des six enfants du Titan Cronos et de sa sœur Rhéa. Cette descendance sera considérée comme la branche olympienne par opposition à celle des Titans. Cronos, craignant la prédiction de ses parents, Ouranos et Gaïa, qu’il engendrerait un rival qui régnerait à sa place, avalait ses enfants dès leur naissance. Pour qu'un de ses fils échappe à ce sort, Rhéa, sur le conseil de Gaïa, substituera au dernier-né une pierre emmaillotée. Emporté en Crète, il fut élevé par les nymphes du mont Ida, allaité grâce à la chèvre Amalthée dans une grotte secrète de Lyctos. Ses cris qui auraient pu trahir sa présence furent couverts par le fracas des armes que les Courètes entrechoquaient dans leurs danses guerrières. Le culte d’un Zeus « Krêtagénês » (né en Crète) dans une grotte de cette montagne remonte à l’époque dite minoenne (2000-2500 avant J.-C.).

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Rhéa, Amalthée allaitant et la danse des Curètes (dessin d'un bas-relief d'autel romain).

L'avènement de Zeus

Ses premiers gestes d’adulte seront d’évincer le Titan cruel qui l’a engendré : Cronos, géant monstrueux et primitif comme Ouranos, avide de pouvoir sans partage, le père provoquant des avortements à coups de pied et le fils engloutissant à son repas ses nouveau-nés. Si Ouranos fut neutralisé par son propre fils qui l’émascula au moment d’une étreinte avec Gaïa, Zeus va entreprendre à son tour d’abattre la puissance de Cronos. Courtisant la Titanide Métis, qui devait devenir sa première épouse, il la persuade de faire absorber à son père une boisson émétique. Cronos va ainsi rejeter tous les enfants engloutis. Zeus retrouve ses sœurs : Hestia, leur aînée, qui restera vierge, Déméter et Héra, qui seront ses épouses successives. Héra restera sa dernière épouse, maintes fois bafouée ; ils s'aimèrent pour la première fois « à l'insu de leurs parents ». Zeus et ses deux frères aînés Poséidon et Hadès se partageront l'univers, après leur cadet qui a pris le Ciel, le premier, la Mer, le second, le monde souterrain.

C’est avec l’aide de ses frères, des enfants de la déesse Styx, son alliée des Enfers, de certains fils de Gaïa délivrés pour l’occasion du Tartare : les Cyclopes (Argès, l’Éclair, Brontès, le Tonnerre, et Stéropès, la Foudre, tous trois forgerons des armes jupitériennes) ; trois des Géants, nés du « sang » de l’émasculation de leur père Ouranos (Briarée et ses deux frères Cottos et Gyès : appelés les Hécatonchires, « géants aux-cent-bras », ceux-là mêmes qui, après la victoire de Zeus, retiendront éternellement les Titans derrière les portes de bronze dans les ténèbres insondables au-dessous de l’Hadès. Toutes les Titanides et certains Titans, dont Japet et Océan, qui sera le géniteur de tous les dieux et déesses aquatiques, resteront en retrait de cette guerre qui durera 10 années.

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Zeus recevant l'hommage des dieux de l'Olympe (dessin d'un bas-relief).

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 19, 2014 2:16 pm

Au prochaine épisode, la Titanomachie. :tire-langue:
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » sam. avr. 19, 2014 2:31 pm

cool
Est-ce que tu vas traiter l'Iliade et l'Odyssée , Jason , Oedipe ( et ce genre de récits ) dans ce topic aussi ?
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. avr. 19, 2014 3:27 pm

Heu non, ça je pense ça, je vous le laisserez après les divinités olympiennes.
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » sam. avr. 19, 2014 4:47 pm

Parceque c'est un très gros morceau aussi ( et passionnant :D )
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Messagepar Somewhere » sam. mai 03, 2014 1:59 pm

La Titanomachie

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La Titanomachie (en grec ancien Τιτανομαχία / Titanomakhía, littéralement « combat contre les Titans ») est un épisode de la mythologie grecque racontant la lutte entre les Titans, première génération de dieux menés par Cronos, et Zeus, allié aux Hécatonchires et aux Cyclopes. La source principale est le récit qu'en fait Hésiode dans sa Théogonie.

Après avoir sectionné les organes génitaux de son père Ouranos, Cronos prit sa place, et précipita dans le Tartare ses frères et sœurs, les Hécatonchires et les Cyclopes, autrefois prisonniers de leur père. Il épousa ensuite sa sœur Rhéa, mais avala les enfants qui naquirent de cette union, car son père Ouranos lui avait jeté une malédiction : lorsque le fils de Cronos atteindra l'âge adulte, il se retournera lui aussi contre son père. Il engloutit donc dans l'ordre Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon. Mais le dernier né, Zeus, échappa à ce triste sort grâce à sa mère, Rhéa, qui se réfugia en Crète pour accoucher. Rhéa remplaça Zeus par une pierre emmaillotée que Cronos engloutit sans se douter de rien. Elle confia le bébé à une communauté masculine qui habite l'île de Crète, les Curètes, qui placent le berceau dans un chêne, suspendu à une branche au cas où, par malheur, Cronos aurait eu des soupçons. Cronos est dans l'impossibilité de le découvrir car il ne se trouve vraiment ni dans le ciel, ni sur terre, encore moins dans la mer ou dans l'eau. Seulement, le bébé crie très fort, alors pour couvrir ses cris, les Curètes font un vacarme épouvantable en dansant autour de l'arbre. C'est au milieu de ce bruit que grandit Zeus grâce au lait d'une chèvre, Amalthée, qui sera plus tard récompensée par le dieu. Elle est encore aujourd'hui une constellation (le Capricorne) et sa corne, emplie de fruits et de produits de la terre, est restée un symbole de prospérité : on l'appelle la corne d'abondance.

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Quelques années plus tard, Zeus devenu grand pense de plus en plus à libérer ses frères et sœurs, et à se venger de son père. Il rend visite à sa cousine Métis. La déesse lui conseille d'entrer au service de son père. Celui-ci, certain d'être débarrassé de tous ses enfants, engage Zeus comme domestique. Un jour, alors qu'il lui sert à boire, il lui donne une bonne rasade de vomitif au lieu de vin. Cronos commence à vomir la fameuse pierre, puis ses autres enfants. Délivrés, ils se révoltent aussitôt contre leur père : la guerre éclate. Cronos appelle à son aide les autres Titans ; Zeus, de son côté, tue la gardienne Campé et délivre du Tartare les Hécatonchires, les Cyclopes et tous les autres prisonniers de Cronos et s'en fait des alliés. De son côté, Océan, l'aîné des Titans, garantit son appui à Zeus et à ses frères en envoyant sa fille Styx et ses petits-enfants (parmi lesquels Nikê, la déesse-Victoire) rejoindre l'armée des fils de Cronos. Zeus bénéficie en outre des dons oraculaires de sa tante Thémis et de son cousin Prométhée, tous deux ayant prévu dès les débuts du conflit la défaite des Titans. Les parties adverses ainsi constituées, chaque groupe établit son propre campement, les Titans choisissant le mont Othrys, alors que Zeus et ses alliés s'installent sur le mont Olympe. Pour montrer leur reconnaissance, les Cyclopes, excellents forgerons, fabriquèrent pour les dieux des armes terribles : le foudre pour Zeus, un trident pour Poséidon et la kunée pour Hadès, casque qui rend invisible. Grâce à cette aide précieuse, la victoire pour les Olympiens est relativement rapide, bien qu'Hésiode fasse état d'un conflit ayant duré « dix grandes années divines » (soit plusieurs siècles humains).

Zeus succéda donc à son père, à la tête d'une nouvelle génération de dieux. Il obtient le ciel et la souveraineté absolue, tandis que son frère Hadès dirigera le monde souterrain et le royaume des morts, et Poséidon, règnera sur la mer et les eaux. Zeus s'occupe alors d'organiser la demeure des dieux. Il choisit la plus haute montagne du monde connue à l'époque, l'Olympe. À la fin de la Titanomachie, certains Titans furent châtiés suite à leur défaite : Cronos et ses frères (à l'exception notable d'Océan, allié de Zeus, et selon certains, d'Hypérion) furent envoyés dans le Tartare, tandis qu'Atlas fut condamné à tenir éternellement la voûte du ciel sur ses épaules. D'autres, comme Prométhée et Épiméthée, ayant été d'une aide précieuse à Zeus, furent récompensés. Zeus épargna les Titanides, restées neutres durant toute la durée du conflit, et récompensa Styx en faisant d'elle la puissance présidant au grand serment des dieux. Dans la plupart des traditions post-hésiodiques, Zeus finit néanmoins par relâcher Cronos et les Titans de leur prison souterraine et par les envoyer résider aux Champs Élysées ou dans une île mystérieuse située dans le Nord (sources diverses, dont Eschyle, Trilogie de Prométhée).

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Messagepar Somewhere » sam. mai 10, 2014 2:37 pm

La Gigantomachie

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Après les événements de la Titanomachie, survient la Gigantomachie.

Les Gigantomachies, littéralement « combats entre Géants » (du grec ancien : gigantomakhia, de gigas, « Géant », et makhē, « bataille »), sont des épisodes courants des cosmogonies, et notamment dans la mythologie grecque, avec la Titanomachie.

Zeus, vainqueur de la Titanomachie, a enfermé les Titans dans le Tartare. Gaïa, leur mère, se montre outrée et déclare la guerre aux dieux de l'Olympe. Elle envoie ses fils, les Géants, au combat. L'agression de Gaïa ne survint pas directement après l'affront. Zeus put donc s'y préparer. Comme les Géants étaient immortels face aux Dieux, Zeus s'unit à Alcmène, fille d'Électryon, Roi de la Cité Antique de Mycènes, et engendra Héraclès. En revanche, Gaïa fit pousser une herbe qui rendra ses enfants invisibles aux yeux des humains et immortels à leurs coups. Au fait de la situation, Zeus empêcha Hélios, Séléné et Éos de se lever avant qu'il ne découvre lui-même l'herbe aux effets magiques.

Le champ de bataille se situe là où habitent les Géants, à savoir la Phlégra (« terre ardente »). Les chefs de file furent Eurymédon, Alcyonée et Porphyrion. Les Dieux rassemblés essuient un premier assaut. Les Géants s'avancent brandissant des torches faites de troncs de chênes et en catapultant des pics et des rochers.

:arrow: Héraclès s'attaque en premier à Alcyonée et le perce d'une de ses flèches empoisonnées. Le géant n'étant immortel que sur sa terre natale, Héraclès le traîne loin de sa patrie ;
:arrow: Porphyrion tente de violenter Héra. Zeus le foudroie et il est achevé d'un trait empoisonné lancé par Héraclès ;
:arrow: Éphialtès est anéanti d'une flèche dans chaque œil, l'une décochée par Apollon, l'autre par Héraclès ;
:arrow: Encelade déserte le champ de bataille, Athéna l'écrase en lui projetant l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna ;
:arrow: Pallas est vaincu par Athéna ; la déesse l'écorche et revêt sa peau comme une armure ;
:arrow: Mimas est enseveli par Héphaïstos sous une masse de métal en fusion dont il reste prisonnier (le Vésuve) ;
:arrow: Polybotès est enterré par Poséidon qui lui expédie un morceau de l'île de Cos qui deviendra une nouvelle île : Nisyros ;
:arrow: Hippolyte est terrassé par Hermès couronné du casque d'Hadès qui rend invisible, la Kunée ;
:arrow: Artémis abat Gration de ses flèches ;
:arrow: Dionysos assomme Eurytos avec son thyrse ;

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Dionysos combattant un Géant durant la Gigantomachie, pélikè attique à figures rouges, v. 460 av. J.-C., musée du Louvre

:arrow: Clytios est brûlé par les torches infernales d'Hécate ;
:arrow: Armées de leur massues de bronze, les Moires tuent Agrios et Thoas.

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Les Moires tuant Agrios et Thoas, détail de frise de la Gigantomachie du Grand Autel de Pergame, IIe siècle av. J.-C., musée de Pergame (Berlin)

Chaque Géant est achevé par les flèches d'Héraclès trempées dans le poison de l'Hydre de Lerne, sauf les prisonniers des îles.

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Messagepar Somewhere » sam. mai 24, 2014 3:10 pm

Héra

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Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en grec ancien Ἥρα / Hêra ou en ionien Ἥρη / Hêrê), fille des Titans Cronos et Rhéa, est la sœur et la femme de Zeus. C'est aussi la sœur de Déméter, Hadès, Poséidon et Hestia. Elle est la protectrice de la femme et la déesse du mariage, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couche. Elle est très jalouse des infidélités de son mari Zeus. Elle correspond à Junon dans la mythologie romaine.

Elle est dès sa naissance avalée par son père Cronos, comme l'ensemble de ses frères. Elle est libérée par son frère Zeus en même temps qu'eux. Après la Titanomachie, Héra devient l'épouse de Zeus. Elle sera la mère d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie, mais aussi d'Héphaïstos, qu'elle conçoit seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle n'a pas besoin de lui pour enfanter. Homère et Cicéron font néanmoins d'Héphaïstos le fils de Zeus et d'Héra. Les traditions post-hésiodiques attribuent à Zeus et Héra de nombreux autres enfants absents des catalogues « traditionnels ». L'écrivain grec Quintus de Smyrne, dans ses Posthomériques, leur reconnaît ainsi trois filles supplémentaires : la Charite Pasithée et les déesses guerrières Ényo (les Batailles) et Éris (la Discorde). Le pseudo-Hygin, dans la préface de ses Fables, mentionne également parmi leurs enfants la Liberté. Par ailleurs, les scholies à Théocrite citent le mimographe Sophron, qui dans un écrit intitulé Angélos nomme ainsi une fille méconnue de Zeus et d'Héra, plus ou moins identique à Hécate.

La grande majorité des mythes liés à Héra portent sur sa jalousie vis-à-vis des nombreuses aventures de Zeus, mais des récits minoritaires s'intéressent aux premiers moments du couple divin. L’Iliade fait ainsi allusion à la première fois où Zeus et Héra s'unissent, à l'insu de leurs parents. Une scholie précise qu'Héra est fiancée à Zeus par Océan et Téthys après que Cronos a été envoyé au Tartare ; en secret, les deux fiancés s'unissent sur l'île de Samos. Héra donne naissance à Héphaïstos et, pour cacher sa honte, prétend qu'il est né sans père. Une autre scholie indique qu'Héra est violée par le Géant Eurymédon alors qu'elle se trouve encore chez ses parents. Dans une autre version encore, Héra se trouve au mont Thornax (appelé depuis le « mont des Coucous »), lorsque son frère, Zeus, la rejoint, métamorphosé en coucou.

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Héra est le plus souvent présentée comme une épouse jalouse, qui se plaît à persécuter les maîtresses de Zeus et leur progéniture. Parmi ses victimes, Héraclès, auquel elle dépêche deux serpents, et la nymphe Io, transformée en vache par Zeus pour la protéger mais malgré tout rendue folle par les piqûres d'un taon envoyé par Héra. Elle se venge aussi en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'incessantes querelles. Dans l'Iliade encore, Homère fait mention par la bouche de Dioné, d'un tir de flèche à trois pointes décochée par Héraclès blessant Héra au sein droit.

Déesse du mariage légitime, elle n'a aucun amant. Elle est pourtant désirée par le Lapith Ixion, qui s'unit avec un nuage, croyant qu'il s'agit d'elle, ainsi que par le roi d'Elide Endymion. Selon une tradition minoritaire, elle est assaillie par le géant Eurymédon et en conçoit Prométhée, d'où sans doute le médaillon de coupe de Douris représentant Héra assise face à ce dernier.

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Un jour, exaspérée des incartades de Zeus, Héra décide de demander l'aide de ses fils pour punir le dieu volage. Ils projettent de ligoter Zeus pendant son sommeil avec des lanières de cuir pour l'empêcher de séduire les mortelles de la Terre. Mais la néréide Thétis envoie l'Hécatonchire Briarée pour les en dissuader. Zeus punit Héra en la suspendant dans le ciel par une chaîne d'or, une enclume à chaque cheville. Il ne la libère que contre la promesse de sa soumission.

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Messagepar Somewhere » sam. mai 24, 2014 3:10 pm

Analyse de la déesse Héra

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Franz Rolf Schröder avait avancé qu’il fallait rapprocher le nom d’Héra du nom indo-européen de l’année *yērā-, présents en anglais year, allemand Jahr… Le français Jean Haudry, dans son essai La Religion cosmique des Indo-européens? précise le sens de *yērā- comme la belle saison de l’année, comparables au grec et vieux russe jarǔ, printemps, belle saison. Cette étymologie révèle la nature originelle de la déesse, la signification de son union avec Zeus interprété comme Ciel-diurne : c’est le retour de la partie claire de l’année. L’Héra porteuse de vie d’Empédocle est « celle qui apporte une récolte abondante ».

Héra est la personnification féminine de la belle saison. Ce n’est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l’union légitime. Sa couleur symbolique est la couleur blanche theá leukốlenos, déesse aux bras blancs, divinité d’élection d’Argos « la ville blanche ». Si Héra est liée au symbolisme de la vache blanche, c’est dans la mesure où cet animal est symbole de prospérité et d’abondance. Héra est enfin liée aux Heures, ces divinités du retour du printemps et enfin aux héros dont le prototype est Héraclès celui qui a la gloire d’Héra. Le héros ainsi, selon Haudry, est celui qui né mortel, conquérant la belle saison de l’année échappe à la mort.

Enfin, Héra est également présentée comem la déesse du mariage et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches — domaine qu'elle partage avec sa fille Ilithye. Sous son épiclèse de ὁπλοσμία / hoplosmía, au cap Lakinion et à Élis, elle assume une fonction guerrière. La cité de Stymphale consacre trois temples à Héra sous différentes épiclèses : Παρθενία / Parthenía (« vierge »), Τελεία / Teleía (« épouse de Zeus ») et Χήρα / Khếra (« veuve »).

Héra est surtout vénérée à Argos, citée par Homère comme une ville chère à la déesse, à l'instar de Mycènes et Sparte. Elle possède également un temple à Olympie, à Corinthe, à Samos ou encore au cap Lakinion, non loin de Crotone.

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Héra est l'une des 1 038 femmes dont le nom figure sur le socle de l'oeuvre contemporaine The Dinner Party de Judy Chicago. Elle y est associée à la Déesse de la fertilité, deuxième convive de l'aile I de la table.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar SauronGorthaur » sam. mai 24, 2014 3:55 pm

très bon choix d'illustration pour Héra, c'est un de mes images préférées la représentant, en plus on voit le paon - son symbole - et le scorpion - référence au Scorpion du Zodiaque qu'elle aurait lancé contre Orion ( pour d'autres c'est Artémis cependant)

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. mai 24, 2014 6:57 pm

Ah oui la fameuse légende du Scorpion et d'Orion, ça me dit quelque chose.
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » sam. mai 24, 2014 7:18 pm

ben oui , c'est assez connu ce mythe :mrgreen: ( j'en ai parlé sur la page milo en plus lol ) par contre oui pour moi c'est Artémis qui envoit le scorpion contre Orion je n'avais pas souvenir de versions du mythe avec Héra
sinon l'illustration est très belle :super:
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Messagepar Somewhere » sam. juin 07, 2014 3:17 pm

Typhon

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Dans la mythologie grecque, Typhon ou Typhée (en grec ancien Τυφάων / Typháôn ou Τυφωεύς / Typhôeús, de τῦφος / tỹphos, « la fumée »), est une divinité primitive malfaisante. Il est le fils de Gaïa (la Terre) et de Tartare. Selon les légendes, il est considéré comme le Titan des vents forts et des tempêtes. Cependant, une autre tradition (dans l'Hymne homérique à Apollon) le rajeunit de plusieurs générations en faisant de lui un démon enfanté par Héra sans aucun concours masculin. Mécontente d'avoir vu Zeus engendrer seul sa fille Athéna, elle aurait invoqué Gaïa, Cronos et les Titans afin d'enfanter seule un enfant mâle plus puissant que les autres dieux, et aurait été exaucée. Cette tradition post-hésiodique liée au cycle d'Apollon rapporte en outre que c'est à un autre monstre, le dragon femelle Python qu'Héra aurait confié Typhon à la naissance.

Ses représentations varient : il est parfois considéré comme un ouragan destructeur, ou comme un monstre cracheur de flammes. Hésiode (Théogonie) et Apollodore (Bibliothèque) font de lui le père de plusieurs monstres tels que le chien infernal Cerbère, la Chimère, le lion de Némée, l'aigle du Caucase, le Sphinx, la laie de Crommyon, le chien bicéphale Orthos, ainsi que deux dragons (Ladon et l'Hydre de Lerne), tous nés de son union avec la déesse-vipère Échidna. D'après Hygin, il est également le père des Gorgones.

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Chez Homère, dans l’Iliade, il est frappé par le foudre de Zeus alors qu'il se cache au pays des Arimes, en Cilicie de Troade, patrie de son « épouse » Échidna. Hésiode place le combat à la suite de la Titanomachie, Gaïa ayant enfanté Typhon pour venger la défaite des Titans , et ajoute que de la dépouille de Typhon vaincu naquirent les vents malfaisants ou irréguliers. Selon Pindare, Zeus enferme ensuite Typhon sous l'Etna, dont il cause les éruptions.

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Dans les innombrables versions post-hésiodiques du mythe (Apollodore, Bibliothèque ...), probablement influencées par la légende égyptienne d'Osiris, d'Horus et de Seth, le combat de Typhon contre Zeus fait l'objet d'un récit plus détaillé : Typhon grandit en l'espace d'une journée, sa tête finit par atteindre le Ciel et sa vue déclenche une peur panique dans l'Olympe, aussitôt déserté de ses trente mille habitants divins qui, pour lui échapper, se métamorphosent en oiseaux, tandis que Typhon menace pêle-mêle Zeus de l'enchaîner ainsi que Poséidon dans le Tartare, d'épouser Héra, de libérer les Titans, de leur donner les déesses comme épouses ou comme servantes et de faire des jeunes dieux ses propres valets. Les Olympiens les plus puissants, donc les plus menacés, partent alors se cacher dans le désert égyptien, où ils revêtent provisoirement l'apparence d'inoffensifs animaux : Héra se change en vache, Aphrodite en poisson, Artémis en chatte, Léto en musaraigne, Apollon en corbeau ou en milan, Arès en sanglier ou en poisson, Dionysos en bouc, Héphaïstos en bœuf, Hermès en ibis, Héraclès en faon, etc., Athéna seule restant stoïquement aux côtés de son père Zeus. Armé de la faucille dentelée qui avait permis jadis à Cronos de castrer son père Ouranos, Zeus défie Typhon en combat singulier, mais le monstre réussit à le désarmer et à lui sectionner les tendons des bras et des chevilles à l'aide de la faucille, avant de transporter Zeus inerte dans sa caverne et d'en confier la garde au dragon femelle Delphyné. Un allié de dernière minute (selon les traditions, Hermès, Pan, Égipan ou Cadmos, que Zeus récompense plus tard en lui donnant pour épouse la déesse Harmonie) parvient néanmoins à endormir Delphyné et à se faire remettre par la ruse la dépouille et les tendons de Zeus. Ce dernier, sitôt « recousu », s'empare de sa foudre et se lance à la poursuite de Typhon, que les Moires ont entre temps dupé en lui faisant manger des fruits éphémères supposés lui conférer l'immortalité mais destinés en fait à l'affaiblir. Typhon foudroyé alors même où il atteignait la Sicile, est alors enseveli sous l'Etna ou il « rejoint » un autre ennemi de Zeus presque aussi dangereux que lui, le Géant Encelade.

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Messagepar Somewhere » sam. juin 07, 2014 3:17 pm

Typhon et l'Egypte

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Typhon a été identifié à Seth l'Égyptien, le frère ennemi d'Osiris. Apollonius de Rhodes (Argonautiques) et Plutarque (Vie d'Antoine) placent Typhon sous les eaux du lac Serbonis, que selon Plutarque les Égyptiens appellent « les soupiraux par où le géant Typhon respire ». Il est de fait une divinité totalement maléfique, réalisant là un dualisme rencontré dans plusieurs religions. Il est l'équivalent du diable.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. juin 07, 2014 3:17 pm

Typhon et les tempêtes

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Typhon est le nom donné aux cyclones tropicaux dans le Pacifique Nord à l'ouest de la ligne de changement de date. Le mot viendrait du monstre de la mythologie grecque responsable des vents chauds. Le terme aurait voyagé vers l'Asie par l'arabe (tûfân) puis aurait été récupéré par les navigateurs portugais (tufão). D'autre part, les Chinois utilisent 台风 (« grand vent ») prononcé tai fung en cantonais. On retrouve aussi ce terme sur l'archipel nippon sous la forme du sino-japonais taifû (たいふう), que l'on peut écrire avec les caractères 台風 ou 颱風.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. juin 07, 2014 3:18 pm

Typhon et l'Etna

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D'après le volcanologue islandais Haraldur Sigurðsson, Typhon fait partie, avec Hadès, Perséphone et Héphaïstos, des principaux personnages auxquels les volcans sont associés dans la mythologie grecque, où ils jouent un rôle significatif. Selon lui, Typhon fut, dans la légende, emprisonné sous l'Etna pour s'être rebellé contre les dieux, Zeus compris. En captivité, Typhon présente cent têtes de dragons sortant de ses épaules. Ses yeux crachent des flammes, sa langue est noire et il a une voix horrible. Aussi, la légende veut qu'à chaque fois que le monstre s'étire ou se retourne dans sa prison, l'Etna gronde et la Terre craque, de sorte que les éruptions volcaniques de cette montagne seraient en fait causées par les mouvements du Géant. D'après Sigurðsson, la croyance veut également que si ce dernier devient trop remuant, Zeus lance des éclairs vers la Terre pour le maintenir sous son contrôle. Pour le reste, c'est Héphaïstos qui est supposé être son gardien, et Sigurðsson indique que c'est parce qu'il place sa tête sur son enclume que Typhon s'agite. L'association de Typhon à l'Etna a été représentée dans l'art, notamment sur une gravure le montrant emprisonné sous le volcan dans The Temple of the Muses, ouvrage de Zachariah Chatelain paru à Amsterdam en 1733.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. juin 07, 2014 3:18 pm

Analyse du combat Typhon/Zeus

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Ce fut le plus terrible combat que Zeus eut à engager. Ce monstre immortel aux cent têtes de dragon, que les traits de foudre de Zeus finirent par faire reculer et rejoindre les Titans dans les profondeurs du Tartare, d’où il souffle, depuis, sa rage en ouragans dévastateurs. Cette version simple par Hésiode est, du point de vue de la continuité du récit, la plus satisfaisante. Pourtant, la naissance de ce monstre a été l’occasion de faire de Zeus, dans un curieux épisode mouvementé et décrit avec des variantes selon les auteurs, un personnage faible et même désemparé, mettant en péril, par son état d’impuissance — laissé à terre, pantin désarticulé, sans les tendons de ses quatre membres, qu’il devait finalement recouvrer — la cohésion même de l’univers. Cet épisode montre des analogies avec la lutte de Baal et de Çéphôn de la fable phénicienne ; on a pensé aussi à le rapprocher de la légende du « Seth » égyptien poursuivant Osiris. C’est un exemple où chez les Grecs la théogonie rejoint précisément la cosmogonie. Par ailleurs, le mythe de Typhon, génie maléfique et indestructible, resurgira plus tard dans d’autres religions pour incarner Satan.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar SauronGorthaur » sam. juin 07, 2014 4:30 pm

en fait, l'association de Typhon à Seth et d'autres dieux grecs aux dieux égyptiens est un phénomène courant. les Grecs ont toujours cherché à identifier dans les religions des autres leurs propres dieux et légendes.


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