MCO - Références culturelles de la saison 3 (ARABIE et MESOPOTAMIE)

Sujets culturels en rapport avec Les Mystérieuses Cités d'Or.
Ici sont abordés les différents thèmes mis à l'honneur notamment dans les petits documentaires de fin d'épisode, ainsi que tout ce qui se rattache à la série : sujets sur la conquête des Amériques, les grands navigateurs, les civilisations précolombiennes, lieux traversés par nos héros, etc.
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MCO - Références culturelles de la saison 3 (ARABIE et MESOPOTAMIE)

Messagepar phoenlx » mer. nov. 16, 2016 1:12 am

A l'instar de mon petit topic à propos des allusions culturelles sur la partie japonaise, et celui sur la partie en Inde, j'ouvre un nouveau topic toujours consacré à la saison 3 des cités d'or, qui concerne la dernière partie de leur périple (pour cette saison) ; Nos héros se retrouvent cette fois-ci dans le golfe persique, d'abord à Ormuz, ensuite ils voyagent vers le nord vers d'autres lieux comme Akkad que nous aborderons dans le topic au fil des épisodes.

La suite bientôt ^^

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Re: MCO - Références culturelles de la saison 3 (ARABIE)

Messagepar phoenlx » mer. nov. 16, 2016 1:39 am

L'île d'Ormuz

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Il s'agit d'une île iranienne de 42 km carrés située dans le détroit d'Ormuz. Ce détroit est très connu de par son importance stratégique en effet il se situe au débouché du golfe Persique. Aujourd'hui il constitue une voie commerciale essentielle du trafic international, empruntée par plus de 30 % du commerce mondial de pétrole

Une petite carte pour fixer les idées :

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L'île et le détroit sont situés au sud-est de Bandar Abbas. Les pays frontaliers sont l'Iran au nord, le sultanat d'Oman (extrémité de la pointe sur la photo) et les Émirats arabes unis au sud (péninsule arabique).

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Ci-dessus : Plage de Khezr sur l'île d'Ormuz

L'ile était passée pendant un temps sous autorité portugaise après que le navigateur Afonso de Albuquerque (après avoir conquis l'île de Socotra dans l'océan Indien) ait réussi à négocier l'île avec le souverain d'Ormuz (année 1507)

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Albuquerque


Albuquerque entreprit la construction d'un fort mais dut abandonner ce projet en raison de la défection de certains de ses officiers et de résistances locales.

Les Ottomans tentent en 1552 la conquête l'île, non pas en partant de Bassorah, au fond du golfe Persique qui est sous leur contrôle mais où ils n'ont pas établi de base navale, mais depuis Suez de l'autre côté de la péninsule Arabique. La flotte ottomane dirigée par l'amiral Piri Reis parvient au large d'Ormuz en septembre 1552 après avoir parcouru environ 5 500 km en cinq mois, soit à peu près cinq fois la distance entre l'île et Bassorah. L'épuisement des troupes ottomanes, ainsi que la pénurie de poudre à canon, sont des facteurs explicatifs de leur échec face aux défenseurs portugais.

Pour plus de détails sur la campagne ottomane contre Ormuz je vous renvoie à wikipédia qui consacre une longue page : https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_ ... ntre_Ormuz

En 1622, l'Angleterre, alliée aux Perses séfévides, met fin à la domination portugaise. Ainsi, le 19 février, six navires anglais de la Compagnie anglaise des Indes orientales accompagnés d'une multitude de petites embarcations transportent sur l'île 3 000 soldats perses sous la direction d'Iman Qouli Khan Undiladzé. Après un long siège, les Portugais capitulent le 22 avril suivant.

Ci-dessous : navire portugais accosté à Ormuz et qu'empruntent Sancho et Pedro dans la série Les cités d'or. On peut noter qu'il s'appelle encore l'Esperanza, comme celui de la saison 1 :mdr:

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D'autres vues d'Ormuz dans la série

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Je ne résiste pas à poster cette image des chameaux locaux avec notre bon vieux Sancho :lol:

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Messagepar phoenlx » ven. nov. 18, 2016 1:50 am

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Aujourd'hui nous allons évoquer ces étranges bas reliefs qu'on peut voir sur un des murs de la zigourat d'Akkad vers l'épisode 21 saison 3.

Alors pour les gens du forum qui s'intéressent aussi à Saint Seiya et qui suivent mes topics du forum vous devez vous souvenir que j'en avais déjà parlé ici à propos du mur à la fin du Meikai (lequel s'inspire du même symbole iranien) en fait il s'agit d'un symbole qu'on retrouvait dans l'ancienne Persépolis (célèbre cité perse fondée par le roi Darius 1er)

ci-dessous : ruines de Persépolis. image tirée du documentaire de fin de l'épisode 22 des cités d'or (saison 3)

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Il s'agit d'un symbole associé à l'ancienne religion iranienne : le Zoroastrisme instaurée par le prophète Zarathoustra (ou Zoroastre)

Pour ceux d'entre vous qui ont vu le film Alexandre d'Oliver Stone, vous avez du voir dans sa reconstitution de la Babylone antique ce même type de symbole visible à plusieurs endroits

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Le deuxième symbole ci-dessus représente en fait le dieu de la lumière et dieu principal et unique de ce culte : ahura mazda. La religion (zoroastrisme) est aussi appelée mazdéisme en référence à son nom plutôt qu'à celui du prophète.

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Le disque ailé représenté ci-dessus est présent sur de nombreux bas-reliefs de la cité royale de Persépolis, de même que sur les sceaux achéménides.

Dieu suprême de l'ancienne Perse, ahura mazda signifie le "sage Seigneur". Ahura, progéniteur, premier père, créa l'ordre divin (asha), les eaux et les plantes, la lumière, la terre et tout ce qui est bon. Il est le gardien de l'ordre divin, il assigne à toutes les bonnes créatures leurs places et activités respectives, il surveille les actions humaines, visibles ou cachées, il ne dort pas et ne peut donc être trompé.

Il est aussi le créateur des deux esprits opposés, Spenta-Mainyu et Angra-Mainyu, le premier bienfaisant, choisissant la vérité, la lumière et la vie, le second destructeur, choisissant le mensonge, l'obscurité et la mort. La lutte entre ces deux esprits constitue l'histoire du monde.

Ces 2 esprits sont en fait des jumeaux , et on les représente souvent sous forme de deux jumeaux de profil

ci-dessous : une autre capture du dessin animé

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Dans les inscriptions de Darius Ier, souverain de l'Empire perse, le dieu supprême ahura mazda est désigné comme « le plus grand des dieux » et est généralement invoqué seul. Il est considéré comme la source du pouvoir royal. Les Perses et les Grecs l'assimilent parfois à Zeus : ainsi, le « char sacré de Zeus » évoqué par Hérodote (VII, 40), Xénophon (Cyropédie, VIII, 3, 12) ou encore Quinte-Curce (III, 3, 3) est en réalité consacré à Ahura Mazda.

Je vais en profiter pour faire une (grosse) digression sur le zoroastrisme.

Le zoroastrisme (religion)

Le zoroastrisme ne compte plus aujourd'hui que quelques 200 000 adeptes dans le monde, mais le rôle important qu'il a joué dans l'histoire de la civilisation iranienne, les multiples influences qu'il a exercées sur d'autres religions comme le judaïsme, le christianisme et l'islam ainsi que ses rapports avec les autres religions indo-européennes rendent intéressante à plus d'un titre l'étude de ce qui reste aujourd'hui l'une des religions les plus ignorées du monde.

Qui était Zarathoustra ?

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Il est difficile, étant donné l'époque et l'importance du personnage, sources de nombreuses affabulations, de donner des dates et des lieux précis au sujet de la naissance de ce grand prophète perse. On suppose qu'il est né au nord de l'Iran, mais certaines traditions le font naître à Balkh dans ce qui est aujourd'hui l'Afghanistan.Il serait né vers l'an -650 de notre ère dans une famille sacerdotale de la région de Hérat aux confins de l'Afghanistan.

Il fut considéré comme un réformateur de l'ancienne religion perse composée essentiellement de familles aristocratiques guerrières. Les arguments de justice et de conscience personnelle heurtèrent profondément les coutumes et les mentalités de ces vieilles familles.

Un des rares textes qui parvenus jusqu'à nous pourrait être les Gathas, hymnes dans une langue iranienne archaïque vieille d'entre 2500 et 3000 ans, se rattachent à la vieille tradition de poésie sacrée indo-européenne dont on trouve d'autres exemples dans les textes védiques indiens. Il s'agit de chants attribués à la personne même de Zarathoustra, révélant des détails biographiques intéressants. Par ailleurs, la tradition rapporte aussi un récit épique de la vie de Zarathoustra, scénario exemplaire de la vie du Sauveur, rempli d'événements surnaturels et de miracles.

Né sous le signe de la lumière surnaturelle, Zarathoustra devient d'abord prêtre de la religion traditionnelle aryenne alors régnante en Iran et qui comportait entre autres de nombreux rites sacrificiels. Puis il reconnaît en une série de visions le Seigneur Saint Ahura Mazda et commence alors sa prédication exclamative et passionnée, dont les Gathas nous donnent un aperçu.

Zarathoustra prêche et annonce "la venue du Royaume de Justice, la coopération à l'oeuvre de Dieu (Ahura Mazda), sous peine de châtiment total".

Il élève le dieu Ahura Mazda au rang de Dieu suprême, reléguant les autres divinités de la religion aryenne traditionnelle à un rang secondaire - à tel point que le zoroastrisme est souvent appelé mazdéisme- et critique les pratiques de la religion traditionnelle notamment le sacrifice, ce qui lui attire les foudres des prêtres.

Il fuit alors pour sauver sa vie et, après plusieurs années d'exil au cours desquelles il a des entretiens mystiques avec Ahura Mazda, il gagne le soutien d'un souverain local appelé Vishtasp, qu'il rallie à sa foi à travers un parcours initiatique exemplaire et qui l'aidera à surmonter les nombreux obstacles qui jalonnent sa mission.

C'est désormais l'étape du succès : la foi de Zarathoustra se répand au rythme des victoires remportées sur les souverains "méchants" et finit par se répandre dans "tous les royaumes".

Le message spirituel zoroastrien

L'exemple donné par Zarathoustra est celui d'une expérience mystique, résultat d'une pratique rituelle illuminée par un espoir eschatologique, celui de l'avènement du Royaume de Justice. Au travers du récit de sa vie l'on voit constamment l'omniprésence de la lumière surnaturelle, signe de l'espoir eschatologique, qui le soutient dans son combat permanent contre les démons.

Là où le destin de Jésus tourne à une tragédie qui n'est consolée que par une promesse de résurrection, celui de Zarathoustra se termine sur une réussite et avec une note d'optimisme qui a fasciné certains penseurs occidentaux, dont Nietzsche, à l'époque où les orientalistes venaient de découvrir cette religion antique à travers ses textes.

Dans la cosmogonie zoroastrienne, l'Esprit Saint -Ahura Mazda- occupe la place centrale. Il crée le monde par la pensée, mais ceci ne constitue pas, comme dans les religions abrahamiques où Dieu est tout-puissant, l'acte fondateur de son statut divin.

Il est entouré de plusieurs êtres divins (qui ont d'ailleurs donné leur nom aux mois du calendrier iranien) et le père de plusieurs entités dont notamment les Esprits jumeaux Spenta Mainyu (Esprit Bienfaisant) et Angra Mainyu ou Ahriman (Esprit Destructeur). A l'origine, raconte un gatha célèbre, le premier a choisi le bien et la vie, l'autre le mal et la mort : leur différence vient non de leur nature mais d'un choix. De cette façon Ahura Mazda n'est pas à l'origine du Mal, qui provient du libre choix d'Ahriman.

Zarathoustra invite alors les fidèles à imiter l'acte primordial d'Ahura Mazda : le choix du Bien. Les hommes ne sont donc pas les serviteurs ou les esclaves de Dieu comme se reconnaissent par exemple les fidèles de Yahvé, de Varuna ou d'Allah mais libre dans le choix de suivre Ahura Mazda ou non.

Le zoroastrisme est bien un monothéisme. Certains ont vu dans le zoroastrisme un dualisme, ce que récusent à la fois les zoroastriens et ceux qui connaissent le zoroastrisme. En effet, Dieu n'y est pas confronté à un anti-Dieu comme c'est le cas dans les dualismes tels que le manichéisme : le conflit se situe entre l'Esprit Bienfaisant et l'Esprit Destructeur (Ahriman). Dieu était conscient de ce conflit au moment où il a engendré les deux Esprits mais il ne l'a pas empêché, ce qui peut signifier soit qu'il transcende toutes les contradictions soit que l'existence du Mal est la condition préalable de la liberté humaine.


Zarathoustra le réformateur

La réforme la plus importante de Zarathoustra est sa transformation de la religion traditionnelle basée sur les sacrifices rituels d'animaux en un monothéisme axé sur des préoccupations éthiques.

Il ne refuse pas complètement la religion traditionnelle mais reprend de nombreuses idées de cette dernière en leur donnant une nouvelle valeur morale. Il reprend notamment le thème de la résurrection cyclique du monde, présent dans les traditions associées au Nouvel An, pour introduire l'idée audacieuse de la Résurrection, associée de l'avènement du Saoshyant, le sauveur.

Mais le message zoroastrien n'avait pas seulement une portée métaphysique ou théologique : Zarathoustra critique à maintes reprises les sacrifices animales et d'autres aspects des traditions de sa société, appelle au respect du bœuf (élément que l'on retrouve en Inde) et fait l'éloge de la vie sédentaire et agricole par opposition à celui des nomades chasseurs. La propagation de l'agriculture est constamment mise en valeur dans les textes zoroastriens, qui mettent l'accent sur le respect de la vie animale et humaine.


L'Avesta, livre sacré des zorosatriens

Les zoroastriens ont aussi leur livre sacré : l'Avesta. Du texte initial, seul le quart est arrivé jusqu'à nous : les manuscrits ont été perdus ou détruits une première fois lors de l'invasion d'Alexandre qui fit brûler la bibliothèque de Persepolis et une seconde fois lors de l'invasion arabe (VIIèmesiècle). Ce quart fait toutefois mille pages en traduction française...

Certaines parties de l'Avesta datent d'il y a à peu près trois mille ans, mais l'Avesta que nous connaissons aujourd'hui est une compilation qui a été effectuée au IIIème siècle après J.C., à l'époque de la dynastie sassanide soit à peu près neuf siècles après la prédication de Zarathoustra. Les parties les plus anciennes sont dans une vieille langue iranienne dite avestique ; le reste est en pahlevi littéraire, langue de l'Empire Perse à l'époque sassanide (226-651).

Zoroastrisme et judaïsme

Un autre thème important du zoroastrisme est sa promesse d'une vie après la mort, où les âmes seront départagées lors de la traversée du Pont de Chinvat, et finissent soit au Paradis, soit en Enfer soit au Purgatoire. Nous avons également évoqué la notion de résurrection, qui surviendra à la fin des temps avec l'avènement du Saoshyant qui rétablira la justice par une régénération du monde.

On retrouve tous ces thèmes sous une forme semblable dans le judaïsme, le christianisme et l'Islam. Toutefois, bien que présents dans les plus vieilles parties de l'Avesta, ils ne sont attestés dans les écrits judaïques que postérieurement à la Captivité de Babylone (597-538 av. J.C.), période pendant laquelle les élites judéennes, en exil à Babylone, entrèrent en contact avec la Perse et les religions iraniennes.

C'est d'ailleurs l'empereur perse Cyrus qui met fin à cet exil en libérant Jérusalem de la domination babylonienne (Isaïe 45 : 1-14), en rendant la liberté de culte aux juifs et en faisant reconstruire le Temple (Esdras 1 : 1-5). La plupart des textes judaïques traitant de la vie après la mort appartiennent durant la période de domination perse en Palestine, ce qui laisse penser à une influence zoroastrienne. De nombreux travaux ont été faits dans cette direction dont [2] et [3] donnent un aperçu.

La cosmogonie zoroastrienne a également influencé de nombreux penseurs musulmans tels Sohravardi (1155-1191), initiateur du courant des Ishraqiyoun, qui fit un syncrétisme philosophique de cette cosmogonie avec la pensée islamique, et plusieurs auteurs musulmans ont tenté d'intégrer Zarathoustra à la lignée prophétique abrahamique.


Destin du madzéisme

Peu après la prédication de Zarathoustra, sa religion se répandit en Iran et finit par rallier les empereurs de la Perse : les inscriptions sur le tombeau de l'empereur achéménide Darius (VIème siècle av. J.C.) font explicitement mention du dieu zoroastrien Ahura Mazda, et. le zoroastrisme fut également à l'honneur chez les Parthes qui dominèrent en Iran entre 123 et 226 A.D.

Mais c'est sous la dynastie Sassanide (226-651) que le zoroastrisme devint religion officielle de l'Empire et fut doté d'une véritable institution ecclésiastique - la caste des mobads - ayant une grande influence dans les affaires de l'Etat.
L'avènement de l'Islam au VIIème siècle et l'invasion arabe provoquèrent la chute des Sassanides et avec elle, la fuite d'un groupe de zoroastriens vers l'Inde où ils fondèrent une communauté qui subsiste encore aujourd'hui : en Inde on les appelle les Parsis (les persans).

La majorité des iraniens se convertirent graduellement à l'Islam par la suite mais il subsiste encore aujourd'hui une communauté zoroastrienne en Iran (environ 40 000 fidèles) et qui se considère la gardienne de la tradition trois fois millénaire de Zarathoustra. Par ailleurs de nombreuses traditions iraniennes ainsi que le calendrier iranien ont des origines zoroastriennes.

Aujourd'hui il n'y a plus qu'environ 200 000 zoroastriens dans le monde, essentiellement en Inde, en Iran et dans les diasporas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Citons à titre anecdotique quelques zoroastriens contemporains célèbres : le chef d'orchestre Zubin Mehta et le chanteur de rock Freddie Mercury.

Mais même si le zoroastrisme a pratiquement disparu en tant que religion il reste un élément important de la civilisation iranienne, et qui a joué un rôle important dans l'histoire politique et religieuse du Proche-Orient pendant plus d'un millénaire et fait partie intégrante du patrimoine culturel et historique de l'humanité.

Il mérite donc, pensons-nous, d'être mieux connu qu'il ne l'est actuellement. Espérons que cet article ait éveillé chez quelques-uns la curiosité d'en connaître davantage... "

( texte de Rama CONT )


Le philosophe Nietsche et Zoroastre

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Dans la culture européenne, Zoroastre est plus connu comme un sage, un magicien, bien qu'on ne découvrit ses idées qu'à la fin du XVIIIe siècle.
On l'associait alors avec les franc-maçons et autres groupes prétendant avoir atteint un "savoir". Les écrivains et philosophes des lumières, dont Voltaire, engagèrent des travaux sur le Zoroastrisme, y voyant une forme de Déisme éclairé, préférable au christiannisme dogmatique. Avec la transcription de l'Avesta par Abraham Anquetil-Duperron, l'étude du Zoroastrisme put réellement débuter.

La personalité de Zoroastre a fasciné le 19ème siècle allemand. Ainsi parlait Zarathoustra est un poème philosophique en prose écrit par Friedrich Nietzsche (1844 - 1900) entre 1883 et 1885 (et plus tard mis en musique par Strauss) et dans lequel est développé le thème du Surhomme.

Le livre Ainsi parlait Zarathustra est un livre très compliqué et profond. Nietzsche le présente lui-même comme un "5e évangile", il veut en faire l'équivalent des poèmes de Goethe et des textes de Luther. De fait, le Zarathoustra est à la fois un long poème et une œuvre de réflexion sur une nouvelle promesse d'avenir pour l'homme.
Nietzsche fait de Zarathoustra un personnage dramatique et critique envers ses œuvres et prétentions philosophique, développe la mort de Dieu. Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Il leur parle des vertus, du Surhomme, de l'éternel retour, des prédicateurs de la mort, des faibles et des forts, des nobles et des esclaves...
Nietzsche affirma avoir fait parler Zoroastre qui aurait selon lui le premier rejeté la Daeva (les forces naturelles) au profit de l'Ahuras (la raison, le "bien" et le "mal", la morale). C'est ce choix que Nietzsche proposait d'inverser.

(plus d'info sur Nietsche et sa philosophie sur cet article de l'encyclopédie wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche )

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Messagepar phoenlx » lun. nov. 21, 2016 3:40 pm

Les Ziggurats

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Dans la saison 3 des Mystérieuses cités d'or nos héros visitent la ziggurat de la montagne de la Lune (ci-dessus)

Une ziggourat (ou ziggurat) est un édifice religieux mésopotamien (qu'on pouvait aussi trouver en Elam, ancien pays occupant la partie sud-ouest du plateau iranien) et constituée de plusieurs étages au sommet desquels se trouvaient en général un temple. Le terme vient de l'akkadien ziqqurratu.

ci-dessous : Une carte montrant la localisation des villes de Mésopotamie et d'Elam comportant des ziggurat connues avec certitude ou supposées.

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Il s'agit du monument le plus spectaculaire de la civilisation mésopotamienne. Bien que rappelant par leur aspect les édifices pyramidaux d'Égypte ou d'Amérique précolombienne, les ziggurats s'en distinguent aussi bien par leur apparence que par leur fonction. Depuis la mise au jour des grandes capitales mésopotamiennes, plusieurs de ces bâtiments ont pu être analysés, même s'il n'en reste plus d'intacts, beaucoup étant très délabrés et se présentant sous l'aspect de collines, tandis que d'autres ont complètement disparu. La civilisation mésopotamienne en a également laissé peu de descriptions, que ce soient des textes ou des images. Certaines ziggurats (avant tout celle de Babylone) sont mentionnées par des auteurs grecs (Hérodote et Ctésias). Si leur aspect général est maintenant assez bien connu, il existe toujours des points d'ombre quant à leur signification et à leur fonction en l'absence de texte explicite à ce sujet.

L'une des plus connues était la grande ziggurat de Babylone qui a probablement inspiré la Tour de Babel dans le récit Biblique.

Ci-dessous : en voici une reconstitution issue de ce site web

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Pour plus de détails sur les ziggurat je vous renvoie vers la page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ziggurat

La ziggurat que visitent nos héros dans la série (la ziggurat de la montagne de la lune) existe bel et bien, ce n'est pas une invention pour la série. Comme indiqué dans le petit documentaire de fin de l'épisode 21 saison 3, elle se trouve à 40 km au sud-est de Suse (Iran). C'est la ziggurat de Chogga Zambil (voir carte plus haut). Elle est fabriquée en briques de terre cuite pour l'extérieur, et en briques non cuites à l'intérieur. Entre chaque rangées de briques l'espace est rempli de pisé (un savant dosage d'argile de paille et d'eau)

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Auparavant la ziggurat mesurait 53 mètres de haut, d'après les estimations. A cause de l'érosion due à la pluie et au vent elle ne fait plus que 25 mètres. C'est pourtant encore l'une des mieux conservées de nos jours.

Quelques photos issues du documentaire de l'épisode 21. ci-dessous : une vue générale actuelle

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Estimation de son apparence avant l'érosion

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d'autres vues

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Re: MCO - Références culturelles de la saison 3 (ARABIE)

Messagepar phoenlx » jeu. nov. 24, 2016 9:33 pm

Les Zurkhaneh

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Le documentaire de l'épisode 24 (saison 3) revient sur les Zurkhaneh iraniennes, ou zourkhaneh (prononcer "zourané" en français)

Voici ce qu'en dit wikipédia et qui complète un peu le petit docu vidéo. Les Zurkhaneh, que l'on peut traduire par "maison de la force", sont les gymnases traditionnels iraniens, dans lequel est pratiqué le sport national iranien appelé Varzesh-e Pahlavani ou Varzesh-e Bastani. Les athlètes sont appelés les pahlevan et s'entrainent dans une fosse de terre battue octogonale d'environ 1 m de profondeur. À la différence de la gymnastique pratiquée en Occident, les exercices constituent un véritable sport collectif cumulant épreuves physiques et de souplesse, rituels spécifiques, et respect de règles morales et éthiques. Les Pahlevan évoluent au rythme du son d'un tambour joué par le morshed ou guide, lui-même assis à une place surélevée dans la salle.

La zurkhaneh est donc plus qu'un lieu dédié à l'exercice de la force physique ou de l'adresse. La zurkhaneh et le Varzesh-e Pahlavani plongent leurs racines dans la culture iranienne pré-islamique. Après la conquête arabe, sa pratique devint un temps clandestine et représenta alors une forme de résistance culturelle. Avec l'islamisation progressive de la société perse, cette résistance se mua en un soutien des valeurs chiites face au sunnisme. En outre, certaines qualités morales et valeurs chevaleresques sont requises de la part des pahlevans: courage, abnégation, et surtout foi et fidélité absolue au prophète et aux imams.

L'apogée des Zurkhaneh sous la dynastie Safavide, alors que le chiisme duodécimain devint religion d'état. Elles déclinèrent par la suite pour voir ressusciter un regain d'intérêt au début du XXe siècle, porteuses de valeurs nationalistes.

La pratique de la Varzesh-e Pahlavani est encore vivace dans les quartiers populaires de Téhéran, Ispahan, Yazd, ou d'autres villes d'Iran.

une capture du documentaire de fin de l'épisode 24 (avec notre bon vieux Pichu)
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Re: MCO - Références culturelles de la saison 3 (ARABIE)

Messagepar phoenlx » dim. nov. 27, 2016 12:07 pm

L'empire d'Akkad


Evoquons aujourd'hui quelque peu l'empire d'Akkad ! Il s'agit d'un empire très ancien qui date bien évidemment de l'antiquité et qui n'a rien à voir avec l'époque de la série Les cités d'or, mais comme on a plusieurs références, essayons de creuser un peu.

Les Akkadiens sont un peuple d’origine sémitique qui nomadisait depuis l’Arabie et la Syrie. Ils s’établissent progressivement sur le moyen Euphrate à partir du IVe millénaire av. J.-C. Ils subiront l’influence des Sumériens à qui ils emprunteront l’écriture cunéiforme. La langue akkadienne, qui supplantera le sumérien comme langue dominante en Mésopotamie, donnera naissance à l’assyrien et au babylonien.

Avant d'aborder l'empire d'Akkad, remontons durant l'époque de la haute Antiquité. Le site web herodote.fr d'où je tire une partie du résumé qui suit nous rappelle que vers l'an 2350 av. J.-C., la Mésopotamie est toujours structurée en cités-états, et ce depuis de nombreux siècles. Tour à tour, plusieurs cités telles que Kish, Uruk et Mari ont tenté de s’imposer par la guerre, mais elles n’ont jamais réussi à unifier la région.

C’est finalement un roi de la ville d’Umma, Lugal-Zagesi, qui va amorcer le processus vers 2350 av. J.-C. : il parvient à s’emparer une à une de l’ensemble des cités du pays de Sumer, avant d’installer sa capitale dans la prestigieuse ville d’Uruk.

Mais pendant ce temps à la limite du pays de Sumer unifié se trouve la puissante ville de Kish, creuset entre Akkadiens et Sumériens. Vers 2330 av. J.-C., l’Akkadien Sargon parvient à s’emparer du trône de Kish par un coup d’état.

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Sargon l'Ancien, fondateur de la dynastie des sargonides


De nombreuses choses ont été écrites à propos de Sargon d'Akkad et de ses origines, par différents textes de la tradition mésopotamienne postérieure, à tel point qu'il est souvent difficile de distinguer la réalité historique de la légende. Un fait reste certain car présent dans plusieurs traditions : Sargon est un usurpateur. Son nom de règne (le seul qui lui soit connu), Šarrum-kîn, signifie en akkadien « le roi est stable », comme s'il avait cherché à faire oublier qu'il n'est pas roi par droit de naissance. La légende racontant sa naissance et son enfance ne le cache pas : Sargon serait le fils d'une prêtresse, qui l'aurait abandonné, avant qu'il ne soit récupéré puis élevé par un puisatier. C'est grâce à l'aide de la déesse Ištar que Sargon, devenu ministre du roi Ur-Zababa de Kiš, serait devenu roi.

C'est donc un usurpateur qui prend le pouvoir dans la vénérable cité de Kiš après un coup d'État vers 2334 (ou plus tard vers 2285). A cette période comme il a été dit plus haut, le roi local le plus puissant est Lugal-zagesi, qui règne depuis Uruk. D'après les copies de ses inscriptions postérieures à son règne, Sargon le bat, plaçant toute la Basse Mésopotamie jusqu'au golfe Persique sous sa coupe. Le vaincu est capturé, forcé à porter un carcan et exhibé lors du triomphe de Sargon. Celui-ci met en place des gouverneurs fidèles à sa cause dans plusieurs des vieilles cités-États de Sumer et d'Akkad, constituant un vaste royaume qui a pour centre une ville qu'il élève au rang de capitale, Akkad.



Cependant, il ne s’en contente pas : après avoir fondé une nouvelle capitale, Akkad, à un emplacement mal identifié au nord de Kish, Sargon part à la conquête du nord : il s’empare notamment de Mari, ce qui lui ouvre l’accès à l’ensemble de la Mésopotamie, peut-être jusqu’à Ebla. Outre ces plaines déjà acquises à la culture sumérienne, il s’avance sur les plateaux du Zagros à l’est, conquérant notamment les villes élamites d’Awan et de Suse. Sargon d’Akkad constitue ainsi le premier empire de l’Histoire humaine...

(source : herodote.net )

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Carte issue de ce site


Une inscription de Sargon dit qu'il s'est rendu jusqu'à Tuttul sur le moyen Euphrate, où il rend hommage au grand dieu Dagan, qui lui aurait alors conféré la domination des terres allant jusqu'à la mer Méditerranée. Un texte hittite plus tardif raconte que Sargon aurait soumis le royaume de Purushanda en Anatolie centrale, mais il est impossible de déterminer si ce récit fait référence à un événement réel ou légendaire. Quoi qu'il en soit, il transparaît de ces sources que Sargon a effectué bien plus de conquêtes que les rois l'ayant précédé, ce qui a fortement marqué les esprits.

La connaissance actuelle de la dynastie d'Akkad reste néanmoins fortement limitée par le fait que l'on ignore toujours où se trouvait sa capitale, la ville d'Akkad / Agadé (On la situe soit dans les environs de Kish, ou bien plus au nord, jusque dans la région de Baghdad (peut-être même à l'emplacement de l'actuelle capitale de l'Irak), ou la basse vallée de la Diyala).

L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) encore appelé empire d'Agadê domina la Mésopotamie de la fin du XXIVe siècle av. J.-C. au début du XXIIe siècle av. J.-C. selon la chronologie la plus couramment retenue, même s'il est possible qu'il se soit épanoui environ un siècle plus tard, les datations étant incertaines pour une période aussi lointaine. Cet État a profondément marqué l'histoire de la Mésopotamie. Le souvenir de ses rois les plus prestigieux, Sargon et son petit-fils Naram-Sin, a duré de nombreux siècles et donné lieu à différentes légendes, plus qu'aucune autre dynastie mésopotamienne.

Bien qu'il soit difficile de démêler la réalité de la légende dans ces récits, d'autant plus que la documentation écrite datant de cette époque est essentiellement de nature administrative (tablettes de gestion et de comptabilité), la période de l'empire akkadien semble avoir marqué un profond changement dans le domaine politique, perceptible tant dans l'organisation du pouvoir et son idéologie que dans l'art officiel. Les évolutions sociales et économiques en Basse Mésopotamie sont en revanche moins marquées, tout comme dans la plupart des aspects de la culture matérielle, ce qui explique pourquoi il est encore impossible d'identifier des niveaux archéologiques de la période d'Akkad dans cette région.

Les rois d'Akkad ont également été les personnages principaux d’œuvres littéraires postérieures à la chute de leur royaume, dès les temps de leurs successeurs de la troisième dynastie d'Ur (XXIe siècle) et jusqu'à la fin de la civilisation mésopotamienne. Il reste cependant à démêler le vrai du faux dans ces traditions bien souvent fantasmées.

Le deuxième roi de l'empire d'Akkad est Rimush, fils de Sargon d'Akkad. Il succède à son père au détriment de son frère Manishtusu qui était pourtant son aîné (mais qui règnera plus tard après l'assassinat de Rimush). Quelques spécialistes affirment qu'ils étaient jumeaux. Rimush hérite du trône dans une situation politique insurrectionnelle qu'il réprime avec violence. Les premières années de son règne sont occupées à écraser ces révoltes qui ont éclaté à la mort de Sargon d'Akkad. Il tient bon, soumet les rebelles dirigés par Kaku d'Ur qui a rallié à lui plusieurs cités (Adab, Lagash, Zabalam, Kazallu). Il a également mené des campagnes contre des royaumes du plateau Iranien (Élam, Awan, Marhashi). Rimush aurait régné 9 ans.

Ci-dessous : Liste des victoires de Rimush, roi d'Akkad, sur des souverains du plateau Iranien, copie sur tablette d'argile d'une inscription monumentale, c. 2270.
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Durant ses quinze années de règne, Manishtusu le frère de Rimush (dont le nom signifie littéralement « Qui est avec lui ? », c'est-à-dire « Qui est son égal ? ») mène à son tour des campagnes en direction du plateau Iranien et aussi du golfe Persique puisqu'il prétend avoir soumis le pays de Magan. Quoi qu'il en soit de l'ordre de succession de ces deux souverains, il apparaît qu'ils sont en mesure de préserver l'héritage laissé par leur père et même de l'agrandir. Pour la première fois, les conquêtes d'un grand roi ne sont pas perdues à sa mort.


Narâm-Sîn qui règne de -2254 à -2218, est le petit-fils de Sargon. Il mène l’empire akkadien à son apogée.
Il combat victorieusement tous ceux qui s’opposent à lui. L'image ci-dessous représente une stèle de grès rose exposée au musée du Louvre qui commémore la victoire du roi Naram-Sin contre un peuple des montagnes du Zagros qu'il écrase impitoyablement. Proclamé « roi des Quatre Régions », il est le premier le souverain mésopotamien à s’attribuer des attributs divins (le casque à cornes et l’étoile en sont les symboles). Il tient dans ses mains un arc et une flèche.

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C'est sous le règne de Naram-Sin qu'ont lieu différentes réformes et des constructions qui renforcent le caractère impérial du royaume d'Akkad. Selon la tradition, Naram-Sin n'aurait pas rendu convenablement le culte à Enlil, le plus grand dieu de la Basse Mésopotamie. Les générations postérieures ont condamné cet évènement, qui aurait jeté une malédiction sur le roi d'Akkad et ses successeurs, parce qu'il a suscité l'ire des dieux. Dans les faits, il se trouve que ce roi a fait reconstruire le grand temple du dieu. Mais les dernières années de son règne marquent effectivement le début de la fin de l'empire d'Akkad.

Les peuples vaincus par l'empire d'Akkad sont souvent réduits en esclavage et les régions conquises sont soumises à un lourd tribut. C’est sans doute là la raison des fréquentes révoltes et soulèvements des peuples dominés qui affaibliront l’empire akkadien avant qu’il ne tombe sous les assauts des tribus Gutis originaires du plateau iranien vers la fin du IIIe millénaire.

Plus de détails sur l'empire d'Akkad sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_d%27Akkad
ou encore ce site (dont j'ai repris certaines informations) : https://sites.google.com/site/histoired ... re-d-akkad.

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Messagepar phoenlx » mer. nov. 30, 2016 4:32 pm

Le tombeau des étoiles et le site de Naqsh-e Rostam (Iran)

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Le tombeau des étoiles (site qu'on peut voir dans l'épisode 25 de la saison 3, image ci-dessus) ressemble au site archéologique de Naqsh-e Rostam, situé dans la province du Fars en Iran.
Il s'agit du tombeau des premiers rois de l'empire perse, notamment Darius 1er (fondateur de la ville de Persépolis)
Naqsh-e Rustam contient trois autres tombes royales achéménides rupestres, cruciformes et portant trois registres de bas-reliefs. Il s'agirait de celles de Xerxès Ier, Artaxerxès Ier et Darius II, mais elles ne portent aucune inscription permettant de les identifier avec certitude.

Une vue réelle du site :

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On trouve dans la montagne derrière Persépolis deux autres tombes semblables, appartenant probablement à Artaxerxès II et Artaxerxès III, ainsi qu'une tombe inachevée qui pourrait être celle d'Arsès, ou plus sûrement de Darius III, le dernier de la lignée achéménide, qui fut renversé par Alexandre le Grand.

En plus des tombes, il y a aussi sept très grands bas-reliefs dans la roche de Naqsh-e Rustam, sous les tombes, sculptures commandées par les rois sassanides.

Faisant face à la roche se trouve la Ka'ba-ye Zartosht, un monument zoroastrien. À l'extrémité du site se trouvent deux petits autels du feu.

ci-dessous : Un des bas-reliefs de Naqsh-e Rostam représentant le triomphe de Shapur Ier sur l'empereur romain Valérien et sur Philippe l'Arabe.

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Messagepar ssx00999 » mer. nov. 30, 2016 7:28 pm

me fait plus penser au temple qu' on voit dans indy et la dernière croisade

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Messagepar phoenlx » mer. nov. 30, 2016 7:30 pm

oui moi aussi !!! quand j'ai vu le lieu dans l'épisode au début j'ai cru que c'était inspiré de Pétra en jordanie (qui inspire le décor d'Indiana Jones)

mais apparemment ici ce serait plutôt un lieu iranien qui inspire
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Messagepar phoenlx » mer. nov. 30, 2016 7:31 pm

Moi ça me fait beaucoup plus penser à ceci aussi

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Messagepar ssx00999 » mer. nov. 30, 2016 7:34 pm

ahh oui petra j' avais zapper le non en plus j' ais vu un reportage sur ce cite ya peu en faite il ont decouvert beaucoup de chose en scannant la zone genre y avais un double escalier et une construction en face

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Messagepar phoenlx » mer. nov. 30, 2016 7:36 pm

ah oui ? il y avait une autre construction en face du batiment avant ? :shock:
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Messagepar ssx00999 » mer. nov. 30, 2016 7:46 pm


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Messagepar phoenlx » mer. nov. 30, 2016 7:55 pm

ah oui intéressante découverte le site semblait beaucoup plus vaste que ce qu'on croyait connaitre
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Re: MCO - Références culturelles de la saison 3 (ARABIE et MESOPOTAMIE)

Messagepar ssx00999 » mer. nov. 30, 2016 7:57 pm

dommage je retrouve pas le reportage ou il scannais tous le site et montrait la présence des fondations de tout ça

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Re: MCO - Références culturelles de la saison 3 (ARABIE et MESOPOTAMIE)

Messagepar phoenlx » ven. déc. 02, 2016 11:21 pm

Je suis en train de chercher si les fameuses voiles de Rana'ori qu'on voit dans la saison 3 correspondent à quelque chose (au niveau de l'inspiration) mais je ne trouve pas trop :penseur: apparemment ce serait un nom inventé pour la série, mais je suis un peu étonné
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