Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Films et littérature fantastiques ou d'épouvante. Entre autres sujets abordés ici : les récits surnaturels et surréalistes, romans et films de loups-garous, fantômes, vampires (tel Dracula), monstres de la Hammer, romans d'Edgar Poe, Stephen King, Richard Matheson, films d'horreur divers, slashers, gialli, thrillers horrifiques, Night Shyamalan, Guillermo Del Toro, Romero, Dario Argento, Mario Bava, Christophe Gans, David Cronenberg et bien d'autres réalisateurs sont à l'honneur ainsi que l'écrivain H.P. Lovecraft auteur du fameux mythe de Chtulhu.
Meleor
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Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar Meleor » sam. nov. 09, 2019 1:34 pm

Un topic pour fédérer divers ressources documentaires en matière de films d'horreur!

En commençant par ce débat du Festival de Gérardmer sur la peur au cinéma:



Festival du Film Fantastique de Gérardmer

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Les peurs sont toujours ce que nous ne connaissons ni ne comprenons ; des migrants aux fantômes, de l’autre à la différence, de la pandémie aux zombies, de l’écologie à la catastrophe, des virus à la mort, du sang aux vampires, de la transcendance à l’immanence, de la religion aux mystères. Le cinéma fantastique s’appuyant sur les excès de notre civilisation, y puise ses scénarios et y fonde sa mise en scène.

Table ronde sur le thème de la peur, avec la participation de Guillaume Lemans (scénariste, membre de la Guilde française des scénaristes), Fabrice du Welz (scénariste & réalisateur), Bruno Barde (directeur du Festival de Gérardmer) et Philippe Rouyer (critique de cinéma). Modération Marie Eynard (scénariste, story boarder et membre de la Guilde des scénaristes),



Les conseils d'Elle pour Halloween:

https://www.elle.fr/Loisirs/Cinema/Doss ... -redaction

Halloween arrive ! L’occasion pour beaucoup d’organiser des soirées marathons spéciales « films d’horreur ». Quel est votre film préféré ? Celui qui vous effraye encore aujourd’hui ? La rédaction confie ses pires souvenirs de films d’horreur. Et vous, quel est le vôtre ?


Quels sont les films d'horreur à regarder le soir d'Halloween ? Vous aimez les fictions d'épouvantes et vous voulez vous faire peur ? Optez pour "Massacre à la tronçonneuse" ! Vous aimez les histoires d'enfants terrifiants ? Pourquoi pas regarder "Dolls" ? "Amityville", "Gremlins", "Souviens toi l'été dernier"… Ces films d'horreur à regarder le soir d'Halloween ont fait peur aux journalistes de la rédaction, mais aussi à des générations de spectateurs, qui en ont fait des cauchemars. Des films parfois salués par la critique, parfois bafoués, mais qui sont restés des classiques du genre.
Alors comme dans "Scream", faites chauffer le pop corn, vérifiez que toutes les portes de votre maison sont bien fermées à clé, ne répondez surtout pas au téléphone, et préparez vous à une nuit de films d'horreur d'Halloween dont vous ne sortirez pas intacts !


https://www.elle.fr/Loisirs/Cinema/Doss ... -terrifies

A l'occasion d'Halloween et en souvenir de toutes les nuits blanches, de toutes les fois où l’on a regardé sous le lit pour vérifier s’il n’y avait pas un monstre caché, retour sur 13 films d’épouvante cultes.

phoenlx
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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar phoenlx » sam. nov. 09, 2019 1:36 pm

super, pour ma part je recherche de plus en plus des films d'horreur à ambiance, avec un certain style dans la réalisation, une patte artistique, mais pas forcément ce qui fait peur, en fait. ou modérément, les slashers, c'est pas trop mon truc par exemple.
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar Meleor » sam. nov. 09, 2019 2:04 pm

Image

Contenu additionnel
Présentation du film par Pacôme Thiellement (8')
Caligari, ou l'invention du film d'horreur (2014, 52')
De Caligari à Hitler, une histoire psychologique du cinéma allemand (2014, 114')
Bande son de In the Nursery
Bande son de Hochschule


Description du produit
Noir et blanc teinté image restaurée 4K
Contient :
- le Blu-ray du film
- le DVD de bonus
Boîtier digipack avec fourreau

Synopsis:

Dans une fête foraine, vers 1830, le Docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu'il vivra jusqu'à l'aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnambule s'écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont il s'avère être le directeur...


Vers 3 min Phillipe Rouyer nous parle des films d'épouvante des débuts de l'expressionisme allemand et commence par citer ce film dont voici des commentaires sur Amazon:


Meilleures évaluations


l'hallucynogene
5,0 sur 5 étoiles
surprenant!
18 décembre 2017
Format: Blu-rayAchat vérifié

magnifique reedition de ce chef d'oeuvre qui avait imprimé ma retine de par son ambiance et son visuel si angoissant....le choix de la bande son est bienvenu car la nouvelle musique proposee est envoutante et colle parfaitement a l'imagerie qui aurait inspiree tim burton. un must have pour cinephiles!
Une personne a trouvé cela utile

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Gaziglia Gerard
5,0 sur 5 étoiles
Le Cabinet du Dr Caligari
13 octobre 2018
Format: Blu-rayAchat vérifié

Un coffret digipack contenant trois disques avec le film sur Blu-ray parfaitement restauré en 4k er de plus sous-titré en
Français, ce qui est fort intéressant pour mieux comprendre le déroulement de cette histoire extravagante dans des
décors d'une modernité particulièrement en avance sur son temps !

Utile
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aerecinski
5,0 sur 5 étoiles
excellente réédition !
16 octobre 2017
Format: Blu-rayAchat vérifié

Copie d'excellente qualité permet de redécouvrir ce film mémorable du cinéma allemand et de mieux comprendre l'importance que lui donne le fondateur de la sociologie du cinéma S. Kracauer.

Utile
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SIAM
5,0 sur 5 étoiles
Chef d'oeuvre remasterisé en 4K : version DVD et Bluray
6 juin 2017
Format: Blu-ray

Chef-d'oeuvre du cinéma expressionniste allemand enfin disponible en version remasterisée en 4K par la fondation Murnau. L'image y est absolument splendide !
La fiche descriptive est erronée, le coffet contient la version Bluray et la version DVD du film, ainsi que les suppléments suivants:
- Présentation par Pacôme Thillement, Caligari ou l'invention du film d'horreur (52')
Le documentaire "De Caligari à Hitler, une histoire psychologique du film allemand (119' )" en version Bluray et DVD
15 personnes ont trouvé cela utile

Utile
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Erehwon
500 PREMIERS REDACTEURS D'AVIS
5,0 sur 5 étoiles
Le plus bel exemple de l’expressionnisme allemand au cinéma
28 novembre 2018
Format: Blu-ray
Blu ray acheté sur Amazon.de

Film-manifeste de l’expressionnisme allemand, "Le Cabinet du Docteur Caligari" tient une place à part dans l’histoire du cinéma. Tout y est démesuré, d'une hallucinante beauté, un travail extraordinaire sur la lumière, au milieu de décors dantesques et totalement surréalistes. L'ensemble est impressionnant de bout en bout, grâce à un maquillage bluffant qui rend l'ensemble totalement déroutant, mais on ne peut plus magistral.
Ce sont bien entendu les décors qui frappent en premier les spectateurs : maisons de travers, rues tordues, aucun angle droit dans l’architecture… Ces décors, tout en tentures peintes, sont l’œuvre d’un groupe de peintres expressionnistes appartenant à la mouvance "Der Sturm" qui professait que "les films doivent être des dessins vivants". Effectivement, nous avons l’impression d’être coupés de la réalité, d’être transportés ailleurs et cette sensation accentue l’étrangeté du récit et le déséquilibre mental du narrateur.

On ne sait trop où se trouve la part de réalité dans ce film. Wiene porte l'expressionnisme allemand à son paroxysme : jeux sur l'ombre et la lumière, rupture des formes jusque dans les intertitres...

La force des décors ne doit pas faire passer au second plan toute la portée du scénario de Carl Mayer et Hans Janowitz. Maintes fois qualifié de visionnaire, ce scénario (écrit juste au lendemain de la guerre de 14-18) fustige l’autoritarisme qui hypnotise les hommes pour les transformer en automates : certains historiens du cinéma y ont vu - sans doute à tort - une prédiction de la montée du nazisme. En 1919, un certain Anton Drexler venait tout juste de fonder le DAP (Parti des travailleurs allemands) qui ne deviendra le NSDAP que l'année suivante, en ayant au passage recruté un certain caporal autrichien comme orateur.

Le jeu des acteurs, quant à lui, passe assez nettement au second plan. On peut regretter sur ce point que la réalisation fut confiée à un cinéaste de moyenne envergure (alors qu’initialement, le film devait être tourné par Fritz Lang qui se retira assez rapidement, hélas).

"Le Cabinet du Docteur Caligari" est et restera un film majeur dans l'Histoire du cinéma.

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Messagepar Flo63 » sam. nov. 09, 2019 3:55 pm

Il y a une chaine youtube azz l'épouvantail, il présente que des films d'horreur.

fides
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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar fides » sam. nov. 09, 2019 11:38 pm

phoenlx a écrit :super, pour ma part je recherche de plus en plus des films d'horreur à ambiance, avec un certain style dans la réalisation, une patte artistique, mais pas forcément ce qui fait peur, en fait. ou modérément, les slashers, c'est pas trop mon truc par exemple.


Ah, oui comme le Sleepy Hollow de Tim Burton

Pour moi, niveau ambiance, décors , mise en scène il est le numéro 1 pour les films d'épouvante. Juste l'atmosphère glauque, avec cette brume omniprésente tout le long du film.
Il était une fois...


Image

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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar phoenlx » dim. nov. 10, 2019 3:32 pm

oui sleepy hollow typiquement j'aime beaucoup
d'ailleurs il est bien à voir à Halloween aussi celui-là :super:
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar Meleor » lun. nov. 11, 2019 9:05 pm

https://philippecote.wordpress.com/2011 ... an-horror/

Le Cinéma japonais au surnaturel : les spectres de la Japan Horror
mai 4, 2011, 12:51
Filed under: Agenda
Jホラーの世界 
Du vendredi 6 mai au mercredi 1erjuin à

Maison de la culture du Japon à Paris
| 101 bis, quai Branly | 75015 Paris | 6, Bir-Hakeim | C, Champ de Mars – Tour Eiffel
Pour suivre la rétrospective : lesfilmslibèrentlatête

J-Horror
« En 1999, Ring d’Hideo Nakata ren­dit mon­dia­le­ment célè­bre la figure du fan­tôme japo­nais : une jeune femme désar­ti­cu­lée, aux longs che­veux de méduse tom­bant sur son visage. Pourtant Sadako n’est que l’ultime incar­na­tion d’une figure essen­tielle de la culture japo­naise tra­ver­sant les estam­pes d’Hokusai, le nô et le kabuki, la danse butô, le cinéma ou les man­gas. Elle est l’héri­tière des fem­mes-chats qui ven­gent leurs maî­tres­ses assas­si­nées et des épouses empoi­son­nées qui pour­sui­vent de cruels samou­raïs. Elle se nour­rit de légen­des urbai­nes : la femme défi­gu­rée qui ter­ri­fie les enfants à la sor­tie de l’école ou Hanako-chan, la fillette qui hante les toi­let­tes des col­lè­ges.
La J-Horror des années 90 et 2000 repeu­pla le Japon de fan­tô­mes : Sadako, bien sûr, mais aussi Asami, la femme fatale de Takashi Miike (Audition), la famille mau­dite de Takashi Shimizu (Ju-on/The Grudge), les âmes erran­tes de l’inter­net de Kiyoshi Kurosawa (Kairo) et bien d’autres encore. Loin de l’agi­ta­tion et des néons de Shinjuku, ces cinéas­tes fil­mè­rent les espa­ces déserts et gla­cés du Japon contem­po­rain. Peut-on dire que les inno­va­tions de la J-Horror débor­dè­rent le cadre du film de genre ? Ce « Japon spec­tral » sem­ble sin­gu­liè­re­ment pro­che de celui des enfants aban­don­nés de Nobody Knows de Kore-eda, des chô­meurs à la dérive de Tokyo Sonata ou du cou­ple infer­nal de Rebirth (Masahiro Kobayashi). »
Stéphane du Mesnildot, cri­ti­que de cinéma et auteur de Fantômes du cinéma japo­nais, à paraî­tre aux éditions Rouge pro­fond.

Cycle accom­pa­gné de deux concerts de l’artiste Yôko Higashi, les 10 et 11 mai 2011.


Image


En 1998, Ring rend mondialement célèbre la figure du fantôme japonais : une jeune femme désarticulée, aux longs cheveux de meduse tombant sur son visage. Sadako cristallise alors une représentation essentielle de la culture nippone traversant les estampes d'Hokusai, le théâtre nô et le kabuki, la danse butô, le cinéma ou les mangas. Elle est l'héritière des femmes-chats vengeant leurs maîtresses assassinées et des épouses empoisonnées poursuivant de cruels samouraïs. Elle se nourrit de légendes urbaines comme la femme défigurée qui terrifie les enfants à la sortie de l'école, Hanako-chan, la fillette qui hante les toilettes des collèges. La J-horror des années 1990 et 2000 repeuple le Japon de fantômes : Sadako, bien sûr, mais aussi Asami, la femme fatale d'Audition, la famille maudite de Ju-on/The Grudge, les âmes errantes de l'Internet dans Kaïro... Loin de l'agitation et des néons de Shinjuku, les cinéastes filment des espaces urbains désertés et `lacés marquant au-delà du genre le cinéma japonais tout entier. Le livre est enrichi d'entretiens réalisés par l'auteur avec les créateurs majeurs de la fiction d'horreur au Japon (Kiyoshi Kurosawa, Takashi Shimizu, Hideo Nakata, Norio Tsuruta, Chiaki J Konaka), réunis pour la première fois dans un ouvrage en France.






Le miroir obscur : rencontre avec Stéphane du Mesnildot
193 vues•31 mars 2019

Greg Ciné

2,01 k abonnés


Vampirisme tout azimut, adolescente japonaise et serial killer coréen, ce soir, à l'affiche de Mauvais Genres qui reçoit le critique et historien du cinéma Stéphane du Mesnildot, co-commissaire de la mythique exposition "Enfers et fantômes d'Asie" (Musée du Quai Branly, 2018) et collaborateur des Cahiers du cinéma. Une exploration hantée qui nous mènera de Jess Franco à Hideo Nakata et d'Hitchcock à Bong Joon Ho. Chronique également du film "Border" d'Ali Abbasi.

Emission "Mauvais Genres" sur France-Culture le 19 janvier 2019
Présentée par François Angelier

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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar Meleor » lun. nov. 11, 2019 9:56 pm



Le Visage Vert, libraire d'un soir : "Fantômes du cinéma japonais"
277 vues•22 sept. 2012


Librairie Charybde

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Dans le cadre des soirées mensuelles "Libraire invité" à la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris), le 7 septembre 2012, Anne-Sylvie Homassel et Élisabeth Willenz nous présentaient leur sélection de 7 livres. Ici, "Fantômes du cinéma japonais" de Stéphane DU MESNILDOT.

Grands remerciements à Anna Valenn pour la prise de son et la mise en images.

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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar Meleor » lun. nov. 11, 2019 10:02 pm

https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2 ... mesnildot/

Olivier Père


21 juin 2011
Fantômes du cinéma japonais de Stéphane du Mesnildot


Le critique Stéphane du Mesnildot, spécialiste et passionné du cinéma asiatique (et aussi fantasticophile émérite) vient de publier un nouvel ouvrage très personnel, après ses études remarquées sur La Mort aux trousses et l’œuvre de Jess Franco, aux Edition Rouge Profond dans la collection « raccords », Fantômes du cinéma japonais.
Comme son titre l’indique, l’essai retrace l’histoire des « kaigan eiga » japonais, des origines à nos jours, avec aussi leurs ramifications coréennes et leurs avatars américains (remakes et suites). Stéphane du Mesnildot propose ainsi la première analyse, sérieuse, documentée et exhaustive des « J-horror » des années 1990 et 2000 qui révolutionnèrent le genre fantastique non seulement en Asie mais aussi dans le monde entier, en popularisant une nouvelle vague de films de fantômes, à l’esthétique très particulière. Les principaux artisans de ce renouveau furent les cinéastes Kiyoshi Kurosawa, Takashi Shimizu (The Grudge) et Hideo Nakata, le créateur des films étalons Ring, Ring 2 et Dark Water, dont les succès engendrèrent une multitude de suites et d’imitations dans toute l’Asie.


Ring (1998, photo en tête de texte) et Ring 2 (1999) de Hideo Nakata, deux films d’épouvante par un spécialiste du genre, confirmèrent l’offensive de la production nippone dans le domaine du cinéma fantastique à la fin des années 90. Dans Ring une femme maléfique enterrée vivante dans un puits se venge par l’intermédiaire d’une cassette vidéo qui fait mourir d’effroi ou rend fou quiconque la visionne. On reconnaît dans Ring les motifs des contes de fantômes classiques souvent adaptés par cinéma japonais (Kwaidan de Kobayashi, les films de Kenji Misumi et Nobuo Nakagawa dans les années 60) transposés dans un univers technologique présent. Le talent du cinéaste est de faire tenir debout cette mixture improbable entre Videodrome et La Maison du diable, sans jamais se perdre dans la surenchère ou la dérision. Avec un minimum d’effets visuels (compensés par une bande son incroyable), Hideo Nakata a réussi un terrifiant classique de l’horreur moderne, capable d’arracher des cris aux plus endurcis des spectateurs, en partant de notations anodines pour culminer avec un final proprement insoutenable. Ring 2 est une suite directe du premier épisode, qui avait remporté un énorme succès en Asie. Hideo Nakata reprend du service et profite de ce second film, entrepris pour répondre aux attentes du public nippon captivé par cette histoire de fantôme moderne, pour approfondir les thèmes de Ring sur la nocivité des images, et créer de purs moments d’effroi, toujours selon le principe de la suggestion ou d’un filmage clinique des apparitions surnaturelles, et d’un recours efficace à une bande-son épuisante pour les nerfs. Sur le plan de l’histoire, ce second film n’apporte donc rien d’important au premier, mais il offre en revanche à l’amateur de sensations fortes deux ou trois scènes extrêmement réussies, dont une nouvelle descente dans le fameux puits maudit, à faire se dresser les cheveux sur la tête.


Dans le premier Ring, une cassette contenant des images fantomatiques faisait mourir de peur les imprudents qui osaient la visionner. Au début de Ring 2, la cassette a été détruite, mais la contamination est enclenchée. Un petit garçon est le seul survivant des incidents dramatiques relatés dans l’œuvre originale. Muré dans le silence, il a développé d’étranges pouvoirs. Une jeune mathématicienne et un journaliste mènent l’enquête, et découvrent un hôpital psychiatrique où des scientifiques louches se livrent à des expériences secrètes sur la parapsychologie. La diabolique Sadako, la femme médium assassinée dans un puits et qui assouvissait sa vengeance par l’intermédiaire des bandes magnétiques ne va pas tarder à faire sa réapparition. Le scénario, souvent nébuleux, ne présente qu’un intérêt relatif. Les péripéties et les rebondissements de l’intrigue servent de prétexte pour introduire des scènes presque théoriques ou le cinéaste s’amuse à décortiquer les images vidéo. Dans une scène mémorable de Ring 2, un protagoniste procède à une lecture image par image de la fameuse cassette, permettant à la femme présente sur la bande de se métamorphoser devant nos yeux, grâce à un trucage invisible (ou absent ?). Ce plan est non seulement glaçant, mais il révèle aussi la richesse d’un film grand public (Ring 2 a battu au Japon les records du box-office) qui propose une réflexion assez fine sur la nature des images enregistrées. La série des Ring propose une version plus série B, bricolée et modeste, des récents films fantastiques de Kyochi Kurosawa (Charisma, Kaïro) tout en se permettant elle aussi de très belles compositions visuelles, comme cet accident de camion suggéré hors champs, à la suite duquel le cinéaste filme une flaque ce sang inondant progressivement le bitume. Si dans Ring 2 cet art de la litote demeure le principe esthétique du film, Nakata se permet de convoquer un bric-à-brac scientifique désuet et quelques effets grand guignolesques plus proches de William Castle que de Jacques Tourneur. Hélas, le troisième opus, Ring 0, qui est censé expliqué les événements antérieurs au premier film, est presque totalement dépourvu des qualités de ses prédécesseurs. Sans doute parce qu’il n’est pas signé par le talentueux Hideo Nakata. On a un peu perdu la trace de Nakata qui, après l’excellent Dark Water (une autre histoire de fantômes glaçante située dans un grand immeuble hanté) n’a plus guère donné de ses nouvelles et dont les films suivants n’ont pas confirmé les attentes de ses titres les plus célèbres. A l’époque de Ring 1 et 2 j’avais croisé Nakata à plusieurs reprises, à l’occasion de festivals ou de la promotion de ses films, voici quelques propos rapportés du cinéaste :
“ J’ai été assez fidèle au roman de Koji Suzuki (l’auteur de Ring, ndla). J’ai principalement modifié deux choses : dans le livre, le protagoniste était un homme, et j’ai préféré le transformer en une femme qui lutte pour son enfant pendant une semaine. Nous avons également ajouté l’apparition du fantôme, à la fin du film, avec le consentement, et même l’enthousiasme, de l’auteur. ”
“ La mode des films d’horreur n’existait pas encore au Japon lors de la sortie de Ring. Je pense que le film a comblé une attente des spectateurs. ”
“ Un femme médium ayant vécu au Japon il y a quatre-vingts ans a servi de modèle au personnage de la mère de Sadako. ”
“ J’ai essayé de créer une ambiance bizarre et onirique. J’ai beaucoup travaillé avec le scénariste pour trouver des images qui évoqueraient le rêve d’un aveugle, en prenant comme référence Un chien andalou de Luis Buñuel et les mangas d’horreur. La scène du miroir qui bouge sur le mur m’a été inspirée par ma rencontre avec une actrice médium.
Le plan des écritures en mouvement provient de l’expérience d’un ami du scénariste qui voyait les lettres bouger toutes seules quand il lisait le journal.”
“ On a utilisé pas mal de trucages, surtout pour les images de la cassette maudite. Mais pour le reste du film, je n’ai pas voulu abuser des effets numériques, qui restent très discrets, à la différence des films américains. ”
“ La haine de Sadako engendre directement des images vidéo, qui sont ensuite dupliquées pour répandre la malédiction. Les spectateurs ont eu peur après Ring de regarder des cassettes vidéo. Je suis d’accord pour parler de vengeance de l’image à propos du film. ”
“ J’ai conscience de l’importance du son dans les films d’horreur. Avec les techniciens, nous avons beaucoup travaillé sur la création de sons bizarres, anormaux. Dans une scène, nous avons modifié le son de la pluie qui tombe pour mettre le spectateur mal à l’aise. Nous avons utilisé en tout cent pistes sonores : cinquante pour la musique et cinquante pour les bruitages. ”
“ Lorsque j’étais enfant, j’éprouvais une véritable terreur devant un puits de campagne, qui me semblait être une des portes de l’enfer. Inconsciemment, le puits qui m’a traumatisé dans mon enfance m’a sans doute inspiré pour Ring. Mais le puits est également un élément récurrent de la littérature fantastique japonaise, souvent lié aux femmes fantômes. ”
“ Ghost Actress (premier film fantastique de Nakata, ndla) racontait l’histoire d’un studio de cinéma hanté. On y trouve au moins un point commun avec les deux Ring, puisqu’il y est aussi question d’une cassette qui porte malheur aux gens qui la regarde. C’était avant même que je lise le roman de Koji Suzuki. Un jeune réalisateur commence son premier film dans ce studio et lors des tests de caméra, les opérateurs découvrent des images qu’ils n’ont pas filmées, et qui provoquent la mort accidentelle des membres de l’équipe de tournage, un par un. ”
“ J’ai été le premier surpris de constater les similitudes entre l’histoire de ce film et Ring. Sauf que dans Ghost Actress, j’avais davantage montré le fantôme dans scène finale, et c’était moins efficace. C’est pour cela que dans Ring j’ai choisi de cacher le visage du fantôme, de le dissimuler derrière ses cheveux. Le résultat est beaucoup plus terrifiant. ”
“ Le film qui m’a le plus influencé pour Ring est La Maison du diable de Robert Wise. ”
“ J’ai été l’assistant de Tatsumi Kumashiro et Masaru Konuma (l’auteur du génial Ikenie Fujin – Une dame à sacrifier, 1974, ndla), deux réalisateurs très excentriques de la Nikkatsu. ”

“ Je suis d’accord sur les points communs qui existent entre la pornographie et l’horreur. Kumashiro et Konuma ont inventé des astuces de mises en scène très différentes pour contourner la censure et filmer des actes sexuels (simulés). Kumashiro a choisi de reculer la caméra et de filmer les scènes d’amour en plans d’ensemble, afin de pouvoir tout montrer. Cela donne un résultat pas très excitant à mon goût mais intéressant du point de vue cinématographique. Konuma au contraire a essayé de trouver une solution pour moins montrer et obtenir un résultat plus excitant, à l’aide du gros plan par exemple. J’ai un peu suivi son modèle dans le domaine de la peur. Les sensations érotiques et la peur sont voisines, ce sont deux formes primitives d’émotion. Sur Ring 2, j’ai découvert une vraie sensualité qui se dégageait d’un gros plan du visage terrifié de l’actrice principale. ”
“ J’appartiens à la même génération de cinéastes que Kiyoshi Kurosawa, même si je suis plus jeune que lui (Nakata est né en 1961, ndla), et nos carrières sont toutes les deux marquées par la diversité des supports et des genres cinématographiques abordés. Mais je crois que j’appartiens plutôt à la vieille école des cinéastes, puisque j’ai d’abord été longtemps assistant et que je travaille davantage dans un registre du cinéma de divertissement. Kurosawa fait un cinéma sans concessions, qui ne se préoccupe pas des goûts du public. ”
La comparaison de Nakata entre les films de Kurosawa et son propre travail est d’une grande justesse. La relation qu’on pourrait définir comme complémentaire entre l’œuvre de Kurosawa, plus moderne et celle de Nakata, plus commerciale, s’exprime à la perfection si l’on met en perspective les deux Ring et Kaïro.


Réalisé en 2001, Kaïro de Kiyochi Kurosawa a les apparences d’un retour au cinéma de genre (amorcé par Seance, tourné pour la télévision), voire une parenthèse commerciale pour le cinéaste profitant de l’engouement du public nippon pour les films fantastiques, amorcé par le triomphe de Ring. Kaïro n’en demeure pas moins un grand film sur la solitude, davantage que sur l’effroi. C’est d’ailleurs toute la beauté d’un film fragile sous sa perfection formelle, que de susciter la peur mais aussi la tristesse, au risque d’encourager l’incompréhension qui ferait passer K. Kurosawa pour un cinéaste prétentieux. Avant même que le film ne soit sorti, une micro polémique divise les défenseurs de Ring, série B qui redonne ses lettres de noblesse aux films de fantômes japonais par une habile modernisation des légendes ancestrales, et ceux de Kaïro, œuvre intellectuelle dont la vision engendre pourtant la peur bleue davantage que la migraine ou la sieste. Il faudrait, à notre sens, pouvoir aimer et défendre les deux films, comme il est permis d’admirer à la fois Mario Bava et Michelangelo Antonioni. Hideo Nakata est un artisan modeste mais doué dont les films sont bourrés d’intuitions passionnantes sur la nature des images vidéo. Davantage “ auteur ”, sûrement plus libre au sein du système cinématographique, K. Kurosawa peut aussi bien réaliser des œuvres d’avant-garde en rupture évidente avec les codes narratifs classiques (Vaine illusion) que des vrais films fantastiques, sans pour cela rompre avec son ambition et son talent évident de créateur de formes et d’expérimentateur. Kaïro débute comme une variation autour de Ring (film séminal de la nouvelle vague horrifique dans le continent asiatique), ou internet remplacerait les magnétoscopes, pour déboucher sur un constat apocalyptique, qui n’est pas sans rappeler la conclusion de Charisma. Dès son générique, où le son désormais familier d’une connexion électronique raccorde avec le bruit des vagues et du vent (le film est raconté en flash-back depuis un bateau en partance pour l’Amérique du sud), Kaïro installe un système de réseaux de parasitage et d’altération du réel, jusqu’à la catastrophe finale. Tout commence par le suicide inexplicable d’un jeune informaticien et l’enquête de ses collègues. Ils découvrent bientôt que des fantômes hantent Internet, et cherchent à entrer en contact avec les vivants. Malgré sa dimension ésotérique, le film ne renonce pas à expliciter son postulat fantastique, dans des scènes dialoguées inquiètes : il n’y a plus de place dans l’au-delà. Les morts avaient bien trouvé une antichambre pour rejoindre notre monde, mais elle a été détruite. Depuis, ils ont envahi internet, enclenchant la contamination irréversible des vivants via les ordinateurs. Kaïro traite avec sérieux une idée délirante, et c’est le propre des grands films fantastiques. Il inverse dans le même mouvement les clichés sur son sujet (“ la menace fantôme ”), et c’est le propre des chefs-d’oeuvre. Ici les fantômes appellent les vivants à l’aide. Car la mort est la solitude ultime, raconte le film. Cela veut aussi dire que la frontière est mince entre les limbes et l’environnement virtuel et aliénant des jeunes Japonais formatés et informatisés, en devenir spectral, et que la mort n’est plus en mesure d’apporter la moindre délivrance. Dans Kaïro, les fantômes, cruels, ne tuent pas les hommes, ils voudraient au contraire les rendre immortels, pour les enfermer à jamais dans leur solitude et les associer dans leur souffrance. Visuellement splendide, le film fait très peur (chaque apparition fantomatique est géniale, palpable, à glacer le sang) et impressionne surtout par une mise en scène d’une grande sophistication, qui confirme que K. Kurosawa est à ce jour le meilleur héritier d’Antonioni. Kaïro est son Blow Up et la désertification progressive des espaces urbains, les paysages d’usines et de banlieues évoquent bien sûr Le Désert rouge et L’Éclipse. Terrifiant, théorique, hermétique, Kaïro offre une expérience rare.
De tout cela, et de bien plus encore (nombreux films que l’on a envie de découvrir ou revoir), il est question dans l’essai intelligent et érudit de Stéphane du Mesnildot, dont on conseille vivement la lecture.


Meleor
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Re: Conseils en matière de films d'épouvante Horreur

Messagepar Meleor » mer. nov. 13, 2019 4:57 pm

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Films
1927
Le Tour de passe-passe 闇の手品 (kurayami no tejina)
de Shigeyoshi Suzuki / 35’ / VOSTF / Avec Jirô Mitamura, Tenzô Aizawa, Shôjirô Takamori. Film muet.
Conte moral fan­tas­ti­que dans lequel un petit gar­çon se voit confier par un mys­té­rieux pres­ti­di­gi­ta­teur une enve­loppe conte­nant de l’argent. Celui-ci lui inter­dit de tou­cher à l’enve­loppe jusqu’à ce qu’il revienne la récu­pé­rer. Le petit gar­çon saura-t-il résis­ter à la ten­ta­tion ?
1929
Le Renard et le raton 怪談 狐と狸 (kai­dan kit­sune to tanuki)
de Jirô Yoshino / 36’ / VOSTF / Avec Takeo Katsura, Kiyoko Izumi. Film muet.
Le film met en scène un cou­ple qui ne cesse de se jouer des tours, à l’image du renard et du raton des contes fan­tas­ti­ques japo­nais tra­di­tion­nels. Alors que tous deux se sont pro­mis de mou­rir ensem­ble, la femme laisse son amant se jeter seul dans la rivière. Celui-ci décide de reve­nir han­ter la traî­tresse… Chaque per­son­nage a plus d’un tour dans son sac.
1938
Le Mystère du sha­mi­sen hanté 怪猫謎の三味線 (kai­byô nazo no sha­mi­sen)
de Kiyohiko Ushihara / 85’ / VOSTF / Avec Tokusaburô Arashi, Sumiko Suzuki, Shizuko Mori, Hiroko Takayama, Kinue Utagawa.
Pour une affaire de riva­lité amou­reuse autour d’un pro­fes­seur de sha­mi­sen, une jeune fille de samou­raï est assas­si­née par sa concur­rente. Le bien le plus pré­cieux de la jeune défunte, le sha­mi­sen recou­vert de la peau du chat du pro­fes­seur, va reve­nir han­ter la meur­trière…
1949
Le Fantôme de Yotsuya 四谷怪談 (yot­suya kai­dan) de Keisuke Kinoshita / 158’ / VOSTA / Avec Kinuyo Tanaka, Ken Uehara, Haruko Sugimura, Keiji Sada, Ken Mitsuda
Première adap­ta­tion ciné­ma­to­gra­phi­que nota­ble d’après-guerre de la pièce de kabuki Tôkaidô Yotsuya kai­dan de Nanboku Tsuruya IV, plus célè­bre his­toire fan­tas­ti­que du Japon. Kinoshita met l’accent sur le sen­ti­ment de culpa­bi­lité d’Iemon, le per­son­nage prin­ci­pal.
1953
Contes de la lune vague après la pluie 雨月物語 (ugetsu mono­ga­tari)
de Kenji Mizoguchi / 94’ / VOSTF / Avec Machiko Kyô, Mitsuko Mito, Kinuyo Tanaka, Masayuki Mori, Sakae Ozawa
Aux abords du lac Biwa en 1583, dans un Japon plongé dans la guerre civile. Les péri­pé­ties de Genjurô, un potier, et de son beau-frère Tôbei. Les deux hom­mes n’hési­te­ront pas à sacri­fier leur famille, le pre­mier pour une ambi­tion artis­ti­que déme­su­rée et le second par soif de pou­voir. Ce film est une libre adap­ta­tion de deux nou­vel­les d’Akinari Ueda.
1958
Le Manoir du chat fan­tôme 亡霊怪猫屋敷 (bôrei kai­byô yashiki) de Nobuo Nakagawa / 69’ / VOSTA / Avec Toshio Hosokawa, Yuriko Ejima, Fujie Satsuki, Hiroaki Kurahashi, Hiroshi Hayashi
Un jeune cou­ple emmé­nage dans une mai­son aban­don­née depuis cent ans. La femme, Noriko, est immé­dia­te­ment han­tée par les fan­tô­mes d’une vieille dame et de son chat. Par la suite, son mari apprend le drame qui s’est joué là il y a long­temps : une famille fut mas­sa­crée par un sei­gneur désé­qui­li­bré. Depuis, les vic­ti­mes han­tent la mai­son. Dans ce film, Nakagawa réus­sit à intro­duire deux his­toi­res fan­tas­ti­ques : l’une se passe dans le Japon médié­val, l’autre dans le Japon contem­po­rain.
1959
Le Fantôme de Yotsuya 四谷怪談 (yot­suya kai­dan)
de Kenji Misumi / 84’ / VOSTA / Avec Kazuo Hasegawa, Yasuko Nakata, Yôko Uraji, Mieko Kondô, Jôji Tsurumi
Première appa­ri­tion de la star Kazuo Hasegawa dans un film de fan­tô­mes. Cette his­toire d’amour et de ven­geance dépeint Iemon comme un per­son­nage atta­chant, contrai­re­ment aux autres adap­ta­tions de Yotsuya kai­dan.
Histoires de fan­tô­mes japo­nais 東海道四谷怪談 (tôkaidô yot­suya kai­dan)
de Nobuo Nakagawa / 76’ / VOSTA / Avec Shigeru Amachi, Katsuko Wakasugi, Noriko Kitazawa, Shuntarô Emi, Jun Ôtomo
Dans son adap­ta­tion de Tôkaidô yot­suya kai­dan, Nobuo Nakagawa, dont la fac­ture clas­si­que rap­pelle les scè­nes de kabuki, use de tech­ni­ques d’avant-garde pour dépein­dre l’uni­vers effrayant des esprits ven­geurs.
1960
Le Démon du Mont Ôe 大江山酒天童子 (ôeyama shu­ten dôji) de Tokuzô Tanaka / 114’ / VOSTF / Avec Kazuo Hasegawa, Fujiko Yamamoto, Raizô Ichikawa, Shintarô Katsu, Kôjirô Hongô
À la fin de l’ère Heian. Un démon vient han­ter Nagisa, la favo­rite de Fujiwara no Michinaga. Ce der­nier demande à son géné­ral Minamoto no Yorimitsu de retrou­ver le démon dans son repère du Mont Ôe et de s’en débar­ras­ser. Un grand film his­to­ri­que dont le cas­ting réu­nit les acteurs les plus célè­bres des stu­dios Daiei.
L’Enfer 地獄 (jigoku)
de Nobuo Nakagawa / 101’ / VOSTA / Avec Shigeru Amachi, Yôichi Numata, Torahiko Nakamura, Fumiko Miyata, Utako Mitsuya
Deux étudiants, Shimizu et Tamura, ren­ver­sent en voi­ture un ivro­gne. Shimizu veut se dénon­cer à la police, mais son cama­rade l’en empê­che. Il est tour­menté par sa cons­cience, et l’image de la mort le hante de plus en plus.
1961
Le Spectre de Dame Iwa 怪談お岩の亡霊 (kai­dan oiwa no bôrei) de Tai Katô / 94’ / VOSTA / Avec Tomisaburô Wakayama, Jûshirô Konoe, Tosshô Sawamura, Hiroko Sakuramachi, Sônosuke Sawamura
Dans l’adap­ta­tion par Tai Katô de Yotsuya Kaidan, Iemon est un véri­ta­ble anti-héros qui, emporté par sa soif de réus­site, se mon­tre vio­lent et égoïste envers sa femme dévouée. Mais son ambi­tion aveu­gle le per­dra.
1965
The Haunted : Le Fantôme de Sierra de Cobre (sous réserve)
de Joseph Stefano / 52’ / VOSTF / Avec Martin Landau, Diane baker, Judith Anderson, Tom Simcox, Nellie Burt
Nelson Orion est un archi­tecte renommé qui enquête sur les phé­no­mè­nes para­nor­maux. Un jour, Henry Mandour, un aveu­gle for­tuné, lui confie qu’il reçoit tous les soirs des appels de sa mère, pour­tant décé­dée, et lui demande d’enquê­ter… Épisode pilote d’une série télé­vi­sée amé­ri­caine, sa dif­fu­sion aurait été annu­lée tant le film fai­sait peur. Diffusé au Japon en 1967, il a angoissé toute une géné­ra­tion de télé­spec­ta­teurs, et ins­piré de nom­breux réa­li­sa­teurs de films d’hor­reur.
1968
La Femme des nei­ges 怪談雪女郎 (kai­dan yuki­jorô)
de Tokuzô Tanaka / 79’ / VOSTF / Avec Shiho Fujimura, Akira Ishihama, Machiko Hasegawa, Fujio Suga, Mizuho Suzuki
Deux hom­mes pris dans une tem­pête de neige pas­sent la nuit dans un refuge. Apparaît alors une étrange femme qui tue l’un d’entre eux de son souf­fle gla­cial. Elle consent à épargner l’autre, un beau jeune homme, à condi­tion qu’il ne raconte jamais ce qu’il a vu.
1969
Figures de l’enfer 地獄変 (jigo­ku­hen)
de Shirô Toyoda / 95’ / VOSTA / Avec Kinnosuke Nakamura, Tatsuya Nakadai, Yôko Naitô, Shun Ôide, Yoshirô Uchida
À l’apo­gée de la période Heian, le conflit entre deux hom­mes que tout oppose : Horikawa, un sei­gneur irres­pon­sa­ble qui ne songe qu’aux plai­sirs et un artiste coréen du nom de Yoshihide, obsédé par la mort et la misère de son époque. Un film adapté d’une nou­velle de Ryûnosuke Akutagawa.
1973
Osen la Maudite ㊙女郎責め地獄 (maruhi jorô seme jigoku)
de Noboru Tanaka / 77’ / VOSTF / Avec Rie Nakagawa, Yuri Yamashina, Moeko Ezawa, Shigeru Dôshita, Akira Takahashi
Hier grande cour­ti­sane de Yoshiwara, Osen n’est plus aujourd’hui qu’une pros­ti­tuée des bas-fonds sur­nom­mée « Osen la mau­dite ». Car cou­cher avec elle por­te­rait mal­heur. À Yoshiwara d’où elle a été chas­sée, trois de ses clients ne sont-ils pas morts dans des cir­cons­tan­ces obs­cu­res ? Tombée dans l’enfer des pros­ti­tuées, Osen a su pour­tant gar­der sa fierté de grande gei­sha. Elle affronte sa des­ti­née avec une vaillance surhu­maine.
1977
House ハウス (hausu)
de Nobuhiko Ôbayashi / 88’ / VOSTF / Avec Kimiko Ikegami, Kumiko Ôba, Ai Matsubara, Miki Jinbo, Mieko Satô, Masako Miyako
Fâchée contre son père qui songe à se rema­rier, la jeune Oshare décide de pro­fi­ter des vacan­ces d’été pour aller ren­dre visite à sa tante en com­pa­gnie de ses amies. Les jeu­nes filles sont ravies de res­pi­rer l’air de la cam­pa­gne, mais bien­tôt d’étranges phé­no­mè­nes se pro­dui­sent. Film culte en Angleterre, House est un fim d’hor­reur mêlant fan­tas­ti­que, bur­les­que et humour noir.
1988
La Chanson mau­dite 邪願霊 (jagan­rei)
de Teruyoshi Ishii / 49’ / VOSTF / Avec Naoto Takenaka, Kazue Ishii
Plus de dix ans avant Le Projet Blair Witch, le scé­na­riste Chiaki Konaka, dont l’influence sur la J-Horror fut déter­mi­nante avec sa fameuse « théo­rie Konaka », ima­gi­nait un film d’épouvante sous la forme d’un faux docu­men­taire, réa­lisé par une équipe de télé­vi­sion qui suit pas à pas les débuts d’une jeune chan­teuse.
1991
Histoires vraies ほんとにあった怖い話 (honto ni atta kowai hana­shi)
de Norio Tsuruta / 138’ / Avec Reiko Asanuma, Hiromi Kuno, Kazue Suzuki, Mai Moriguchi, Yumi Gotô, Shinobu Ishikawa
Une cham­bre, les ves­tiai­res d’une pis­cine, le gym­nase d’une école, les cou­loirs d’un hôpi­tal… autant de lieux ordi­nai­res qui vont être le théâ­tre d’étranges phé­no­mè­nes… Cette série d’Histoires vraies est sou­vent consi­dé­rée comme la matrice de la J-Horror.
1996
Le Spectre de l’actrice 女優霊 (joyû­rei)
de Hideo Nakata / 75’ / VOSTF / Avec Yûrei Yanagi, Yasuyo Shirashima, Kei Ishibashi, Toshie Negishi, Ren Ôsugi, Takanori Kikuchi
Toshio Murai est réa­li­sa­teur. En vision­nant une scène qu’il vient de tour­ner, il remar­que des ima­ges étranges qui sem­blent appar­te­nir à un autre film. Les ima­ges lui évoquent un sou­ve­nir loin­tain, sans qu’il sache de quoi il s’agit. Le tour­nage se pour­suit, mais d’étranges inci­dents se suc­cè­dent.
Door III (doa surî)
de Kiyoshi Kurosawa / 88’ / VOSTF / Avec Minako Tanaka, Akiyasu Nakazawa, Rinko Mayumi, Hatsunori Hasegawa, Ryô Amamiya
Miyako, dyna­mi­que cour­tière en assu­ran­ces fait la ren­contre de Fujiwara, un direc­teur d’entre­prise, au cours de ses démar­ches. Tous deux sym­pa­thi­sent, cepen­dant le com­por­te­ment de Fujiwara se révèle de plus en plus étrange. Miyako décide d’enquê­ter sur son passé.
Beautés ensor­ce­lées 悪霊怪談 呪われた美女たち (aku­ryô kai­dan noro­wa­reta bijo tachi)
de Norio Tsuruta / 100’ / VOSTF / Avec Mika Yoshino, Rumi Mochizuki, Mari Tsutsumi, Misuzu Natsukawa, Ryûshi Mizukami, Naoya Ban
Une maquilleuse à qui un désé­qui­li­bré demande de far­der un cada­vre, une jour­na­liste qui pré­sente un repor­tage sur la légende d’un vam­pire, une jeune employée qui fait une expé­rience ter­ri­fiante dans une salle de mon­tage… alors qu’elles atten­dent dans leur loge, qua­tre star­let­tes se racontent les expé­rien­ces ter­ri­fian­tes qu’elles ont vécu.
1997
Cure CURE/キュア (kyua) de Kiyoshi Kurosawa / 111’ / VOSTF / Avec Kôji Yakusho, Tsuyoshi Ujiki, Anna Nakagawa, Masato Hagiwara, Yoriko Dôguchi
Un offi­cier de police enquête sur une série de meur­tres. Un jour, un jeune vaga­bond est arrêté sur les lieux du der­nier crime. Il est vite iden­ti­fié comme un ancien étudiant en psy­cho­lo­gie devenu fou et ayant des pou­voirs hyp­no­ti­ques pour pous­ser des gens à tuer. Le film qui a révélé Kurosawa en France.
1998
Ring リング  (ringu)
de Hideo Nakata / 101’ / VOSTF / Avec Nanako Matsushima, Hiroyuki Sanada, Miki Nakatani, Yôichi Numata, Masako, Yûko Takeuchi
Une jour­na­liste enquête sur une mys­té­rieuse cas­sette vidéo. Selon les rumeurs, qui­conque regarde cette cas­sette meurt dans les sept jours qui sui­vent. La jour­na­liste, qui a vu la vidéo, n’a qu’une semaine pour trou­ver le moyen de sur­vi­vre à la malé­dic­tion…
2000
Séance 降霊 (kôrei)
de Kiyoshi Kurosawa / 118’ / VOSTF / Avec Kôji Yakusho, Jun Fubuki, Tsuyoshi Kusanagi, Kitarô, Ittoku Kishibe
Dans la ban­lieue de Tôkyô, Jun et Kôji for­ment un cou­ple sans his­toi­res. Une fillette est kid­nap­pée. Sans véri­ta­bles indi­ces pour faire avan­cer l’enquête, la police pié­tine. Un ins­pec­teur fait alors appel à Jun, car elle pos­sède des pou­voirs de médium. Tout bas­cule…
2001
Les Épouvantails 案山子 (kaka­shi)
de Norio Tsuruta / 86’ / VOSTF / Maho Nonami, Kô Shibasaki, Grace Yip, Shunsuke Matsuoka, Lily, Kenzô Kawarazaki
Kaoru est à la recher­che de son frère, qui a dis­paru sans lais­ser de tra­ces. Trouvant chez lui une let­tre d’Izumi, une ancienne cama­rade de classe, Kaoru décide de se ren­dre au vil­lage de Kozukata, dans la région natale d’Izumi. Adaptation d’un manga de Junji Itô, l’un des maî­tres du manga d’hor­reur.
Kairo 回路 (kairo)
de Kiyoshi Kurosawa / 118’ / VOSTF / Avec Kumiko Asô, Haruhiko Katô, Koyuki, Kurume Arisaka, Masatoshi Matsuo, Shinji Takeda
Taguchi, un jeune infor­ma­ti­cien, est retrouvé pendu dans son appar­te­ment. Ses col­lè­gues cher­chent à en savoir plus sur ce sui­cide inex­pli­ca­ble. À Tôkyô, l’inquié­tude gran­dit au fur et à mesure qu’un virus se pro­page à tra­vers les réseaux infor­ma­ti­ques. Des petits grou­pes de jeu­nes gens ten­tent de résis­ter, tan­dis que les dis­pa­ri­tions se mul­ti­plient.
2002
La forêt sans nom 名前のない森 (namae no nai mori) de Shinji Aoyama / 71’ / VOSTF / Avec Masatoshi Nagase, Kyôka Suzuki,Nene Ôtsuka
Un détec­tive privé est chargé par un père inquiet de rame­ner sa fille, en cure dans une mai­son de repos aux pra­ti­ques étranges. Mais la fille refuse de s’en aller.
Dark Water 仄暗い水の底から (hono­gu­rai mizu no soko kara) de Hideo Nakata / 101’ / VOSTF / Avec Hitomi Kuroki, Rio Kanno, Mirei Oguchi, Asami Mizukawa, Fumiyo Kohinata, Yû Tokui
Divorcée, Yoshimi élève sa fille dans des condi­tions pré­cai­res. Pour amé­lio­rer leur quo­ti­dien, elle décide d’emmé­na­ger dans un appar­te­ment plus grand, mais les lieux se révè­lent insa­lu­bres. Yoshimi ne trouve pas de tra­vail et son mari sou­haite récu­pé­rer la garde de sa fille. À mesure que l’exis­tence de Yoshimi se dégrade, ses pires cau­che­mars s’incar­nent…
Ju-on/The Grudge 呪怨 (juon)
de Takashi Shimizu / 92’ / VOSTF / Avec Megumi Okina, Misaki Itô, Misa Uehara, Yui Ichikawa, Yôji Tanaka, Kanji Tsuda, Kayoko Shibata
Rika, une assis­tante sociale, se rend chez une vieille dame ali­tée. Elle décou­vre dans la mai­son un petit gar­çon enfermé dans un pla­card, avant d’être agres­sée par un esprit mal­fai­sant. Intervient alors un poli­cier chargé d’enquê­ter sur la tra­gé­die qui a frappé cette demeure mau­dite qua­tre ans plus tôt…
2003
Ju-on 2 / The Grudge 2 呪怨 2 (juon 2) de Takashi Shimizu / 92’ / VOSTF / Avec Noriko Sakai, Chiharu Niiyama, Kei Horie, Yui Ichikawa, Shingo Katsurayama, Ayumu Saitô
Kyôko est une actrice qui par­ti­cipe à une émission télé­vi­sée consa­crée à une demeure qui serait han­tée. Le soir-même, elle est vic­time d’un acci­dent de la route. Mais le cau­che­mar de Kyôko ne s’arrête pas là… Ju-on 2 est réputé pour être l’un des films les plus ter­ri­fiants de la J-Horror.
2004
Marebito 稀人 (mare­bito)
de Takashi Shimizu / 92’ / VOSTF / Avec Shinya Tsukamoto, Tomomi Miyashita, Kazuhiro Nakahara, Miho Ninagawa, Shun Sugata
Cameraman pour la télé­vi­sion, Masuoka a filmé le sui­cide d’un homme dont le regard rem­pli d’effroi l’a sub­ju­gué. Pour com­pren­dre cette ter­reur, il va cher­cher des indi­ces dans la vie sou­ter­raine de Tôkyô.
Histoires ter­ri­fian­tes du Japon 怪談新耳袋 (kai­dan shin mimi­bu­kuro)
de Keita Amemiya, Shun’ichi Hirano, etc. / 92’ / VOSTF / Avec Naoto Takenaka, Yasufumi Hayashi, Maki Sakai, Kaori Sakagami, Saki Takaoka
Film à sket­ches se situant dans le Japon d’aujourd’hui, Histoire ter­ri­fian­tes du Japon est la ver­sion cinéma d’une série télé­vi­sée elle-même adap­tée des célè­bres ouvra­ges de Hirokatsu Kihara et Ichirô Nakayama, qui ont ras­sem­blé des his­toi­res de fan­tô­mes basées sur des témoi­gna­ges venant des qua­tre coins du pays.
2005
La Malédiction ノロイ (noroi)
de Kôji Shiraishi / 115’ / VOSTF / Avec Masafumi Kobayashi, Marika Matsumoto, Kana Yano, Mitsuo Hori, Ungirls
Masafumi Kobayashi est un jour­na­liste spe­cia­lisé dans le para­nor­mal. Dans sa der­nière enquête, il ras­sem­ble des phé­no­mè­nes parais­sant tout à fait ano­dins et sans rap­port les uns avec les autres : une femme se plai­gnant de bruits bizar­res dans la mai­son voi­sine, une enfant-médium par­ti­ci­pant à une émission de télé­vi­sion… Mais l’enquête de Kobayashi met au jour les liens entre tous ces événements, dévoi­lant petit à petit les dif­fé­ren­tes facet­tes d’une étrange malé­dic­tion.
2006
Retribution 叫 (sakebi)
de Kiyoshi Kurosawa / 104’ / VOSTF / Avec Kôji Yakusho, Manami Konishi, Riona Hazuki, Takashi Ihara, Joe Odagiri
Le détec­tive Yoshioka enquête sur plu­sieurs meur­tres qui sem­blent reliés entre eux. Chaque vic­time est décou­verte noyée, le corps gon­flé d’eau salée. Tourmenté par le stress et par la crise que tra­verse son cou­ple, Yoshioka décou­vre sur les lieux des cri­mes des objets fami­liers qui le pous­sent à s’inter­ro­ger sur sa pro­pre culpa­bi­lité : se pour­rait-il qu’il soit le meur­trier ?
2008
Orochi おろち (oro­chi)
De Norio Tsuruta / 107’ / VOSTF / Avec Yoshino Kimura, Noriko Nakagoshi, Mitsuki Tanimura, Tarô Yamamoto, Kyûsaku Shimada
Une nuit d’orage, la jeune Orochi, belle créa­ture aux pou­voirs sur­na­tu­rels, vient s’abri­ter sous la demeure d’Aoi Monzen, une célè­bre actrice de cinéma. Fascinée par les deux filles d’Aoi, Orochi décide de res­ter obser­ver cette famille, en se fai­sant pas­ser pour une gou­ver­nante. Mais le com­por­te­ment d’Aoi se révèle par­fois inquié­tant, et Orochi va décou­vrir la malé­dic­tion qui tou­che les fem­mes de la famille Monzen…
2010
Le Bras 片腕 (kata ude)
de Masayuki Ochiai / 43’ / VOSTF / Avec Mitsuru Hirata, Sei Ashina, Maiko Yamada, Tamae Andô, Mizuki Uchida
Une jeune femme pro­pose à un homme de lui prê­ter son bras, le temps d’une nuit… Adaptation d’une nou­velle méconnue de Yasunari Kawabata, écrite vers la fin de sa vie.
Le Nez 鼻 (hana)
de Sang-il Lee / 49’ / VOSTF / Avec Yutaka Matsushige, Haruka Igawa, Hayate Koyama, Taijirô Tamura, Satoru Jitsunashi
Librement ins­piré de la nou­velle éponyme de Ryûnosuke Akutagawa, le film raconte l’his­toire d’un moine au nez mons­trueux. Lee met l’accent sur les aspects ter­ri­fiants de la nou­velle.
Des sque­let­tes dans l’armoire (Squeletons in the Closet)
Documentaire de Takahiro Hamano et Deborah Ann DeSnoo / 94’ / VOSTF / Avec Utamaru Katsuta, Naoto Takenaka, Duncan Hamilton, Maki Inoue, Seiko Niizuma
Vidéos mau­di­tes, mai­sons habi­tées par un fan­tôme, che­veux qui sor­tent d’un robi­net… Depuis quel­ques années, la vague de la J-Horror déferle sur le monde. Des sque­let­tes dans l’armoire revient sur les fac­teurs de ce suc­cès, et nous fait décou­vrir, en arrière-plan de ces his­toi­res de fan­tô­mes, une culture du fan­tas­ti­que riche de plus de mille ans.
Terreur 恐怖 (kyôfu)
de Hiroshi Takahashi / 94’ / VOSTF / Avec Mina Fujii, Yuri Nakamura, Nagisa Katahira, Sô Kusakabe, Yôichirô Saitô
Kaori et Miyuki sont sœurs. Une nuit, réveill­lées par un cau­che­mar, elles ont une vision étrange. Dix-sept ans plus tard, Miyuki, obsé­dée par la mort, dis­pa­raît sou­dai­ne­ment. Tandis que Kaori recher­che sa sœur, sa mère, qui souf­fre de trou­bles psy­cho­lo­gi­ques, tente de repro­duire une dan­ge­reuse opé­ra­tion du cer­veau qui leur per­met­trait de voir l’au-delà.
Cold Fish 冷たい熱帯魚 (tsu­me­tai net­tai­gyo)
de Shion Sono / 144’ / VOSTF / Avec Mitsuru Fukikoshi, Denden, Asuka Kurosawa, Megumi Kagurazaka, Hikari Kajiwara
Shamoto tient une bou­ti­que de pois­sons tro­pi­caux. Il s’inquiète que sa fille, Mitsuko, ne s’entende pas avec sa nou­velle épouse. Un jour, prise en fla­grant délit de vol dans un super­mar­ché, Mitsuko va trou­ver en la per­sonne de M. Murata, non seu­le­ment un sau­veur, mais aussi un homme exer­çant le même métier que son père mais à grande échelle. Il pous­sera même la bonté jusqu’à lui offrir un tra­vail dans son maga­sin. Mais M. Murata, sous ses maniè­res atten­tion­nées, cache un ter­ri­fiant secret…


Agenda des projections
► VENDREDI 6 MAI
14h00
Beautés ensor­ce­lées
悪霊怪談 呪われた美女たち INÉDIT
de Norio Tsuruta / 1996 / 100’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
16h30
L’Enfer
地獄
de Nobuo Nakagawa / 1960 / 101’ / vosta
19h00
Dark Water
仄暗い水の底から
de Hideo Nakata / 101’ / 2002 / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
► SAMEDI 7 MAI
14h00
Cold Fish
冷たい熱帯魚 Avant-pre­mière
de Sion Sono 2010 / 144’ / vostf
(Interdit aux moins de 16 ans)
17h00
Le Fantôme de Yotsuya
四谷怪談
de Kenji Misumi / 1959 / 84’/ vosta
19h00
Ring
リング
de Hideo Nakata / 1998 / 96’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
► MARDI 10 MAI
14h00
Kairo
回路
de Kiyoshi Kurosawa / 2001 / 118’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
16h30
House
ハウス INÉDIT
de Nobuhiko Ôbayashi / 1977 / 88’ / vostf
20h30
Sôma
相馬 Performance musico-théâ­trale de Yôko Higashi / 40’
► MERCREDI 11 MAI
14h00
Duo – en hom­mage au Japon
デュオ-東北地方へのオマージュ
Danse-per­for­mance de Yôko Higashi, accom­pa­gnée de Lionel Marchetti / 40’
16h30
Beautés ensor­ce­lées
19h00
La Malédiction
ノロイ INÉDIT
de Kôji Shiraishi / 2005 / 115’ / vostf
► JEUDI 12 MAI
14h00
Les Épouvantails
案山子 INÉDIT
de Norio Tsuruta / 2001 / 86’ / vostf
16h00
Histoires vraies
ほんとにあった怖い話 INÉDIT
de Norio Tsuruta / 1991 / 138’ / vostf
19h00
Cure
CURE/キュア
de Kiyoshi Kurosawa / 1997 / 111’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
► VENDREDI 13 MAI
14h00
Osen la Maudite
㊙ 女郎責め地獄
de Noboru Tanaka / 1973 / 77’ / vostf (inter­dit aux moins de 16 ans)
16h00
Histoire de fan­tô­mes japo­nais
東海道四谷怪談
de Nobuo Nakagawa / 1959 / 76’ / vosta
18h30
La Chanson mau­dite
邪願霊 INÉDIT
de Teruyoshi Ishii / 1988 / 49’ / vostf
20h00
Terreur
恐怖 INÉDIT
de Hiroshi Takahashi 2010 / 94’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
► SAMEDI 14 MAI
14h00
Des sque­let­tes dans l’armoire
異界百物語 国際版
docu­men­taire de Takahiro Amano et Deborah Ann DeSnoo / 2010 / 94’ / vostf
pré­senté par Stéphane du Mesnildot
16h00
Table ronde
À la décou­verte du Japon spec­tral, avec François Lachaud, Stéphane du Mesnildot, Romain Slocombe et Inuhiko Yomota
18h00
Le Spectre de l’actrice
女優霊 INÉDIT
de Hideo Nakata / 1996 / 75’ / vostf
20h00
The Haunted : Le Fantôme de Sierra de Cobre (sous réserve)
de Joseph Stefano / 1965 / 52’ / VOSTF
► MARDI 17 MAI
14h00 Terreur
16h00 Osen la Maudite
18h00 Les Épouvantails
20h00 Le Spectre de l’actrice
► MERCREDI 18 MAI
14h00
La Femme des nei­ges
怪談雪女郎 INÉDIT
de Tokuzô Tanaka / 1968 / 79’ / vostf
16h00
Le Manoir du chat fan­tôme
亡霊怪猫屋敷
de Nobuo Nakagawa / 1958 / 69’ / vosta
17h30
Des sque­let­tes dans l’armoire
19h30
Le Spectre de Dame Iwa
怪談お岩の亡霊
de Tai Katô / 1961 / 94’ / vosta
► JEUDI 19 MAI
14h00
La Femme des nei­ges
16h00
Orochi
おろち INÉDIT
de Norio Tsuruta / 2008 / 107’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
18h30
Le Démon du Mont Ôe
大江山酒天童子 INÉDIT
de Tokuzô Tanaka / 1960 /114’ / vostf
► VENDREDI 20 MAI
14h00
Histoires vraies
17h00
Le Bras
片腕 INÉDIT
de Masayuki Ochiai / 2010 / 43’ / vostf (d’après Yasunari Kawabata)
suivi du Nez
鼻 INÉDIT
de Sang-il Lee / 2010 / 49’ / vostf (d’après Ryûnosuke Akutagawa)
19h30 Le Démon du Mont Ôe
► SAMEDI 21 MAI
14h00
Le Mystère du sha­mi­sen hanté
怪猫謎の三味線
de Kiyohiko Ushihara / 1938 / 85’ / vostf
16h00
Cold Fish
19h30
Orochi
► MARDI 24 MAI
14h00
Le Tour de passe-passe
闇の手品 INÉDIT
de Shigeyoshi Suzuki / 1927 / 35’ / vostf / Film muet.
suivi du Renard et le raton
怪談 狐と狸 INÉDIT
de Jirô Yoshino / 1929 / 36’ / vostf / Film muet.
16h30
Door III
de Kiyoshi Kurosawa / 1996 / 88’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
18h30
La Chanson mau­dite
20h00
The Haunted : Le Fantôme de Sierra de Cobre (sous réserve)
► JEUDI 26 MAI
14h00
Marebito
稀人
de Takashi Shimizu / 2004 / 92’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
16h00
Ju-on
呪怨
de Takashi Shimizu 2002 / 92’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
18h00
Ju-on 2
呪怨2
de Takashi Shimizu / 2003 / 92’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
20h00
Retribution

de Kiyoshi Kurosawa / 2006 / 104’ / vostf
(Interdit aux moins de 12 ans)
► VENDREDI 27 MAI
14h00
Histoires ter­ri­fian­tes du Japon
怪談新耳袋 INÉDIT
(Interdit aux moins de 12 ans)
de Akio Yoshida, Kôsuke Suzuki, Hirohisa Sasaki etc. / 2003 / 92’ / vostf, film pré­senté par Stéphane du Mesnildot
16h30
Séance
降霊
de Kiyoshi Kurosawa / 2000 / 118’ / vostf
19h00
La Malédiction
► SAMEDI 28 MAI
14h00
La Forêt sans nom
名前のない森
de Shinji Aoyama / 2002 / 71’ / vostf
15h30
House
17h30
Contes de la lune vague après la pluie
雨月物語
de Kenji Mizoguchi / 1953 / 94’ / vostf *
19h30
Le Bras suivi du Nez
► MERCREDI 1Er JUIN
14h00
Le Fantôme de Yotsuya
四谷怪談
de Keisuke Kinoshita / 1949 / 158’ / vosta *
17h30
Figures de l’enfer
地獄変
de Shirô Toyoda / 1969 / 95’ / vosta
19h30
Histoires ter­ri­fian­tes du Japon




Liste des films présentés à un festival sur les films d'épouvante japonais.


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