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Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Rubrique pour discuter des films d'animation non asiatiques
(productions américaines, divers films de Disney, Pixar, Dreamworks, productions françaises etc).
Meleor
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Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Meleor » dim. juil. 29, 2018 5:54 pm

Image

Fritz le chat (Fritz the Cat) est un film d'animation américain écrit et réalisé par Ralph Bakshi et sorti en 1972.
Basé sur la bande dessinée du même nom de Robert Crumb, ce film est le premier long métrage d'animation à recevoir un classement X aux États-Unis.

Synopsis:

La folle virée du chat Fritz, bien décidé à tenter de nouvelles expériences, dans New York…


En 1971, Krantz donna son accord pour produire le premier long-métrage de Bakshi. Ensemble, ils arrêtèrent leur choix sur une adaptation de Fritz le Chat (Fritz the Cat), la bande dessinée underground à succès de Robert Crumb. Au départ, Bakshi était réticent à l’idée de la réaliser, étant donné que cela faisait plusieurs années qu’il travaillait sur des films d’animation avec des personnages animaliers et qu’il souhaitait se concentrer davantage sur des personnages humains. Pour la réalisation du film, Bakshi eut recours à plusieurs techniques d’animation expérimentales, qu’il continuera à exploiter tout au long de sa carrière, notamment l’emploi de plans en prise de vue réelle et de photographies, et le recours à des procédés d’enregistrement dans le style documentaire. Le doublage original fut assuré par Skip Hinnant, Rosetta LeNoire, John McCurry, Phil Seuling et Judy Engles. Quand il sortit, Fritz the Cat fut le premier dessin animé classé X aux États-Unis. Ce fut également le premier film d’animation indépendant à engranger une recette de plus de 100 millions de dollars américains.
Les critiques furent en grande partie positives. Vincent Canby, du New York Times, écrivit à propos du film : « [Il est] drôle d’un bout à l’autre […] [On y trouve] de quoi choquer à peu près tout le monde. » Dans le Hollywood Reporter, Paul Sargent Clark le qualifia de « puissant et audacieux », alors que pour Newsweek, ce n'était qu'une « une saga anodine, stupide, pro-jeunes, conçue pour secouer uniquement le box-office ». La critique du Wall Street Journal à propos du film fut mitigée, de même que celle de Cue. Plusieurs animateurs bien connus firent paraître une annonce en pleine page dans Variety pour critiquer le contenu adulte de l’œuvre ; et même Robert Crumb, créateur du personnage de Fritz, désavoua celle-ci.
Au sujet de Fritz the Cat, Bakshi déclara que « beaucoup de gens étaient devenus dingues. Les responsables de la structure du pouvoir [...] ont pensé que j’étais un pornographe, et ils m’ont rendu les choses difficiles. C'est à des gens plus jeunes, à ceux qui pouvaient accepter les idées nouvelles, que je m’adressais. Je ne m’adressais pas au monde entier. Pour ceux qui l’ont aimé, ce fut un énorme succès ; et quant aux autres, ils voulaient tous me tuer. »






Les Chroniques de L'Animation- Fritz the cat

coinknard

Ajoutée le 24 févr. 2017

S'abonner 3,2 k
un film ..... sacrément intéressant . ainsi je décrirais le premiers film d'animation classer x de l'histoire du cinéma américain
et aussi une putain d'oeuvre hippie x)


http://www.allocine.fr/article/ficheart ... ml?page=11

Des films d'animation, oui, mais pour adultes !
Par Olivier Pallaruelo — 2 déc. 2016 à 05:00

A l'image du très trash "Sausage Party" en salle cette semaine, il existe de nombreux films d'animation que l'on classe plus volontiers pour adultes, sombres et parfois violents. En tout cas loin des canons de l'univers Walt Disney... En voici dix.

Fritz the Cat:

Jouisseur, vulgaire, étudiant contestataire, obsédé sexuel...Et culte. Fritz the Cat est une figure marquante des comics underground et personnage créé par le légendaire Robert Crumb en 1959. Initialement simple chat domestique, il devient anthropomorphe et est rebaptisé Fritz, tandis que Crumb nourrit aussi son personnage d'éléments autobiographiques, comme ses mésaventures sexuelles. Si la première histoire complète de Fritz the Cat paraît dans le numéro 22 du magazine Help en 1965, il ne voit le jour sur grand écran qu'en 1972, sous le crayon de Ralph Bakshi. Et récolte au passage un premier haut fait : celui d'être le premier film d'animation à écoper d'un infâmant classement X aux Etats-Unis, ce qui fait même sourire la production du film, en aposant sur l'affiche "We're Not Rated X For Nothin' baby !".
Durant la production, Warner Bros. Pictures, qui devait initialement distribuer le film, se retira du projet après avoir visionné quelques minutes de la version de travail, tout comme Crumb rejeta lui aussi l'adaptation et tenta même -sans succès- de faire retirer son nom de l'affiche. Peine perdue :  l'oeuvre fit un carton monumental au Box Office, devenant le premier film d'animation à ramasser plus de 100 millions de $ de recettes.

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Meleor » lun. juil. 30, 2018 1:13 am

La critique d'un blog:

http://culte7art.blogspot.com/2017/09/n ... ralph.html

samedi 9 septembre 2017
Nos Amies les Bêtes : Fritz the Cat de Ralph Bakshi (1972) - ★★★★★★★☆☆☆

Imaginez un monde dans lequel vivent en une seule fratrie, des individus de toutes espèces. Chats, chiens, corbeaux, chevaux, lapins, rats, avec, cependant, quelques coutumes les différenciant. Un univers marginal, dans un quartier new-yorkais où la consommation d'herbe et de sexe sont la norme et où la colère commence à se faire sentir chez les noirs, opprimés par une police. Grondant, enflant comme un ballon de baudruche prêt à exploser, il ne manque plus qu'un leader pour que la guerre soit déclarée. Et ce leader, cet agitateur ivre de découvertes, d'expériences inédites, c'est Fritz. Non, vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'un chat. De gouttière s'il vous plaît. Pas vraiment blanc, ni tout à fait noir. En fait, juste la couleur qu'il faut pour n'avoir pas à se confondre avec telle ou telle communauté et pourtant, il choisira son camp. Celui des oppressés. De cette communauté que les flics, des porcs aux yeux et aux dents jaunes chassant les consommateurs de sexe et d'herbe dans les rues d'un New-York bientôt en proie aux flammes et à la violence.

Fritz the Cat est une œuvre anticonformiste écrite et réalisée par Ralph Bakshi surtout connu dans le domaine de l'animation. Il s'inspire ici du personnage créé par l'auteur de bande dessinée Robert Crumb au tout début des années soixante-dix. Pauvre, le réalisateur veut marquer le coup et transgresser le genre en s'opposant à l’œuvre d'un Walt Disney ayant envahi les chaumières. Ennuyeux, ce dernier ? En tout cas, Ralph Bakshi veut goutter à autre chose. Oser comme le personnage qu'il va mettre en scène, des expériences inédites, quitte à se mettre un paquet de monde sur le dos. Il choisit donc d'adapter Fritz the Cat de Robert Crumb. Mais pour cela, il faut l'autorisation de son auteur. C'est donc en compagnie du producteur Steve Krantz et de l'auteur de la bande dessinée que Ralph Bakshi fait la tournée des bars de New-York. Contrairement à toute attente, Crumb accepte que le réalisateur adapte son œuvre au cinéma mais refuse cependant de signer le moindre contrat. Bakshi s'en mordra les doigts, clamant alors que Crumb est un vrai pourri. Un escroc. Qui gueule contre le réalisateur de Fritz the Cat pour avoir fait le film. Cependant, l'épouse de Crumb ayant des droits sur les contrats de son époux et ayant signé celui concernant le projet d'adaptation, Ralph Bashki est autorisé à tourner Fritz the Cat à son compte.


Un monument de contre-culture dans lequel les juifs, les noirs, les blancs, les flics, la religion, l'autorité et les politiques en prennent pour leur grade. S'inscrivant dans un contexte brûlant. Celui des nombreuses émeutes qui se sont déroulées dans les années soixante et notamment celle qui est survenue à partir du 2 juillet 1964 après qu'un jeune noir ait été tué par un flic qui n'était pas en service dans le quartier de Harlem. Ralph Bakshi s'amuse ensuite de cette trop grande hypocrisie dégénérant déjà à l'époque, ces jeunes donzelles invoquant leur ouverture d'esprits, faussement éprises par la cause des noirs mais qui devant l'accès à certains interdits traqués par la police vont exploser leurs valeurs et se fourvoyer dans le stupre et la consommation d'alcool. Une partie fine à quatre, organisée par un Fritz en rut, dans la salle de bain d'un tripot, propriété d'un ami rat (d'où l'idyllique vision d'un univers ou même les pires ennemis au monde peuvent vivre ensemble dans une certaine quiétude), se transformant en une orgie interraciale incontrôlée et enfumée où planer se vit au sens propre. Reproduisant à l'identique certains pâtés de maisons de Harlem, Ralph Bashki propose un spectacle foisonnant d'idées, tours à tours psychédéliques, funky, irrévérencieuses, survoltées, et toujours sur un ton familier. Un langage ordurier à ne pas mettre devant toutes les oreilles pour une œuvre qui s'adressait d'ailleurs davantage aux adultes qu'aux enfants. Immature, Fritz, l'obsédé sexuel, le consommateur d'herbe néophyte, l poète urbain, ce révolutionnaire s'amuse et se joue des événements, prenant la fuite dès que cela se gâte. C'est lourd, vulgaire, pas toujours très sain pour l'esprit, mais bon dieux, que cela fait du bien. D'autant plus que Fritz the Cat est parfois parcouru de visions franchement remarquables et excellemment doublé en français. Notamment par Rogel Carel dont la responsabilité fut de donner vie au personnage principal. A noter également la présence de Jacques Balutin dans le doublage du policier Sammy. A voir, pour ne pas mourir bête !

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Meleor » lun. juil. 30, 2018 1:22 am

La critique Sens-critique du gars qui avait cassé Durendal: :lol:

https://www.senscritique.com/film/Fritz ... e/60140306

Critique publiée par Petitbarbu le 25 juin 2015

Fritz the cat, je ne l'ai vu que pour deux raisons, bien distinctes : parce qu'il peut se classer dans le genre du stoner comedy - un genre que j'affectionne - et qu'il est même listé comme le premier de cette catégorie, et parce que la critique de Fritz the Cat par Fritz the Cat était suffisamment alléchante pour me donner envie d'aller fouiner du côté de cet ancêtre classé X, quelque peu tombé en désuétude, qu'est Fritz. Je vais tenter de pas faire dans la resucée, je m'attacherais ici surtout à mon expérience du film. Mais allez voir le texte de Fritz, toute la partie "anecdotes" est bien branlée et l'analyse est pertinente.
Fritz est un chat culotté qui drague la minette à grand renforts de guitares, de vague-à-l'âme mélodramatique et pseudo artistique et de quête de la vérité à coup de haschich. Lubrique, amoral, soixante-huitard sur le dard et clairement dérangé, le félin fêlé se fait trois frivoles coquines dans sa baignoire, toutes parties génitales à l'air et à l'écran, lorsque deux policiers cochons font irruption dans l'appartement pour mettre un terme à ces fumeries obscènes et ces rapports fumeux. Voila donc Fritz en cavale, arpentant le tout New-York puis l’Amérique dans sa quête - bien moins méta que physique - du sens de la vie.
Côté esthétique, pour commencer par ce qui se voit en premier dans un dessin animé, je dois te dire que je n'ai plus l'habitude de ce type de dessin, étant un bon vieux mangeur de Ghibli et autre japanimation. Passé le premier "choc", on se surprend à aimer la patte de Ralph Bakshi, un trait aisément identifiable, un peu curieux mais particulièrement adapté à l'intrigue de son film. Dans l'ensemble, y a pas à dire, le fait main ça apporte un vrai truc en plus. Tantôt plus noir que les corneilles, tantôt éclatant au détour d'un trip de notre chat sous herbe, le dessin confère à l'action un côté décalé en parfaite corrélation avec son ton. Rajoute à ça le design des cochons, rats, lions-juifs, chat blanc et black-corneille, et tu obtiens un sympathique morceau d'animation.
Au delà de son aspect visuel, Fritz the cat c'est une bonne dose de satire sociale, l’anthropomorphisme aidant. Les néo-nazis deviennent des serpents (et des lapins, on y reviendra), les noirs des corneilles, les blancs des chiens et des chats, les flics des cochons. Et le tout au sein d'une intrigue faisant la part belle aux croupes de tout poil, aux tétons dressés, aux verges turgescentes ou recroquevillées, aux poitrines animales abondantes. Bref, tu l'auras compris, y a de la fesse, et tout animal soit-elle, on comprend aisément que le film n'est pas pour tout public. C'est pas vraiment du Blanche Neige, du Disney gentillet, non môssieur !
Entre apologie de la fumette et de l'hédonisme, pas de princesses à sauver et de vertus à préserver, loin s'en faut.
Allègrement, Fritz se culbute un nombre conséquent de conquête, allant de la bourgeoise en quête de découvertes jusqu'à la mama black plantureuse et croqueuse d'hommes, le tout en tirant allègrement sur un bon spliff et en appelant à la révolution. En filigrane on retrouve un discours critique, critique de la société et des mœurs, critique de l'hypocrisie bourgeoise bien-pensante qui fait son mea culpa devant le black devenu "tendance", critique de cette jeunesse pseudo-rebelle et de son vocabulaire ridicule et creux, critique des répressions des émeutes des ghettos, critique de la violence à tous les niveaux. Ralph Bakshi passe la société de son temps au vitriol et ça fait un bien fou de le voir se déchaîner au travers du personnage déluré de Fritz qu'il s'approprie pleinement. Le constat est amer, malgré la morale amorale de Fritz, qui enjoint finalement le spectateur à profiter de la vie et de ses plaisirs, à faire l'amour sans violence.
Côté bande-son, de bons classiques jazzy qui font du bien aux oreilles - comme Yesterdays de Billie Holiday - côtoient des thèmes plus funky. La musique porte toutes les folles expériences de Fritz, rajoutant à l'ambiance sixties / début des années 70' de ce dessin animé, avec quelques passages rock'n rollesque bien burnés, où image et son sont parfaitement raccords, comme l'apparition de Blue.
Injustement méconnu, c'est ma sensation arrivé à la fin de cette critique. Je déplore moi-même mon ignorance passée, et veux poser ma petite pierre afin de faire connaître ce sympathique morceau d'animation. De par son étrangeté, tous les remous durant la gestation du projet puis la diffusion, de par son portrait déluré et critique de l'Amérique de ces années là, de par le plaisir qu'il procure...
Je m'étale pas, ce serait dégueulasse, mais mate le !

8



La critique Sens-critique de Fritz The CAT par un certain Fritz The CAT :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: très intéressante car une mine d'infos sur la genèse du film:

https://www.senscritique.com/film/Fritz ... e/17050152

Critique publiée par Fritz_the_Cat le 24 juillet 2013 :

L'affaire remonte à la toute fin des 60's. Le réalisateur Ralph Bakshi, fils d'une famille de Juifs blancs sans le sou, veut à tout prix mettre un grand coup dans la fourmilière d'une animation US déjà dominée par le mogul Disney. N'ayant réalisé aucun long-métrage auparavant, Bakshi est à l'époque dans une situation a priori confortable : père de famille heureux, il bosse d'arrache-pied sur une série animée dédiée à Spider-Man. Un travail alimentaire dont il se lasse après plusieurs mois, d'autant que les revenus restent assez bas compte tenu d'un travail effectué à un rythme effréné, prod télé oblige. De plus en plus fatigué par la vision des longs-métrages du père Walt, Bakshi décide de prendre les choses en main : "Merde avec ça ! L'animation, c'est bien autre chose, à commencer par ce que l'on veut en faire". Une note d'intention ? Vu le résultat final, c'est rien de le dire !
Mais avant de voir le jour, Fritz the Cat apporta les pires galères à son créateur : haine et mépris de certains de ses confrères, handicaps budgétaires monstres, batailles juridiques... Pour venir à bout du projet, il aura fallu une sacrée ténacité, sans doute née du coup de foudre de Bakshi pour le chat bipède courant 1969. Client régulier de la librairie de St Marks Street, il s'y rendait régulièrement en quête d'une perle rare. C'est alors qu'il découvre la BD Fritz the Cat d'un certain Robert Crumb. Après l'avoir dévorée, il se pointe dans le bureau de Steve Krantz, producteur télé avec qui il est resté en bons termes : "J'ai acheté le livre, je l'ai posé sur le bureau de Krantz et j'ai dit : faisons ça. C'était plein d'animaux en train de baiser (...) Steve m'a regardé et l'a lu. Une semaine plus tard, il m'a dit : "C'est effectivement une bonne idée." ".


Quelques temps plus tard, Krantz apprend que Robert Crumb est à New-York pour affaires. Il obtient facilement un rendez-vous avec le papa de Fritz, en réalité plusieurs soirées où les trois hommes refont le monde en écumant les bars de la grosse pomme ! Echangeant dessins et idées, Bakshi et Crumb sympathisent rapidement mais l'auteur refuse pourtant de signer le moindre contrat, à la grande surprise de Bakshi. Un ami du réalisateur, Vaughn Bodé, tentera de le mettre en garde contre la réputation de "pourri" que se traîne le dessinateur. Un jugement confirmé par Bakshi : "Il avait raison. Crumb est véritablement l'escroc le plus pourri qu'on puisse imaginer. Il m'a hurlé dessus pour avoir fait le film, a traité Steve Krantz de vendu (...)". Accroché à l'idée d'adapter la BD de Crumb, Bakshi se verra donner un coup de pouce du destin le jour où Krantz lui annonça, en entrant dans son bureau : "Félicitations, tu as les droits !". Bakshi rétorqua que Crumb ne voulait plus entendre parler du projet, ce à quoi le producteur répondit : "Non, Dana, sa femme, a des droits sur les contrats et elle a signé. On peut faire le film !". Une euphorie de courte durée.
Ledit contrat accordait aux Crumb un versement de 50.000 dollars (répartis en divers versements au fil de la production), sans compter 10% prélevés sur la part revenant à Krantz. Malgré le travail acharné de Bakshi et de son équipe, le budget se casse la gueule. Mais quel budget, au fait ? 850 000 dollars, soutirés à la Warner Bros. après qu'on leur ait promis un film tout public. Voyant ses moyens financiers diminuer à vue d'oeil, Bakshi décida de mettre les bouchées doubles en termes de gags scandaleux et de dialogues odieux : on y voit Fritz à poil dans une vieille cour de Harlem, défoncé de la queue aux oreilles, le membre gonflé à bloc et la tête confortablement vautrée dans la paire de seins énorme d'une Noire bien en chair . Après quelques coups de reins frénétiques, voilà que notre héros félin débande d'un coup d'un seul et s'exclame : "Mais oui, tout s'éclaire. Je dois parler de la révolution. Révoltez-vous ! Révoltez-vous !".
Horreur et stupéfaction lors de la première projection face aux têtes pensantes du studio, du moins pour ceux qui n'ont pas quitté la salle prématurément. On exige une nouvelle version, censurée, animée par des voix d'acteurs célèbres. "Jamais !", leur rétorque un Bakshi téméraire. Steve Krantz, qui n'avait pas vraiment jeté un oeil sur le film jusque là, réalise l'acidité du produit et crève d'inquiétude. Il y a désormais de l'eau dans le gaz entre les deux hommes mais Bakshi compte sur son collègue pour trouver les billets verts manquants. A peine six heures après la projection, alors que Krantz continuait de crier sur Bakshi quand les deux hommes prennent un ascenceur du Fisk Building les conduisant à leurs bureaux, le duo fait une rencontre décisive. Scrutant la bobine que Bakshi tient sous son bras, un inconnu leur demande : "C'est quoi dans la boîte ?". Le type en question, Jerry Gross, est le propriétaire de Cinemation Insutries, distributeur responsable, entre autres, du Parrain noir de Harlem. Il se trouve que le bureau de Gross se situe un étage en dessous de ceux de Krantz et Bakshi. Avec ce nouveau complice, Fritz trouve un second souffle économique, doublé d'un soutien artistique certain.
Plus confortable, le budget du chat queutard reste pourtant timide, forçant Ralph Bakshi à s'entourer des collaborateurs les plus performants qu'il puisse trouver à New-York. En 1971, sentant qu'il a épuisé leurs ressources créatives et leur énergie, il alla recruter jusqu'à Los Angeles, où le projet reçut un accueil...contrasté. D'un côté, des personnes emballées à l'idée de participer au film. Parmi elles, John Sparey, un jeune artiste, laissa carrément tomber son début de carrière chez Disney pour partir bosser sur Fritz the Cat, séduit par l'idée de travailler sur un projet aussi différent : "Ca ne pouvait pas être pire que d'endormir des millions de gamins avec la grand-messe du samedi matin. Ralph laissait beaucoup de liberté. C'était la meilleure des occasions pour moi pour sentir que j'accomplissais quelque chose". D'autres virent d'un sale oeil la démarche du réalisateur, allant jusqu'à faire publier un encart dans le journal The Hollywood Reporter stipulant que les saletés de Bakshi n'étaient pas les bienvenues en Californie. Un événement qui blessa profondément le cinéaste : "Je voulais qu'on m'apprécie. Je ne voulais pas être mal vu des animateurs. Je ne voulais pas être mal vu des dessinateurs. C'est dur. Ce sont mes pairs. Je me rendais à des dîners importants organisés par le syndicat du dessin animé, et on venait à ma table pour me dire des méchancetés. Je me sentais harcelé".
Bakshi continua pourtant, sans doute galvanisé par la puissance comique du matériau qu'il adaptait, malgré les catastrophes à venir. Rompus à la médiocre qualité d'animation qu'on leur réclamait sur des séries télé, certains cadors engagés aggravent au lieu de les arranger les faiblesses techniques du projet. Le budget s'amenuise, les délais de production sont dépassés. Mais Bakshi tient bon. Il licencie certains membres de l'équipe pour optimiser l'efficacité du groupe restant. Certains dessins disparaissent, d'autres sont retrouvés froissés ou délavés quelques rues plus loin. Un incendie dans l'immeuble forcera l'équipe à évacuer les lieux à la va-vite, les bras plein de cartons dont s'échappent d'autres dessins... Tant bien que mal, Fritz the Cat sera pourtant achevé, avant qu'un dernier malheur ne vienne sceller sa destinée : la toute puissante MPAA, le comité de classification US, accolera un X cinglant au long-métrage. Plutôt que d'en être la victime, le distributeur Cinemation jouera la carte du scandale, annonçant fièrement dans les journaux : "90 minutes de violence, d'excitation et de SEXE... Le premier dessin animé classé X !". Bien joué : Fritz the Cat atteindra un score astronomique pour l'époque, dépassant la barre des 100 millions de dollars de recettes ! Un record, surtout pour un dessin animé indépendant.

Mais quid de Robert Crumb, l'auteur de la BD originale ? Il continua de vouer une haine inexplicable à Bakshi : "(...) Son film ne valait rien". Les droits d'auteur que lui a scrupuleusement reversés Steve Krantz ne changent rien à l'affaire. Mais la colère de Crumb dépassera les bornes du grotesque lorsqu'il transformera sa haine en une nouvelle BD, directement adressée à Krantz et Bakshi, parue en 72 peu après la sortie de Fritz en salles. On y voit les pérégrinations de deux gros bonnets d'Hollywood, Ralphy et Stevie (!!!), tentant de corrompre Fritz en le faisant signer pour un projet nommé Fritz à Bollywood. Le chat y finira tué par un pic à glace planté à la base du crâne. Plus cynique, tu meurs...
Pourtant, si Fritz the Cat reste aujourd'hui un petit régal de comédie malséante (en plus d'être techniquement aboutie malgré ses déboires en coulisses), c'est bien grâce à la ténacité de Bakshi. Réfractaire à toute concession, envoyant bouler la Warner d'un majeur bien tendu, il aura fait de Fritz the Cat une véritable icône du dessin animé pour adultes. Osé, mordant, ancré dans une réalité dont il renvoie un reflet encore plus agressif, Fritz the Cat gagne à être connu. Voulant se poser en anti-Disney, Bakshi aura fait bien plus : alors que les z'animaux qui parlent de l'oncle Walt font encore recette, l'homme a carrément utilisé l'anthropomorphisme comme outil contestataire et comme arme de subversion massive dès 1972, faisant subir les derniers outrages à un inconscient collectif qui en ronronne encore de joie. Néanmoins, Fritz the Cat reste relativement peu connu du public des années 90-00. Si tel est votre cas, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Note: 8
Pour plus d'informations sur l'oeuvre de Bakshi, consulter :
http://www.senscritique.com/livre/Ralph ... ime/223769



Et une critique Amazon:

CED
4,0 sur 5 étoiles
Une adaptation contestée d'une bédé de Robert Crumb par Ralph Bakshi, le seigneur de l'animation pour adultes des années 70.
23 mai 2016
Format: DVD

Quand Ralph Bakshi s'intéresse à Fritz the Cat, Robert Crumb, à son corps défendant, était devenu le pape de la bédé dite "underground", c'est-à-dire souterraine, où sexe, drogue et contestations allaient de pair, liés cependant à une volonté double d'accéder à la sérénité.
Fritz the Cat est paru en France via Actuel, c'était une bédé dessinée dans d'assez petites cases au final et ne constituant pas tout à fait une longue histoire comme on en connaissait avec Alix ou Astérix.
Ralph Bakshi adapta et réalisa cette histoire avec l'accord d'Aline Crumb, Robert Crumb n'en ayant que faire, mais l'argent n'étant pas, malgré la notoriété de Robert Crumb, une denrée banale dans le couple, les Crumb finalement acceptèrent, mais Robert Crumb ne digéra jamais cette adaptation, bien que Ralph Bakshi s'en soit plutôt bien sorti.
Un deuxième opus vit le jour, sans Bakshi, qui, par contre, peut susciter des controverses et des critiques bien plus dures.
Dans cette première adaptation, Bakshi suit en partie l'histoire, avec un système bien à lui qui le mènera tantôt à de bonnes choses, tantôt à des choses plus sujettes à caution, à savoir: l'incrustation des personnages -mais pas de manière systématique- dans un fond réel.
Côté histoire, Fritz the Cat est un étudiant un peu branleur, excusez du terme, fumeur de marie-jeanne et coureur de jupons invétéré (pour éviter d'utiliser le mot baiseur, oups trop tard je l'ai dit). Dès le départ, le ton est donné avec une "rencontre multiple" dans un appartement, mais très vite, tout va s'emmêler, avec la police, le bronx et ses noirs croqués en corbeaux -mais un personnage très sympathique qui devient quasiment le deuxième personnage principal du long-métrage- la révolution et la fuite en avant.
D'ailleurs, le deuxième opus cinématographique de Fritz the Cat commence avec les deux amants maudits et un Fritz the Cat plus étudiant et plutôt bon à rien et drogué, flanqué de sa femme et d'un bébé qui ne sont en aucun cas sa préoccupation.
La bande originale, disponible en CD avec le chef d’œuvre de Ralph Bakshi "Heavy Trafic", partiellement autobiographique (en français: Flipper City, faisant référence au début et à la fin du film) est incontournable car, couplée avec le deuxième long métrage de Bakshi, ell fleure bon cette fin des années 60 et ces années 70 d'avant disco, où la liberté semblait prendre le pas avant que tout ne rentre, hélas, dans l'ordre martial et anxiogène de notre société contemporaine complètement polluée par ailleurs.
Bref, si le long-métrage accuse parfois quelques longueurs (la dernière partie est plus faible, à mon avis) que ne lui connait pas la bande dessinée originale en noir et blanc de Robert Crumb, elle reste pour l'instant la seule adaptation et tout de même un sacré tour de force pour l'époque, où le long-métrage d'animation était surtout destiné aux enfants, malgré quelques œuvres surtout venues de l'ex "bloc soviétique" intellectualisant l'animation, et par conséquent, fut serti du sceau de la censure par un "X" dont on pourrait se gausser aujourd'hui, même si peu de films sont sortis dans une lignée adulte ou au contenu de réflexion adulte: citons les films de Picha, des films avec sexe et potaches adultes, et le très beau "Gandahar" d'après un roman en béton de Jean Pierre Andrevon...et bien sûr la filmographie de Ralph Bakshi, s'adressant essentiellement aux adultes.

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar phoenlx » lun. juil. 30, 2018 10:06 am

ça a l'air bien sympa je vais essayer de le voir :D
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende
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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Scarabéaware » lun. juil. 30, 2018 12:52 pm

Bordel, tu vois que le film a été classé X à l'époque, bon ben tu te dis oui d'accord à l'époque avec du puritanisme à la con, ils avaient certainement abusé à être choqués de la sorte mais euh...une fois que tu vois la bande annonce, bordel tu comprends qu'il soit vraiment bon à classer dans les films d'animation pour adulte :rire:. Waow, cette scène dans la baignoire et toutes ces poitrines à l'air et autres choses particulières, non mais là c'est bon, c'est à ne pas montrer aux enfants :lol:.

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Scarabéaware » mar. nov. 05, 2019 10:43 pm

Finalement je recommande qu'on fasse voir ce film d'animation à tous les petits n'enfants ça leur fera grand bien :lol:.

Je plaisante bien sur, non là vaut mieux pas leur montrer aux pitits fragiles :mrgreen:. Ah c'est quand même un sacré truc, je viens de le voir là, après c'est pas ce que j'aurai tendance à préférer mais il faut reconnaître que c'est pas mal dans sa satire avec Ralph Bakshi à la barre pour nous adapter le truc. Après je tique un peu sur certaines choses, je sais pas trop comment il faut prendre la phrase que Israël rend New York aux USA après que les USA aient envoyés des renforts pour Israël. Après c'est dans l'ambiance du machin, par contre les chrétiens y passent, les juifs aussi mais certains autres non, on fait rien avec eux. Enfin pour l'époque on va pardonner, y avait pas tellement de pique particulière à balancer. C'est surtout maintenant que ça serait pire et surtout on oserait plus faire un tel film d'animation, ce serait plus délicat.

En tout cas on a rapidement le coup de Fritz qui se fait 3 filles dans la baignoire et que le tout finisse en grosse orgie avec les flics cochons qui se ramènent et que l'un en profite un peu :lol:. Éloignez les enfants lol. Enfin on peut considérer ça soft à la rigueur comme c'est fait mais bon y a de l'osé quand même, c'est trash et maintenant nous avons encore plus trash à notre époque avec la magnifique websérie qu'est Peepoodoo où l'on fait vive Lachatte :lol:. Enfin bref, chaud chaud le chat avec Fritz qu'on voit à plusieurs reprises bien y aller. On suit de sacrés tribulations avec lui qui nous mènent même du côté de Harlem, et là encore on se demande qu'elle est vraiment l'idée après si c'est bien de tout tourner en ridicule, être bien dans la satire sans être réellement à inciter les noirs à tout casser et crever du blanc. Parce que bon d'accord c'est probablement pour critiquer des choses mais c'est tellement subversif que c'est très risqué. Enfin y a pas besoin de ça après tout pour que Harlem et la Haine ça ne fasse qu'un.

Autrement nous avons un nazis par là à un moment et là ça me faisait bizarre au début mais après on voit bien que ça dénonce la merde que c'est, là j'ai envie de dire pas de soucis surtout quand c'est vraiment pas reluisant avec ce qu'on voit.

Enfin voila, dans l'ensemble c'est pas mal n'empêche, ça forme un bon petit film d'animation avec de son petit côté corrosif et trash, de quoi donner lieu à de la sympathique découverte mais sur laquelle on peut rester songeur quand à certaines choses.

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Messagepar Aries Phoenix » mar. nov. 05, 2019 11:12 pm

Tiens, je le verrais bien (sans mes gosses :lol: ). Ça a l'air de défoncer grave...
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Messagepar Scarabéaware » mer. nov. 06, 2019 5:52 pm

Ah ben ça niveau défonce ça s'en donne à cœur joie :lol:.

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Messagepar phoenlx » mer. nov. 06, 2019 6:22 pm

mais c'est quoi ce film :PTDR:
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Messagepar Aries Phoenix » mer. nov. 06, 2019 7:06 pm

Une défonce sexuelle :D
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Messagepar Scarabéaware » mer. nov. 06, 2019 7:39 pm

C'est sex and drugs :mdr:, bon pis en même temps ça brasse pas mal de choses de l'époque, on a bien la satire. Mais reste que je me demande comment il faut prendre le coup de Israël qui rend New York aux USA après que ceux-ci aient envoyés des renforts :siffle:.

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Messagepar phoenlx » mer. nov. 06, 2019 7:39 pm

j'ai rien compris
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Messagepar Scarabéaware » mer. nov. 06, 2019 7:47 pm

C'est pourtant pas compliqué. Mais bon je vais t'éclairer sur la scène. On a une scène avec des rabbins, y en a 3 qui écoutent la radio et à un moment ça dit que Nixon a donné son accord pour envoyer des renforts pour Israël et que Israël s'est engagé à rendre New York aux Etats Unis. S'ensuit de la fameuse danse mais bon c'est l'histoire de rendre New York, ça me laisse perplexe.

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Meleor » jeu. nov. 07, 2019 12:29 am

C'est de l'humour juif vu que Bakshi est natif d'Haifa donc c'est bon il a le droit! :super: On lui a fait ce genre de remarque et il a du répondre ça je crois bien!

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Scarabéaware » jeu. nov. 07, 2019 5:50 pm

D'accord...Je veux bien que tu me retrouves où t'as lu ça, parce que je veux bien te croire mais le problème c'est que Haïfa quand il est né en 1938 ça n'avait pas encore d'appartenance à Israël évidemment et qu'on avait que 4 % de juifs en 1914, peut être plus en 1938 mais on sait pas :mdr:.

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Meleor » jeu. nov. 07, 2019 11:28 pm

Il a fui la Palestine avec la 2e GM car il était juif comme dit Wikipédia:

Ralph Bakshi est né le 29 octobre 1938 à Haïfa, aujourd’hui en Israël, mais qui faisait alors partie de la Palestine mandataire. En 1939, sa famille émigra à New York pour échapper à la Seconde Guerre mondiale1, et c’est dans le quartier de Brownsville, circonscription de Brooklyn, qu’il grandit.


Ensuite il y a cette interview:

https://www.brain-magazine.fr/article/b ... e-Brooklyn

Pendant votre enfance, votre famille déménage un moment à Washington DC et vous vous retrouvez inscrit dans une école pour Noirs en pleine ségrégation. Est-ce que cette expérience vous a inspiré Coonskin ?

Quand j'avais huit – dix ans, j'ai habité dans un quartier noir. L'école était réservée aux Noirs, c'était la ségrégation. Pour aller dans une école pour Blancs, il aurait fallu que je marche quarante blocks alors que l'école black était à seulement deux blocks de chez moi. J'ai essayé de suivre les cours de l'école black, mais je me suis très vite fait jeter par l'administration parce que j'étais blanc et juif ! (Rires) Le fait d'avoir grandi à un moment dans ce quartier noir a effectivement inspiré Coonskin. Je n'ai jamais eu aucun problème dans ce quartier, ma mère non plus. Je connaissais plein de monde et j'avais plein de potes qui étaient très drôles. Mon père tenait une épicerie. Personne ne voulait aller dans ce quartier, aucune société ne voulait ouvrir une boutique parce que c'était un quartier black. Mon père s'est dit qu'il y avait quelque chose à faire, c'est pour cela qu'il a ouvert cette épicerie. Avec ma bande de potes, on était une quinzaine, on passait notre temps dans la boutique de mon père à faire des conneries. J'ai vraiment passé un bon moment !


Là il confirme bien être juif mais je sais pas ou j'ai vu ça peut-être dans une critique vidéo! Mais sinon il dit ça aussi:


Plus de soixante après, la situation des Afro-Américains est toujours problématique aux États-Unis. Pensez-vous que la situation finira par s'améliorer ?

J'espère qu'elle finira par s'améliorer, je prie pour, mais elle empire, en particulier avec Trump. Il y a toutes ces histoires de Blacks qui se font abattre sans raison. En fait, la situation se dégrade partout sur la planète. Le racisme s'aggrave. L'Allemagne siegheile de nouveau, les démocraties s'écroulent. Le fascisme est de retour... J'avais dit dans Les Sorciers de la Guerre que le fascisme reviendrait - hé bien, le voilà ! La situation des Noirs en Amérique aurait dû s'améliorer. Ils se sont battus pour nous pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est pas une façon de traiter ces mecs ! C'est horrible et très décevant. J'aime mon pays mais je ne vois pas leur situation changer.



Sinon une partie croustillante sur ses relations avec Crumb l'auteur de la BD Fritz The Cat et plus loin un petit mot pour Stan Lee lol:


Vos relations avec Crumb, le père de Fritz The Cat ont été plutôt tendues…


Ha ! Ha ! Ha ! (Mort de rire, ndlr) Ha ! Ha ! Je vais te dire la vérité, j'y ai beaucoup pensé toutes ces années. Je pense que Robert Crumb est un artiste brillant, il n'y a aucun doute là-dessus. Je voulais adapter son Fritz The Cat, l'idée était donc de lui acheter les droits. J'avais découvert le comic et j'avais trouvé ça complètement dément, hystérique. À l'époque, il ne s'en était vendu que 10 000 exemplaires environ. Alors j'ai parlé avec Steve Krantz, le producteur avec qui je travaillais à l'époque. On est tombé d'accord pour essayer d'acheter les droits à Crumb. Je suis allé à San Francisco. J'ai rencontré tous les dessinateurs de l'underground : Spain Rodriguez, Gilbert Shelton, tout le monde. Ils étaient tous cools. Crumb, en revanche, est un type très étrange. Il m'a dit que sa femme, Dana, avait le pouvoir de gérer la cession de droits, puis il est parti. J'ai passé quelques jours à San Francisco ; rien ne bougeait, je m'occupais en visitant le marché aux puces, ce genre de choses. Et puis, comme on n'avançait pas, je suis rentré à New-York. J'ai expliqué à Krantz que je n'étais arrivé à rien avec Crumb. Je lui ai dit d'essayer, que lui, il y arriverait peut-être. Quatre semaines plus tard, il est venu me voir à mon studio pour m'annoncer que la femme de Crumb nous avait vendu les droits ! Robert Crumb avait touché 50 000 dollars pour les droits, une somme énorme pour l'époque. J'étais content que Crumb ait été bien payé. J'ai proposé à sa femme qu'il vienne à New-York pour travailler sur le film avec nous. Il n'a pas voulu. J'ai donc décidé de faire le film seul, je n'avais pas besoin de lui. J'ai écrit le scénario et réalisé le film comme n'importe quel metteur en scène l'aurait fait. Le film s'est avéré être un énorme succès... et Crumb s'est mis en colère. Je ne sais pas exactement pourquoi. Je pense qu'il espérait être le seul à en recueillir les lauriers. Je pense qu'il n'a pas compris qu'il était normal que le gus qui avait passé deux ans sur le film en profite lui aussi... Étonnamment, il ne semble pas l'avoir compris, et il s'est chopé la haine contre moi jusqu'à aujourd'hui. C'est d'autant plus étrange qu'il a gagné environ 4 millions de dollars grâce au film, et que son personnage est devenu célèbre à travers le monde grâce à moi ! Crumb est vraiment une personne très étrange, oui... Par exemple, il a accepté d'apparaître dans un documentaire (Crumb, de Terry Zwigoff, nda), et à cette occasion, il a dit certaines des choses les plus horribles que je n'ai jamais entendu prononcer à propos d'une famille. On peut dire qu'il a planté une caméra dans le cœur de sa famille ! Je ne suis pas en colère contre lui ; je n'arrive juste pas à le comprendre. Ensuite, je suis passé à autre chose. J'ai fait Flipper City et Coonskin. Il n'a absolument rien dit sur ces films. Et puis il y a eu The Nine Lives Of The Fritz The Cat, une suite. J'ai refusé de la réaliser, alors quelqu'un d'autre s'en est chargé (Robert Taylor, nda). Et franchement, c'est le pire film que vous verrez de votre vie ! (Il n'obtient effectivement pas des notes très prestigieuses sur internet, ndlr) Hé bien, Crumb n'a rien dit. Il n'a fait aucun commentaire sur ce film, qui est vraiment le pire que j'aie jamais vu. Crumb a pourtant préféré rester muet plutôt que de faire des commentaires sur la façon dont son personnage avait été traité dans ce film. En ce qui me concerne, j'ai fait du mieux que j'ai pu avec très peu d'argent. Alors... je ne suis pas en colère contre Crumb, mais je pense que ce qu'il a fait n'est pas correct.Crumb dans le documentaire de Terry Zwigoff.


Votre démarche au début des années 70 s'apparente à celle des réalisateurs du Nouvel Hollywood. Vous vous sentiez proche d'eux ?



En fait, on était un groupe de mecs qui essayaient de bien faire les choses. On avait à peu près le même âge et on a commencé à travailler dans les années 60, où le sujet principal était la liberté d'expression, voire la Liberté en général. C'était l'époque la plus honnête et la plus formidable pour des réalisateurs qui avaient des choses à dire ! (Silence) Quelque part, ce que Robert Crumb a fait à ses amis de l'underground est tragique. Je t'explique : je voulais travailler avec Vaughn Bodé, Spain Rodriguez... Ils avaient tous des personnages géniaux que je voulais transposer au grand écran. J'avais l'argent pour ça. Mais comme Crumb m'a attaqué d'une manière extrêmement dure, j'ai laissé tomber. Je ne suis pas revenu vers l'underground. Je me suis dit : "à quoi ça sert ?" Pardonne-moi l'expression, mais je n'avais aucune envie de recommencer à bosser comme un malade pendant deux ans pour un gus qui se serait fait une joie de me casser le cul. C'est triste parce qu'il y avait tellement de choses à faire, mais je me sentais trop mal. D'une certaine manière, on peut dire que Crumb a vraiment démoli l'animation underground !

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Messagepar Aries Phoenix » ven. nov. 08, 2019 2:46 pm

J'ai vu le film...

En effet, c'est sexe, drogue et violence, avec une critique souvent sans morale réelle des problématiques de l'époque. Il montre ce que ça a de plus trash, c'est tout. Et ça va de Harlem aux néo-mazis, en passant par les Juifs (ça m'a bien fait marrer, Israël a promis de rendre New York aux Etats-Unis...).

Bref, agréable à regarder et clairement pas du tout tous publics (enfants et puritains s'abstenir :lol: ).
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Messagepar Scarabéaware » ven. nov. 08, 2019 7:06 pm

Bon beh merci Meleor, y a de quoi se sentir plus à l'aise :mdr:. Après je vais pas aller sur une autre considération possible, les juifs qui peuvent se renier, de toute façon il se dit juif, point :mrgreen:. Donc prenons en bonne boutade et puis voila :D. Du coup ma note va passer à 14 au lieu de 13 hop :mrgreen:.

Et impecc Aries, oui on peut dire que c'est point moralisateur, ça envoie le pâté, ça peut toujours faire moins trash maintenant mais c'est quand même bien et on pourrait plus faire ça aujourd'hui sans que ceux qui adorent tout tirer vers le bas gueulent comme les abrutis qu'ils sont :siffle:.

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Messagepar Aries Phoenix » ven. nov. 08, 2019 8:05 pm

Un des problèmes est qu'on n'est plus dans les années '60... Donc la vie est moins bizarre qu'à l'époque (Quoi que quand on voit les Kassos, il y a quand-même matière, même si c'est complètement déviant.)
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Messagepar Scarabéaware » ven. nov. 08, 2019 9:00 pm

Oui après les kassos c'est de la web-série en fait, donc ça reste plus discret, c'est l'avantage par rapport à quelque de plus facilement visible qui va plus immédiatement attirer la connerie de ceux qui sont incapables d'avoir une réflexion intellectuelle poussée. Et puis je parlais aussi de Peepoodoo, tu devrais voir le superbe du Trash la dedans :lol:.

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Messagepar Aries Phoenix » ven. nov. 08, 2019 9:09 pm

Oui, j'ai vu. C'est l'histoire d'un gentil hamster rose qui vit plein de belles aventures avec ses amis dans le bois joli :rire:

Ou alors c'est une suite d'épisodes sans queue ni tête dans un univers ou règne la scatophilie, le pissing, et autres enfilages de carottes dans le fion (ou de pommes de pin dans le gland) où le pauvre Peepoodo n'a d'autre choix que de devenir le mâle alpha pour tout dominer Mhahahahaha :evil:

Très sympathique comme divertissement :transpire:
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Messagepar Scarabéaware » ven. nov. 08, 2019 9:26 pm

Voila un beau petit gif d'ailleurs :siffle:
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:mrgreen:

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Messagepar Aries Phoenix » ven. nov. 08, 2019 10:20 pm

Oui, c'est l'idée :lol:
Par contre tu mettrais pas ça sous spoiler, c'est quand-même du hard :transpire:
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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Scarabéaware » sam. nov. 09, 2019 11:11 am

Oui si voila qui est fait :mdr:

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Messagepar ZORRO » jeu. janv. 16, 2020 3:12 pm

OH !! Je ne pensais pas que vous aviez un sujet sur ce film !!

J'adore... Mon père me le fit découvrir quand j'étais gamin (à la grande colère de ma mère) et j'avais de suite adoré (je devais avoir 8 ou 9 ans)... Roger CAREL pour doubler Fritz aida sans doute...

Non mais c'est juste énorme... Avec des trucs qui passeraient plus trop là... Les deux flics cochons dans la synagogue et le premier (Patrick PREJEAN) "Tais-toi Ralph on est chez moi ici !!"
"Bonjour oncle Isaac, bonjour Jacob..."
RALPH (mi-voix haute) "Oh ils ont tous des fringues bizarres... Oh ils ont tous de drôles de barbes... Oh ça doit être une église pour les travelos et les pd !!" :lol-noel:

la partouze dans la baignoire à ras-bord je revois Fritz défoncé qui prend le pistolet et tire dans les toilettes qui explosent "J'ai tué la chiotte !! J'ai descendu la chiotte !!"... Et l'inondation qui suit... :PTDR:
"Si tu ne peux te mettre dans la peau du Lion, endosse celle du Renard..."

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Messagepar Scarabéaware » jeu. janv. 16, 2020 6:07 pm

Oh punaise, ah ton père il t'aura fait faire la belle découverte bien jeune dis donc :rire:. On devrait montrer un tel film d'animation à plus d'enfants, il a raison :lol:.

En tout cas c'est clair que c'est croustillant tout ça, c'est tout un déchainement :mdr:. Et cette partouze, un si grand moment, la plus belle manière de faire une éducation sexuelle quoi :D.

Tiens Aries, chiche de faire pareil avec tes enfants et qu'ensuite ta femme te découpe en rondelles ? :mrgreen-noel:

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Messagepar ZORRO » jeu. janv. 16, 2020 7:13 pm

POUR TOUT TE DIRE .... J'ai ensuite découvert LA HONTE DE LA JUNGLE de PICA bien gratiné aussi et avec également Roger CAREL et Gérard HERNANDEZ (les scientifiques siamois))...

Mais Fritz demeure un de mes préférés et tu sais... L'an dernier j'étais allé au carnaval de chez moi (Villecresnes (94)) et en partant après qu'on ait brûlé le bonhomme Hiver... J'entends des gamins qui devaient pas avoir plus de 10 ans parler d'aller à la Ludothèque pour l'après-midi jeux de société mais... Y en a plusieurs qui répliquent "Non faut que je rentre avant 16h30... J'VEUX PAS RATER LES ANGES SUR NRJ12 !! "...

Pour Fritz le passage que j'adorais aussi c'est lui bourré qui crache des flammes et met le feu au bâtiment "Oh p... qu'est-ce que j'ai fait ?? Oh lah j'ai foutu le feu à mes bouquins, à mes notes et à mes cours... Je vais être recalé... Mon père va me tuer ce vieux c... !!"
Modifié en dernier par ZORRO le ven. févr. 14, 2020 1:18 pm, modifié 1 fois.
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Messagepar Scarabéaware » jeu. janv. 16, 2020 7:39 pm

Eh ben du joli aussi ça :D. Chez mes parents y a la VHS de celui-là d'ailleurs, j'ai jamais vu mais faudrait bien que je vois :rire:.

Oh pis punaise, vive les gosses de maintenant hein :siffle: :siffle: :siffle: :empereur:

Ce passage c'est clair que c'est assez fameux avec ce coup bien couillon qu'il nous fait lol

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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar ZORRO » ven. févr. 14, 2020 1:16 pm

Ayant retrouvé la vhs de FRITZ je me suis de nouveau bien marré hier soir et j'en profite pour corriger une faute dans mon précédent message, ce n'est pas Patrick PREJEAN mais Jacques BALUTIN qui double le premier policier porcin... Mais bon sang que je me suis à nouveau marré... Je me demande aussi comment ils faisaient pour ne pas éclater de rire quand ils faisaient le doublage...

Quand Fritz évoque la vie étudiante "Tu parles d'une fête !! Y se bourrent de pilules pour pas dormir et y restent toute la nuit le nez collé dans leurs bouquins et un gros doigt dans le c... !!" :lol:
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Re: Fritz the Cat (Ralph Bakshi, 1972)

Messagepar Scarabéaware » ven. févr. 14, 2020 6:14 pm

Ah ben à mon avis il doit bien y avoir un peu de bêtisier :lol:, encore qu'en même temps faut bien se concentrer sur le texte à lire, donc bon tu rigoles pas forcément lol.

:mdr:


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