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J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Rubrique pour discuter des films d'animation non asiatiques
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Meleor
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J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar Meleor » jeu. juil. 18, 2019 10:47 am

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Synopsis:

À Paris, la main tranchée d’un jeune homme s’échappe d’une salle de dissection, bien décidée à retrouver son corps. Au cours de sa cavale semée d’embûches à travers la ville, elle se remémore toute sa vie commune avec lui, jusqu’à sa rencontre avec Gabrielle.



Scarabéaware
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Re: J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar Scarabéaware » jeu. juil. 18, 2019 12:34 pm

Han mais c'est horrible si tu as perdu ton corps, il va absolument falloir le retrouver :peur: :peur: :peur: :mdr:

Plus sérieusement, voila un étrange petit film d'animation, à voir ce que ça donne ça :mrgreen:.

phoenlx
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Re: J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar phoenlx » jeu. juil. 18, 2019 8:55 pm

c'est bien loufoque ce scénario :mdr:
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar Meleor » ven. juil. 19, 2019 8:34 am

https://www.lindependant.fr/2019/05/22/ ... 215374.php

https://investir.lesechos.fr/actions/ac ... 851823.php

https://paperjam.lu/article/j-ai-perdu- ... -recompens


Festival de CAnnes
«J’ai perdu mon corps» récompensé à Cannes


Écrit par Céline Coubray
Publié Le 24.05.2019 • Édité Le 27.05.2019


Le film d’animation «J’ai perdu mon corps» de Jérémy Clapin et distribué en France par Rezo Films (Iris Group) était sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes. Il a été récompensé par le Grand Prix.

Réalisé par Jérémy Clapin et produit par Marc du Pontavice avec sa société Xilam Animation, le film d’animation «J’ai perdu mon corps» vient de remporter le Grand Prix de la Semaine de la critique à Cannes. Cette animation sera distribuée en France à partir du 6 novembre par Rezo Films, qui fait partie d’Iris Group.
Ce film raconte l’histoire de Naoufel qui tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire…


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https://www.semainedelacritique.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Semaine_de_la_critique


La Semaine de la critique (anciennement nommée Semaine internationale de la critique jusqu'en 2008) est une section parallèle du Festival de Cannes, créée en 1962 et organisée par le Syndicat français de la critique de cinéma.


L’histoire de la Semaine de la critique débute au cours du printemps 1961 et du quatorzième Festival International du Film de Cannes. À l’initiative de l’Association française de la critique de cinéma, le Festival projette The Connection de Shirley Clarke, adaptation de la pièce homonyme de Jack Gelber. Financé par une production indépendante, le film ne correspond pas aux habitudes des grands festivals. Sa présentation devient un véritable événement dans un Festival de Cannes rompu aux lois des grands producteurs et peu sensible aux tendances nouvelles du cinéma.
À la suite du succès remporté par la projection de The Connection, Robert Favre Le Bret, délégué général du Festival, décide, en accord avec le Centre national de la cinématographie, de renouveler l’expérience en l’amplifiant. Il confie à l’Association française de la critique le soin de programmer la salle Jean Cocteau durant une semaine, à l’occasion du prochain Festival. La critique et cinéaste Nelly Kaplan propose alors le nom de « Semaine de la critique ».
Depuis 1962, beaucoup de changements ont bien évidemment été opérés. Les courts-métrages bénéficient de leur propre compétition, des séances spéciales sont venues enrichir la sélection de la Semaine de la critique qui projette toujours un nombre réduit de films afin de leur offrir une plus grande visibilité et un meilleur soutien pendant le Festival, et la majorité des projections ont aujourd’hui lieu à l’Espace Miramar. Toutefois, l’ambition reste la même : permettre à la critique française de défendre et explorer au mieux la jeune création cinématographique et continuer à révéler des cinéastes du monde entier.
C’est à la Semaine de la critique qu'ont fait leurs débuts Jacques Rozier, Chris Marker, Denys Arcand, Bernardo Bertolucci, Vera Chitylova, Carlos Diegues, Jerzy Skolimowski, Jean Eustache, Ousmane Sembène, Philippe Garrel, Otar Iosseliani, Fernando Solanas, Barbet Schroeder, Alain Tanner, Ken Loach, Victor Erice, Jack Hazan, Benoît Jacquot, Merzak Allouache, Romain Goupil, Leos Carax, Amos Gitai, Idrissa Ouedraogo, Tranh Anh Hung, Wong Kar-wai, Arnaud Desplechin, Benoît Poelvoorde, Anne Fontaine, Guillermo del Toro, Jacques Audiard, Kevin Smith, François Ozon, Gaspar Noé, Alejandro González Iñárritu ou encore Andrea Arnold.
C’est son rôle de tête chercheuse qui lui a permis de faire découvrir Amours chiennes d’Iñárritu, Respiro d’Emanuele Crialese, Depuis qu'Otar est parti... de Julie Bertuccelli, Mon trésor de Keren Yedaya, Moi, toi et tous les autres de Miranda July, XXY de Lucía Puenzo, Les Méduses d’Etgar Keret et Shira Geffen, Adieu Gary de Nassim Amaouche, Les Crimes de Snowtown de Justin Kurzel, Salvo de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, The Tribe de Myroslav Slaboshpitskiy, It follows de David Robert Mitchell, L'Institutrice de Nadav Lapid, Paulina de Santiago Mitre, La Tierra y la sombra de César Augusto Acevedo, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore, Grave de Julia Ducournau, Makala d'Emmanuel Gras, Petit paysan d'Hubert Charuel, Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin, Abou Leila d'Amin Sidi-Boumédiène, Séjour dans les monts Fuchun de Gu Xiaogang, Nuestras madres de César Diaz ou J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin. Et de faire l'événement avec les projections de Rubber de Quentin Dupieux, Le Nom des gens de Michel Leclerc, Take Shelter de Jeff Nichols, La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli, Suzanne de Katell Quilévéré, Victoria de Justine Triet, Nos batailles de Guillaume Senez ou Guy d'Alex Lutz.
Le poste de délégué général a été successivement tenu par Georges Sadoul (1962-1967), Louis Marcorelles (1968-1974, 1983), Olivier Barrot (1975), Bernard Trémège (1975-1982), Jean Roy (1984-1999), José Maria Riba (2000-2001), Claire Clouzot (2002-2004), Jean-Christophe Berjon (2005-2011) et Charles Tesson (depuis 2012).






Cannes 2019 : Rencontre avec Jeremy Clapin, réalisateur de J'ai perdu mon corps



Première magazine

Ajoutée le 27 mai 2019


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J'ai perdu mon corps était présenté à la semaine de la critique , hier à Cannes. Nous avons rencontré son réalisateur : Jeremy Clapin. Interview

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Re: J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar Meleor » ven. juil. 19, 2019 9:09 am



L'interview du réalisateur à la Semaine de la Critique.



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Re: J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar Meleor » dim. juil. 21, 2019 1:29 am

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https://film-animation.blogs.la-croix.c ... 019/05/26/

J’ai perdu mon corps, un Grand Prix historique pour l’animation à Cannes Publié le 26 mai 2019à 13h23


Voilà un prix qui met en joie ! J’ai perdu mon corps, formidable film d’animation de Jérémy Clapin, présenté à la Semaine de la critique à Cannes, s’est vu remettre le Grand Prix de cette sélection (le reste du palmarès est ici). Une récompense historique, car c’est la première fois que cette sélection parallèle du Festival de Cannes la remet à un film d’animation !
Certes, le cinéma d’animation n’est pas toujours en odeur de sainteté dans le plus grand festival du monde. J’ai écrit plusieurs billets et articles à ce sujet, dont le dernier en date est ici.
Mais ne boudons pas notre plaisir et saluons des deux mains (sans mauvais jeu de mot) ce prix décerné à J’ai perdu mon corps, qui interroge la notion de destinée à travers l’odyssée d’une main sectionnée cherchant à retrouver son corps (lire la critique complète de J’ai perdu mon corps).


Le jury de la Semaine de la critique, qui, rappelons-le, se consacre à la découverte des jeunes talents, en sélectionnant leurs premiers et deuxièmes longs métrages, a sans nul doute apprécié la virtuosité de la mise en scène de Jérémy Clapin, tour à tour haletante et méditative. Sans parler de l’animation, à la fluidité bluffante, qui marie le trait fragile du dessin animé et le réalisme des images de synthèse.


Cette volonté de coller à un style plus proche de la prise de vue réelle et d’aborder des thèmes dits « adultes » a sans doute séduit les jurés. Ils ont fait œuvre utile, quand on considère le mépris dans lequel une partie de la critique et des professionnels du cinéma tiennent encore l’animation, considéré comme un « genre » à destination des enfants dont la mise en scène reste limitée du fait de ses contraintes techniques.

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Or, comme le rappelle Jérémy Clapin, cinéaste connu et reconnu pour ses films courts au climat étrange et aux personnages mal dans leur peau (Histoire vertébrale, Skhizein), dans une interview à Allociné, le court-métrage animé est un terrain d’expérimentation à nulle autre pareille.
« Aujourd’hui, c’est du côté du court métrage qu’il y a les propositions les plus folles et les plus intéressantes. Dès qu’on passe au long, il y a de l’autocensure vis-à-vis de choses trop audacieuses. (…) À chaque fois on a l’impression de devoir se réimposer un cahier des charges. En live, on ne s’interdit rien alors pourquoi en animation, on devrait cocher toutes les cases ? «
La faute aux producteurs et autres acteurs du financement de longs-métrages ? Peut-être. Mais la reconnaissance dans le petit monde du court-métrage est également venu tardivement. Il a quand même fallu attendre 40 ans avant que le Festival de Clermont-Ferrand ne décerne son Grand Prix national à un film d’animation !
C’était l’an dernier avec Vilaine fille. Un film qui a semble-t-il ouvert une brèche dans laquelle s’est engouffré cette année Ce magnifique gâteau, lauréat du Grand Prix 2019 de l’événement clermontois.
Netflix, le grand méchant loup du cinéma, ne s’y est pas trompé. Il a acquis les droits de diffusion mondiaux, hormis la Chine, la Turquie, le Benelux et la France. Ce qui devrait assurer une visibilité sans précédent à un film d’animation français destiné aux ados-adultes, dont les sorties en salles semblent de plus en plus compliquées, au vu des échecs successifs récents (20 000 entrés pour le très beau Funan : un crève-coeur !). Mais c’est aussi priver ces films superbes d’une sortie en salle…

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Re: J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar Meleor » dim. juil. 21, 2019 2:28 am



annecyfestival

Ajoutée le 17 juin 2019


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INTERVIEW FESTIVAL de Jérémy Clapin, Réalisateur de "J'ai perdu mon corps" (XILAM ANIMATION), lauréat du Prix du Public et du Cristal du Long Métrage du Festival International du Film d'Animation d'Annecy.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

QUESTIONS :
00:16 - Comment se sent-on avec un Cristal entre les mains ?
01:22 - On pense à Guillaume Laurent, qui est à Cabourg en ce moment, est-il déjà au courant ?
01:39 - Et si vous aviez un petit mot à lui dire concernant ce Cristal et le Prix du Public pour le long métrage à Annecy ?
02:06 - C'est aussi un Prix du Public, avec vous un mot pour cette jeune génération qui constitue énormément du public d'Annecy et qui va faire l'animation de demain ?






Jeremy Clapin - Une Histoire Vertebrale (2006)






annecyfestival

Ajoutée le 15 juin 2019


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INTERVIEW FESTIVAL de Jérémy Clapin & Guillaume Laurant, réalisateur & scénariste de "J'ai perdu mon corps" (XILAM ANIMATION) conduite par Alexis Clément pour le Festival international du film d'animation d'Annecy 2019.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

QUESTIONS :
00:30 - Jérémy, vous êtes un véritable habitué d'Annecy, où vous venez depuis 1997. Vous avez été en sélection de nombreuses fois, pour ""Une Histoire Vertébrale"", pour ""Skhizein"" (prix du public d'annecy en 2008) et ""Palmipédarium""... Comment vous sentez-vous cette année avec un long métrage en compétition ? Est-ce très différent ?
00:18 - Guillaume, pour vous c'est une première ?
01:38 - J'AI PERDU MON CORPS est une adaptation de votre roman, HAPPY HAND, paru en 2006. C'est un script à quatre mains qui nous raconte l'histoire d'une seule. Expliquez-nous comment cette collaboration est née ?
02:37 - Le roman et l'animation ont ce même pouvoir d'arracher le spectateur à sa réalité (je vous cite Jérémy)... Mais comment fait-on pour cristaliser la force d'un roman dans un long métrage d'animation ?
04:23 - Adapter un roman, d'une certaine manière c'est le traduire, parfois le trahir.
Guillaume (vous qui avez travaillé sur de nombreux scripts, avec Jean Pierre Jeunet notamment), comment percevez-vous cette nouvelle version de votre oeuvre ?
05:27 - Côté production, vous avez travaillé avec BLENDER, qui est un logiciel libre d'animation. Comment produit on une oeuvre aussi singulière avec un outil aussi générique ?
06:45 - Vous avez créé ici un univers ""à mi-chemin entre le dessin, le cinéma et la photo"". On y observe un découpage d'une précision chirurgicale, des cadres flirtant avec la perfection et un travail de l'espace vertigineux (au point qu'on perd presque pied à regarder cette histoire de main)... Comment avez-vous fait pour animer le spectateur aussi loin ?
08:40 - Guillaume, vous venez de faire un beau compliment à Jérémy. Est-ce que vous auriez un reporche à lui faire sur cette collaboration ?
09:56 - Jérémy, vous aussi vous auriez un compliment et un reproche à faire à Guillaume ?
11:19 - Il n'est pas courant de voir XILAM s'engager sur des productions assez éloignées du jeune public...
Est-ce une nouvelle ouverture du studio, ou un cas isolé ?
13:39 - Dernière question que nous avons posée à tous les invités qui sont passés sur ce banc. Adressez-vous à la caméra qui vous fait face et remerciez un personnage d'animation qui a changé votre vie.

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Enregistré le : mer. janv. 23, 2013 11:01 am
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Re: J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Messagepar Meleor » lun. juil. 29, 2019 4:04 pm

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cine ... --Critique

Jérémy Clapin illumine le festival d'Annecy avec un premier film stupéfiant de virtuosité et d’humanité.


C’est un film d’une puissance formelle et narrative rare. À l’instar des films d’animation japonais pour adultes, J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin n’hésite pas à se frotter au mélo, genre le plus dur qui soit, et à y injecter une dose d’onirisme, ingrédient sensible à ne pas mettre entre toutes les mains.
Tout commence par une main, d’ailleurs. Une main, oui, détachée de son poignet, autonome, qui s’échappe d’un laboratoire pour entamer un périple palpitant à travers la ville pleine d’embûches. Licence poétique, bien sûr, pour illustrer en parallèle la vie dramatique de Naoufel, jeune homme sur lequel le sort s’acharne depuis sa naissance et qui, malgré tout, n’a pas perdu tout espoir de se reconstruire.


Entre passé et présent (plus ou moins proche), J’ai perdu mon corps joue avec les temporalités et les tonalités sans jamais perdre le spectateur : tout y est simple et complexe, tendre et abrupt, comme la vie. « Une fois que t’as dribblé le destin, tu fais quoi ? », demande la jeune fille dont est amoureux Naoufel, incapable de répondre.
Mais ce qui frappe le plus dans ce premier long métrage, outre sa justesse narrative, c’est son insolente maîtrise plastique. Le rendu numérique est parfait, doux et “senti” comme du dessin ; l’animation, d’une fluidité exemplaire. Le sens du cadrage et du montage de Jérémy Clapin frôle quant à lui la perfection au point qu’il n’est pas interdit de voir en lui le prochain très grand styliste français.


http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cine ... s-une-main


Rencontre avec Jérémy Clapin, réalisateur du très beau film animé J’ai perdu mon corps, présenté en compétition à Annecy.

Une main cherche son corps et se souvient de la vie passée avec lui. Avec un tel pitch, on pouvait avoir des craintes devant le film J’ai perdu mon corps. Il n’en est rien, bien au contraire. D’emblée, la maîtrise de la caméra saute aux yeux, son réalisateur Jérémy Clapin a le sens du rythme, du cadre et du découpage.
Son premier long métrage regorge de petites trouvailles qui n’appartiennent qu’à lui et qui en font une oeuvre à part laissant pressentir un auteur dont on reparlera certainement. Nous l’avons rencontré pour parler de son film.


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