L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Sujets sur les dessins animés, films d'animation et les mangas (et diverses BD asiatiques)
Ici sont abordés la japanimation au sens large et les sujets reliés : musiques d'animes, mangakas, etc. Plusieurs univers (ci-dessous) sont mis à l'honneur avec des grosses sections dédiées :
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L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar Meleor » lun. juin 15, 2020 2:56 pm

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Voilà je lance un topic sur ce manga de Yoshiharu Tsuge que j'ai fini cette nuit, son dernier avant qu'il décide de disparaitre du monde du manga et qui en fait parle énormément de lui à travers son héros de façon déguisée sur la fascination qu'il a de vouloir s'évaporer de la société, pour comme un de ses personnages le dit pouvoir dire: je n'existe plus pour la société mais je suis! Le perso principal étant un ex auteur de Bande dessinée d'auteur refusant des commandes au nom de l'Art et délaissant totalement le seul métier pour lequel il a un réel talent, préférant du coup vivre dans la misère en marge de la société même si sa femme l'engueule en disant que la BD ne sera jamais de l'Art!

Tsuge s'était retiré du monde du manga mais fut contacté par un éditeur voulant le faire revenir en créant une revue d'auteur rien que pour lui Comic Baku même si comme pour Garo dont il fut la vedette il n'aimait pas cette situation préférant passer inaperçu au milieu d'une revue grand public tout en faisant des trucs d'auteur.

Bon en fait j'ai commandé ce manga car Inio Asano a dit qu'il a voulu devenir mangaka après l'avoir lu.

L'Homme sans talent (無能の人, Munō no hito?, littéralement « L'Homme incompétent/inutile ») est une série d'histoires en bande dessinée (manga) de Yoshiharu Tsuge publiées entre 1985 et 1986 dans la revue japonaise Comic Baku (COMICばく, Komikku baku?) de Nihon Bungeisha. Elles ont été traduites en français et publiées par Ego comme X en 2004.


https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_sans_talent

Histoire:

Ce manga est la mise en scène de la vie d'un homme « inutile » : il vit de petits boulots, vend des cailloux au bord d'un fleuve, retape des appareils photographiques et ne trouve nulle part l'énergie de reprendre son ancien travail de mangaka qui lui valut, par le passé, un succès d'estime.

https://atrabile.org/catalogue/livres/l ... ns-talent/


Parution le 8 novembre 2018
L’Homme sans talent
par Yoshiharu Tsuge

Chef d’œuvre: voilà un mot bien galvaudé, mais amplement mérité par ce magnifique joyau noir qu’est L’Homme sans talent. Initialement publié dans les années 80 au Japon, traduit en français par ego comme x en 2004, cette œuvre emblématique du watakushi manga («bande dessinée du moi») n’était plus disponible depuis de nombreuses années. Les éditions Atrabile sont incroyablement fières et heureuses de pouvoir donner une nouvelle vie à ce livre qui mérite d’être lu et relu. Le personnage central en est un auteur de manga, intègre et jusqu’au-boutiste, qui refuse les compromis et les travaux de commande; face aux vicissitudes de l’existence, il semble décidé à faire de sa vie une étrange ode à l’échec, en vendant des cailloux piochés dans la rivière, dont personne ne semble vouloir. Lentement mais sûrement, il se met lui-même au ban d’une société qui ne l’intéresse plus, comme un laissé-pour-compte volontaire. Ne répondant que mollement aux injonctions répétées de sa femme, qui le conjure de trouver une solution à leur situation et donner enfin une vie digne à sa petite famille, cet «homme sans talent» persévère, bricole et s’enfonce lentement dans la précarité et une certaine misère sociale… Au fil des pages, Yoshiharu Tsuge transforme ce ratage annoncé en un poème lancinant, un véritable éloge de la fuite et une belle invitation à célébrer l’immanence des choses, le tout porté par une touche d’humour et d’ironie salvatrice. Figure emblématique du manga d’auteur, malgré tout peu connu chez nous, Yoshiharu Tsuge est un des auteurs les plus respectés, révérés et étudiés au Japon.
L’Homme sans talent, dans sa précédente édition, avait été nommé en 2005 au 32e Festival d’Angoulême pour le prix du Meilleur album de l’année; il avait également remporté un succès aussi bien public que critique. Pas loin de quinze ans après sa première apparition chez nous, gageons que ce titre mythique devrait à nouveau conquérir bien des lecteurs…
Traduction de Kaoru Sekizumi et Frédéric Boilet.
Adaptation graphique de Frédéric Boilet.
Préface de Stéphane Beaujean et Léopold Dahan.


Critique de Comixtrip:

https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/l ... ns-talent/

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La critique d'Au Rayon Mangas qui passe à coté d'une chose essentielle qui est que l'auteur nous parle de lui à travers son personnage, qu'il montre y compris sous des aspects semblant pathétiques mais en fait c'est plus une sorte d'auto-ironie mêlée au fait que ça représente sa vision profonde de la vie, car il préfère la marge de la société, être un évaporé, il y aspire tout en en voyant les limites notamment en terme d'exclusion sociale rendant difficile la survie économique et en particulier pénalisant sa famille en raison de ses désirs personnels de liberté.



Voilà la vidéo de Welcome to nebalia que je dois écouter pour voir s'il fait mieux que la précédente qui dit certains trucs intéressants mais passe à coté de trucs majeurs.

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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar phoenlx » lun. juin 15, 2020 3:11 pm

ah oui il me semblait bien avoir écouté une vidéo sur ce manga c'était welcome to nebalia, ça a l'air sympa

du coup je viens d'écouter les deux vidéos, je préfère celle de welcome to nebalia pour ma part aussi, plus complète, mettant davantage l'accent sur le lien avec l'auteur. Et aussi je trouve, moins.. "moralisatrice", car dans son commentaire Au Rayon Mangas semble qualifier cet homme avant tout d'égoïste, d'absurde (ne voulant pas céder au fait de faire des mangas "de commande" pour les besoins vitaux de sa famille, ce qui certes, est critiquable en soi) mais d'un autre côté et comme le souligne davantage l'autre youtubeur je trouve, il y a quelque chose de sans doute noble (en tout cas moi je le trouve) à vouloir s'accrocher à un certain passé (ça me rappelle certains mots de zemmour sur le conservatisme en lesquels je me reconnait "c'est beau, l'idée de conserver", qu'on retrouve dans le terme "conservateur" ...
Je crois que j'ai d'emblée une petite empathie pour ce personnage inscrit dans ce Japon qui évolue, auxquels certains comme lui s'attachent (mais qui n'est sans doute pas propre qu'au Japon). L'idée de ne pas vouloir "se vendre" au plus offrant, de faire des mangas qui ont une saveur plus artistique, plus d'auteur, a quelque chose de beau.
bref, après je ne connais pas les détails, tu pourras sans doute nous en dire plus, notamment sur le côté absurde et humoristique "noir" :mrgreen:

merci pour ce topic, ça donne envie de se plonger dedans.
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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar Meleor » lun. juin 15, 2020 8:15 pm

Oui il juge trop le perso Au Rayon Mangas alors que l'auteur pas vraiment comme il parle de lui même si le manga termine par le héros qui parle de deux autres en disant que c'est vraiment des couillons alors qu'en fait il est comme eux mais s'en rend pas compte! :lol:

Il veut pas faire d'oeuvres de commande mais en même temps il veut pas non plus démarcher des revues d'auteur en prétextant que s'il le fait tout le monde se dira qu'il a plus de commandes et que donc il sera fini donc en fait il cherche des excuses car lui il veut s'évaporer, le dernier chapitre s'appelle la Fugue. Il veut partir dans son Monde.

En fait le dernier chapitre il parle d'un vieux poète de l'Ere Meiji qui s'est évaporé et comme quoi La Progression de la Civilisation de l'Ere Meiji il en avait rien à carrer. Et dans Les Fleurs Rouges autre livre il était fasciné par les petits villages perdus l'auteur, par contre son héros lui s'accroche pas au passé du Japon, il veut juste disparaitre, qu'on l'oublie et se mettre en dehors de la société.

Comme dit un autre personnage se mettre hors de la société fait qu'on attend plus rien de toi et qu'on est libre! Oui en fait j'ai de l'empathie pour ces persos je comprends bien comment ils pensent même si le perso principal fait mine de pas comprendre son attitude, d'où le couillons qu'il sort à la fin! :lol:

Comme humour il y a toute l'ironie qui ressort à l'encontre de son héros comme son fils qui lui demande: "Dis papa c'est quoi une larve?
-Une béte ridicule et inutile! Pourquoi?
-Maman arrête pas de dire que Papa est une larve.
-Oui c'est ça une larve c'est comme ton père!" :lol:

Et certains chapitres finissent souvent avec son fils qui vient et dit: "Papa je suis venu te chercher!"

Comme la fois ou il était avec la femme du prof de pierres, on l'avait prévenu qu'elle était nymphomane et comme par hasard elle s'était amenée pour lui dire "si on allait boire un verre à ce motel" et là le fils viens et dit "papa je suis venu te chercher!" et la femme se barre furieuse! :lol:

La femme du prof de pierres nous raconte l'assistant de ce dernier il l'avait trouvée dans un petit village perdu, elle était déjà mariée et il l'avait ramenée avec elle. On lui demande "et le mari il est devenu quoi?'

"Le mari c'était mouahhhhhhhhhh!" :pleure: :pleure: :pleure: :pleure:


Une autre fois il était avec un pote vendeur d'oiseaux, ils faisaient tout un laïus sur l'attrait des japonais pour les oiseaux occidentaux comme quoi les puristes préfèrent les oiseaux japonais plus subtils, moins clinquants! Le héros dit 'oui c'est sur, le monde ne pourra être sauvé que par les philosophies traditionnelles orientales!" et sur ce la femme du vendeur d'oiseaux pète un coup! :transpire: :lol:

Ensuite ils parlaient d'un dresseur d'oiseaux qui capturait les oiseaux dans la nature juste en les attirant à lui car il était en osmose avec eux. Un jour le vendeur d'oiseau l'a aperçu au bord d'une falaise, on aurait dit un oiseau et le héros lui demande "Il s'est pas envolé quand-même?

-Si je te jure il s'est mis à voler et je lui ait crié vole, vole, emmène moi avec toi"

Sur ce la femme arrive et gueule " Tu vas arrêter de sortir tes conneries, on l'a retrouvé fracassé, crevé en bas de la falaise ton type et les flics t'ont emmerdé pendant une semaine!" :shock: :transpire: :PTDR:

Et à la fin du chapitre le héros s'approche du bord de la falaise et saute mais se rattrape de justesse car son fils arrive en disant: "Papa je suis venu te chercher!" :transpire: En sachant que l'auteur a fait une tentative de suicide il parle un peu de lui de façon ironique très noire là sans doute. :shock: :mrgreen: :transpire:

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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar phoenlx » lun. juin 15, 2020 8:23 pm

Meleor a écrit :Comme dit un autre personnage se mettre hors de la société fait qu'on attend plus rien de toi et qu'on est libre! Oui en fait j'ai de l'empathie pour ces persos je comprends bien comment ils pensent

moi aussi de plus en plus, si ça peut te rassurer :lol: Là j'aurais une de ces envies de sortir de tout ce bordel, mais sortir radicalement, pour aller où par contre je ne sais pas. D'ailleurs ce profil d'artiste me fait penser un peu à Oshii aussi (que j'étudie pas mal en ce moment, et je ne peux nier ressentir pas mal de liens de compréhension avec lui aussi, bon même si c'est pas aussi extrême je pense, d'autant que lui continue à produire des oeuvres, et j'espère qu'il ne s'arrêtera pas :mrgreen: )

Ton manga a l'air très sympa. c'est ça que je trouve cool dans le gekiga en ce moment, c'est pas comme dans les shonen et autre où il y a souvent de l'épique de la magie (ce qui peut être chouette aussi on ne va pas se mentir cf saint seiya et tout ce que ça procure) mais ça fait du bien de revenir parfois à des histoires plus humaines, avec un trait plus réaliste, et un parfum de culture traditionnelle japonaise ; moi j'aime bien en lisant des mangas que souvent ça sente un peu le japon, ses paysages, ses traditions
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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar Scarabéaware » lun. juin 15, 2020 9:26 pm

Y a effectivement de quoi préférer la critique de Nebalia, après quand même il inflige ce mode de vie à sa femme et son enfant, là dessus on a de quoi tiquer un peu malgré tout. Il aurait pu les quitter pour accomplir tranquillement son choix de vie. Je vais pas dire que sa femme aurait pu le quitter, parce que visiblement l'Amour semble faire qu'elle est prête à le suivre dans sa vie marginale. C'est pénible parfois ce qu'on peut être prêt à faire par amour, par attachement, sans ça y aurait de quoi n'en avoir rien à foutre et se barrer en se tirant ailleurs ou en se faisant seppuku, au revoir et basta.

Enfin bref, dans tous les cas ça fait encore là un auteur intéressant à découvrir, par contre c'est dommage qu'il soit extrême à ce point à ne plus rien avoir produit depuis 1987, là c'est quand même bien radical lui. J'espère qu'il se retient pas non plus par principe. On peut toujours croiser les doigts qu'il planche de nouveau sur quelque chose, et ce serait peut être pas mal qu'il livre des impressions sur le cataclysme qu'on traverse actuellement tiens, il pourrait probablement donner une vision bien acerbe de son côté vu comme nous sommes entourés de guignols et que nos gouvernement font bien primer l'économie avant tout au détriment de nos vies :siffle:.

Enfin bon, à part ça oui y a de quoi en penser à Oshii en mode plus extrémiste de misanthropie et ça y a de quoi espérer que le révolutionnaire qu'il est continue encore un moment à manifester à travers ses œuvres.

phoenlx a écrit :
Meleor a écrit :Comme dit un autre personnage se mettre hors de la société fait qu'on attend plus rien de toi et qu'on est libre! Oui en fait j'ai de l'empathie pour ces persos je comprends bien comment ils pensent

moi aussi de plus en plus, si ça peut te rassurer :lol: Là j'aurais une de ces envies de sortir de tout ce bordel, mais sortir radicalement, pour aller où par contre je ne sais pas.


Y a de quoi se demander, à part dans un désert éloigné de tout et où personne ne risque de passer dans le coin, y a de quoi être en sécurité nul part à part en étant mort :siffle:.
Lao Tseu a dit il faut "couper la tête" de tous les esclaves pour leur faire "trouver la voie".

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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar phoenlx » mar. juin 16, 2020 9:15 am

C'est même plus seulement une question de sécurité à ce stade
en ce moment les humains me pompent l'air mais à un point :siffle: (cette période coronavirus m'aura rendu plus amer, misanthrope, cynique et sans doute replié sur moi que jamais, pour avoir vu un peu les réactions de tous les côtés aussi bien au niveau des hauts dirigeants que des médias que des gens "de la rue" y compris dans mon entourage proche (certains ! bon pas tous :siffle: ) mais aussi certains effets paradoxaux "positifs" de la situation qui montrent à quel point en temps normal, notre monde est quand même bien pourri par tout un tas d'attitudes, de comportements, de lobbies et j'en passe .. bref,
et concernant l'évolution de l'art, du cinéma, des mangas, vous savez aussi ce que j'en pense pour lire souvent mes discours ici (sans verser non plus dans le "c'était mieux avant" sans nuances, ou "tout est pourri maintenant", vous connaissez un peu ma position. et là ça nous fait rejoindre un peu le thème de ce récit (cf nos discussions sur les oeuvres dites "d'auteur" mais qui est un grand mot en soi, c'est pas non plus toujours si simple, et les oeuvres "populaires" qui peuvent aussi avoir beaucoup de saveur y compris des éléments "auteur")
Là où le personnage de ce récit (d'après ce que vous décrivez) est intéressant c'est qu'il nous ramène à ces réflexions, mais aussi et surtout à un contexte typiquement japonais (donc déjà singulier en soi : le pays, ses propres traditions, ses mangas, cette industrie particulière en soi, mais tout ça comme j'ai dis peut faire échos à beaucoup de choses)
après, je te rejoins (et vous rejoins tous les deux et "au rayon manga" mais juste en partie) car oui, même s'il est attaché à une manière de faire, il y a l'impératif de sa famille dont il aurait du tenir compte, et surtout, ne pas refuser par fierté (ou je ne sais quoi) certains boulots orientés "auteur"
en bref, il semble avoir aussi une sorte de fierté mal placée, une attitude un peu jusqu'au-boutiste qui n'est pas bonne :mrgreen:
bon il faudra que j'essaie de le lire si j'arrive à mettre la main dessus

ce genre de titres ne sont pas toujours faciles à trouver.
si vous avez de bons titres gekiga à conseiller je suis preneur (avant que Yoko arrive sur le forum je n'avais presque jamais entendu parler de ce thème, j'en étais surtout resté à la subdivision seinen / shonen / shojo) mais d'ailleurs, on n'a toujours pas répondu à ma question quand je demandais : est-ce que le gekiga est considéré comme un sous-genre du manga (au même titre que "seinen", "shojo") ou bien quelque chose encore un peu à part, qui n'est PAS du manga, mais une autre sorte de BD (car certains articles que j'avais lu semblaient aller dans ce sens ? comme s'il y a eu dans les années 60 une sorte de scission qui s'est à un moment opéré entre les auteurs de gekiga et les auteurs de manga (style tezuka et ses suivants) qui seraient en quelque sorte parti dans une autre voie, un tout autre esprit ?
pour moi dès lors que c'est une BD japonais avec ce genre de format qu'on connait tous, je me dis que c'est "manga" mais apparemment c'est pas si simple.
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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar yoko » mar. juin 16, 2020 10:33 am

Quel dommage que l'auteur se soit mis en reclus... Même si la dépression est quelque chose que l'on ne peut contrôler mais ça fait mal au cœur de voir des gens avec un si grand talent, gâcher un tel potentiel. Des auteurs de qualité, il n'y en a pas des masses. Et je suis d'accord, il n'aurait pas du faire partager ça à sa famille, c'est un peu égoïste...
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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar yoko » mar. juin 16, 2020 10:39 am

Un article intéressant sur l'auteur.

https://www.francetvinfo.fr/culture/bd/ ... 07015.html
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Re: L'Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge)

Messagepar Meleor » mar. juin 16, 2020 1:37 pm

phoenlx a écrit :moi aussi de plus en plus, si ça peut te rassurer :lol: Là j'aurais une de ces envies de sortir de tout ce bordel, mais sortir radicalement, pour aller où par contre je ne sais pas. D'ailleurs ce profil d'artiste me fait penser un peu à Oshii aussi (que j'étudie pas mal en ce moment, et je ne peux nier ressentir pas mal de liens de compréhension avec lui aussi, bon même si c'est pas aussi extrême je pense, d'autant que lui continue à produire des oeuvres, et j'espère qu'il ne s'arrêtera pas :mrgreen: )

Ton manga a l'air très sympa. c'est ça que je trouve cool dans le gekiga en ce moment, c'est pas comme dans les shonen et autre où il y a souvent de l'épique de la magie (ce qui peut être chouette aussi on ne va pas se mentir cf saint seiya et tout ce que ça procure) mais ça fait du bien de revenir parfois à des histoires plus humaines, avec un trait plus réaliste, et un parfum de culture traditionnelle japonaise ; moi j'aime bien en lisant des mangas que souvent ça sente un peu le japon, ses paysages, ses traditions


Oui un peu comme Oshii comme il pense de façon ambivalente aussi voyant aussi les limites de certaines de ses idées, un peu comme moi aussi et comme c'est décrit dans ce manga! :mrgreen:

Oui ce manga parle un peu de certaines traditions japonaises mais est pas mal ancré dans le monde actuel à la différence de son autre livre de lui que j'ai lu Les Fleurs Rouges des années 60 se passant dans des petits villages perdus du Japon.


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