Haïm Saban est né en Israel, très proche du chanteur Mike Brant (qu'il produisait alors), et du duo Shuki et Aviva (très connu dans les émissions de variété des années 70 pour leurs tubes en français, anglais, allemand), Saban s'est ensuite constitué un véritable empire de l'audiovisuel,
il a fait fortune aux Etats Unis et fait partie aujourd'hui des hommes les plus riches du monde, gros donateur du parti démocrate aux US (dont il est proche) et de personnes comme Bill et Hilary Clinton, Obama, Shimon Pérez ... son destin et sa success story sont incroyables, et de grands artistes talentueux se sont succédé dans son écurie, comme Lionel Leroy, Jacques Cardona, Nick Carr, Claude Vallois ..
Pour beaucoup plus de détails sur lui et sur le musicien Shuki Levy, je vous invite vivement à aller lire cet autre topic (beaucoup plus détaillé) sur leur carrière, et qui parle beaucoup de Noam aussi :
viewtopic.php?f=1237&t=35928
Le présent topic est un gros résumé sur Saban à travers un article de presse datant des années 2000 mais qui ne fait qu'effleurer ses multiples activités et l'importance énorme qu'il a eu sur la pop culture des années 80/90 (notamment musicale)
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Haim Saban est un nom particulièrement connu dans le milieu des dessins animés des années 80. Et pour cause !
C'est en jouant dans son groupe de rock dans les années 70 qu'il se découvre une âme de manager plutôt que musicien. Il arrive à Paris en 1975 et prend en main la carrière du chanteur Mike Brant, et commence à travailler avec celui qui deviendra son compère indissociable : Shuki Lévy. Lévy et Saban ne tardent pas à monter un studio d'enregistrements qui deviendra plus tard Saban International Paris.
Haïm Saban, le roi des médias
Inspecteur Gadget, Power Rangers, Spider Man... Les succès sont nombreux. Mais pour comprendre le poids économique du personnage, il faut se rendre à Los Angeles. Dans les beaux quartiers de Beverly Hills, au nord de la grande ville californienne un immeuble porte son nom. Un building de 24 étages et 1 200 employés sur lesquels il règne en maître : Haïm Saban est incontestablement le Roi des médias.
Il achète en gros des flopées de dessins animés, majoritairement japonais, et les revend au détail, pays par pays. Devenu l'un des plus gros marchands du monde, l'homme d'affaires ne néglige aucun détail : dialogues, animations, effets spéciaux... Saban passe tout en revue. Il faut traduire, doubler, refaire les bandes sons, supprimer les scènes jugées trop violentes.
Autre mission des studios : produire leurs propres créations. A savoir, des dessins animés voués à devenir des machines à succès : des programmes familiaux, simples et drôles, pour conquérir le monde.
Question de look
La réussite de Saban n'était pourtant pas jouée d'avance. De parents juifs et modestes, il naît le 15 octobre 1944. Il grandit jusqu'à l'âge de douze ans en Egypte, puis émigre avec sa famille en Israël, à Tel-Aviv. Mais c'est à Paris qu'il entame ses débuts professionnels. Au milieu des années 1970, un jeune homme en jean et sans le sou débarque. Il se lance dans la chanson et crée un petit label : Saban Records. Ancien bassiste du groupe israélien "Les lions de Juda", reconverti en manager, il décide de produire un petit garçon de 9 ans, Noam, repéré dans un mariage.
Le premier morceau est un grand succès mais ne suffit pas à le faire accepter dans le milieu du show-biz. "Saban n'avait pas la classe attendue dans ce métier. Il se faisait remarquer et les gens ne l'appréciaient pas beaucoup", raconte Jacqueline Tordjman, sa collaboratrice de l'époque. Pour séduire l'industrie du disque, il va suivre les conseils de son élégante adjointe : il refait sa garde-robe, adopte des styles plus en vue et rencontre les gens du moment. La suite est digne d'une de ses séries : le téléphone sonne, l'éditeur Michel Berger cherche un jeune garçon pour interpréter le générique d'un dessin animé japonais. L'homme d'affaires hésite puis accepte. Noam, son jeune protégé, interprétera la chanson qui deviendra culte : le thème de Goldorak.
3,5 millions d'exemplaires du disque plus tard, la vie de Haïm Saban est bouleversée. Il a pris tous les risques pour cette chanson en laquelle aucun distributeur ne croyait. Les bénéfices sont énormes, sa carrière est lancée. Les disques d'or s'enchaînent, et avec eux, les succès. Saban produit des génériques de dessins animés et de séries telles que Starsky et Hutch, et remporte trois prix d'Eurovision. Au milieu des années 1980 il est déjà un roi de la variété et des séries télévisées en France. Cela ne lui suffit pas. A 40 ans, il décide de tenter sa chance en Amérique et choisit Hollywood pour poursuivre la saga.
Son nouveau défi : importer les Power Rangers. Ces cinq adolescents dotés de supers pouvoirs vont le propulser au-delà de toute attente. Le succès est phénoménal et ne s'arrête pas là. En 1995, Saban s'associe avec Rupert Murdoch pour lancer la chaîne pour enfants Fox Kids. Il devient le "Sphynx de Hollywood", en référence à ses origines égyptiennes.
Un producteur engagé
Le 23 juillet 2001, Haïm Saban et News Corporation annoncent vouloir vendre la société Fox Family Worldwide à Disney pour 5,3 milliards de dollars. En trois mois, la vente est finalisée, et le groupe, rebaptisé Buena Vista Studios Entertainment. Saban International devient Disney-ABC International Television : une transaction qui lui rapporte 1,5 milliard de dollars et finit de faire sa fortune.
Saban est aussi connu pour être un proche de Bill Clinton. Il verse, à l'époque, des millions de dollars au parti démocrate américain. Il multiplie aussi les opérations politiques, telle la création d'un centre de recherche pour la paix au Moyen-Orient qui s'emploie à promouvoir le dialogue politique entre Israël et les Etats-Unis. Il fonde en 2004, le Forum Saban et en confie la direction à Martin S. Indyk, ancien ambassadeur américain à Tel-Aviv. La sixième édition qui s'est tenue mi-novembre dernier à Jérusalem, a vu se réunir, entre autres personnalités, l'ancien président américain Bill Clinton, le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, le sous-secrétaire d'Etat James Steinberg et les sénateurs Joe Lieberman et Lindsey Graham. Une importante délégation américaine qui a pu rencontrer le Premier ministre Binyamin Netanyahou, le ministre de la Défense Ehoud Barak, la chef de file de Kadima, Tzipi Livni, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, ainsi que l'ancien Premier ministre Ehoud Olmert.
Au programme : stratégies internationales, menace iranienne, négociations avec la Syrie et processus de paix israélo-palestinien. Dans un contexte diplomatique "critique", comme le souligne leur fondateur, les conférences gagnent en importance. Saban espère ainsi fournir des analyses politiques et des discours favorables à Israël. Son engagement est fort et il ne craint pas de l'exprimer. Il revendique son amour pour l'Etat juif : "une passion", assure-t-il volontiers.
Sa vie à Los Angeles reste rythmée par celle de Jérusalem. Saban fait évoluer ses positions politiques avec la situation internationale. Originellement de gauche, il reconnaît être poussé vers Lieberman lorsqu'il est question des problèmes sécuritaires. Homme de dialogue, Saban ne rejette pas des discussions avec le Hamas "si eux sont prêts à parler" et un accord de paix avec la Syrie, "bien que déraciner les populations juives du Golan soit déchirant". "Je pense que le résultat final avec les Syriens peut valoir un effort suprême", déclare-t-il, "Mais seulement si les résultats nous assurent la neutralisation complète du Hezbollah et la fin de tout lien avec l'Iran."
"Quand je vois Ahmadinejad, je vois Hitler"
Mais ce que Haïm Saban redoute en particulier, ce sont les projets de la République islamique, dont les motivations valent largement celles des nazis, estime-t-il. "Nous ne pouvons permettre de laisser l'arme nucléaire entre les mains d'un Etat qui prône l'anéantissement d'Israël."
Devant ces positions clairement sionistes, il est aisé de comprendre les réactions du monde arabe à l'annonce des négociations entre Saban et l'émir du Qatar.
A l'origine de la rumeur : un journal indépendant égyptien, Al-Masrin. Le producteur israélo-américain aurait lancé une offre par l'intermédiaire d'un homme d'affaires égyptien à l'attention de l'émir du Qatar, propriétaire d'Al-Jazeera. La chaîne, malgré sa renommée, serait confrontée à de sérieux problèmes financiers dus à la crise mondiale. La nouvelle est plausible : en 2003, déjà, des négociations avaient été entamées sans qu'aucune suite ne soit constatée. De nombreux médias véhiculent alors l'information et déclenchent la fureur du monde arabe : lobbyistes palestiniens et arabes entreprennent dès lors de faire échouer la transaction.
Haïm Saban.
Photo: DR , JPost
La station qatarie aussi qualifiée de "CNN arabe" est reconnue comme étant affiliée à l'Islam radical. Particulièrement appréciée en Iran, en Syrie, et auprès du Hamas et du Hezbollah, elle regroupait 35 à 40 millions de téléspectateurs quotidiens dans le monde en 2008. "Ne touchez jamais à Al-Jazeera, car elle est l'arme destructrice des Arabes", avait prévenu Yasser Arafat. Reste à voir si Haïm Saban se conformera à cet avertissement.
( source : Jerusalem Post



