Markus Heitz : Dwarves

Les univers médiévaux-fantastiques et de fantasy hors récits de Tolkien :
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Aries Phoenix
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Markus Heitz : Dwarves

Messagepar Aries Phoenix » mar. déc. 03, 2019 3:18 pm

Voici un topic qui devrait plaire à nos nains de service :D

Markus Heitz ; Dwarves

C'est pas mal. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est divertissant et bien écrit.
Suite quand j'aurai été cherché les gosses, musique, devoirs, bains, etc... :roll:

Bon, j'ai corrigé, c'est Markus Heitz et Dwarves. Une faute de ma part due à l'inattention du moment.

Biographie :
Il obtient son Abitur à l'école catholique privée Johanneum de Hombourg en 1991 puis il effectue son service militaire à Bexbach. Il étudie ensuite la philologie germanique et l’histoire jusqu'en 2000. Après cela, il travaille comme journaliste indépendant pour le Saarbrücker Zeitung.

En 2003, il reçoit le Prix du fantastique allemand (Deutschen Phantastik-Preis ) pour son roman Les Temps sombres - Ombre sur Ulldart (Die Dunkle Zeit – Schatten über Ulldart) dans la catégorie « meilleur premier roman national ». Il acquiert une renommée internationale lors de la parution de sa série Les Nains (Die Zwerge)

Il est copropriétaire d'un pub irlandais à Deux-Ponts et vit à Hambourg, en Allemagne.

Récompenses

Deutscher Phantastik Preis :

2003: Le meilleur premier roman pour Die Dunkle Zeit – Schatten über Ulldart
2005: Le meilleur roman national pour Der Krieg der Zwerge (Les nains : tome 2, lame de feu)
2006: Le meilleur roman national pour Die Rache der Zwerge (La guerre des nains : tome 1, le secret de l’eau noire)
2007: Le meilleur roman national pour Die Mächte des Feuers
2007: La meilleure série pour Ulldart – Zeit des Neuen
2007: Le meilleur site internet pour http://www.mahet.de

Wikipedia

Il s'agit donc d'un bon écrivain, je n'ai malheureusement que la traduction anglaise, l'allemand n'étant pas dans mes cordes.

Bibliographie
Série Ulldart: Les Temps sombres
Ombre sur Ulldart (Schatten über Ulldart). Éditeur: Piper-Verlag, 2002.
L'Ordre des épées (Der Orden der Schwerter). Éditeur: Piper-Verlag, 2002.
Le Signe du dieu sombre (Das Zeichen des dunklen Gottes). Éditeur: Piper-Verlag, août 2002.
Sous les yeux de Tzulan (Unter den Augen Tzulans). Piper-Verlag, juillet 2003.
La Magie du souverain (Die Magie des Herrschers). Éditeur: Piper-Verlag, février 2005.
Les Sources du mal (Die Quellen des Bösen). Éditeur: Piper-Verlag, février 2005.
Série Ulldart: Die Zeit des Neuen
Trügerischer Friede. Éditeur: Piper-Verlag, juillet 2005.
Brennende Kontinente. Éditeur: Piper-Verlag, juin 2006.
Fatales Vermächtnis. Éditeur: Piper-Verlag, juillet 2007.
Série Les Nains
Les Nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2010 ((de) Die Zwerge, 2003), trad. Yannick Van Belleghem, 576 p. (ISBN 978-2-352-94419-5)
Le Passage de pierre, Milady, 2008, trad. Yannick Van Belleghem, 401 p. (ISBN 978-2-81120-001-5)
Lame de feu, Milady, 2008, trad. Yannick Van Belleghem, 414 p. (ISBN 978-2-811200-30-5)
La Guerre des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2011 ((de) Der Krieg der Zwerge, 2004), trad. Joël Falcoz et Yannick Van Belleghem, 600 p. (ISBN 978-2-35294-483-6)
Le Secret de l'eau noire, Milady, 2009, trad. Joël Falcoz, 384 p. (ISBN 978-2-81120-079-4)
Les Êtres de feu, Milady, 2009, trad. Joël Falcoz et Yannick Van Belleghem, 384 p. (ISBN 978-2-8112-0126-5)
La Revanche des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2012 ((de) Die Rache der Zwerge, 2005), trad. Joël Falcoz, 648 p. (ISBN 978-2-35294-614-4)
Le Diamant de discorde, Milady, 2010, trad. Joël Falcoz, 381 p. (ISBN 978-2-8112-0294-1)
L'Étoile de l'expiation, Milady, 2010, trad. Joël Falcoz, 355 p. (ISBN 978-2-8112-0356-6)
Le Destin des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2013 ((de) Das Schicksal der Zwerge, 2008), trad. Joël Falcoz, 504 p. (ISBN 978-2-35294-687-8)
Le Gouffre noir, Bragelonne, 2011, trad. Joël Falcoz, 336 p. (ISBN 978-2-35294-470-6)
Le Mage maudit, Bragelonne, 2011, trad. Joël Falcoz, 336 p. (ISBN 978-2-35294-474-4)
Le Triomphe des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2018 ((de) Der Triumph der Zwerge, 2015), trad. Joël Falcoz, 571 p. (ISBN 979-1028106737)
L'Enfant perdue, Bragelonne, 2016, trad. Joël Falcoz, 336 p. (ISBN 979-10-281-0115-2)
La Prophétie elfique, Bragelonne, 2017, trad. Joël Falcoz, 333 p. (ISBN 979-10-281-1197-7)
Série Die Legenden der Albae
Gerechter Zorn, Piper-Verlag, Avril 2009, (ISBN 978-3-492-70154-9).
Vernichtender Hass, Piper-Verlag, 2011, (ISBN 978-3-492-70197-6).
Dunkle Pfade, Piper-Verlag, Août 2012, (ISBN 978-3-492-70198-3).
Livre-jeu
En 2005, Heitz en collaboration avec l'éditeur Pegasus Press, a publié des livres-jeux qui étaient populaires dans les années 1980. Dans un livre-jeu, le lecteur agit en tant que héros du livre, en créant grâce à ses actions l'aventure. Il a écrit les deux premiers livres seul, mais par la suite, il a travaillé en collaboration avec Nicole Schumacher pour Die Sterne der Tiefen et avec Sonja Rüther pour Flucht aus Rogogard.

Markus Heitz : Die dritte Expedition. Pegasus Press, 2005.
Markus Heitz : Todesbote. Pegasus Press, 2006.
Markus Heitz et Nicole Schuhmacher : Die Sterne der Tiefen. Pegasus Press, 2006.
Markus Heitz et Sonja Rüther : Flucht aus Rogogard. Pegasus Press, 2007.
Univers Shadowrun
Markus Heitz écrit entre 2002 et 2005 un total de six romans et une nouvelle pour l'éditeur Heyne-Verlag, à propos du jeu de rôle Shadowrun.

TAKC 3000. Heyne-Verlag, 2002.
Gottes Engel. Heyne-Verlag, 2002.
Aeternitas. Heyne-Verlag, 2003.
Sturmvogel. Heyne-Verlag, 2004.
05:58. Heyne-Verlag, 2004.
Jede Wette. Heyne-Verlag, 2005.
Methanbolismus. Heyne-Verlag, 2004.
Et deux recueils Schattenjäger et Schattenläufer en rien liés aux six romans.

Schattenjäger 2006.
Schattenläufer 2007.


Les Nain
Résumé

Le Pays Sûr est une vaste contrée habitée par les Humains, les Elfes et les Nains. Ces derniers restent entre eux, dans leurs clans (maisons) respectives, et vivent dans la ceinture de montagnes qui borde le Pays Sûr afin de le protéger et prévenir toute menace venant de l'extérieur. Après des siècles d'échec, les créatures du dieu du mal, Tion, venus de l'Outre Pays, ayant exterminé les nains de la cinquième maison et pris le contrôle des portes septentrionales, menacent d'envahir le royaume. Le nain Tungdil Bolofar a été recueilli par le mage Lot-Ionan durant son enfance et n'a jamais rencontré d'autre nain de sa vie. Lors d'une mission confiée par le mage, il va croiser le chemin de deux nains, Boïndil et Boëndal, deux jumeaux de la Seconde maison, qui s’avéreront être envoyé par le Grand Roi des nains. Tungdil apprend qu'il est attendu par l'ensemble des maisons naines pour disputer le titre de Grand Roi. Ne connaissant ses semblables qu'au travers des nombreux livres qu'il a lus, c'est aux jumeaux de le former à la culture Naine. Les aventures de Tungdil commencent.

Tomes
Les Nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2010 ((de) Die Zwerge, 2003), trad. Yannick Van Belleghem, 576 p. (ISBN 978-2-352-94419-5)
La Guerre des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2011 ((de) Der Krieg der Zwerge, 2004), trad. Joël Falcoz et Yannick Van Belleghem, 600 p. (ISBN 978-2-35294-483-6)
La Revanche des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2012 ((de) Die Rache der Zwerge, 2005), trad. Joël Falcoz, 648 p. (ISBN 978-2-35294-614-4)
Le Destin des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2013 ((de) Das Schicksal der Zwerge, 2008), trad. Joël Falcoz, 504 p. (ISBN 978-2-35294-687-8)
Le Triomphe des nains - L'Intégrale, Bragelonne, 2018 ((de) Der Triumph der Zwerge, 2015), trad. Joël Falcoz, 571 p. (ISBN 979-1028106737)


Alors je n'ai lu que les deux premières parties, "Les Nains" et "La Guerre des Nains". Rien ne semblait annoncer une suite. :shock: A compléter, j'ai vraiment aimé le début...
On y retrouve donc de la fantasy efficace, une belle écriture, et un univers assez riche que pour justifier un résumé des personnages en fins de tomes :lol:
Je vais vous faire un topo des résumés, mais avant je poste les très belles illustrations des couvertures :
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Les Nains (The Dwarves)

Pendants de nombreux millénaires, les nains du Royaume Combattant ont défendu le portail de pierre à Girdlegard. De nombreux et variés ennemis se sont jetés sur le portail, et son morts en essayant de le traverser. Aucun homme ou bête n'a jamais réussi jusqu'à maintenant...
Abandonné étant enfant, Tungdil le forgeron travaille consciencieusement au pays de Ionandar, seul nain dans un royaume d'humains. Bien qu'il ne manque pas d'amis, Tungdil est très conscient de sa solitude - en effet, il n'a jamais ne serait-ce que posé les yeux sur un autre nain.
Mais tout cela est sur le point de changer.
Envoyé dans le vaste monde pour délivrer un message et rencontrer son peuple, le jeune orphelin se retrouve projeté dans une bataille pour laquelle il n'a pas été entraîné. Non seulement sa sécurité, mais aussi la vie de tout homme, femme et enfant de Girdlegard dépend de sa capacité à embrasser son héritage. Bien qu'il ait de nombreuses questions sans réponse, Tungdil est certain d'une chose : peu importe où il a été élevé, il est un vrai nain.
Et personne n'a jamais remis en question le courage des Nains.

La guerre des Nains (The War of he Dwarves)

Les nains sont partis en guerre et ont remporté la victoire. Mais en-dehors du royaume, des forces obscures sont en marche...
Une armée secrète d'orcs, rendus immortels par le pouvoir caché de l'Eau Noire, marche maintenant vers Girdlegard, pour déchaîner sa furie sur le royaume. Plus tôt qu'ils ne le réalisent, Tungdil et ses camarades devront rassembler tout leur courage pour batailler contre cette horde avide de sang.
Mais les orcs ne sont pas la seule menace. Un indicible nouveau pouvoir grandit et menace l'existence des nains. Cependant, les deux ennemis ont oublié une vérité très importante : un nain n'est jamais aussi dangereux que quand l'oblitération totale semble inévitable...

Voilà, je vous conseille vivement cette aventure aux côté du nouveau roi des nains, Tungdil Goldhand (nom hérité de son épreuve pour devenir roi).
Vous y trouverez une glorification de cette race tant appréciée de certains ( :mrgreen: ) et des batailles épiques. Ce n'est pas un bestseller qui a gagné des prix nationaux pour rien, ça en vaut vraiment la peine :D
Modifié en dernier par Aries Phoenix le mer. déc. 04, 2019 1:03 pm, modifié 10 fois.
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Re: Marcus Heist : Dwarfs

Messagepar Bombur » mar. déc. 03, 2019 4:03 pm

Ah oui, j'avoue que pour le moment on cerne tout de suite bien le bazar :lol: .

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Re: Marcus Heist : Dwarfs

Messagepar Náin » mar. déc. 03, 2019 6:04 pm

Bombur a écrit :Ah oui, j'avoue que pour le moment on cerne tout de suite bien le bazar :lol: .

:rire:

Suite quand j'aurai été cherché les gosses, musique, devoirs, bains, etc..


on attend alors parce que pour le moment la pub est un peu maigre :mdr:
Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Galadriel
Puisqu'ils ne sont pas blancs, ils sont forcément méchants ! Pocahontas
Et savez-vous ce que le nain réponds à cela ? : Ishkhaqwi ai durugnul !
I am a dwarf and i'm digging a hole, diggy diggy hole, diggy diggy hole !

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Re: Markus Heist : Dwarves

Messagepar Aries Phoenix » mer. déc. 04, 2019 11:39 am

Je sais, j'adore être explicite et vendre mes œuvres avec des digressions ô combien intéressantes :tire-langue:
Mais là j'ai été pris par le temps, j'avais une urgence...
J'ai déjà partiellement corrigé cette errance en postant un premier topo.
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Re: Markus Heitz : Dwarves

Messagepar Aries Phoenix » mer. déc. 04, 2019 1:07 pm

Et voilà, sujet bouclé. Si vous avez des commentaires (autres que sur la scolarité de ma fille :lol: ) ou des questions, n'hésitez pas ! :D
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Re: Markus Heitz : Dwarves

Messagepar Bombur » mer. déc. 04, 2019 3:36 pm

Ah mais oui, c'est le truc qui avait été adapté en jeu vidéo ! J'avais regardé (mais pas fini) un let's play, c'était sympa.

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Re: Markus Heitz : Dwarves

Messagepar Aries Phoenix » mer. déc. 04, 2019 4:23 pm

Un article Game-Focus.

J'ai toujours eu une affection pour la race des nains. Ils constituent un élément indispensable dans toute œuvre de fantasy qui se respecte. Gimli (Le Seigneur des Anneaux), Muradin (Warcraft 3) ou encore Korgan (Baldur's Gate 2) sont autant d'exemples de la représentation moderne de cette race : fiers, barbus, habiles avec la technologie et adeptes de la boisson. Mais s'ils sont partout, ils ont également tendance à ne jamais être les éléments centraux des récits et font souvent figures de personnages secondaires ou de ressorts comiques. Cette malédiction prend fin en 2002 avec l'auteur allemand Markus Heitz et ses romans fantasy centrés sur la race des nains. The Dwarves est l'adaptation vidéoludique du premier de ses romans.

Vous incarnez Tungdil, un jeune nain élevé parmi les humains par le mage Lot-Ionan. Celui-ci le chargera de livrer des objets magiques à un de ses anciens élèves. Sur la route, il apprendra que le royaume fait face à une invasion d'orcs avec à leur tête des Albes, sortes d'elfes maléfiques au teint d'albâtre. Si vous êtes familier avec la le fantastique, vous serez ici en terrain connu. Adaptation littéraire oblige, l'univers mis en place est riche et cohérent et met en scène des personnages hauts en couleur avec des personnalités bien trempées.

Le jeu est d'ailleurs très bavard et chaque point d'intérêt est l'occasion pour les personnages ou la narratrice de s'exprimer. Fort heureusement, les doublages sont nombreux et d'excellentes factures tout au long du jeu. L'immersion est encore favorisée par une bande originale envoûtante de Benny Oschmann qui donne un souffle épique aux moments forts de notre aventure.

De plus, les graphismes sont d'excellentes factures avec des modèles de personnages très bien travaillés avec un léger effet arrondis qui sied bien à l'univers. L'animation, quoiqu'un peu hachée par moment, fait le boulot et donne vie admirablement aux protagonistes.

Tout cette immersion est gâchée par une localisation française erratique. Tous les textes sont intégralement traduits mais régulièrement des pans entiers du textes ne s'affichent pas rendant la compréhension hasardeuse. De plus, des erreurs de traduction liées au contexte et des textes coupés dans les menus émaillent le jeu prouvant que la localisation n'a pas été correctement testée.

Le gameplay du jeu se divise en deux. D'un côté les déplacements sur la carte du monde où l'on doit mouvoir notre héros de point en point comme sur un échiquier. Il sera possible d'effectuer des quêtes secondaires représentées par des points d'interrogation sur la carte. Celles-ci prennent la forme de Livres dont vous êtes le héros avec des choix à faire parmi plusieurs propositions menant à des résolutions pacifiques ou à des combats.

Les combats justement. Vous devrez choisir parmi 4 compagnons pour finalement les lâcher dans des arènes remplis d'orcs, morts-vivant ou autres joyeusetés en surnombre. Vous les dirigez à la manière de n'importe quel RTS à la différence près qu'ils attaquent automatiquement lorsqu'ils sont proche d'un ennemi. Il vous incombe seulement de gérer leurs déplacements et leurs attaques spéciales. Les objectifs varient de "se rendre à la sortie" à " sauver les villageois" ou "abattre tel ennemi". La particularité du système de combat est que chaque unité a sa propre masse et son propre volume et qu'elles interagissent entre elles. Cela signifie que si votre groupe tente de passer à travers une horde d'orcs en poussant le premier rang d'ennemis, ceux derrière seront impactés et ainsi de suite. Couplé à un set de compétences au nombre de 3 pour chaque personnages permettant à l'envie de sauter et d'étourdir un groupe d'ennemis ou encore des attaques permettant de repousser des assaillants sur une large zone, ces combats promettaient d'être stratégiques et passionnant. En théorie.

Car en pratique les joutes accumulent les ratés. Les déplacements et les zones d'effets des coups spéciaux sont poussifs et imprécis, l'intelligence artificielle de nos compagnons et des ennemis est complètement aléatoire et la caméra empêche toute visibilité. En effet cette dernière n'est pas libre et est reliée au personnage que vous contrôlez et dès que l'on combat proche d'un pan de falaise ou dans un lieu semi-clos, la visibilité n'est plus garantie. Rajoutez un effet "patinoire" lié au système physique et des baisses de framerate constantes et vous avez des combats qui sont une vraie plaie à parcourir.

Tout cela ne serait pas si grave si la dimension jeu de rôle était réussie. Et c'est là que l'on ressent le plus le poids de la licence. On sent en effet que l'on a aucune prise sur les personnages (notre personnage Tungdil en tête qui a sa propre personnalité) et que nos choix n'ont pas vraiment d'importances mis à part dans les quêtes secondaires qui sont d'ailleurs très bien écrites même si elles manquent d'enjeu. On sent d'ailleurs que ces dernières ont été rajoutées pour donner l'illusion de pouvoir influencer le monde que l'on visite et faire du remplissage. Un exemple frappant est ce moment où un de nos compagnons nous trahis et nous fait assassiner un autre personnage qu'on aura tenté de sauver pendant plusieurs missions. Au final, ce personnage mourra peu importe nos choix et le responsable ne pourra pas être puni et continuera à combattre à nos côtés.

Le système d'évolution et de compétences est également très sommaire avec le choix entre 2 compétences tous les 2 niveaux jusqu'à un maximum de 10 niveaux. L'inventaire est réduit à sa plus simple expression avec aucune gestion de l'équipement et juste un objet à attribuer à chaque joueur au début d'un combat.

L'origine littéraire du jeu est donc à la fois sa plus grande faiblesse et sa plus grande force. Sa force car les personnages, l'univers et l'intrigue sont bien écrits et se laissent suivre agréablement malgré un dénouement qui arrive trop rapidement au bout d'une dizaine d'heures sans trop forcer et une localisation française baclée. C'est aussi sa plus grande faiblesse car à aucun moment le joueur ne peut influer sur l'intrigue ou sur les personnages. On juste l'impression de suivre les rails d'une histoire très linéaire dans un faux monde ouvert désespérément vide. Cela n'est pas un défaut en soi car l'histoire est agréable mais elle est ici émaillée de séquences de combats poussives et ratées. Enfin, le prix de 50 $ n'est pas du tout justifié. Si vous voulez profiter de l'histoire, préférez les livres.


Un jeu passable donc, mais pas top. Evidemment comme le dit le rédacteur de l'article, c'est tiré d'un roman donc forcément un peu linéaire si le gameplay ne s'affranchit pas trop de l'histoire... Dommage, ça aurait pu être bien avec un peu plus de travail sur les compétences, les combats, et l'équipement.
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