Barton Fink (de Joel et Ethan Coen)

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Barton Fink (de Joel et Ethan Coen)

Messagepar Scarabéaware » sam. juin 29, 2019 12:03 am

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Un topic d'un film des frères Coen qui n'avait toujours pas été fait, il devient temps qu'il ait droit au sien :mrgreen:. Barton Fink est le 4ème film des Frères Coen sorti en 1991, ils l'auront écrit durant une panne d'inspiration qu'ils ont eu lorsqu'ils s'occupaient du scénario de Miller's Crossing. Barton Fink a été ainsi écrit spécialement pour John Turturro qui tiens le rôle principal en duo avec John Goodman. Nous retrouvons aussi au casting Steve Buscemi pour un petit rôle.

Synopsis :

En 1941, Barton Fink est un auteur de pièces de théâtre tourmenté, depuis peu encensé par la critique à New York. Son agent le pousse à tenter sa chance à Hollywood comme scénariste sous contrat pour un studio, Capitol Pictures. Les épreuves s'accumulent : hôtel miteux, manque d'inspiration, un patron exubérant, une idole alcoolique, un voisin encombrant...




Je viens de voir ce film des frères Coen, tout à fait excellent et ayant de quoi quelque peu troubler surtout sur la fin :mdr:. En tout cas c'est à nous offrir une vision quand au cinéma avec sa part de critique, j'aime assez ce que ça constitue avec cette atmosphère que nous en avons. L'histoire prend place en 1941, toutefois on pourrait très bien se croire de nos jours tellement le fait du producteur écrasant qui passe sa commande en bon esprit comptable qui veut que sa chose de scénariste lui livre son plat pour qu'il se fasse son pognon en ayant rien à foutre de la qualité. Il passe la pommade en vantant les mérites de sa nouvelle acquisition et vas-y occupe toi donc de ça, je te laisse pas le choix ô esclave, crève toi à la tâche pour moi, je veux pas que tu pondes quelque chose que je ne t'ai pas demandé :siffle:. Bref, ça nous plante bien cet envers du décors, ceci étant dit le scénariste en question n'est pas en reste dans le critiquable à avoir un peu la grosse tête. Le type produit des scénarios pour l'homme du peuple mais on le voit pas spécialement à l'écoute non plus, rien qu'avec son attitude face à un spécimen comme son voisin de chambre on peut prendre ça en compte :mrgreen:.

C'est vraiment de quoi montrer ce qui peut poser problème, faire une évocation quand à ce qui peut gangréner Hollywood même si ça n'empêche pas que des perles puissent naître mais au milieu de commandes pas forcément folichonnes. Et une histoire de catcheurs n'est pas forcément ce qui a de quoi le plus faire rêver lol. John Turturro est vraiment très bon à nous camper ce scénariste qui se retrouve propulsé à Hollywood et va devoir faire en sorte de sortir quelque chose sur ce qui lui a été demandé, se retrouvant face à la problématique et l'angoisse de la page blanche, pas forcément inspiré à première vue. Qui plus est il se retrouve logé dans un hôtel pas forcément réjouissant en soit, de quoi bien nous plonger dans une certaine solitude qu'il peut avoir même si celle-ci semble un peu rompue par son voisin joué par John Goodman avec qui ça a de quoi un peu prêter à sourire.

On est sur un rythme faisant qu'on prend bien le temps d'installer toute cette situation dans laquelle il se trouve avec les difficultés éprouvées, de la rencontre d'une idole mais pour mieux tomber de haut, bref, il se passe bien des choses et on peut évoquer aussi par rapport au personnage joué par Tony Shalhoub avec qui j'ai décidément été encore étonné de le voir dans un rôle faisant assez sérieux, en tout cas loin de son rôle bien connu de Monk, l'enquêteur avec son armada de TOC :mrgreen:. Deuxième fois que je le vois dans un film des frères Coen avec The Barber, et c'est vraiment pas mal de le voir dans des rôles de ce gout là. Enfin voila, puis à évoquer tout ça, on ne peut pas passer à côté des petites touches d'aspect antisémites dans ce contexte, avec les juifs se faisant traité de youpin et puis je crois qu'il y a de quoi ne pas oublier certains thèmes qui sont prononcés, venant dans du moment très étrange...

Et en parlant d'étrange, la fin a de quoi troubler quelque peu même si on se fait rapidement une idée de quoi il en ressort, du plongeon qu'à pu faire Barton Fink suite à sa propulsion par ici.
On termine de manière un peu tordu on va dire entre l'hôtel qui se met à flamber et la tournure que les choses prenne avec la fameux voisin joué par John Goodman, c'est de l'allure qui donne un sacré coup de chaud, pas idéal en période de canicule :lol:. Et puis poursuivre avec le producteur ayant acquis le grade de général c'est pas mal dans son genre aussi. On sent bien une déconnexion qui s'est produite, que les choses sont parties en vrilles pour le scénariste qui a du laisser dévier son imagination en étant confronté à un monde qu'il ne souhaitait pas trop fréquenté et qu'il ait à faire face à quelques déceptions :mrgreen:. De là on peut éventuellement mettre en doute l'existence de son voisin de chambre, mais par contre pour ce qui est de ce qu'il se produit dans sa chambre c'est quelque chose qui peut nous mettre la puce à l'oreille quand au fait qu'il a de quoi sombrer, ce papier qui se décolle et que ça suinte, y a comme un soucis qui s'exprime...Et puis avec la dernière scène on peut avoir de quoi songer qu'il s'est laissé complètement aspirer par le tableau qui attire son regard et provoque un certain effet chez lui, c'est le scénariste perdu dans sa miteuse chambre. Grand dans son domaine quand on le laisse tranquillement composer, tout petit quand il doit devenir l'objet permettant d'amasser un putain de pognon de dingue par commandes. Et là c'est le drame ou alors l'éventualité de s'en sortir pour parvenir à briller.
Enfin voila, c'est vraiment du bon petit truc de la part des frères Coen formant de son évocation, une bonne réalisation qui a de quoi laisser songeur par la manière dont ils nous amènent vers le final mais impeccable par ce que ça suggère.

phoenlx
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Re: Barton Fink (de Joel et Ethan Coen)

Messagepar phoenlx » sam. juin 29, 2019 12:33 am

très bon film !
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
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