The Impossible (de Juan Antonio Bayona)

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The Impossible (de Juan Antonio Bayona)

Messagepar itikar » ven. nov. 23, 2012 1:18 am

Film : The Impossible
Sortie : 21/11/2012
Realisateur : Juan Antonio Bayona
Pays : USA, Espagnol
Producteur : SND
Interpretes : Naomie Watts, Ewan Mc Gregor, Tom Holland
Genre : Drame familial et film catastrophe
Conseil : 4/5 si vous aimez ce genre de film
Notes Presse : 3,1/5
Notes Spectateurs : 4.1/5
Particularité : d'après une histoire vraie
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Vu en VOST le 22/11/2012

Affiche :

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Bande Annonce :




Histoire Officielle :

L’histoire d’une famille prise dans une des plus terribles catastrophes naturelles récentes. The Impossible raconte comment un couple et leurs enfants en vacances en Thaïlande sont séparés par le tsunami du 26 décembre 2004. Au milieu de centaines de milliers d’autres personnes, ils vont tenter de survivre et de se retrouver. D’après une histoire vraie.

Critique personnelle :

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Comme beaucoup fasciné par le fameux tsunami, j'ai voulu voir ce film en tout premier pour essayer d'imaginer ce qu'on pouvait vivre dans un tel drame.
A ce niveau là, on est plus que servi : le tsunami comme si on y était c'est ici et pas ailleurs (ou alors dans le tsunami bien sûr mais c'est certainement plus agréable de vivre ce genre d'expérience au cinéma sur un fauteuil confortable ... )
Les effets spéciaux sont efficaces à souhait, et servent une histoire familiale riche en émotion, et, américanisme oblige, riche en pathos.
Cependant, pour peu qu'on trouve le thème accrocheur, ce film a plus d'avantages que bon nombre de films du même genre.
D'abord, le réalisme, à la fois lors de la catastrophe, et lors de l'après-catastrophe. On sent bien ce pays (Thaïlande plage du Phu Ket) dévasté puis complètement dépassé par l'événement, tentant tant bien que mal de faire de son mieux. On a ici une description quasiment journalistique des faits. Ce qui aide à être immergé dans le film et dans le destin assez extraordinaire (et néanmoins véridique) d'une famille comme il y en a tant : 3 enfants et 2 parents tous s'aimant passionnément. les uns par les liens sacrés du mariage; les autres par les liens non moins sacrés de la filiation.
Au menu, tout le tralala habituel ... perdu de vue, blessure, drames atroces, espoirs et désespoirs, mort, chagrin, sensation d'abandon, errance, tentative amère de reconstruction, petites et grandes joies hélas souvent éphémères ... Et beaucoup de courage, d'abnégation voire même d'héroïsme ...
Rien de neuf, donc, mais un traitement vraiment peaufiné dans le moindre détail, par le réalisateur du fameux "L'orphelinat", avec un casting en béton armé dans une interpretation excellente et je pèse mes mots ! Rarement Naomie Watts a été si proche des oscars je crois ... Sa prestation de mère courage touche au grandiose, voire au christique ! A ses côtés, Ewan Mc Gregor est à peine moins bon, faisant un père de famille désabusé mais néanmoins pugnace tout à fait crédible.
Quant aux enfants, mention spéciale à l'ainé, qui interprète son rôle - pas simple - d'une façon proche de la perfection ...
Enfin la mise en scène est également séduisante et efficace, et bien sûr très viscérale, au sens proche du terme, la caméra suivant, voire même léchant chaque centimètre carré de la peau bien malmenée de Naomie Watts, se trainant gravement blessée dans la boue tant qu'elle le peut ... Cela a pour conséquence un certain sentiment de voyeurisme assez désagréable, ayant le mérite de mettre le spectateur dans le bain, c'est le cas de le dire.
Surtout le scénario est riche de rebondissement, et monte crescendo - à la fois dans le pathos et l'aboutissement de l'histoire.
On pourra sans doute reprocher un parti pris - un peu à la 2012 - exclusivement centré sur la famille héroïne de cette histoire, et bien moins sur le désastre lui-même, et surtout les autres victimes. Néanmoins, d'une part cela reste une famille ordinaire, Ewan Mc Gregor n'est certainement pas un chevalier Jedi, loin de là ... et Naomie lutte avec sa ténacité tant qu'elle le peut ... Bref, on est là et heureusement loin de la famille archi chanceuse de 2012 justement ... En fait, c'est une famille assez banale, frappée par un terrible destin comme des dizaines de milliers d'autres ce jour là ... Et, d'autre part, les préoccupations humanistes des membres de la famille - le gosse en tout premier - permet un élargissement bienvenue du sujet à quelque chose de bien plus vaste que juste un microcosme familial.
Bilan ... Est-on frappé par l'horreur ? Je dirais non, on la survole c'est tout. Par contre, on est frappé par toutes ces démonstrations de courage et d'espoir impressionnant, et aussi par la violence de certains vécus ... Et le duo de star est ma foi bien attachant aussi on espère avec eux comme dans tout le film qu'ils s'en sortent au mieux et ce jusqu'à ce qu'il en advient ...
Un film prenant et efficace.Pour peu qu'on aime le genre et qu'on ne va pas y chercher autre chose. Car, si oui, il devient alors décevant.
En conclusion, ce n'est pas un film particulièrement riche, mais très efficace dans sa richesse.
Une bonne surprise :jap:
Modifié en dernier par itikar le ven. nov. 23, 2012 11:35 am, modifié 1 fois.
Garçon.
"N'avez-vous donc point d'espoir ?" dit Finrod.
"Qu'est-ce que l'espoir ?" dit-elle. "Une attente du bien, qui, bien qu'incertaine, se fonde sur ce qui est connu ? Alors nous n'en avons pas."
"C'est là une chose que les Hommes appellent 'espoir'... "Amdir l'appelons-nous, 'expectation'. Mais il y a autre chose de plus profond. Estel l'appelons-nous.

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Re: The Impossible

Messagepar phoenlx » ven. nov. 23, 2012 9:56 am

Belle critique ( bien que je trouve que ce soit un peu tôt pour exploiter déjà cette catastrophe au cinéma ; Ceci dit, il y a sans doute de quoi faire de grands films tant pour le côté film catastrophe que les drames humains engendrés ) Naomi Watts est une très bonne actrice sinon et Ewan McGregor s'en sort toujours honorablement, je les imagine bien tous les deux dans ce rôle
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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Re: The Impossible

Messagepar phoenlx » mar. juil. 30, 2019 11:22 am

Bon du coup, je met ce liste sur ma liste à voir le plus vite possible :super:
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Re: The Impossible (de Juan Antonio Bayona)

Messagepar Scarabéaware » mar. juil. 30, 2019 2:03 pm

Pareil, faut que je m'en occupe aussi d'ici quelques temps de ce film de J.A Bayona nous renvoyant au Tsunami de 2004 en Thaïlande. Et déjà y avait de quoi être attiré par le fait qu'on a Naomi Watts au casting.
Bon puis on a Tom Holland, lui on aura certainement de quoi préférer le voir ici dans un rôle de petit garçon lambda loin d'être un super-héros plutôt qu'en Spider-Man :mrgreen:.

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Re: The Impossible (de Juan Antonio Bayona)

Messagepar phoenlx » dim. août 18, 2019 12:33 pm

Je l'ai visionné hier soir (quelques minutes après minuit, c'est marrant - cf un autre film du réalisateur - :lol: )

C'est un beau film, même si j'y mettrais des bémols. Tout d'abord, sur le concept même du film : J'ai toujours eu un peu .. de mal avec ces films qui retranscrivent des drames humains, des catastrophes (comme ici le Tsunami, ou le 11 septembre) peu après qu'ils soient advenus. Le film est sorti tout de même plusieurs années après, mais moi j'ai encore l'impression que c'était hier ce tsunami, le délai est court je trouve. J'avais zappé aussi le film sur le 11 septembre qui était sorti exactement pour la même raison.

Mais passons ceci, pour nous concentrer sur la critique du film en soi, est-ce qu'il est bien réalisé (à mon goût), est-ce qu'il fonctionne ?
Oui et non. Je trouve qu'il verse un peu trop dans le mélodramatique. Mon problème principal, c'étaient les acteurs.

Avec d'autres acteurs et peut-être une réalisation différente (musiques ? sans doute qu'elles sonnent trop mélodramatiques oui, mise en scène ? on va y venir) le film aurait pu fonctionner. Or je l'ai trouvé un peu convenu et finalement un peu trop dans le pathos, si j'ose dire.

Ayant carrément adoré A monster Calls (du même réalisateur, Juan Antonio Bayona, découvert récemment et qui était mon premier film du cinéaste) j'espérais beaucoup de ce film, The impossible, peut-être un peu trop, mais je n'ai pas ressenti le même degré émotionnel pour celui-ci.

J'avais notamment un peu de mal avec les acteurs enfants (dont Tom Holland au passage, dont je ne suis déjà pas fan dans les Spiderman, or là il incarne un rôle assez différent) mais aussi les autres enfants, et même Mc Gregor (que ceci dit je n'ai jamais trouvé transcendant comme acteur)
Ce n'est pas yper mauvais, pas mal joué, mais ce n'est pas une prestation d'acteur qui bouleverse, or vu le sujet traité et son importance, il aurait peut-être fallu viser plus haut. Je ne sais pas si ça vient uniquement du film donc.

La réalisation comporte aussi ses grands moments, même si j'ai trouvé que la scène du tsunami arrivait un peu trop tôt (je me serais attendu à au moins 10 minutes de plus de film AVANT la vague, histoire de nous mettre davantage dans l'ambiance de ce petit paradis qui allait bientôt s'écrouler, nous familiariser plus avec les protagoniste (pour augmenter l'effet attachement à eux), et aussi, histoire de souligner encore plus le contraste entre l'avant et l'après.

A part tout ceci, et cette musique un peu plate et mélodramatique, qui n'arrange rien, le film génère bien évidemment des émotions aussi.
Mais j'avais sans doute déjà vu trop de reportages sur cette catastrophe (et imaginé moi-même toute l'horreur que ça peut représenter) pour être disons, surpris par ce film or j'aurais aimé qu'il me surprenne, un peu plus. Il fait le minimum syndical, est-ce qu'il honore au moins les victimes de ce drame ? espérons (je n'en sais rien, elles-même pourraient répondre)

c'est bien d'en parler, pour le souvenir, pour les générations futures, et je vous partage ci-après une vidéo de Monsieur Bobine (qui est à l'inverse de moi dithyrambique envers le film) qui parle notamment de la perte de repères dans nos sociétés (ceci est très vrai, à l'instar de ce père avant la vague qui oublie de communiquer avec sa famille en se réfugiant le nez dans son smartphone, on connait tous ce genre d'attitudes :siffle: ) et du contraste engendré avec l'horreur de la situation vécue par les protagonistes APRES : les liens qui se resserrent entre eux, les moindres objets comme la canette qui prend de l'importance etc.

Dans sa vidéo (ci-après) monsieur Bobine nous fait aussi un petit parallèle ou plutôt, une opposition "philosophique" avec le cinéaste Terrence Malick et son Tree of Life (allusion qui m'a forcément parlé) et il évoque aussi une certaine symbolique par rapport à la scène de l'arbre qui selon lui évoque l'arbre de la kabbale Juive ou encore le symbole d'Yggdrasil. je vous laisse écouter, c'est très intéressant :



Au-delà de mes critiques et points négatifs évoqués, le film est intéressant, pour son parti pris réaliste, on est tout de même loin de ce qu'aurait pu faire un Emmerich par exemple (là je n'ose imaginer l'esprit du film) On sent chez Bayona l'envie de faire quelque chose de bien de son film, de montrer l'horreur comme elle était, et le titre du film prend tout son sens quand on le regarde, bien évidemment, notamment ce déroulé des évènements qui suivent un coup la père et l'un des fils (Tom Holland) et ensuite les autres, qu'on croit d'abord morts et perdus. Le courage de ces individus dans l'horreur (fut-il parfois un peu faiblement rendu par le jeu d'acteur un peu trop dans le pathos) impose le respect en soi (j'entends par là, celui des vraies familles touchées par ce drame) et le film veut aussi nous rappeler ceci, pour ne jamais oublier ; notamment notre toute petite place au regard de la nature qui nous écrase par ses sursauts d'humeur imprévisibles. Un film pour nous faire relativiser nos tracas plus "petits", un film qui vante les mérites du resserrement familial (et c'est plutôt heureux de nos jours) un film qui , comme le dit monsieur Bobine (et ce thème là me parle) trouve la grâce dans la souffrance et l'horreur, comme s'il n'y avait qu'ainsi que la part belle de l'humain pouvait émerger et être perceptible (mais j'ai peur que souvent, ce soit en effet le cas, des tas de témoignages semblables existent notamment sur certains actes nobles de victimes des camps nazis et autre) Nos société occidentales qui nous donnent (mais en apparence seulement) un peu tout ce que l'on veut, nous éloignent malheureusement de la beauté de la vie, de la contemplation d'un ciel étoilé (belle scène que celle-ci dans le film d'ailleurs, même si sur le fond, c'est un peu faux car la femme a l'air de dire qu'une grande partie de ces étoiles sont déjà éteintes, or les 8000 étoiles que l'on peut voir dans le ciel à l'oeil nu sont des étoiles proches du système solaire, donc situées à quelques centaines d'années lumières (ou milliers) au pire à part certaines super géantes rouges très brillantes éventuellement plus lointaines, or quelques milliers d'années lumières (équivalentes à quelques milliers d'années en temps de déplacement de la lumière jusqu'à nous) ce n'est RIEN à l'échelle de vie d'une étoile qui se mesure (même pour les plus courtes durées de vie) en millions d'années voire en milliards d'années.

Mais bon, c'est un détail, et en soi le symbole que cherche à nous faire comprendre le film est beau.
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Re: The Impossible (de Juan Antonio Bayona)

Messagepar Scarabéaware » dim. août 18, 2019 9:36 pm

T'aurais peut être mieux fait de voir l'Orphelinat plutôt que ce film avec le fait que de toute façon t'as ta gène face à de telles retranscriptions qui te font forcément un biais. Enfin bon malgré tout tu nous en ressors de bonnes impressions et qu'il fasse bien son office sur le fait que de tels évènements nous ramènent complètement vers l'essentiel avec le resserrement familial et tout, puis que ça nous remette à notre place face à la nature.

Sinon fallait pas forcément attendre d'être aussi conquis qu'avec A monster Calls vu que ça ne joue pas du tout dans la même catégorie, là c'est plus avec son premier film qu'il faut voir.

Autrement je verrai quand je m'occuperai de voir mais moi en ce qui concerne Tom Holland présent ici, je trouve que c'est probablement le genre de rôle auxquels il devrait se cantonner, un fils lambda comme ça en attendant de vieillir, surtout avec la carrure et le charisme d'huitre qu'il a :mdr:. Désolé pour ses fans comme Rinji mais bon voila :lol:.

Par contre je vois que tu nommes pas tellement Naomi Watts, c'est vraiment très très en dessous pour elle aussi ? :mdr:

Bon pis j'ai regardé un peu la vidéo de Mr Bobine, pas tout, ça je ferai quand j'aurai vu d'ici quelques temps :mrgreen:.

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Re: The Impossible (de Juan Antonio Bayona)

Messagepar phoenlx » lun. août 19, 2019 12:41 am

elle n'est pas mauvaise actrice dans ce film
mais c'est pas non plus un rôle transcendant j'ai trouvé. c'est loin de Mulholland drive, c'est pas le rôle que je lui préfère mais je dirais que c'est elle qui s'en sort sans doute le mieux dans ce rôle de blessée au bord de la mort qui lutte pour sa survie, les scènes avec elle sont plutôt fortes, autrement pour Tom Holland je ne suis pas très fan non plus mais d'autres acteurs m'ont paru assez moyens aussi. Tu me diras quand tu l'auras vu, j'ai lu que le film a été qualifié de "pornographie émotionnelle" c'est peut-être exagéré, mais ça manque de quelque chose, ça joue sur le pathos, si je devais lui mettre une note ce serait un 14, pas plus. De bonnes choses dedans mais je ne suis pas pleinement convaincu par la démonstration. ce qui n'enlève rien au drame évidemment, mais ça me renforce dans mon idée que faire des films hollywoodiens dès qu'il y a d'énormes drames comme ça ou le 11 septembre, ce n'est pas forcément une super idée, surtout si ça vient trop vite et que c'est mal préparé. on sent souvent qu'il y a surtout le prétexte cinématographique, exploiter une situation pour faire des entrées, en soi déjà ça me gêne mais ça me gênerait moins, si , au moins, on avait un film qui casse la baraque (comprenez : pas au sens emmerichien, mais je dirais ... au sens d'un vrai drame profondément bien réalisé, avec des effets de mise en scène subtils etc
J'ai trouvé ce film trop banal, trop dans le pathos. Malgré encore une fois de bonnes choses aussi dedans, des moments de grace, des moments de bon jeu d'acteur aussi, des moments bien filmés, des moments qui nous font bien réfléchir à notre place insignifiante face à la dureté de la nature. et le film donne aussi une (vague mais néanmoins meilleure que les médias) idée de ce qu'était ce drame pour ceux qui l'ont vécu in situe. les reportages n'ont fait essentellement que nous montrer des images aériennes ou prenant du recul, des témoignages (mais c'est pas exactement pareil car on doit imaginer les scènes) ou parfois des reportages sur place mais là on voit les gens blessés, morts près des routes etc, par moment c'est assez fort, j'avoue. Mais pas autant qu'il aurait fallu. J'ai du mal à déterminer si ce qui m'a le plus gêner c'est la toile de fond, ou la famille. je crois que la toile de fond est plutôt bien retranscrite, malgré deux trois acteurs secondaires que j'ai trouvé moyens aussi (comme l'asiatique qui s'occupe du gosse incarné par Holland à l'hopital) mais les membres de la famille principale, que ce soit Mc Gregor, ses gosses, je trouve qu'ils ne dégagent pas quelque chose d'assez fort pour donner son plein impact à ce film (qui l'aurait mérité vu la thématique)

Pour moi si je devais donner mon sentiment, je dirais qu'il y a peut-être eu erreur de casting. Voilà. Avec sans doute de bonnes idées et intentions derrière, mais erreurs de casting, et quand même aussi , réalisation bien mais sans plus ; Je ne voudrais pas non plus donner l'impression que c'est un mauvais film, il est un peu le cul entre deux chaises, et il est malaisé de le noter du fait de son thème, car on a envie aussi de se laisser influencer par le drame, si on est bon spectateur on se dit que toute tentative de rendre hommage aux victimes du tsunami est louable, et que ce film ne doit pas être critiqué. sauf que j'essaie de le juger en tant que cinéphile avant tout, mais si on est cinéphile, selon moi, on ne peut objectivement pas dire qu'il est excellent, mais sans doute pas ultra mauvais non plus. Il semble hésiter entre le film trop plat et commun, et le film qui marque les esprits. Vu le thème et le réalisateur je me serais attendu à ce qu'il impacte plus. Est-ce que Bayona ici a été un peu dépassé par le tsunami ? J'en sais rien, c'est aussi mon avis, assez subjectif, mais je ne suis pas convaincu, tu l'auras compris

Un peu déçu donc, par rapport à son autre film, mais j'essaierai de voir l'orphelinat.
Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains (Albert Einstein)
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