Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Rubrique consacrée à l'univers du petit sorcier de Poudlard Harry Potter ! Ici sont abordés non seulement les livres de J.K.Rowling mais aussi les adaptations en films ainsi que tous les spin off développant l'univers, les jeux, BD etc
Lunia
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Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar Lunia » mer. déc. 04, 2019 9:04 am

Voici deux articles de la Gazette du sorcier qui analysent ces deux sagas sur différents points sans faire de comparaison de supériorité, car comme ils le disent :"Vouloir les comparer pour en mettre un au dessus de l’autre est aussi pertinent que d’établir une relation de supériorité entre les glaces au chocolat et les glaces à la fraise".

J.K. Rowling et J.R.R. Tolkien : similitudes et différences - Part.1 : le personnage principal
28 mai 2018

Sur de nombreux sites, en particuliers ceux consacrés à la culture geek ou la fantasy, il est courant de trouver un article comparant la saga de J.K. Rowling et le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien (rarement son œuvre en général). Parfois cette comparaison se veut être comme un match visant à trouver une série supérieure, d’autres fois il s’agit d’un article au deuxième degré affirmant que Rowling a tout piqué à Tolkien. Certains enfin se contentent de lister les éléments communs aux deux univers (que ce soit un grand méchant qui se fait appeler Seigneur des Ténèbres, des araignées géantes ou simplement qu’il y ait des elfes et des gobelins dans les deux séries).

Certains éléments communs entre Rowling et Tolkien se retrouvent bien évidemment dans de nombreuses autres œuvres. Néanmoins, étant donné l’importance qu’ont ces deux sagas pour les fans du genre heroic-fantasy, il nous semble nécessaire d’établir les parallèles, des comparaisons, sans vouloir définir une supériorité de l’un par rapport à l’autre. Vouloir les comparer pour en mettre un au dessus de l’autre est aussi pertinent que d’établir une relation de supériorité entre les glaces au chocolat et les glaces à la fraise. Cela étant dit, intéressons-nous aux éléments les plus importants des deux sagas, en tâchant d’en définir les limites, ainsi que les différences qu’il peut y avoir.

Le but de ce dossier sera d’être le plus exhaustif possible, et surtout de mettre en évidence des similitudes et divergences qui ne sont que peu ou prou abordées dans ce genre d’articles. En effet, comme le montre la bibliographie, cet essai est loin d’être le premier à s’amuser à comparer les deux œuvres littéraires. Il a également l’ambition d’apporter des éléments et des similitudes rarement mises en avant dans les autres articles du genre.

Précisons avant de commencer que je me baserai uniquement sur les livres, et non les adaptations cinématographiques, qui apportent pour les deux sagas leur lot d’interprétations différentes des livres (surtout les films sur le Seigneur des Anneaux).

Mais assez de digressions, commençons par le commencement. Ce dossier comportera 5 parties (si tout se passe bien) dont voici un bref sommaire :
- partie 1 : le héros principal
- partie 2 : l’antagoniste principal
- partie 3 : les adjuvants du héros
- partie 4 : le cas Dumbledore/Gandalf
- partie 5 : les thèmes abordés
1. Le héros

Avant toute chose je tiens à préciser que pour cette analyse je vais considérer que Frodo est le héros du Seigneur des Anneaux, ce qui peut paraît évident pour certains, mais il faut savoir que ce sujet peut faire débat, plusieurs protagonistes pouvant se partager le titre de héros du livre (Aragorn ou Sam pour ne citer qu’eux).



Comme affirmé plus tôt, je vais tenter de ne pas enfoncer des portes ouvertes, sur un sujet qui a été abordé maintes fois. Je ne vais donc pas revenir sur le fait que Frodo, comme Harry, pourrait être qualifié d’anti-héros, dans le sens où ni l’un ni l’autre ne sont des montagnes de muscles ou de cerveau, et n’ont pas vraiment d’aptitude extraordinaires (enfin, dans une moindre mesure pour Harry, qui est quand même avantagé sur plusieurs points). L’un et l’autre se feront des amis fidèles qui feront une partie du boulot à leur place (ce qui est moins péjoratif que certains pourraient penser, car cela prouve l’importance d’être entouré, et qu’on ne peut pas sauver le monde tout seul). L’un et l’autre doivent fuir des hordes de méchants à leur recherche et s’infiltrer dans un territoire ennemi pour remplir une mission secrète orchestrée par un vieux barbu. Enfin, ce sont l’un et l’autre des pleurnicheurs qui se lamentent sur leur sort.

Maintenant que j’ai survolé les arguments les plus souvent employés pour prouver que Rowling a tout piqué à Tolkien (que ce soit ironiquement ou sérieusement), nous allons pouvoir réfléchir plus posément, surtout en ce qui concerne la question de fond. Car bien entendu Harry et Frodo sont très ressemblants, mais ces points communs sont plus implicites et symboliques que l’on pourrait penser de prime abord.

Tout d’abord oui effectivement les deux héros démarrent avec peu : Harry est orphelin et vit dans un placard sous un escalier. Frodo est un jeune hobbit qui ne possède pas grand chose sinon la maison et l’héritage que lui a laissé son oncle Bilbo (ce qui n’est pas grand chose).


Notez bien que si ces caractéristiques préliminaires peuvent aussi s’appliquer à Luke Skywalker, ce dernier se démarque de Frodo et Harry par bien des aspects propres aux deux héros britanniques

La situation va certes vite changer, surtout pour le sorcier à lunettes : fortune considérable, talent au Quidditch, etc. Il est amusant de noter que pour Frodo, la situation change, mais pour le pire : dès lors qu’il commence à partir pour ce qui était censé être un voyage sans trop d’encombres jusqu’à la ville, les choses ne font qu’empirer (la seule exception étant la halte à Fondcombe).

Au delà des similitudes scénaristiques sur lesquelles nous ne reviendrons pas, là où ils se mettent en résonance, c’est surtout au niveau de leur caractère, leur comportement vis-à-vis des autres, et de l’expérience qu’ils ont vécu. Un des plus évident est leur sens du sacrifice, et surtout que jamais ils ne voudront que quelqu’un aille risquer sa vie à sa place. Ils sont tous deux investis d’une mission périlleuse, où ils sont quasiment sûrs d’y laisser leur peau. Pourtant, ils refusent que quelqu’un d’autre le fasse à leur place, non pas parce qu’ils pensent être le mieux placé pour y arriver (loin de là), mais parce qu’ils jugent inacceptable qu’un autre puisse mourir alors qu’ils auraient pu le sauver.

En allant plus loin, on note un point commun très symbolique ; dans une saga comme dans l’autre, le héros est récompensé d’un acte de miséricorde envers un être qui ne le méritait pas. Par deux fois Harry a sauvé la vie d’un ennemi : il a empêché Peter d’être tué par un Sirius et un Remus vengeurs ; il a sauvé Drago alors que ce dernier lui a pourri la vie (cependant c’est moins flagrant dans ce cas ci car Drago avait quand même hésité à le dénoncer quand Harry a été fait prisonnier dans son manoir, et le héros a bien vu que le jeune Malefoy n’est pas fondamentalement mauvais).



En conséquence, lors de leur capture au manoir Malefoy, Queudver se suicide alors qu’il aurait pu les arrêter, leur permettant de s’enfuir. Mais surtout, en épargnant Drago, Harry a fait en sorte (involontairement) que Narcissa ne le dénonce pas à Voldemort, qui n’aurait eu qu’un geste à faire pour que tout soit fini.

Frodo quant à lui a épargné Gollum, malgré les supplications de Sam, malgré les nombreux signes que Gollum était un être maléfique et allait tôt ou tard le trahir, réitérant le geste de Bilbo des années plus tôt.



Quand on découvre par la suite que la seule et unique façon de jeter l’Anneau et de le détruire c’est de pousser quelqu’un dans le vide, on comprend alors l’importance du geste de Frodo et Bilbo. Ainsi, un acte de miséricorde peut certes se retourner contre nous, mais finira tôt ou tard par porter ses fruits.

Ensuite il est intéressant de noter que les deux héros meurent symboliquement (à la fin ou peu avant le dénouement), et qui plus est se retrouvent dans un endroit libre de toute souffrance, assimilable au paradis ou aux limbes. Si Frodo part pour Valinor à la fin de la série (c’est à dire un endroit où se retrouveront tous ses amis et où il sera heureux et n’aura plus mal à cause de l’Anneau), c’est une sorte de conclusion, le point final. Tout comme notre histoire personnelle s’achève à notre mort, celle de la trilogie s’arrête quand les bateaux partent (pour savoir la suite il faut lire les appendices et notes de l’auteur).
Du côté de Harry, il meurt plus ou moins pour de vrai lors de sa confrontation avec Voldemort dans la forêt interdite à la fin du tome VII. Sa mort a ici pour but de le faire “renaître” après la destruction de l’horcruxe en lui, elle sert un but scénaristique qui vise la résolution de l’intrigue, mais aussi d’émouvoir le lecteur qui peut croire en la mort du héros et de la victoire du méchant. Sans compter toute la symbolique de la scène (dans la forêt, être transporté par Hagrid au retour, etc.), qui amplifie l’idée d’un cycle de la vie et donc de la mort du héros.



Plus profond encore, ces deux éléments renvoient à un caractère religieux des deux héros (il ne faut pas oublier que Rowling et Tolkien sont croyants et chrétiens, c’est important !). Ils sont morts pour les autres, par le sacrifice de leur personne. Du côté de Rowling, le parallèle avec le Christ est très explicite : Harry est mort pour que les autres puissent vivre, puis est revenu de l’Au-delà.
Pour Tolkien c’est davantage le fait que Frodo ait porté les malheurs du monde (l’Anneau, les blessures du Roi-Sorcier et d’Arachne) puis ait accédé à la félicité éternelle qui est mis en avant. Frodo est symboliquement mort en emportant avec lui le malheur, et n’est pas revenu.

Si nous poursuivons notre analogie avec le Christ, nous pouvons affirmer que l’un et l’autre, à un ou plusieurs moments du récit, doutent de leur mission et sont sur le point de renoncer. Pour Harry, c’est beaucoup plus flagrant dans le tome VII, mais déjà les deux tomes précédents montrent plusieurs épreuves qu’il a eu à surmonter pour forger sa résolution. Nous pouvons nous souvenir par exemple de la longue scène de discussion entre Dumbledore et Harry suite à la mort de Sirius Black. Plusieurs fois Harry s’est demandé s’il était à la hauteur.

Quant à Frodo, c’est d’autant plus important que non seulement il doute tout au long de la série, mais en plus il échoue à remplir sa mission : face au gouffre de la Montagne du Destin, le pouvoir de la corruption et du Mal est trop grand. Même un être aussi désintéressé et bon que Frodo succombe et décide d’utiliser la puissance à des fins personnelles.



Après avoir douté de pouvoir y arriver pendant toute l’aventure, force est de constater qu’il avait raison. Mais c’est l’arrivée providentielle de Gollum, toujours vivant grâce à la miséricorde du héros, qui met un terme à la mission. Frodo se sauve ainsi malgré lui, et est indirectement responsable de la destruction de l’Anneau et de la mort du Mal.

Maintenant que nous avons longuement disserté sur leurs ressemblances, attardons-nous un peu sur leurs principales différences, autre que le fait qu’Harry porte des lunettes, et Frodo a des grands pieds. Un premier point sur lequel il serait intéressant de revenir est leurs capacités physiques. En effet, malgré ses caractéristiques d’anti-héros, Harry reste quand même ce qu’on pourrait qualifier un héros de guerre. Sans être aussi doué en magie qu’Hermione, ou avoir les compétences d’un Dumbledore ou Rogue à son âge, Harry reste un sorcier relativement talentueux.



Ce serait de mauvaise foi de dire qu’il ne doit son succès qu’à la chance ou des amis plus doués (comme l’affirme Voldemort) : le Patronus est sa spécialité (rappelons que c’est un sort difficile à exécuter), les nombreuses confrontations qu’il a à mener dans les livres montrent ses compétences en duel. Il a une véritable progression au fur et à mesure de l’aventure (qui s’étale quand même sur 7 ans, ce qui paraît normal).

Frodo, lui à l’inverse ne sera jamais représenté comme un combattant, son épée ne lui sert même pas à se battre durant l’aventure. À aucun moment il ne s’engage dans des combats, mêmes singuliers, ce qui est compréhensible au vu de sa faiblesse physique par rapport à tous les adversaires qu’il rencontrera durant l’histoire.

Ainsi, si le personnage de Harry valorise le courage et l’action (en bon Gryffondor), celui de Frodo met plus l’accent sur l’humilité et la discrétion. Ce n’est pas parce que l’on est petit que l’on ne peut rien accomplir ou que nous ne servons à rien pendant une guerre. De même les héros ne sont pas tous des combattants, et une guerre n’est pas nécessairement gagnée à coups de batailles et de combats.

Le message délivré est ainsi un peu différent dans les deux œuvres : les deux valorisent le courage et la combativité face à un conflit, néanmoins par son héros Tolkien met à l’honneur les “petites gens”, les faibles si l’on pourrait dire.

Nous pouvons aussi rapidement débattre sur leur rapport avec l’antagoniste principal (sur lesquels nous reviendrons dans la deuxième partie). Frodo et Sauron ne se rencontrent jamais, et même n’ont aucune conscience de l’identité de l’autre (comme développé dans la prochaine partie, Sauron représente davantage un Mal omniprésent mais impalpable). Il n’existe pas vraiment de lien entre les deux : c’est le hasard qui fait que Frodo entre en possession de l’Anneau et se retrouve investi de sa quête. Mais malgré tout, ils sont reliés par l’Anneau, qui établit une connexion entre les deux quand Frodo le passe au doigt. La confrontation entre eux est indirecte, et le Mal ne sera pas vaincu par un combat titanesque ou un sort qui se retourne contre lui.

Pour ce qui est du lien entre Harry et Voldemort, il n’est pas utile de revenir dessus. À l’exception du tome III et du VI dans une moindre mesure, il y a affrontement direct entre les deux protagonistes à chaque tome. Je ne reviendrai pas non plus sur cette histoire d’horcruxes… Ces personnages sont même reliés par une prophétie, que faut-il de plus !


Le rapport avec son ennemi est donc différent pour les deux héros, là aussi en résonance avec leurs capacités physiques : Harry mûrit physiquement et mentalement au cours des livres, et doit à chaque fois affronter une version plus déterminée et puissante de Voldemort. Frodo serait incapable de survivre à un affrontement direct avec Sauron, pour peu que ce dernier daigne sortir de sa forteresse…
Comme affirmé plus tôt, la trilogie du Seigneur des Anneaux met plus l’accent sur une menace permanente et invisible (ce qui se retrouvera dans le dernier tome de la saga Harry Potter). Les deux séries n’ont ainsi pas la même optique quant au rapport avec le Mal incarné : là où elle est personnelle dans Harry Potter, elle se veut plus omniprésente chez Tolkien, d’où le fait de ne pas établir de lien entre le héros et le grand méchant (ce qui aurait été un peu compliqué, il faut l’avouer…).



En conclusion, plus que leurs ressemblances au niveau scénaristique, et parce qu’ils représentent l’archétype parfait du héros malgré lui investi d’une grande mission, Harry et Frodo sont des porte-étendard des valeurs chrétiennes. Ils font preuve tout au long du récit des mêmes caractéristiques que l’on retrouve chez le Christ : la miséricorde, le sens du sacrifice, l’amour de son prochain, le pardon.
Tous les deux ont une expérience de l’Au-delà, tout deux ont douté de leur mission et tenté de laisser tomber. Nous l’avons déjà dit, mais en sachant que les deux auteurs sont croyants, il est difficile de ne pas voir qu’il ont doté leur personnage principal des valeurs et attribut de leur religion.

Leurs différences notables sont leur rapport avec l’antagoniste, ainsi que la façon dont ils appréhendent leur mission et les dangers. Ainsi, si les héros à tendance christique sont assez répandus dans les fictions, peu peuvent prétendre l’être autant que Harry et Frodo. Rappelons pour conclure que le croyant mort, leurs amis se sont soulevés et se sont battus pour leur mémoire, ce qui n’est pas sans évoquer encore une fois une figure religieuse.



Partie 2 : l’antagoniste principal

Dans cette deuxième partie nous allons aborder les similitudes et divergences entre Tom Jedusor, alias Voldemort, et Sauron. Je rappelle que cette analyse se basera quasi-exclusivement sur les livres, les adaptations cinématographiques ayant leurs divergences d’interprétations.

Tout d’abord, au-delà du fait qu’ils se fassent tous les deux appeler « Seigneur des Ténèbres », ils partagent plusieurs points communs plus ou moins évidents.



Un point commun très intéressant est le fait qu’il est dit que l’un et l’autre étaient autrefois beaux et séduisants, et ont utilisé leur physique et leur charme pour parvenir à leurs fins. Tom Jedusor est en effet souvent décrit par des adjectifs élogieux lors des différents flash-back de sa jeunesse. On retiendra le passage chez Hepzibah Smith, ou avec Slughorn. Une partie des informations nécessaires à sa quête d’immortalité ont été obtenues grâce à la flagornerie et le charme. S’il avait été disgracieux dès le départ, nul doute que son accession au pouvoir aurait été retardé, ou du moins qu’il aurait été arrêté plus tôt.



Il en est de même pour Sauron, qui est réputé pour sa duperie et sa capacité à tromper les gens en changeant son apparence. C’est ainsi sous l’aspect d’un être magnifique qu’il a proposé aux hommes, aux nains et aux elfes des anneaux en cadeau, et que tous ont accepté (y compris les elfes, même s’ils étaient un peu méfiants). Autre élément intéressant, Sauron n’est qu’un de ses nombreux pseudonymes (étant l’imposteur par excellence), son vrai nom étant Mairon.

Inversement, ces antagonistes n’ont au moment de l’intrigue plus du tout une apparence avenante. En effet, les deux univers s’accordent sur le fait que, plus on répand le Mal, plus notre physique devient le reflet de notre âme (un peu comme le portrait de Dorian Gray). Voldemort n’est plus du tout l’homme qu’il était avant (et sans doute n’a-t-il aucune envie de le redevenir), témoignant de ses nombreux meurtres et liens avec les serpents. Sauron, lui, a perdu tellement de pouvoir à force de répandre le mal qu’il ne peut plus changer d’apparence, et est condamné à avoir une forme physique repoussante et effrayante. Ainsi, les deux œuvres montrent que nos mauvaises actions ont une répercussion sur notre physique : notre corps est le reflet de notre âme. Dans le même ordre d’idées, nous pourrions citer Dolores Ombrage, Peter Pettigrow, Gollum et Grima Langue-de-serpent comme des modèles où l’apparence illustre l’âme et la morale du personnage.

A contrario, il n’y a pratiquement pas d’exemples d’individus foncièrement mauvais décrits comme beaux dans les deux œuvres, mis à part les deux Seigneurs des Ténèbres dans leur jeunesse. À noter que Gellert Grindelwald a le même traitement de faveur : il est décrit en des termes avantageux sur la vieille photo de lui et Albus Dumbledore. Il semblerait donc qu’être un jeune premier soit un premier pas indispensable pour une carrière de Maître des Ténèbres, le deuxième étant de se choisir un pseudonyme terrifiant.

Après nous être intéressés à leur physique, attardons-nous un peu sur un point moins visible : leur charisme, dans le sens de capacité à fédérer autour d’eux d’autres personnes. Les deux personnages possèdent indéniablement des capacités de leadership : Voldemort monte tout seul ce qui deviendra plus tard le groupe des Mangemorts, Sauron dirige d’une main de fer des armées d’orques (créatures réputées chaotiques et peu fidèles) ainsi que des humains venus de pays lointains.
Inspiré du Club de Slug, Tom Jedusor va tout d’abord créer un groupe fédéré autour de lui, en instaurant le culte de la personnalité. Si nous avons peu d’informations sur la création du mouvement Mangemort, nous pouvons facilement imaginer que c’était au départ une bande un peu comme les Maraudeurs, fomentant des actions anti-sangs-mêlés. Petit à petit, et avec sa montée en puissance, Voldemort est parvenu à rassembler la plupart des sorciers ayant un seul but : purifier la race magique. Le fait qu’il soit parvenu à attirer autant de fanatiques alors que ses propres origines sont floues pour les autres sorciers démontre l’habileté du personnage. Nous pouvons facilement l’imaginer utiliser ce manque d’information pour asseoir son ascendance "divine" d’héritier de Serpentard et lui donner une figure un peu mystique.


Une interprétation intéressante serait de se dire que la seule forme "d’affection" à laquelle Voldemort ait jamais assisté et se soit intéressé est la relation qui lie un professeur à ses élèves, notamment grâce à Slughorn. Cependant, Tom ne l’a jamais vue que dans un sens : l’admiration des disciples pour un maître, et surtout pas l’affection de l’enseignant envers ses étudiants. Nous pouvons penser qu’il voulait sincèrement être professeur, mais quel genre d’enseignant aurait-il été ?
Il est indéniable que si Jedusor ne veut pas d’amis, il adore se faire entourer et être au centre de l’attention (un trait démontrant évidemment son narcissisme sans borne). Ainsi le sociopathe Voldemort est prêt à faire des concessions, si c’est pour être révéré et perçu comme le plus puissant sorcier de tous les temps, et il s’avère très doué à la tâche.

Sauron, quant à lui, est réputé dans la trilogie pour avoir à sa disposition la plus grande armée de la Terre du Milieu, avec une force de frappe impressionnante. Non content de compter des multitudes d’orques et de gobelins, elle comprend des bien nommés « orientaux », des humains de contrées lointaines (allusion à peine voilée aux Japonais de la Seconde Guerre mondiale). Si nous imaginons que c’est principalement l’attrait du pouvoir qui lui a permis de fédérer autour de lui une armée aussi hétéroclite, force est de constater la taille considérable de ses adeptes et serviteurs.



Un élément qui n’apparaît pas dans le Seigneur des Anneaux, mais très intéressant pour faire le parallèle entre les deux Seigneurs des Ténèbres : des millénaires avant les évènements de la trilogie, vivaient sur un île les ancêtres d’Aragorn, des humains avec une longévité extraordinaire. Dans sa perfidie, Sauron s’est rendu sur cette île puis est parvenu à gagner l’admiration et l’adhésion de la plupart de ses habitants, les faisant sombrer dans la corruption. Le point culminant est lorsqu’il a réussi à convaincre les humains qu’ils pouvaient vaincre les dieux qui vivaient sur le continent voisin, et à former une armada pour envahir le "paradis". Seule l’intervention du Créateur, qui a submergé l’île et les navires, a évité un désastre.

Ainsi, les deux Seigneurs des Ténèbres se rejoignent dans leur capacité à fédérer des adeptes autour d’eux et recruter des armées gigantesques pour servir leurs seuls desseins. De même, ils ont l’un et l’autre un goût prononcé pour le culte de la personnalité et veulent être considérés comme des divinités.

Cependant, à leur mort leur armée est totalement dissociée et vaincue. Pour Voldemort, c’est aussi parce qu’une bonne partie de ses meilleurs lieutenants sont morts, mais son mouvement ne survit pas. Une fois la tête du monstre Mangemort décapitée, c’est fini. Idem pour Sauron : sans aucun leader, les chaotiques orques se dispersent et ne représentent plus de réelle menace.
À l’inverse de Harry et Frodo qui ont vu leur "mort" fédérer leurs amis, celle des méchants provoque la grande panique de leurs troupes. Personne pour prendre la relève, personne d’aussi charismatique pour réunir une armée.

Ainsi, tandis que Frodo et Harry sont aimés par leurs alliés, Sauron et Voldemort sont vénérés et craints. Rien d’étonnant donc que leur règne ne survive pas à leur fin. Point Godwin oblige, cela nous rappelle que suite à la mort des grands dirigeants nazis, leur mouvement a "disparu" (même si bien évidemment la réalité est plus compliquée que ça, l’Allemagne étant complètement affaiblie et les Russes ayant pris Berlin).

Intéressons-nous maintenant à un élément clé de l’intrigue des deux œuvres : la destruction physique d’un ou plusieurs objets afin de vaincre le grand méchant. Là où Harry et ses amis doivent se démener pour détruire cinq objets, un serpent et un adolescent de 17 ans, Frodo et la Communauté de l’Anneau ont pour mission de faire fondre un seul anneau dans le feu de la Montagne du Destin (un seul objet, mais quel long périple pour y arriver !). L’analogie est vite faite, ce qui fait qu’il est parfois reproché à Rowling par des lecteurs d’avoir copié, voire plagié l’idée à Tolkien (qui rappelons-le a pris énormément d’idées aux mythologies nordiques et arthurienne, ça n’en fait pas un sale copieur pour autant).



Il y a cependant une différence importante de principe entre les horcruxes et l’Anneau unique. En effet, les horcruxes ont pour but d’empêcher leur propriétaire de mourir, du moins de perdre pied dans le monde des vivants. Ils sont créés par l’acte maléfique suprême, et extrêmement résistants.

L’Anneau unique est différent : à l’origine, il permet à Sauron de contrôler les porteurs des autres Anneaux (à savoir ceux des hommes et des nains, mais pas ceux des elfes). Néanmoins, pour permettre une telle prouesse magique Sauron a dû investir une grande partie de sa puissance dedans. Ainsi l’Anneau est devenu involontairement le garant de l’intégrité physique de Sauron. Sans le vouloir, il a créé la seule chose capable de l’anéantir (encore un thème récurrent dans les œuvres de fiction : le méchant qui cause sa propre perte). Du fait de la grande quantité de magie qu’il contient, l’Anneau peut donc être considéré comme autonome, et donne même des pouvoirs à ceux qui le portent.

Autre point de divergence : Voldemort n’a pas besoin de porter physiquement ses horcruxes pour être attaché au monde des mortels (en un sens heureusement pour lui). Sauron, quant à lui, a absolument besoin de porter son Anneau pour maintenir sa force : dès que son doigt est coupé lors de la bataille de la Dernière Alliance, le Seigneur des Ténèbres s’évapore presque littéralement. Après on pourrait dire que c’est plus compliqué que ça parce que Sauron est capable de régénérer ses pouvoirs lentement, et aurait pu retrouver toute sa puissance si son Anneau n’avait pas été détruit, mais ce serait du chipotage.

Pour simplifier, faisons une analogie (un peu douteuse). Prenons un ordinateur. Mettons que pour l’empêcher de s’effacer complètement vous effectuez plusieurs copies des fichiers systèmes sur plusieurs clés USB : c’est le principe des horcruxes. Si on détruit le fichier système de l’ordinateur, il suffit de remettre celui d’une des clés.
Mettons que au contraire vous mettiez le fichier système sur la clé USB : celle-ci doit être connectée en permanence à l’ordinateur pour qu’il marche, et si elle est détruite il n’y a plus rien à faire. C’est le principe de l’Anneau unique.



Mais ils ont des points communs faisant que certains crient au plagiat. Tout d’abord, dans les deux cas il s’agit d’objets investis d’un pouvoir maléfique ; ils confèrent des pouvoirs à ceux qui les utilisent, mais sont aussi une puissante source de sentiments négatifs, pouvant aller jusqu’à influencer leur porteur ; ils ne peuvent être détruits par des méthodes conventionnelles, il faut de la magie noire pour les annihiler (venin de basilic, Feudeymon, Avada Kedavra, lave du volcan maléfique) ; enfin il faut les détruire pour vaincre le méchant.

Néanmoins, au-delà de ces ressemblances, horcruxes comme Anneau illustrent un thème important des deux sagas : l’attachement physique à des objets de valeur qui n’apportent que des mauvaises choses. Faisant écho à l’avarice et à l’envie, ces objets montrent que des individus sont capables du pire pour les obtenir, et surtout pour les conserver.



Face à ce matérialisme, les deux auteurs mettent en valeur la supériorité de choses immatérielles, qui ne peuvent s’acheter : l’amitié, l’amour, le savoir, le courage. Face à l’appât du gain et du pouvoir, dans les deux séries c’est le désintéressement et le sens du sacrifice qui permettent de sauver le monde.
Il n’y a pas que l’Anneau et les horcruxes qui représentent cette idée, les deux sagas en ont plusieurs représentations : les reliques de la mort (tout particulièrement la baguette) et la pierre philosophale d’un côté, l’Arkenstone et les Silmarils de l’autre.

Malgré ces points communs, les deux méchants diffèrent sur de nombreux autres plans.
Tout d’abord leur objectif : Voldemort veut le pouvoir par soif de puissance. Il veut créer une société avec des castes, et réduire en esclavage sinon éliminer purement et simplement des catégories de personnes qu’il juge inférieures. Il recherche également l’immortalité, par peur de la mort. Si Tom Jedusor avait gagné, le monde aurait continué à tourner, bien que ça aurait été un monde tel que nous sans doute l’aurions connu si l’Allemagne Nazie avait gagné la Seconde Guerre mondiale. Nous avons aussi l’impression qu’il ne cherche pas à étendre ses conquêtes : il en serait peut-être resté au Royaume-Uni, la communauté sorcière internationale semblant particulièrement passive et pas du tout volontaire pour protéger une nation menacée par des extrémistes (là encore, miroir de la communauté internationale avant la Seconde Guerre mondiale, où les gouvernements d’Europe ont laissé l’Allemagne mener ses agissements jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’autre choix que de prendre parti, même si c’est un peu caricatural dit comme ça).



Sauron, lui, au contraire, cherche le pouvoir pour la domination. Il ne cherche rien de moins que d’être le maître du monde entier, et réduire en esclavage tous les êtres vivants. Il n’est que haine de la vie et désireux de prendre sa revanche sur les dieux qui ont vaincu son maître. Sauron méprise même les orques et les gobelins, pourtant ses alliés, qu’il n’hésite pas à utiliser comme chair à canon. Son pseudo-allié Saroumane n’en est même pas un, car l’un et l’autre aurait cherché à se débarrasser de son rival une fois la guerre terminée. Un monde où Sauron a gagné est un monde apocalyptique, détruit, où il n’y a que Lui au sommet, et tous les autres en bas. Il ne cherche pas à s’assurer l’immortalité, il l’a déjà, et son châtiment n’en sera que pire, car après la destruction de l’Anneau il sera condamné à errer sur terre sous la forme d’esprit jusqu’à la fin du monde. Un destin analogue à celui de Tom Jedusor, qui est condamné à être réduit à une “chose” immortelle coincée entre la vie et la mort.

Autre élément qu’il est important de noter quoique évident : Tom Jedusor est un humain, Sauron est un demi-dieu. Cela peut paraître facile comme différence à noter, mais reste important dans la construction de l’intrigue. Sauron est ainsi présenté dès le début et pendant toute l’histoire comme un démon surpuissant, que très peu de personnes peuvent témoigner avoir vu en vrai et être resté en vie pour le raconter. Voldemort suit la même logique au début de la saga Harry Potter : dès son introduction par Hagrid comme le plus grand mage noir de tous les temps, il accède alors à un statut de quasi divinité pour les personnages, et indirectement pour les lecteurs. Mais au fil des tomes, et tout particulièrement le VI, le mythe se déconstruit. Tom Jedusor n’est pas apparu comme ça du jour au lendemain : ce n’est qu’un petit orphelin, un petit garçon, malveillant certes mais vulnérable et humain.
Dumbledore rend la chose encore plus frappante : en présence du diable en personne, il l’appellera toujours par son nom, et jamais par son pseudonyme. Pour le vieux mage, cet être repoussant n’est qu’un de ses anciens élèves qui a mal tourné, mais qui resté un être de chair et de sang. Cette différence est encore plus évidente lors de leur « mort » : Sauron est annihilé et devient un esprit invisible et incapable d’agir, Voldemort tombe comme un cadavre, point final.



Enfin, les deux œuvres vont proposer une vision du Mal et du grand méchant assez différente, même si elle se rejoint parfois. L’idée du grand méchant dans l’œuvre de Tolkien se veut presque caricaturale : aussi bien Sauron que son maître Morgoth représentent un mal absolu, des êtres mus exclusivement par des sentiments négatifs. Ils n’agissent ni l’un ni l’autre très directement dans l’histoire, laissant faire leurs sous-fifres. Ils passent presque tout le temps de l’intrigue à se cacher dans leur forteresse, par lâcheté ou par faiblesse. Dans le cas de Sauron, c’est encore plus extrême car à aucun moment il n’apparaît physiquement dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, et pourtant les livres portent son nom !
Ces éléments donnent l’impression d’un Mal omniprésent mais sur lequel il n’est pas possible de mettre un visage. Ironie suprême, Sauron est vaincu sans confrontation directe avec les héros. Le Mal est partout mais il est possible de l’affronter et de le vaincre.



Dans Harry Potter, Voldemort représente certes le Mal absolu, mais l’auteur lui donne des racines, des origines à sa malfaisance : un manque d’amour et d’affection. Si Tom Jedusor possède dès son plus jeune âge des tendances sociopathes, rien n’exclut qu’il aurait pu bien tourner s’il avait été mieux traité. Plus il va vieillir, et plus il devient une caricature, comme Sauron. Mais c’est interprétable par le processus de création des horcruxes : en séparant son âme, il perd de son humanité, et de facto s’enfonce dans le Mal absolu et irrécupérable. Même si ça reste une hypothèse, nous trouvons cette idée assez séduisante, une sorte de spirale infernale qui fait que plus Voldemort sépare son âme et plus il est prêt à le refaire, car il n’a plus la moralité humaine et le recul pour penser à ce qui serait mieux pour lui.

Mais contrairement à la saga de Tolkien, dans Harry Potter le Mal absolu est physiquement présent dans l’intrigue, et sauf dans les tome III et VI le héros et le méchant vont se battre physiquement et mentalement. Ici le diable a un visage et représente une menace très concrète. Contribuant au sentiment de peur des héros, il permet aussi d’instaurer un environnement « sûr » : Poudlard. À l’inverse de la trilogie de Tolkien qui est une course effrénée contre la montre, où l’on est en sécurité nulle part, Harry Potter pose le cadre d’un lieu où se reposer. La preuve en est que dès que cette sécurité est menacée, l’histoire n’en devient que plus angoissante : les tomes II et III où le lecteur peut se demander quelle sera la prochaine victime, ou le prochain coup de Sirius Black, ou l’incroyable tome V où la menace ne vient plus de l’extérieur mais de l’intérieur. Et enfin le dernier tome ne se passe même plus à Poudlard car Voldemort a les pleins pouvoirs.

En conclusion, Tom Jedusor et Mairon ont l’un comme l’autre suivi un parcours très semblable sur le chemin qui les mènera à devenir Voldemort et Sauron. D’abord par la séduction, le charme (qu’ils perdront immanquablement) et en se forgeant une armée à la force de leur charisme. Comme tout bons narcissiques, ils ont attaché une partie de leur pouvoir dans des objets précieux, ceux-là même qui causeront leur perte.
Néanmoins, ils visent des objectifs assez différents, et leur nature les sépare. Enfin, leur présence physique (ou son absence) est la grande divergence dans la lecture des livres racontant leur chute. En définitive, nous pouvons nous hasarder à dire que Voldemort aurait rêvé d’être Sauron, et que Sauron aurait sans doute rêvé d’avoir plusieurs horcruxes lui aussi !

Voilà qui clôt la deuxième partie de ce dossier mettant dos à dos Rowling et Tolkien. Nous nous retrouverons dans la prochaine partie du dossier, sur les adjuvants des héros, et des méchants s’il reste de la place.


Source : https://www.gazette-du-sorcier.com/J-K-Rowling-et-J-R-R-Tolkien-similitudes-et-differences-Part-1-le-personnage
https://www.gazette-du-sorcier.com/J-K-Rowling-et-J-R-R-Tolkien-similitudes-et-differences-Part-2-le-mechant
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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar SauronGorthaur » mer. déc. 04, 2019 10:25 am

MERCI d'aborder le sujet, des fois le gens me croient pas quand je dis tout ça :lol: :lol: :lol:
(En temps partiel en ce lieu)

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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar Lunia » mer. déc. 04, 2019 10:33 am

Arf, les gens ont tendance à croire ce qu'ils veulent croire, peu importe qu'on leur démontre le contraire par A +B :mrgreen:
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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar SauronGorthaur » mer. déc. 04, 2019 10:45 am

Lunia a écrit :Arf, les gens ont tendance à croire ce qu'ils veulent croire, peu importe qu'on leur démontre le contraire par A +B :mrgreen:

Tellement !
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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar Aries Phoenix » mer. déc. 04, 2019 10:56 am

C'est une analyse intéressante et assez complète :D
A noter qu'il manque l'analogie quasi complète entre Voldemort et Hitler, en ce sens que Tom Jedusor est un sang-mêlé, ainsi qu'Hitler a des racines juives, et qu'ils veulent tous les deux renier leur appartenance par l'éradication. Cela mène au massacre des moldus et sans mêlés d'un côté, à la Shoah de l'autre. Cet aspect est totalement absent chez Sauron.
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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar SauronGorthaur » mer. déc. 04, 2019 11:00 am

Aries Phoenix a écrit :C'est une analyse intéressante et assez complète :D
A noter qu'il manque l'analogie quasi complète entre Voldemort et Hitler, en ce sens que Tom Jedusor est un sang-mêlé, ainsi qu'Hitler a des racines juives, et qu'ils veulent tous les deux renier leur appartenance par l'éradication. Cela mène au massacre des moldus et sans mêlés d'un côté, à la Shoah de l'autre. Cet aspect est totalement absent chez Sauron.

Oui mais forcément on va pas parler du lien entre Voldemort et Hitler ici puisque c'st pas le sujet!
Par contre désolé de te décevoir mais il n'a jamais été prouvé que Hitler ai des racines juives. C'est de la fiction ça.
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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar Aries Phoenix » mer. déc. 04, 2019 11:04 am

Ben, je me disais que quitte à parler de la seconde guerre mondiale, autant faire le détour.
Par contre Hitler et ses racines juives, je l'ai déjà vu souvent. Je suis très étonné que ce soit une légende. Mais je te crois, c'est toi le pro :hat:
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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar SauronGorthaur » mer. déc. 04, 2019 11:10 am

Les rumeurs s'appuient sur l'impossibilité de définir avec certitude l'identité du grand-père paternel de Hitler, son père Aloïs étant né de père inconnu. Bref, il est vrai qu'on ne peut pas affirmer qu'Hitler n'a pas des origines juives, mais on ne peut pas affirmer le contraire non plus faute d'éléments concrets.
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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar Bombur » mer. déc. 04, 2019 3:44 pm

D'après Wikipédia :
Ses origines incertaines sont à l'origine de conjectures sur le père biologique d'Alois Hitler : Johann Georg Hiedler, Johann Nepomuk Hiedler et Leopold Frankenberger ont été cités. La plupart des historiens actuels sont convaincus que le père biologique d'Alois était Johann Georg Hiedler. L'historien Werner Maser suggère lui plutôt Johann Nepomuk, fermier marié, qui selon lui aurait eu une liaison avec Maria. La naissance d'Alois menaçant son mariage, il aurait demandé à son frère Johann Georg d'épouser Maria, en échange de quoi il s'engageait à prendre soin de son fils.

Des opposants politiques à Adolf Hitler ont lancé des rumeurs dès les années 1920 selon lesquelles son grand-père paternel était un Juif, le nom de Leopold Frankenberger étant alors avancé. Hitler ordonne alors à la SS en 1931 d'enquêter sur ces rumeurs, elle ne trouve aucune preuve de cette ascendance juive. Après l'adoption des Lois de Nuremberg, Hitler demande alors à un généalogiste du nom de Rudolf Koppensteiner de réaliser son arbre généalogique qui est publié dans le livre Die Ahnentafel des Fuehrers (L'arbre généalogique du Fuehrer) en 1937, l'arbre montrant que la famille d'Hitler est d'origine austro-allemande de race aryenne sans ascendance juive.

Le responsable nazi et premier avocat d'Hitler, Hans Frank, a affirmé pendant le procès de Nuremberg que son client lui avait dit en 1930 que l'un de ses proches essayait de le faire chanter en menaçant de révéler son ascendance juive. Hitler ayant demandé à Hans Frank d'enquêter, l'avocat prétend avoir montré qu'au moment où Maria Schicklgruber (en) a donné naissance à Alois, elle travaillait chez Frankenberger, un riche commerçant juif de Graz, et que son enfant aurait été conçu hors mariage avec le fils de la famille âgé de 19 ans, Léopold Frankenberger. Cette hypothèse est aujourd'hui rejetée puisqu'il semble invraisemblable qu'une paysanne se déplace pour aller travailler jusqu'à Graz, à plus de 170 km de sa région natale, alors que le travail manuel ne manque pas dans le Waldviertel au milieu du XIXe siècle. De plus, les Juifs furent expulsés de Graz au XVe siècle et autorisés à s'y réinstaller qu'à partir de 1860. Pour François Kersaudy, les rumeurs sur ses origines juives auraient été suffisamment compromettantes pour qu'Adolf Hitler fasse détruire des dossiers sur ses origines et nie ses liens de parenté avec son neveu William Patrick Hitler (ce dernier évoquant les origines de la famille Hitler dans des interviews).

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Re: Harry Potter et le Seigneur des anneaux : différences et similitudes

Messagepar Aries Phoenix » mer. déc. 04, 2019 4:30 pm

Bon sang quelle histoire :lol:
Ça ressemble effectivement à une propagande anti-Hitler tout ça...
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