Le topic de la littérature japonaise

Culture asiatique au sens large, sujets sur le Japon, la Chine, religions et arts asiatiques, calligraphie, univers des samouraï, mythes et légendes, kojiki, yokaï, littérature et Histoire japonaise ou d'autres pays Extrême Orientaux, cuisine japonaise etc.
phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Le topic de la littérature japonaise

Messagepar phoenlx » ven. sept. 08, 2006 8:42 pm

On parlera ici de littérature japonaise, est-ce que certains d'entre vous sont calés ?

J'aimerais des bons auteurs à lire pour commencer mais je sais pas trop par où commencer.
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Messagepar phoenlx » ven. sept. 08, 2006 8:49 pm

J'ai attaqué un roman de Mishima il y a quelques jours (la mort en été ) , qui dormait un peu sur l'étagère de ma mère lol je sais absolument pas si ça va me plaire mais je me suis un peu renseigné sur l'auteur et le livre et c'est apparemment très fort.

Quelques mots sur l'auteur et le livre

Image

La mort en été :

Dix nouvelles sont ici rassemblées. Elles reflètent tout à la fois la diversité des talents de Mishima - art du détail comme du développement thématique, art de la description comme de l'ellipse - et la diversité des univers qu'il pénètre. Les hommes d'affaires et leurs épouses, les geishas, les gens du peuple, les acteurs du kabuki, le vieux prêtre du temple de Shiga et les soldats finissent par composer un Japon moderne en butte à ses traditions séculaires. Et tout est là : l'amour vénal, l'amour sublime et sacrilège ; la perversion des femmes et du monde de l'argent ; les superstitions et le sens du sacré ; la mort. La mort accidentelle des enfants. Celle, attendue, d'un vieillard. La mort rituelle, choisie pour l'honneur - ce seppuku que Mishima a finalement exécuté sur lui-même.

Image

Yukio Mishima est né en 1925 a Tôkyô. Son oeuvre littéraire est aussi diverse qu'abondante. Ne se trouvant jamais lassé par l'ecriture il s'essaya avec brio aux théâtre , aux romans puis aux essais. Il a écrit aussi bien des romans populaires qui paraissent dans la presse à grand tirage que des oeuvres raffinées , et a joué et mis en scène un film qui préfigure sa mort.

Il a obtenu les trois grands prix littéraires du Japon. En novembre 1970, il s'est donné la mort d'une façon spectaculaire , au cours d'un seppuku , au terme d'une tentative politique désespérée qui a frappé l'imagination du monde entier.

Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des samourais. Dans ses oeuvres il a souvent dénoncé les excés du modernisme , et donné une description pessimiste de l'humanité.
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Conan le Cimmerien
Maison des Gémeaux
Maison des Gémeaux
Avatar du membre
Messages : 407
Enregistré le : dim. nov. 20, 2005 8:59 pm

Messagepar Conan le Cimmerien » mer. déc. 13, 2006 12:47 am

Mishima uhm... j'ai lu deux romans de sa tétralogie " Sea of fertility"
1. Spring Snow (1966)
2. Runaway Horses (1969)
3. The Temple of Dawn (1970)
4. The Decay of the Angel (1971)

Spring Snow est vraiment bien, j'ai aimé ce livre, une version réaliste et japonaise de Roméo et Juliette qui ne finit pas comme on l'attendrait.
The Temple of Dawn est plus mystique, et plus bizarre. De manière générale, il faut oublier ses préjugés et sa culture occidentale quand on ouvre un livre issue d'une culture complétement différente, car sinon, on risque de passer à côté de la plaque !
Il a écrit aussi le pavillon d'or, qui est l'histoire de l'incendie du célébre pavillon d'or de Kyoto , qui a été reconstruit depuis ( ahhhh, une crise soudaine de nostalgie m'étreint en repensant à la vision sereine du bois dorée sur ce plan d'eau magique !!!!! ) .

Tanizaki, "Journal d'un vieux fou", histoire bizarre d'un vieux un peu pervert, amusant !!

J'ai lu quelques autres ouvrages, dont les auteurs m'ont moins marqué, et dont fatalement j'ai oublié le nom.

Conan wa Nihon ni kaetai yo !

maia
Epreuves d'Asgard
Epreuves d'Asgard
Avatar du membre
Messages : 2379
Enregistré le : jeu. nov. 03, 2005 1:35 pm
Localisation : Dans le Royaume d' Asgard, aux cotés de Fenrir d' Epsillon...

Messagepar maia » mer. déc. 13, 2006 5:09 pm

il y en a un que j' avais beaucoup aimé mais dont j' ai oublié le nom, memoire defaillante en cette difficile journée de deuil, mais je vous le dirai a ma prochaine visite... sinon, je me permets de citer le monument que nous connaissons surement tous, le Tao to King de Lao Tseu.
N'ai pas peur, car la peur tue l'esprit. N'ai pas mal, car la douleur tue l'ame. Existe, car c'est Etre.

-Trace un chemin à tes pieds... :licorne:

cliquez ici : http://s1.bitefight.fr/c.php?uid=110360

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Messagepar phoenlx » jeu. déc. 14, 2006 1:02 am

Lao Tseu grand philosophe et penseur mais chinois (un des fondateurs de la religion taoiste)

Sur le topic la je souhaitais un peu qu'on parle surtout de littérature Japonaise spécifiquement, mais rien n'empêche d'aborder Lao Tseu sur un autre topic de cette rubrique si vous voulez.
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

maia
Epreuves d'Asgard
Epreuves d'Asgard
Avatar du membre
Messages : 2379
Enregistré le : jeu. nov. 03, 2005 1:35 pm
Localisation : Dans le Royaume d' Asgard, aux cotés de Fenrir d' Epsillon...

Messagepar maia » mar. déc. 19, 2006 5:52 pm

Ouuuupss..... vais me cacher dans mon trou de souris.... :oops:
N'ai pas peur, car la peur tue l'esprit. N'ai pas mal, car la douleur tue l'ame. Existe, car c'est Etre.



-Trace un chemin à tes pieds... :licorne:



cliquez ici : http://s1.bitefight.fr/c.php?uid=110360

Cracoucas
Eveil au 7ème sens
Eveil au 7ème sens
Avatar du membre
Messages : 1216
Enregistré le : mer. avr. 12, 2006 8:36 pm
Localisation : Sous les ponts

Messagepar Cracoucas » dim. janv. 28, 2007 9:02 pm

De Mishima j'ai lu le pavillon d'or, c'est pas mal mais assez difficile d'accè j'ai trouvé (mais je l'ai lu à une période où j'étais fatiguée), ca reste quand même une oeuvre à part.

Sinon j'ai fait une grande découverte pour ceux qui aiment la maison d'édition Actes Sud: l'écrivain Oko Ogawa, qui a notamment écrit "parfum de glace".
Je crois qu'elle a aussi écrit La chambre mais je ne suis plus très sûre.
Histoire: Après le suicide de son compagnon, dans son laboratoire de parfumerie, Ryoko tente de retracer la vie de son compagnon, qui n'a jamais parlé de son enfance. Elle découvre progressivement que celui-ci lui a caché de nombreux aspects de sa vie et notamment ses talents qu'il a énormément exploité etant jeune mais qu'ils a ensuite cachés pour ne plus les pratiquer qu'en cachette, notamment qu'il était un virtuose du patin à glace ou encore des mathématiques. Elle retrouve sa famille et part jusqu'à Prague pour découvrir les motifs qui auraient pu pousser ce dernier à vouloir mourir.
L'histoire est très belle, le style est très épuré mais conserve énormément de force et de puissance dans la description des personnages, qui sont tous très attachants, elle arrive à créer une atmosphère très palpable sans en rajouter dans le pathos. La manière dont l'héroine évolue dans des lieux et avec des personnages très différents, a parfois quelque chose de surréaliste, en tous cas de très poétique.
J'ai vraiment beaucoup aimé,(d'autant plus que par rapport à certaines oeuvres japonaise, celui-ci n'est pas du tout hermétique pour nous autres lecteurs occidentaux qui avons parfois du mal avec les réactions des personnages des littératures eurasiatique (cf. litté russe, chinoise, japonaise...)

Conan le Cimmerien
Maison des Gémeaux
Maison des Gémeaux
Avatar du membre
Messages : 407
Enregistré le : dim. nov. 20, 2005 8:59 pm

Messagepar Conan le Cimmerien » lun. mars 12, 2007 9:16 pm

Ce week end, j'ai finit Kokoro ( "coeur" en japonais ) de Natsume Soseki.
Ci dessous la préface :
*************
Foreword

It was during the Meiji era, which lasted from 1868 to 1912, that Japan emerged as a modern nation; and it was towards the latter part of this period that the modern Japanese novel reached its maturity, and true masters of what was essentially a western literary form began to appear. Of these novelists, Natsume Soseki was perhaps the most profound and the most versatile.

Soseki was born in Tokyo in 1867, when the city was still known by its old name of Yedo. He was educated at the Imperial University, where he studied English literature. In 1896, he joined the staff of the Fifth National College in Kumamoto, and in 1900, he was sent to England as a government scholar. He returned to Japan in 1903, and in April of the same year, he succeeded Lafcadio Hearn as lecturer in English literature at the Imperial University. He was dissatisfied with academic life, and in 1907 decided to devote all his time to writing novels and essays.

Soseki wrote Kokoro in 1914, two years after the death of Emperor Meiji, and two years before his own death. It was written at the peak of his career, when his reputation as a novelist was already established. In it, as in all his other important novels, Soseki is concerned with man's loneliness in the modern world. It is in one of his other novels that the protagonist cries out: "How can I escape, except through faith, madness, or death?" And for Sensei, the protagonist of Kokoro, the only means of escape from his loneliness is death.

The suicide of General Nogi, which is referred to in Parts II and III of Kokoro, is, I think, of some significance to us in our understanding of the novel and of Soseki. The incident caused a great sensation at the time. He and Admiral Togo were probably the best-known heroes of the Russo-Japanese War. As a young officer, he had lost his banner to the enemy in the Satsuma Rebellion. Thirty-five years later, immediately after the death of Emperor Meiji, he killed himself. He had waited until he could no longer serve his emperor to redeem his honor. Soseki was too modern in his outlook to be fully in sympathy with the general; and so is Sensei. Despite Soseki's attitude toward the old-fashioned notion of honor, however, he could not help feeling that he was in some way a part of the world that had produced General Nogi. That is why in this novel, the passing of the Meiji era is mourned by Sensei. "On the night of the Imperial Funeral I sat in my study and listened to the booming of the cannon. To me, it sounded like the last lament for the passing of an age."

Kokoro is told in the first person all the way through. For this reason, the style is intentionally simple. In the original, there is beauty beneath the surface simplicity, especially in the third part. I can only hope that at least a little of the beauty has remained in the translation. I have tried, at any rate, to retain the simplicity.

The best rendering of the Japanese word "kokoro" that I have seen is Lafcadio Hearn's, which is: "the heart of things."

Without the great kindness of the members of the Committee on Social Thought, of The University of Chicago, I could never have done this translation. I want to thank my wife also for her help.

Edwin McClellan, Translator

***********************
Petit résumé :

Kokoro is generally seen as his masterpiece, as it examines patterns of responsibility. It is a three-part novel, tracing the story of a relationship between a young man and an older man that he calls Sensei ("teacher," but suggesting the more spiritual, more characteristically Oriental, relationship of master and disciple, for Sensei does not teach the young man anything in particular, rather introduces him to the moral dilemmas of life). In the first part there is the meeting of the young man and Sensei, and the young man's gradual winning of the older man's respect. In the second the young man goes home to his rural home and simple parents, but realizes how far he has left them behind in his intellectual quest. Drawn back to Sensei, he leaves as his father is dying, and will carry the guilt of that action as Sensei has carried the guilt of killing his best friend for most of his life. The last part is a long letter from Sensei the student reads on the train telling him the story of that earlier relationship and betrayal, and informing him that Sensei will have committed suicide before he gets back to Tokyo. So what he inherits is this malaise, the modern intellectual's sense of his own failure and culpability--almost in spite of himself. I have taught the novel three or four times, and American students find it provocative (of good discussion and good papers).

*************

L'ensemble est vraiment pas mal, et on dévore la dernière partie d'une traite. Il semble que cela soit un classique à connaitre. On ressent bien l'empreinte de la culture japonaise, la vrais, celle des samouraïs, des chemins de l'honneur, de la vie de tout les jours au début de XXème, par opposition à la culture de consommation d'aujourd'hui. Il est amusant d'imaginer comment nous , nous réagirions dans les situations décrites, la différence de culture, le manque de spontanéité, le poids de la tradition semble étouffant et inhiber ce qui nous semble naturel.
Intéressant, et frustrant, on a envit de crier, de prendre le narateur par le cou et le secouer !!!!!!

Conan

Conan

Cracoucas
Eveil au 7ème sens
Eveil au 7ème sens
Avatar du membre
Messages : 1216
Enregistré le : mer. avr. 12, 2006 8:36 pm
Localisation : Sous les ponts

Messagepar Cracoucas » jeu. avr. 12, 2007 12:50 pm

Je continue dans ma période Oko Ogawa, même si j'ai aussi fait le plein de livres de Haruki Mukarami au salon du livre, ce dernier étant pressenti comme un futur Nobel, il a notammet écrit Kafka sur le rivage (perché mais terrible), Après le tremblement de terre (sur le séisme de Kobé), Au sud de la frontière, à l'Ouest du soleil, Les amants du Spoutnik, Le passage de la nuit. Deuxième édition pour ceux qui aiment, en 10/18, t en général les premières sont chez Belfond.

De Oko Ogawa, je viens de commencer un recueil de trois nouvelles: la piscine, les abeilles, la grossesse. A lire, vraiment !!

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Messagepar phoenlx » ven. avr. 27, 2007 8:33 pm

J'ai enfin attaqué un bouquin acheté il y a quelques mois sur le fameux clan Takeda historique (qui a inspiré l'association du même nom que certains connaissent ici pour en être membres) : Le sabre des Takeda, par Inoué Yasushi, aux éditions Picquier.

Image

C'est vraiment sympatique et pour mettre au parfum ceux qui connaissent pas trop le clan Takeda est l'un des nombreux clans de samouraï qui se disputaient le Japon au 16ème siècle ; le clan contrôlait tout d'abord la province de Kaï mais son armée devint progressivement illustre à force de conquêtes et de victoires militaires, visant un rêve : l'unité du Japon.

Le livre est centré sur la personalité du génial cerveau militaire du clan, Yamamoto Kansuke, un être que la nature n'a pas gaté physiquement, décrit comme difforme, boiteux, borgne, mais un stratège hors pair qui permettra au seigneur du clan , Harunobu Takeda (alias Shingen) de réaliser son grand rêve de l'unité. Kansuke est un personnage historique réel, on a retrouvé des preuves de son existence, mais sa vie est entourée de mystère, et à travers ce livre et ce récit épique Inoué nous en brosse un portrait assez fascinant je dois dire , j'ai eu un peu de mal à démarrer le bouquin mais une fois qu'on entre dans le vif du sujet c'est vraiment bien et je le conseille à tous ceux que l'Histoire du Japon intéresse.

Pour la petite histoire le clan takeda et ses exploits a pas mal inspiré la littérature japonaise et le cinéma , on peut citer au moins parmi les plus célèbres le film Furinkazan réalisé par Inagaki et sorti en 69 ( Furinkazan était la devise du clan et signifiait Rapide comme le vent, silencieux comme la forêt, féroce comme le feu et immobile comme la montagne ) ou encore le célèbre Kagemucha de Kurusawa.

Je vous laisse lire l'article de Julien Peltier alias Ujisato sur ce livre :
http://www.clan-takeda.com/article.php? ... ure&id=398

Et pour compléter bien sûr le forum du clan Takeda :
http://www.clan-takeda.com/forum/

Article wikipédia sur le clan :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clan_Takeda
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Cracoucas
Eveil au 7ème sens
Eveil au 7ème sens
Avatar du membre
Messages : 1216
Enregistré le : mer. avr. 12, 2006 8:36 pm
Localisation : Sous les ponts

Messagepar Cracoucas » mer. nov. 21, 2007 9:42 pm

Une petite nouveauté - pas nouvelle pour un brin d'ailleurs, je l'ai récupéré en bibliothèque :

l'oeuvre de Kazuo Ishiguro, dont je viens de lire Un artiste du monde flottant. L'histoire se déroule après la fin de la seconde guerre mondiale, dans un Japon encore en ruines. L'intéret de cet ouvrage est double : il traite du "monde flottant" : en gros le quartier des plaisirs au Japon, où le héros, artiste reconnu en son temps, était un familier. Mais également le rapport à la collaboration, à la propagande de guerre, et quelque chose d'assez peu connu notamment pour moi, la manière dont a défaite et la reconstruction ont été perçues, et par les aînés, et par les plus jeunes, qui se sont battues pour les idées des premiers et doivent reconstruire un pays détruit pour de sidées qui n'étaient pas forcément les leurs.

Pour ceux qui connaissent c'est également cet écrivain (né au Japon mais élevé en Angleterre à partir de ses 5 ans) qui a écrit Les vestiges du jour, l'histoire d'un manoir d'aristocrates entre deux guerres en Angleterre, et surtout de son majordome, qui vit dans l'ombre de son "maître" et l'admire sans voir que celui-ci noue des liens dangereux avec les pro-nazis...
Ce livre a été adapté au cinéma par James Ivory avec Anthony Hopkins, Emma Thomson, Hugh Grant et Christopher Reeves.

Cracoucas
Eveil au 7ème sens
Eveil au 7ème sens
Avatar du membre
Messages : 1216
Enregistré le : mer. avr. 12, 2006 8:36 pm
Localisation : Sous les ponts

Messagepar Cracoucas » mar. avr. 29, 2008 2:52 pm

Encore un livre de Oko Ogawa : Le Musée du Silence.
Un homme est recruté par une vieille femme étrange afin de créer un musée au sein de sa demeure perdue au fonds de la campagne. Il est accueilli par cette vieille centenaire étrange aux oreilles mutilées, sa fille qui semble encore adolescente, le couple de domestiques.
La vieille femme veut assembler et dévoiler un musée tel qu'il n'en existe nulle part, et a rassemblé pour cela des centaines d'objets appartenant aux morts de son village, et censés représenter l'essence même de leur vie : le sécateur du jardinier qu'elle lui a ravi lorsqu'il est tombé de l'échelle, suite à un malaise ; le scalpel du médecin qui opérait clandestinement, les tubes de peinture d'une artiste morte dans son atelier, le chien de sa voisine qu'elle a déterré...
Autour de cette macabre collection, gravitent les personnages, tous sujets de cette vieille personne et de son caprice, organisés et fascinés dans la création d'une collection du malaise, créant une atmosphère à la fois onirique et lourde, où l'impression de malaise vient à la fois des personnages, des décors, ou des souvenirs de la vieille, mais reste toujours présent...

Un style toujours très épuré, le malaise reste, je ne peux que continuer à recommander la lecture de cet auteur - sans conseiller celui-ci comme première lecture toutefois.

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Messagepar phoenlx » mar. avr. 29, 2008 3:05 pm

Tu lis des traductions Cracoucas ou carrément les livres en japonais ? Tu penses quoi du passage à la langue française pour toutes ces oeuvres
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Cracoucas
Eveil au 7ème sens
Eveil au 7ème sens
Avatar du membre
Messages : 1216
Enregistré le : mer. avr. 12, 2006 8:36 pm
Localisation : Sous les ponts

Messagepar Cracoucas » mer. oct. 08, 2008 10:19 am

Ouh quelle belle réponse tardive !!

Malheureusement je suis pas assez calée en japonais pour le lire couramment, je peux déchiffrer, saisir à l'oral des accents ou des différences de niveau de conversation ou politesse, mais ma dernière tentative de lecture en japonais c'était Mushishi, (à propos est ce qu'il y a eu un topic sur ce manga qui est une perle ?)

A propos j'ai suivi Esse je me suis offert un manuel de coréen, fin de la parenthèse.

Pour les traductions : les anciens textes ont le même aspect un peu râpeux que je constate dans les anciennes traductions russes qui m'agacent en tant que russophone : ça ne coule pas.
Pour les nouvelles traductions, il y a quelques traducteurs connus qui font du bon travail, notamment sur Murakami ou Tsuji, on sent avec notre regard occidental un genre très particulier d'écriture, quelque soit le type de format ou d'histoire, une syntaxe plutôt courte, peu de reformulations, une langue plutôt épurée. Après on licencie en France très certainement des auteurs qui se ressemblent justement parce que ça nous plait...

Mais dans l'ensemble, pour les quelques auteurs que je suis , j'ai l'impression que le travail est pas mauvais, après ça dépend aussi des éditeurs, je vois que chez Actes Sud, Belfond, Phébus, ils ont des bons traducteurs et travaillent bien le sens, le respect du texte et de la traduction, il y a aussi Picquier qui est plus ou moins spécialisé dans la littérature asiatique, et c'est des bouquins pas chers et qu'on trouve facilement d'occasion.
Par contre, certains éditeurs mangas sont catastrophiques (je m'égare du sujet mais bon), je conseille les traductions des éditeurs anglais pour les anglophones, beaucoup plus respectueuses. C'est vrai également pour les textes des romans où l'on trouve des phrases et expressions intraduisibles de type "je suis rentré", les appellations en famille, les onee-san etc, les "je m'en remet à vous", mais l'ensemble est bien moins choquant; parce que l'aspect descriptif, culturellement plus facile à traduire, n'est pas dessiné mais bien décrit...

Cracoucas
Eveil au 7ème sens
Eveil au 7ème sens
Avatar du membre
Messages : 1216
Enregistré le : mer. avr. 12, 2006 8:36 pm
Localisation : Sous les ponts

Messagepar Cracoucas » mer. oct. 08, 2008 10:38 am

Ca me fait penser que je dois absolument faire la promo d'un bouquin :

PIANISSIMO PIANISSIMO de HITONARI TSUJI

Editions Phébus,
Vient de sortir fin août 2008

Image

Déjà parce qu'il est génial,
Un peu construit comme un manga, il est à la fois opaque de par son sujet et très facile d'accès, surtout pour les adeptes de littérature et de manga je répète, car l'action se situe dans un lycée au Japon, que les héros ont les prénoms typiques des mangas en général (Torû, Yuuki, Hikaru), que l'ambiance est très rythmée et facile à visualiser, on plonge très vite dans l'ambiance...
Opaque ensuite, parce que justement tout le monde ne lit pas de littérature japonaise, mais là encore c'est pas un problème pour nous, je l'ai fait lire à des amateurs de littérature anglaise par exemple, ils sont moins sensibles à ce type d'écriture, mais sur ce site je ne parle qu'à ces convertis donc... (Ma soeur par exemple a adoré. Et elle aime vraiment pas Murakami alors que moi je le trouve facile d'accès.)

ENFIN : Il s'agit d'une variation sur le Mythe d'Orphée, à savoir que l'auteur réinvente totalement le mythe, que sa version est absolument captivante, et envoutante comme a su l'être Murakami dans ce voyage initiatique qu'est Kafka sur le rivage : même type de héros adolescent qui recrée un monde loin des adultes, voyage initiatique souvent onirique, toujours poignant.
On a pu voir avec Gankutsuou que même un mythe revisité 20 fois comme Monte Christo pouvait devenir une oeuvre à part totalement hallucinante, c'est lecas en littérature avec ce livre, qui est le cinquième de cet auteur, qui est publié chez Belfond, Naive et Phébus, mais celui-ci est de loin le meilleur.
J'ai pensé que sur ce site Orphée était à l'honneur, que son utilisation par Kurumada était déjà une belle idée, et donc j'espère que je pourrais donner l'envie à certains d'aller lire ce livre, poussés par leurs antécédents kurumadiens et l'envie d'aller encore un peu plus loin sur le chemin de la littérature, grâce à Saint Seiya !!

Voici le lien vers les nouveautés sur le site des éditions Phébus (le groupe Libella) : http://www.libella.fr/phebus/nouveautes/ pour visualiser un peu. Sinon il est dans les fnac, en ligne etc.



[/u]

Cracoucas
Eveil au 7ème sens
Eveil au 7ème sens
Avatar du membre
Messages : 1216
Enregistré le : mer. avr. 12, 2006 8:36 pm
Localisation : Sous les ponts

Messagepar Cracoucas » mer. oct. 08, 2008 10:41 am

Après j'arrête...

Toujours concernant le Pianissimo sur le mythe d'Orphée :

Voici le résumé, tiré du site des Editions Phébus :

"Tôru, douze ans, vit dans un monde sans éclat, privé de nuance. Tôkyô, son collège, ses parents, ou plutôt ses « Beurks » : tout lui semble envahi par la grisaille. Dans cet environnement, Tôru est le seul à rire et à rougir des espiègleries de Hikaru, et pour cause : son compagnon farceur reste invisible des autres élèves. Tôru est le seul, aussi, à s’intéresser à Shirato, un mystérieux garçon en jupe. Le seul à rester muet sur les forums et autres chats prisés par ceux de son âge, bien qu’il s’y réfugie chaque soir, en « simple visiteur ». Tôru est ainsi spectateur d’un univers où le virtuel et le réel sont indiscernables. Spectateur, jusqu’au jour où il ose se lier avec une inconnue contactée sur Internet et où plusieurs élèves seront témoins d’une glaçante apparition : un fantôme. Tous pressentent une menace. Tôru s’aventure alors dans le monde souterrain qui les observe et les commande…
Variation autour du mythe d’Orphée, cette fable moderne nous entraîne dans les méandres de l’imaginaire d’un adolescent qui ne connaît pas les limites du rêve, du fantasme, de l’angoisse et qui, confronté au cynisme des adultes, va chercher, pianissimo, un sens à donner à sa vie."

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Messagepar phoenlx » mer. oct. 08, 2008 1:53 pm

Ben moi en ce moment je lis La pierre et le sabre d'Eiji Yoshikawa ; Centré autour de l'histoire de Miyamoto Musachi le célèbre samouraï , c'est bien sympa et ça a inspiré beaucoup d'oeuvres, au cinéma et autre.

Image
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Pierre_et_le_Sabre
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » jeu. juin 23, 2011 5:51 pm

Kazuo ishiguro est un auteur que j'adore mais je ne le qualifierai pas de japonais. C'est un britannique d'adoption. L'adaptation de son dernier roman Auprès de mois toujours m'a beaucoup plue mais quand on voit/lit Les vestiges du jour ou autres, on constate le côté britannique.

Haruki Murakami est mon auteur japonais favori.

La course au mouton sauvage est génial et l'adaptation que Tran ahn Hung a fait de sa balade de l'impossible est une vraie merveille.
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » jeu. juin 23, 2011 11:25 pm

Image

"Tout le monde cherche à échapper à l'ennui, moi j'aspirais à m'y installer. Ma vie de jeune cadre publicitaire à Tokyo était remarquablement ordinaire : j'avais un vieux matou, trois costumes, je buvais de la bière en été et du whisky en hiver. C'est une photo – représentant une prairie de Hokkaïdô parsemée de moutons – une photo plutôt insignifiante, choisie pour une publicité, qui a tout fait basculer."

Image

Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles, 'Norwegian Wood', qui ressuscite brusquement en lui le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, Kizuki, son meilleur ami, s'est suicidé un soir, après avoir joué au billard avec lui. Kizuki avait une amie d'enfance, Naoko, et tous deux étaient amoureux. Depuis, pour le narrateur, la mort fait partie de la vie. Elle est partout, dans l'air qu'il respire. Un an après ce suicide, le narrateur rencontre par hasard Naoko, et ils commencent à se voir, de temps en temps. Naoko était insaisissable ; elle l'est toujours, incertaine et angoissée, mais il l'aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît. Quatre mois plus tard, il recevra une longue lettre, envoyée d'un sanatorium situé dans la montagne. Entre-temps, le narrateur aura rencontré Midori, une jeune fille franche, pleine d'esprit. Autour d'elle planent également les ombres de la mort...
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar phoenlx » jeu. juin 23, 2011 11:35 pm

Je connais pas mais la petite bande annonce titille ma curiosité à propos du film, tu l'as vu ?
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » jeu. juin 23, 2011 11:59 pm

Oui ! Magnifique et remarquablement interprété. Après, je ne te cache pas que si tu n'es pas sensible à la culture asiatique en général et japonaise en particulier, tu peux ressentir un certain ennui. Moi j'ai trouvé ces destins magnifiques et la mise en image de Tran Anh Hung vraiment très belle.
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » lun. nov. 14, 2011 10:45 am

J'ai commencé 1Q84 d'Haruki Murakami et je le conseille vivement à tous ici.
A la fois roman d'amour, de SF qui mélange différentes réalités, il plaira à beaucoup.
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar phoenlx » lun. nov. 14, 2011 10:48 am

Oui ! Magnifique et remarquablement interprété. Après, je ne te cache pas que si tu n'es pas sensible à la culture asiatique en général et japonaise en particulier, tu peux ressentir un certain ennui. Moi j'ai trouvé ces destins magnifiques et la mise en image de Tran Anh Hung vraiment très belle.


Je suis de plus en plus sensible à toute cette culture, ça devrait me plaire ! Je vais essayer de me procurer le film déjà !!
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » lun. nov. 14, 2011 12:55 pm

Le DVD de Norwegian Wood sort le 12 janvier.
Bizarre quand on sait que de nombreux films sortent en DVD sellent trois mois après leur diffusion en salle. :?: Sachant qu'il est sorti au printemps dernier, le délai me semble vraiment très long. :peur:
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » dim. févr. 19, 2012 12:56 am

Le troisième volet de la saga 1Q84 de Haruki Murakami sort en France le 1er mars.

Image
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar phoenlx » dim. févr. 19, 2012 1:32 am

C'est bien ? C'est quel style d'histoire ?
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » dim. févr. 19, 2012 8:44 pm

C'est bien ?

Oui ! Il faut rentrer dans l'histoire, s'intéresser aux personnages et prendre le temps de les connaitre mais plus on avance, plus on s'attache à eux.
C'est quel style d'histoire ?

C'est assez compliqué !
Un mélange d'histoire SF avec des univers parallèles et des créatures étranges (Les Little People), une romance avec le lien qui unit les deux protagonistes Aomamé et Tengo et une intrigue policièreavec des disparitions et une secte. Ce n'est pas bien résumable mais je crois que ça te donne une PETITE idée.
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » mer. févr. 22, 2012 11:03 pm

Duramou a écrit :Le DVD de Norwegian Wood sort le 12 janvier.
Bizarre quand on sait que de nombreux films sortent en DVD sellent trois mois après leur diffusion en salle. :?: Sachant qu'il est sorti au printemps dernier, le délai me semble vraiment très long. :peur:

Image
Ca y est je l'ai acheté et revisionné. Une merveille encore une fois. :saute: Ca fait vraiment plaisir de le redécouvrir presque un an après le premier visionnage en salle. Les images sont toujours superbes et l'histoire magnifiquement touchante.
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang

phoenlx
Fondateur du forum
Fondateur du forum
Avatar du membre
Messages : 461264
Enregistré le : ven. mars 12, 2004 11:41 pm
Localisation : région parisienne
Gender :
Contact :

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar phoenlx » mer. févr. 22, 2012 11:18 pm

Mince encore un film que j'ai raté, tu as l'air très branchée littérature et films asiatiques. Au fait pourquoi évoquer ce ... DVD dans le topic littérature ? ( j'ai du rater un wagon lol ) c'est adapté d'un livre j'imagine. C'est bien ça parle de quoi ?
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

Duramou
Maison du Verseau
Maison du Verseau
Messages : 1753
Enregistré le : mar. juin 14, 2011 12:48 am

Re: Le topic de la littérature japonaise

Messagepar Duramou » mer. févr. 22, 2012 11:27 pm

C'est effectivement adapté d'un roman de Haruki Murakami dont je parlais quelques messages plus haut.
C'est l'histoire d'un jeune homme (Watanabe) de ses amies Naoko et Midori qui sont confrontés à la mort de différentes manières et leur réactions. Ca paraît morbide, inintéressant mais ça ne l'est pas du tout.

« Je voudrais que tu n’oublies jamais que j’ai existé et que je me suis trouvée ainsi à tes côtés »

résumé du livre

Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles, 'Norwegian Wood', qui ressuscite brusquement en lui le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, Kizuki, son meilleur ami, s'est suicidé un soir, après avoir joué au billard avec lui. Kizuki avait une amie d'enfance, Naoko, et tous deux étaient amoureux. Depuis, pour le narrateur, la mort fait partie de la vie. Elle est partout, dans l'air qu'il respire. Un an après ce suicide, le narrateur rencontre par hasard Naoko, et ils commencent à se voir, de temps en temps. Naoko était insaisissable ; elle l'est toujours, incertaine et angoissée, mais il l'aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît. Quatre mois plus tard, il recevra une longue lettre, envoyée d'un sanatorium situé dans la montagne. Entre-temps, le narrateur aura rencontré Midori, une jeune fille franche, pleine d'esprit. Autour d'elle planent également les ombres de la mort...
"L'art serait inutile si le monde était parfait."
Tarkovski

"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
Gao Xinjiang


Retourner vers « Culture et cinéma asiatiques »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité