Creamy, merveilleuse Creamy

Les magical girls sont des récits mettant en scène des groupes de jeunes filles aux pouvoirs magiques (souvent avec une double identité connue du spectateur par exemple : combattante et forme civile d'écolière ou autre). Ce genre emprunte beaucoup au genre sentai (sous-genre des tokusatsu) à savoir les séries live de type bioman ou Liveman, mais en version 100% féminine et manga (et avec souvent une petite touche sexy). Il est souvent considéré aussi comme sous-genre des mangas de fantasy.
Les exemples les plus connus de mangas / animes de type "Magical Girls" sont Sailor Moon, Sakura chasseuse de cartes, Gigi, ou encore Creamy, Merveilleuse Creamy
itikar
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Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar itikar » jeu. sept. 03, 2026 2:23 am

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Mahou No Tenshi Creamy Mami (Magical Angel Creamy Mami) par Akemi Takada


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L'édition complète que je m'étais procuré, encore disponible chez Amazon alors foncez :D

Fiche Technique :

Anime
Creamy, merveilleuse Creamy
(Creamy, adorable Creamy)
魔法の天使クリィミーマミ
(Mahō no Tenshi Kurīmī Mami)
Genres Magical girl
Anime japonais
Réalisateur
Osamu Kobayashi
Studio d’animation Studio Pierrot
Chaîne Nippon Television
1re diffusion 1er juillet 1983 – 29 juin 1984
Épisodes 52

Manga
Cible
éditoriale
Shōjo
Auteur Kazunori Itō (en) (histoire)
Yuuko Kitagawa (dessin)
Éditeur (ja) Kōdansha
Sortie initiale 1983 – 1984
Volumes 3

OAV japonais : Forever Once More
Réalisateur
Osamu Kobayashi, Tomomi Mochizuki
Studio d’animation Studio Pierrot
Sortie
28 octobre 1984

OAV japonais : Long Goodbye
Réalisateur
Tomomi Mochizuki
Studio d’animation Studio Pierrot
Sortie
15 juin 1985

OAV japonais : Lovely Serenade
Studio d’animation Studio Pierrot
Sortie
1985

OAV japonais : Curtain Call
Réalisateur
Kazunori Itō (en), Tomomi Mochizuki
Studio d’animation Studio Pierrot
Sortie
1986

OAV japonais : Perfect Memory
Studio d’animation Studio Pierrot
Sortie
1987


Introduction Thématique :

Un plongeon 35 ans en arrière ... qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour ce forum ...
Donc, rappelons le en introduction de cette introduction, le narrateur de ce topic manquera ici totalement d'objectivité ... car je suis tombé fou amoureux de Creamy quand j'avais son âge - pas celui de Yu ! - et forcément, ça ne peut que me plonger dans une sorte de nostalgie décalée :tire-langue:

Je vous rassure, cet amour fou n'a duré que quelques années et je ne peux que m'en étonner aujourd'hui bien sûr - mes goûts ont changé heureusement - mais pour clore l'anecdote, à l'époque mes cousins m'avaient donné le choix entre rester chez moi à m'ennuyer et partir en camping avec eux ... et j'ai préféré rester chez moi pour ne pas manquer le moindre épisode de ce rendez-vous aussi grisant qu'étonnant :lol:

Bref, allons- y pour ce topic qui me tient depuis toujours vraiment à cœur même si je ne peux désormais voir le personnage que comme tout mec regarde des décennies après une vieille photo d'un amour de jeunesse ... un étonnement certain envers le bouleversement organique totale qu'on ressentait alors, mais en même temps comme une lointaine reconnaissance de combien ce petit personnage a un jour compté pour nous ... Et c'est certainement un peu grâce à elle que aujourd'hui je peux écrire mon livre sur le métagenre notamment tout le chapitre sur la balistique incarnatoire non humaine ... logique que vous trouviez donc entre ces lignes la description parallèle d'une toute autre Creamy que celle que vous avez pu connaître. Le contraire eut été étonnant, non ? ;)

Bref ... c'est pas gagné :lol:

Heureusement, la plus belle création de Akemi Takada (Maman de Juliette, de Lamu et de bien d'autres ...) se suffit à elle-même pour peu qu'on la respecte et qu'on parvient à relater le symbole qu'elle a été à son époque.

Alors, je vous demande de revenir quelques décennies en arrière à votre tour ... Ca y est ?
Alors, commençons simplement par une playlist permettant de tout simplement revoir les seize premiers épisodes sur Youtube et aussi et avant tout de retomber sans doute sous le charme de la voix de cristal de Cream... de feu Claude Lombard :super:

https://www.youtube.com/watch?v=tKq1HHeriag&list=PLPYaxlqa_9-hO87f3z-Q8Zo_eho2YV-hv



Après ce début forcément excellent pour les jeunes du forum ou plus certainement les enfants de certains membres ... et quelques nostalgiques dans mon genre ... passons au vif du sujet.

D'abord on pourrait écrire un livre sur cette série tant elle a marqué une époque au Japon, avant d'irradier dans le monde entier dont chez nous et même sans parler de moi bien sûr. Il y a eu un avant et un après Creamy ou plutôt Creamy Mami :hat:

Je vais être tout de même pour une fois plus modeste et vais donc juste écrire quelques généralités ici.

D'abord, parler de Creamy ... c'est parler de toute une époque fleurie du Japon ... qui n'existe plus vraiment aujourd'hui je crois.

Pour le dire déjà vraiment vite fait, l'animation japonaise a eu cinq grandes périodes :

L’ère fondatrice (1950–1965)
Tezuka, Mushi Pro, naissance du langage anime.
--> Ses débuts et le début du manga par Tezuka et ses grands pairs mangaka des années 50 (Astro, Black Jack, Phénix ...)

L’âge d’or des studios (1965–1980)
Toei, Tatsunoko, Sunrise, Nippon Animation, Topcraft.
--> L'âge d'or des grands studios d'animation japonaise (TOEI ANIMATION , MUSHI PRODUCTION, TEZUKA PRODUCTIONS, TATSUNOKO PRODUCTION, SUNRISE, MADHOUSE, NIPPON ANIMATION, TOPCRAFT qui deviendra les fameux studios Ghiblis, ou encore TMS ENTERTAINMENT)

L’ère des outsiders (1980–1990)
Pierrot, Gainax, Artmic, AIC.
→ magical girl moderne, shōnen psychologique, OVA.
--> Le triomphe des outsiders, dans les années 80, dont le fameux studio Pierrot qui installe durablement le phénomène de la magical girl notamment à travers Creamy.

L’internationalisation (1990–2005)
Dragon Ball Z, Sailor Moon, Evangelion, Ghibli mondial.
l'internationalisation dans le monde, notamment en France, avec notamment les mégas productions des années 90-2000 (Cobra, Macross, Harlock, Dragon Ball Z, Naruto, et bien sûr la folie Ghibli, entre cent autres )

L’ère néo‑classique (2005–2020)
Naruto, Bleach, One Piece, Fairy Tail, modernisation des mythes.
--> La modernisation des succès des années 80 (Saint Seiya, Dragon Ball, Lupin, Harlock, Cobra, Tsubasa) et les nouveaux succès (Hakyu, Assassination Classroom, Fairy Tales, One Piece, et cent autres)

Le studio Pierrot continue l'ère des Magical Girl ayant démarré par l'anime Mahō no Princess Minky Momo, mieux connu chez nous par le sobriquet Gigi, désormais immortalisé par l'étude qu'en a faite le JDG :



Gigi est une sorte de proto Creamy qui a comparée à notre petite chérie deux gros manquements :

* Elle n'est pas une idole au sens japonais du thème
* Elle n'a pas l'âme chevaleresque et en même temps morale et amicale que projette à chaque épisode Creamy, qui est ce qu'on appelle une "vieille âme" un peu à l'instar de Yoko Tsuno.
En fait, Creamy est à l'anime japonais, ce que Yoko Tsuno est à la BD belge. Une sorte de perfection indépassable. Et jamais égalée.

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Et si vous ne connaissez pas Yoko Tsuno, alors arrêtez immédiatement de lire ce topic et allez immédiatement lire les BDs autour de ce personnage !

Avant tout, la série animée Creamy est la première série de ce type extrêmement travaillée, peaufinée dans les moindres détails : ils font appel à une chanteuse connue pour interpréter les morceaux du personnage principal, et instore une intrigue centrée sur les problématiques de l'époque pour mieux la transcender et en faire une oeuvre magique et fantastique dont la réalité va être systématiquement le prétexte à une leçon humaniste, par exemple dans l'épisode sur le cerf merveilleux, qui balistiquement nous fait comprendre qu'on est pas tout à fait dans notre monde mais une version peut-être fantasmée en tout cas modifiée.

Cette magie là on la doit bien sûr principalement à son autrice, Akemi Takada, qui avait déjà charmé le monde entier à travers sa Juliette (je t'aime) de Maison Ikkoku, et d'autres comme vous pourrez le lire dans le topic qui lui est dédié.

C'est grâce à elle et au studio Pierrot que Creamy Mami est devenu au Japon un symbole culturel, un marqueur d’époque, un point de bascule dans l’histoire de l’anime.

Studio Pierrot Co., Ltd. (株式会社スタジオぴえろ, Kabushiki gaisha Sutajio Piero?), aussi connu sous le nom de studio Pierrot (studioぴえろ?), est un studio de films et séries d'animation japonais fondé en mai 1979 par Yūji Nunokawa et d'anciens membres du studio Tatsunoko dont Hisayuki Toriumi et Mamoru Oshii.
Son nom, Pierrot, vient du japonais ピエロ (Piero) qui signifie Clown. Ce mot est dérivé du français Pierrot, qui est un type de clown de la Commedia dell'arte.
Le studio Pierrot a été longtemps spécialisé dans le magical girl avec des séries à succès comme Creamy, merveilleuse Creamy, Fancy Lala ou plus récemment Tokyo Mew Mew. Mais depuis le début des années 2000, le studio se tourne davantage vers des productions plus shōnen comme Great Teacher Onizuka, Bleach, Hikaru no go, Beelzebub ou encore Naruto.


Quand on parle de Creamy, on parle d’un Japon fleurissant, encore innocent, encore lumineux, encore persuadé que la douceur pouvait être un moteur narratif.

C’est une époque où les visages étaient vibratoires, les couleurs étaient émotionnelles, les récits étaient des paraboles, les studios étaient des ateliers d’âme.

Et Creamy est l’une des incarnations les plus pures de cette période.

Il est temps maintenant de vous présenter ce joyau de fille.

Creamy : une incarnation non humaine

Creamy est une incarnation, pas un personnage.

Elle est une projection, une vibration, une transformation, une altérité douce, une version sublimée de Yu.

Un fleuron de la balistique incarnatoire non humaine.

Creamy n’est pas Yu.
Creamy est ce que Yu pourrait être si sa vibration intérieure devenait visible dans le corps de Creamy, une jeune femme physiquement idéale en tout cas pour les jeunes de son âge et non consciente de sa séduction extrême.

Elle met en avant volontairement et systématiquement des valeurs humaines de respect, de gentillesse, de générosité, de sacrifice positif, de courage, de grandeur d'âme, d'honneur, de tolérance, de vie, de sympathie, d'acceptation de l'autre, de fraternité, d'harmonie et d'amitié. En ces sens, elle est en effet la Yoko Tsuno japonaise.

En même temps, elle garde la conscience de ce qui anime Yu, c'est à dire entre autres l'importance du devoir, de l'obéissance et du respect - Yu étant une très jeune adolescente très sage de dix ans - et son amour évidemment platonique pour un jeune homme qui lui évidemment n'aime que Creamy.

Bien sûr, comme dans tous ce genre de classique, à l'instar d'un Superman/Clark Kent par exemple, Yu va immanquablement de fait tomber jalouse de Creamy, soit d'elle-même.
Ce qui balistiquement nous révéle que ce sont bien deux personnes différentes malgré leur état de clone animique.

Et c'est le bon moment pour évoquer les grands thêmes de la magicla girl, c'est à dire les thêmes évidents, et les thêmes cachés qui leur sont forcément corollaires :

La balistique du double : le cœur de la magical girl

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La magical girl moderne repose sur quatre lois :

La transformation
sens évident : métamorphose physique.
sens caché : passage d’un état vibratoire à un autre.

Le double
→ coexistence de deux identités émotionnelles et métacontextuelles (leur âge induit un décor, un entourage, et un faisceau de responsabilité très différent; ce qui fait que la magical girl est nécessairement une projection fantasme de la future femme qu'elle rêve de devenir pour toute adolescente)

La projection
→ incarnation d’un désir, d’une tension, d’une aspiration.
--> dans le cas de Creamy, on en a une version meta : Creamy est en plus de la projection donc de la femme que Yu rêve de devenir, le centre non seulement de l'attention du camarade que Yu aime à la folie, mais aussi de tous ses fans, par magie donc quasiment tout le monde. Et, balistiquement du désir de tous les spectateurs et spectatrices d'ailleurs.

La révélation différée
→ la vérité n’est jamais donnée, elle est révélée.
--> le spectateur est fasciné également par l'attente que les amis de Yu découvrent qu'elle est Creamy.

Creamy est le modèle parfait de ces quatre lois.

Yu → Creamy
Enfant → adulte
Ordinaire → extraordinaire
Incertitude → lumière

sens caché : C’est une balistique de la lumière, de la perfection et de la projection fantasmatique multilatérale. On a dit vite fait tout à la fois la projection de la petite fille envers la femme qu'elle fantasme de devenir et la projection fantasmatique que son copain mais aussi tous les individus masculins se font de la femme parfaite.

Peut-être encore plus caché, Creamy met en scène la balistique du visage grâce à la patte picturale et animique d'Akemi Takada

Elle est l’une des plus grandes créatrices de visages vibratoires de l’histoire de l’anime, avec quelques autres comme Keiko Nagita/Kyoko Mizuki pour Candy ou Georgie.

Ses visages sont doux, lumineux, arrondis, émotionnels, non agressifs.

Que cela soit ceux de Juliette, de Lamu, ou de Creamy - et des dizaines d'autres comme ceux de Orange Road - elle crée des visages qui illuminent et réparent.

Creamy est l’un de ses visages les plus parfaits :
un visage solaire, doux, agréable et charmant, jeune, magnifiquement sensuelle mais sans rien de vulgaire ni de suffisamment adulte pour se projeter autrement que sur une relation au mieux platonique, ce qui s'impose d'ailleurs naturellement dans l'anime, sans doute aussi à travers sa candeur logique - elle est en terme de voyage personnel et émotionnel pas plus âgée qu'une petite fille et elle est la seule à le savoir ! -

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Creamy a marqué toute une époque car elle a apporté une douceur nouvelle, une lumière nouvelle, une vibration nouvelle, une innocence nouvelle.

Creamy n’est pas qu'une héroïne. Elle est une balise émotionnelle. Et une passerelle générationnelle.

Elle ne combat pas et est pacifique. Elle rééquilibre.
Elle ne détruit pas. Elle répare.
Elle ne s’impose pas. Elle irradie un besoin évident et illumine tout ce qui l'entoure.
En ce sens, oui, elle est bien un ange au sens noble du terme.

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Pas un ange au sens religieux du terme bine sûr, même si dans de nombreux épisodes elle a un côté un peu christique au féminin.

C’est la balistique de la réparation douce, typique de Pierrot à cette époque bénie.

Je crois qu'à l'époque, si je suis tombé chastement amoureux d'elle, c'est parce qu'elle active une vibration solaire douce pure, une vibration ou une aura si vous préférez lumineuse, non sensuelle, non agressive, non nerveuse, réparatrice, magique et apaisante.

Les enfants y sont sensibles.
Les adolescents y sont sensibles.
Les adultes nostalgiques y sont sensibles.
C’est une vibration universelle.

Evidemment, on vient d'étudier vite fait Creamy de manière superficielle. En regardant attentivement les ésodes de l'anime, on se rend compte qu'elle est également extrêmement revendicatrice, et même féministe moderne avant l'heure. Quelques exemples :

* dans l'épisode 1, on voit des jeunes filles nues avec des ailes de papillons, des fées certainement que Yu elle-même nomme "papillon" d'ailleurs, je pense dans le sens de "corps pur". Ainsi le message d'une nudité pure et non sexuelle est ici véhiculé. Le spectateur apprend ainsi le message que la nudité est belle et normale, pas du tout transgressive ou vulgaire.

* Que cela soit à travers les yeux de Yu ou de Creamy, chaque épisode est raconté le plus souvent à travers ce que l'héroïne va voir, ressentir, expérimenter. Ainsi discrêtement, les auteurs changent notre perception pur la faire redevenir naïve, pure et universelle. Enfantine. Une manière parfaite de nous rendre notre esprit critique et nous reconnecter à la morale et aux valeurs humaines.

La balistique du double : Yu et Creamy (version forum)[/b]

Avant de parler de la série elle‑même, il faut parler de Yu.
Parce que Creamy n’existe pas sans Yu, et Yu n’existe pas sans Creamy.
C’est l’un des rares cas dans l’histoire de l’anime où un personnage n’est pas un personnage, mais une projection vivante.

Yu, c’est l’enfance japonaise des années 80 :
une petite fille ordinaire de dix ans, douce, hésitante, un peu maladroite, un peu rêveuse, un peu perdue dans un monde qui va trop vite pour elle qu'elle commence à peine à comprendre.
Elle n’a rien d’héroïque.
Elle n’a rien d’extraordinaire.
Elle n’a même pas de destin.

Et pourtant, elle porte en elle une vibration que l’époque ne savait pas encore nommer :
la vibration solaire douce, cette lumière intérieure qui ne s’impose jamais mais qui répare tout ce qu’elle touche.

Creamy, c’est cette vibration devenue visible.

Creamy n’est pas Yu transformée.
Creamy est Yu révélée.

Creamy est ce que Yu ressent, ce que Yu désire, ce que Yu pourrait être si son monde intérieur devenait soudain tangible.
C’est une épiphanie, une apparition, une version lumineuse d’elle‑même.
Et une version plus âgée, plus devenu qu'en devenir.

Et c’est pour ça que Creamy n’est pas une héroïne.
Elle n’a pas de pouvoirs destructeurs, elle ne combat pas, elle ne sauve pas le monde.
Elle rééquilibre.
Elle répare.
Elle illumine.

C’est la balistique du double :
un personnage ordinaire qui porte en lui une vibration extraordinaire, et une incarnation extraordinaire qui révèle la vibration ordinaire.

Yu → Creamy
Enfant → lumière
Ordinaire → projection
Hésitation → douceur
Intériorité → incarnation

C’est cette mécanique qui a bouleversé toute une génération — dont toi, dont moi, dont tous ceux qui ont vu Creamy à l’âge où l’on croit encore que la lumière peut changer le monde.

Le studio Pierrot : l’outsider devenu architecte

On ne peut pas parler de Creamy sans parler de Pierrot.
Pierrot n’est pas un studio comme les autres.
C’est un studio qui a pris le pouvoir sans jamais être censé le prendre.

Dans les années 80, l’animation japonaise était dominée par les géants :
Toei, Tatsunoko, Sunrise, Nippon Animation.
Pierrot était un outsider, un studio jeune, sans prestige, sans héritage, sans aura.

Et pourtant, c’est lui qui a inventé :

la magical girl moderne,
le shōnen psychologique,
la transformation identitaire,
la vibration combative douce des héroïnes

Il a donné ses lettres d'or à cette balistique de la lumière.

Creamy est le premier grand miracle de Pierrot.
Une série qui n’aurait jamais dû marcher, et qui a pourtant marqué une époque entière.

Pierrot a compris quelque chose que les autres studios n’avaient pas vu :
que les enfants ne voulaient pas des héros, mais des incarnations.
Pas des combats, mais des révélations.
Pas des pouvoirs, mais des transformations.

Creamy est la première incarnation de cette intuition.

La voix de Claude Lombard : la vibration sonore

Et puis il y a la voix.
La voix de Creamy n’est pas une voix.
C’est une vibration.

Claude Lombard a donné à Creamy une voix de cristal, une voix qui ne semble pas venir d’un corps mais d’un espace intérieur.
Une voix qui n’est pas chantée : elle est incarnée.

C’est cette voix qui a fait tomber amoureux des millions d’enfants.
Pas le personnage.
Pas les couleurs.
Pas les transformations.
La voix.

Parce qu’elle porte exactement la vibration de Creamy :
une lumière douce, une innocence, une clarté, une pureté qui ne s’explique pas.

La voix de Creamy est une balise sonore.
Elle est la vibration incarnatoire de la série.

Au Japon, c'est la voix de Takato Ohta qui interprête également le personnage dans son doublage.
En France, c'est celle de feu Claude Lombard.


Voice of Angel par Takato Ohta

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Takako Ohta, aka Yu Morisawa / Creamy Mami, the Magic Angel, ayant lancé son premier album original à 31 ans, "Voice of Angel," le 20 Octobre 2021.



Creamy a marqué une époque

Creamy n’a pas marqué parce qu’elle était jolie.
Ni parce qu’elle chantait.
Ni parce qu’elle se transformait.

Creamy a marqué parce qu’elle incarnait une vibration que l’époque ne savait pas nommer :
la douceur comme puissance.

Dans un Japon en pleine mutation, dans une société qui courait vers la modernité, Creamy a été un rappel :
que la lumière intérieure existe,
que la douceur est une force,
que la transformation peut être une révélation,
que l’enfance n’est pas une faiblesse.

Creamy n’est pas une série.
Creamy est une époque.
Creamy est une vibration.
Creamy est une incarnation.

Et c’est pour ça qu’elle reste.

Présentation générale



Yu est une petite fille qui travaille en famille
Mais son secret espoir c'est un jour d'être star
Un peu de fantaisie, juste un peu de magie
Un éclair et c'est tout et Creamy va chanter pour vous

Pampulilu, pouvoir magique
Pampulilu, c'est fantastique
Papa, Maman, Bouftout, Charlie
Je vais changer toute votre vie
Pampulilu, du haut du ciel
Pampulilu, l'étoile veille
Mes deux amis Sinon et Sissi
Sont mes compagnons de folie

Chantal, c'est ma rivale et j'aurais bien du mal
Car il y a des surprises dans le monde du show-bizz
Jingle et Lahury travaillent jour et nuit
Ils ont confiance en moi et j'ai la chance au bout des doigts

Pampulilu, pouvoir magique
Pampulilu, c'est fantastique
Papa, Maman, Bouftout, Charlie
Je vais changer toute votre vie
Pampulilu, du haut du ciel
Pampulilu, l'étoile veille
Mes deux amis Sinon et Sissi
Sont mes compagnons de folie

Pampulilu, pouvoir magique
Pampulilu, c'est fantastique
Papa, Maman, Bouftout, Charlie
Je vais changer toute votre vie
Pampulilu, du haut du ciel
Pampulilu, l'étoile veille
Mes deux amis Sinon et Sissi
Sont mes compagnons de folie

Pampulilu, pampulilu
Pampulilu, le pouvoir magique


Yū Morisawa (森沢優?) / Creamy Mami (クリィミーマミ?) : Yū est une fillette de 10 ans qui aime en secret son ami Toshio (Charlie). En recevant le pouvoir de se transformer en adolescente de 16 ans, elle est amenée à remplacer la chanteuse Megumi à la télévision. Sous le nom de Creamy Mami, elle remporte un succès immédiat. Elle choisit ce pseudonyme à partir du stand de crêpe de ses parents s'appelant Creamy.

A noter la particularité quasiment unique de ce personnage, elle conserve son nom en vf !

Nega (ネガ, vf: Sinon) : Nega est l'un des deux chats de Feather Star (l'Etoile Merveilleuse en vf, titre du premier épisode) qui veillent sur Yū quand elle a ses pouvoirs magiques. Il peut communiquer par télépathie avec Poci.

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Poci (ポジ, vf: Sissi) : Poci est l'un des deux chats de Feather Star qui veillent sur Yū quand elle a ses pouvoirs magiques. Elle peut communiquer par télépathie avec Nega.

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Toshio Otomo (大伴俊夫, vf: Charly) : ami de Yū Morisawa et de Midori Kisaragi, il tombe amoureux de Creamy Mami dès la première fois qu'il la voit. Il considère Yū comme une amie et ne connait pas son secret.

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Midori Kisaragi (如月みどり, vf: Bouftout) : ami de Toshio et amoureux de Yu. Celui-ci veut toujours lui faire des cadeaux et lui avouer ses sentiments à cette dernière.

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Megumi Ayase (綾瀬めぐみ, vf: Chantal) : Megumi est une jeune idole populaire et la vedette de Parthenon Productions. Elle se sent menacée par l'arrivée de Creamy Mami et se déclare comme sa rivale. Elle est amoureuse de Shingo mais a cause de la présence de Creamy, celui ci la néglige sans arrêt.

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Shingo Tachibana (立花慎悟, vf: Jingle?) : Shingo est le président de Parthenon Productions, il reconnaît rapidement Creamy Mami comme une future idole, et essaie de faire d'elle une star.

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Hayato Kidokoro (木所隼人, vf: Midas Lahuri?) : Kidokoro travaille en tant qu’impresario pour la société Parthénon. Au début de l'histoire, il est le manager de Megumi mais il se fait rapidement renvoyer par cette dernière qui le trouve incompétent. Il devient alors l'impresario de Creamy Mami et c'est lui qui est chargé de son emploi du temps.

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Natsume Morisawa (森沢なつめ, vf: Cora?) : femme de Tetsuo, mère de Yū, Natsume s'occupe d'un stand de crêpe avec son mari.
Tetsuo Morisawa (森沢哲夫, vf: Fabrice?) : mari de Natsume, père de Yū. Il tient un stand de crêpe avec sa femme.

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Pino Pino (ピノピノ?) : l'extraterrestre Pino Pino offre des pouvoirs magiques à Yū Morisawa pendant un an, pour la remercier de l'avoir aidé à retrouver Feather Star (l'Étoile merveilleuse en vf).

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Merci pour nous avoir indiqué la route. Il y a eu une tempête de mauvais rêve dans le ciel. C'est une chose terrible, et à la suite de cette tempête, nous ne trouvions plus le chemin de l'Etoile Merveilleuse. Heureusement, tu nous a aidé à la retrouver. Tout le monde connait l'Etoile Merveilleuse avant de naître, et puis, quand tu viens au monde, un de nos messagers descend sur Terre, et te pose un doigt sur la bouche pour que tu n'aies plus aucun souvenir de l'Etoile Merveilleuse. La fossette que tu as au bord des lèvres est le signe que ce messager y a laissé.[...]


La série est de plus particulièrement bien ciselé d'un point de vue technique. L'animation est fluide, les décors non surcargés et colorés. Tout invite à la contemplation et à l'immersion dans un monde similaire et parallèle en somme.

La musique est de plus une pépite, évidemment dans toutes les séquences musicales de Creamy mais aussi à tout moment ailleurs.
Le bruitage l'accompagne à la perfection, et il n'est pas rare d'entendre au second plan des pépiements d'oiseaux par exemple.

Climax musical de Creamy en version française par Claude Lombard :



Climax musical de Creamy en version japonaise par Takato Ohta :



Climax musical de Creamy en OST Italien par Cristina D'Avena :



autres OST et extraits musicaux mondiaux du climax de Creamy ou ailleurs dans les épisodes, et comme pour montrer à quel point on est dans le haut du podium, d'autres animes célèbres pour leurs chansons tel Macross - Minmay si ça vous dit quelque chose ?





Dans cette dernière vidéo, le premier commentaire m'indique que visiblement je n'étais pas le seul à être tombé amoureux d'elle ... comme quoi, ils avaient vraiment pensé à tout ;)

"C'est de la personne dont Mami est tombée amoureuse, pas de Yuu… Une histoire qui a ravivé ma peine d'enfant. La mélodie au piano l'accompagnait à merveille, la rendant encore plus belle.'
C'est le pouvoir de la vibration incarnatoire non humaine ...

Bref, pour conclure sur un mot là dessus, Creamy, merveilleuse Creamy a été créée pour qu'on tombe amoureux ... d'un personnage de dessin animé.

Synopsys

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Yu Morisawa, une fillette ordinaire de dix ans, reçoit par hasard un pouvoir magique qui lui permet de se transformer en Creamy Mami, une idole adolescente à la voix lumineuse. Sous cette identité secrète, elle devient une star du jour au lendemain, tout en essayant de préserver sa vie d’enfant, ses amitiés et son innocence. Chaque épisode explore la tension entre ce qu’elle est réellement et ce qu’elle projette au monde, dans un univers doux, coloré et profondément émotionnel. Creamy n’est pas une héroïne : elle est une incarnation, une lumière, une vibration qui révèle la beauté cachée du quotidien.

Yu Morisawa est une petite fille vive, rêveuse, un peu maladroite, qui vit avec ses parents dans un petit café familial. Sa vie est simple, douce, sans drame : une enfance japonaise typique des années 80, encore fleurie, encore lumineuse, encore protégée du monde adulte.

Un jour, en rentrant de l’école, Yu croise un vaisseau spatial perdu. À l’intérieur, un être étrange — Pino Pino — lui confie un pouvoir magique pour le remercier de l’avoir aidé. Ce pouvoir est simple : Yu peut se transformer pendant un temps limité en une jeune fille de seize ans, belle, élégante, rayonnante. Elle ne le sait pas encore, mais cette transformation n’est pas un “pouvoir” : c’est une projection incarnatoire, une version lumineuse d’elle‑même, une vibration intérieure devenue visible.

Lorsqu’elle se transforme pour la première fois, Yu se retrouve par hasard sur une scène où une idole doit chanter. La chanteuse prévue ne peut pas se produire, et Yu — devenue Creamy Mami — est poussée à chanter à sa place. Sa voix, pure et cristalline, bouleverse le public. En quelques minutes, elle devient une star.

C’est le début d’une double vie impossible.

Le jour, Yu reste une enfant ordinaire, qui doit aller à l’école, aider ses parents, gérer ses amitiés, ses jalousies, ses doutes.
Le soir, elle devient Creamy Mami, une idole adulée, entourée de producteurs, de fans, de caméras, de lumières.
Entre les deux, il y a une tension permanente : Yu doit cacher son secret, gérer les mensonges, les quiproquos, les risques de révélation.

Mais la série n’est pas une série de “secret à protéger”.
C’est une série sur la vibration du double.

Yu est l’enfance.
Creamy est la lumière.
Yu est l’hésitation.
Creamy est la projection.
Yu est l’ordinaire.
Creamy est l’extraordinaire.

Chaque épisode explore cette tension :
comment rester soi quand le monde adore une version de soi qui n’existe pas vraiment ?

Autour d’elle gravitent :

Toshio, son ami d’enfance, qui admire Creamy sans savoir qu’il aime Yu ;

Midori, la rivale douce, jalouse mais jamais méchante ;

les producteurs de Parthenon, fascinés par Creamy mais incapables de comprendre Yu ;

Pino Pino, qui observe la trajectoire de Yu comme une expérience émotionnelle.

La série avance comme une parabole :
Yu apprend à vivre avec son double, à accepter que Creamy n’est pas une fuite mais une révélation, à comprendre que la lumière qu’elle projette n’est pas un mensonge mais une part d’elle‑même.

Le climax de la série n’est pas un combat.
C’est une révélation : Yu doit accepter que Creamy n’est qu’un passage, une étape, une incarnation temporaire.
Elle doit renoncer à Creamy pour redevenir elle‑même, pour grandir, pour devenir la personne que Creamy annonçait.

La série se termine sur une note douce, presque mélancolique :
Creamy disparaît, mais la lumière reste.
Yu n’est plus une enfant.
Elle a traversé une transformation qui n’était pas magique, mais émotionnelle.

Creamy n’était pas un pouvoir.
Creamy était une vibration.

Yu Morisawa reçoit un pouvoir magique qui lui permet de devenir Creamy Mami, une idole adolescente à la voix cristalline. Cette transformation ouvre une double vie où l’enfance et la lumière coexistent, se heurtent et se révèlent. La série explore la tension entre l’identité réelle et l’identité projetée, dans un univers doux et coloré typique des années 80. Creamy n’est pas une héroïne : elle est une incarnation, une version lumineuse de Yu. Chaque épisode est une parabole sur la croissance, la vérité et la transformation intérieure. La fin révèle que Creamy n’était qu’un passage, une vibration, une étape vers l’adolescence.



Mais, dans le détail, la série va bien plus loin. Il y a une histoire dans l'histoire, une vibration dans la vibration. Celle de l'espoir humain, celle de la vertue humaniste. De nombreux épisodes sotn l'occasion pour Creamy de transcender son pouvoir pour en faire bien plus que des illusions sonores et artistiques.
Alors, Yu/Creamy/Pierrot devient le guide du chemin à suivre. Un peu comme Yoko chez nous, ou le double ens du roman Orfenor de Myrielle Marc, elle indique où est la bonne voie, celle qui brille, celle qui nous fera intérieurement briller. C'est la creamy christique, qui va venir systématiquement en aide aux autres, qui va voir et protéger les êtres de magie pour qu'ils continuent à compter pour nous et en nous ...

Pour donner un exemple, il y a une critique de l'industrie du divertissement, presque une mise en abyme, un peu comme celle exercée par les Crescedent Dolls dans Interstella 6666, car dans plusieurs épisodes, Creamy sensée être en représentation va systématiquement privilégier des actions plus importantes et plus conséquentes, comme par exemple la libération d'un esprit de la nature dans l'épisode 6. Cela pointe du doigt indirectement le côté superficiel du star system. De même, Creamy utilise ses pouvoirs magiques pour fasciner ses fans, ce qui pointe vers le côté manipulateur de l'influence.
La conclusion de la série va évidemment aussi dans ce sens.

En même temps, et c'est assez fascinant, l'anime révêle comment fonctionne le phénomène des idoles au Japon, alors déjà florissantes.

Quoi qu'il en soit, Creamy l'anime japonais le plus pur n'ayant jamais été créé n'a pas fini de briller dans nos vies :



Premiers Episodes

Au passage, merci à Yugi-Boy :hat:

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Impact et influence au Japon

Creamy Mami est connu pour avoir été un pionnier d'une nouvelle stratégie marketing connue sous le nom de media mix ou mélange des médias. La série animée servait à promouvoir une jeune et nouvelle chanteuse. La chanteuse Takako Ohta jouait la chanteuse Creamy Mami dans la série. Le générique de début, Delicate ni Suki Shite, était sa première chanson. Même s'il s'agissait d'une chanteuse débutante et non d'une vraie seiyū, elle doubla Yu/Creamy dans la série. Le résultat fut un succès : Creamy Mami devint une série culte et Takako Ohta y gagna une grande popularité qui persiste encore aujourd'hui. En 1999, l'émission Kaishingeki TV Utaemon de la chaîne Fuji TV organisa un sondage sur la chanson de série animée la plus populaire chez les spectateurs de 25 ans, et Delicate ni Suki Shite arriva en 1re position. La série a été également diffusée plusieurs fois sur Internet. En août 2006, il était possible de voir la série gratuitement en vidéo à la demande sur GyaO.

La stratégie media mix a également été utilisée avec des séries comme Erika (1989) et Idol Tenshi Youkoso Yōko (1990). La version animée de Full Moon wo sagashite (2002) repose sur le même principe. On peut également citer Lemon Angel (1987). L'utilisation d'une série animée pour promouvoir une chanteuse n'était pas nouvelle en soi car une série de ce type, Pink Lady Monogatari, existait déjà en 1978 ; cependant, Pink Lady était déjà populaire avant la série, et n'a donc pas vraiment été révélée grâce à cette dernière.

Creamy Mami fut le précurseur du format utilisé par la suite par Studio Pierrot pour ses futures productions de magical girls, en particulier Fancy Lala. Creamy Mami apparaît également dans Adesugata Mahou no Sannin Musume avec Magical Emi (Emi magique) et Pelsia (Vanessa ou la magie des rêves), ainsi que dans Majokko Club Yoningumi A-Kukan Kara no Alien X avec Magical Emi, Pelsia et Pastel Yumi (Susy aux fleurs magiques). La popularité de la série ne s'arrêta pas à deux suites, mais Creamy Mami prit également part à cinq séries de clips, à commencer par l'OAV Lovely Serenade en 1985. La seconde de ces deux suites, Magical Angel Creamy Mami Long Goodbye, débuta par l'épisode court Mahō no Tenshi Creamy Mami VS Mahō no Princess Minky Momo Gekijou no Daikessen, où Creamy Mami se bat contre Minky Momo (Gigi) d'Ashi Productions.

Impact et influence horsJapon

Magical Angel Creamy Mami fut doublé en italien par Studio PV, pour être diffusé en Italie à partir du 3 février 1985 sous le nom de L'incantevole Creamy. Il fut également diffusé en France sous le nom de Creamy, merveilleuse Creamy à partir du 29 avril 1988 sur La 5 dans Youpi!L'école est finie. C'est lorsque le groupe AB acquit les droits des dessins-animés historiques de La Cinq, que la série s'appela Creamy, adorable Creamy.

La plupart des titres de Creamy, interprétés par Takako Ohta dans la version originale, ont été adaptés par Charles Level pour la version française et commercialisés dans l'album Creamy merveilleuse Creamy: Toutes les chansons originales. C'est Claude Lombard, chanteuse de la plupart des génériques des dessins-animés de La Cinq, qui les interprète.

Seuls certains morceaux originaux ont été adaptés en français. Bien que Derikēto ni Sukini Shite, Pajama no mama de et LOVE Sarigenaku, respectivement premier générique de début, premier générique de fin et second générique de fin, en fassent partie sous les titres On ne peut jamais savoir, Un ange et Rêves, un générique français basé sur la chanson italienne L'incantevole Creamy a été réalisé. Il est interprété par Valérie Barouille.

Le générique espagnol est également basé sur la version italienne.

Dans l'épisode 46, une scène de la série fait chanter Creamy sur une version piano de LOVE Sarigenaku dans la version originale. La version française, tout comme son équivalente italienne, ne ré-adapte pas cette partie et utilise la version locale du morceau à la place.

Puisse cette fiche et ce personnage vous avoir touché au cœur telle la flèche de Cupidon :

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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar yoko » jeu. sept. 03, 2026 10:12 am

Très bel article pour une très belle série dessinée par Akemi Takada !
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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar Kitsune » jeu. sept. 03, 2026 10:30 am

Superbe article! :D

J'adore cet animé! :D
J'ai les dvd mais j'aimerais tant avoir d'autres produits dérivés! :pleure:

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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar itikar » jeu. sept. 03, 2026 2:57 pm

Merci à vous ravi qu il vous ait plu :super:

J ai commencé à revoir les épisodes avec le lien youtube que j ai donné ci dessus et l image est de très bonne qualité :vache:
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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar yoko » jeu. sept. 03, 2026 4:18 pm

Ça donne envie :D
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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar Scarabéaware » jeu. sept. 03, 2026 8:23 pm

Je dirais même plus que nous avons de la grande présentation balistiquement impeccable pour cette belle déclaration de passion pour Creamy :super:, tu nous fais aussi une bonne petite part de contextualisation en plus d'évoquer l’œuvre avec présentation de quelques personnages, c'est de quoi donner envie de s'y plonger :D. Faudra d'ailleurs que je me fasse la découverte à un moment et là en attendant c'est de quoi écouter quelques bonnes chansons :super:.
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Venez jouer avec Bob Image.

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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar narvi » jeu. sept. 03, 2026 10:32 pm

.....je connais pas du tout... :hum hum: :penseur:
La vie est un cadeau des dieux....

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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar yoko » ven. sept. 04, 2026 11:53 am

Ça passait à la fin des années 80 sur la Cinq !
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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar itikar » ven. sept. 04, 2026 12:04 pm

Oui, dans Youpi ! l'école est finie puis TF1 a racheté les programmes et Club Dorothée l'a repassé dans Club Mini sous le nom de Creamy, adorable Creamy.
Garçon.
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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar Gandalf l'Aigri » ven. sept. 04, 2026 12:06 pm

Je m'en rappelle.
Je regardais car à l'époque je regardais tout ce qui était dessin animé, même si cela me parlait moins.
Je me rappelle du dernier épisode, assez émouvant, ou elle perd s'est pouvoir (l'extraterrestre qui les récupère un an après) et cela m'attristait car je savais que c'était le dernier épisode.

En y réfléchissant, c'était le même concept que Jem et les Hologrammes (ou inversement) : une chanteuse qui a une identité secrète, des pouvoirs et qui est sa propre rivale amoureuse.

Edit : correction orthographe ;)
Modifié en dernier par Gandalf l'Aigri le sam. sept. 05, 2026 4:20 pm, modifié 1 fois.

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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar itikar » ven. sept. 04, 2026 1:52 pm

Oui c est une balistique assez similaire qui se rapproche de balistique super héroïque classique genre Supergirl, reprise dans Miraculous dernièrement d'ailleurs. Encore une fois le métagenre relie tout.
Cela dit, ces magical girls là ont une originalité, c'est l'âge. Dans le cas de Yu et de Creamy, on est loin comme dans Poitrine, Cherry Miel, Jem ou Supergirl de la transformation uniquement esthétique en ajoutant un loup ou un masque ou des vêtements. On a une transformation organique intégrale, avec la transmutation d'une gamine de 10 ans en ado de 16 ans, un peu comme si Poitrine devenait une jeune femme de 20 ans en se transformant. Et ca transforme forcément toute la balistique plus ou moins super héroïque classique. En terme de métagenre, le plus proche exemple qui me vient est le film Shazam, et en plus ancien le film Big, dans deux genres différents évidemment, ou encore avec un peu moins d'impact (une femme de 20 ans devient une femme de 40) la très très bonne série Drop Dead Diva. Cette balistique a bien sûr certainement des dizaines d'autres exemples dans le métagenre en cherchant bien, dont Creamy :super:





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Re: Creamy, merveilleuse Creamy

Messagepar itikar » ven. sept. 04, 2026 3:26 pm

bon j'ai édité un peu beaucoup mon post précédent pour info :lol:
Garçon.
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