
J'ai vu ce .... truc
Et j'ai aimé, en fait, si si !!
ça faisait un moment que je voulais voir ce film du réalisateur Eric Rohmer sorti en 1978, adaptation du célèbre récit de Chrétien de Troyes : Perceval ou le Conte du Graal !
Un film que je savais d'emblée très étrange avant même de le visionner, il suffit de voir la bande annonce pour se faire une idée du truc, avec les décors minimalistes, avec le parlé très ancien (mais sur ce point, c'est un respect très fidèle du récit original) et imaginer Fabrice Luchini dans ce rôle a de quoi intriguer
Résumé :
Ce film raconte comment Perceval le Gallois, de valet, devient chevalier en quête du Graal.

Il s'agit du film qui a lancé la carrière de Fabrice Luchini et Arielle Dombasle.
Comme vous pouvez le voir, les décors sont ... enfin je vous laisse voir et leur donner un qualificatif, c'est pas le genre d'environnements qu'on voit tous les jours, moi ça me fait plus penser à du théâtre pour le coup, mais c'est loin d'être un défaut. je me suis laissé porter d'un bout à l'autre par ce film, sa galerie de personnages (ça m'a d'ailleurs donné envie à l'instant de relire le récit originel, dans mon livre sur Les Légendes arthuriennes. Pour info j'ai cette édition (Robert Laffont) au passage, avec la traduction de Lucien Foulet.
Le film de Rohmer est très fidèle au type de parlé qu'on peut y trouver, oubliez certains films autour des légendes arthuriennes que vous avez pu voir dans une langue plus calquée sur le français moderne, là c'est un retour aux sources radical !! Ceci devrait plaire aux puristes.
J'ai trouvé Fabrice Luchini très bon dans ce rôle, c'est amusant de le voir en jeune "valet" comme il est qualifié à plusieurs reprises ici (le mot valet ayant à l'époque un sens plus proche de "jeune homme" que le sens commun qu'on lui connait aujourd'hui

(je vous ai mis une capture avec mes sous-titres. En fait j'ai pu voir le film en version française, mais ma version comprend les sous-titres anglais, je me demande d'ailleurs s'ils font ressentir le parlé ancien du phrasé, j'en doute, pour ce qui est de l'anglais ..)

Certaines demoiselles du film, les pucelles comme ils disent sans cesse (
Les chansons sont des airs du Moyen Âge repris par le musicien moderne Guy Robert (je vous laisse cliquer pour découvrir son profil. décédé il y a quelques jours au moment où j'écris ces lignes, il était entre autre luthiste, interprète de musique ancienne et contemporaine, professeur et directeur d'ensemble de musique ancienne. Il est le fondateur et directeur de l'ensemble Perceval).Je découvre ainsi à travers ce film le cinéma d'Eric Rohmer, c'est une première (merci au youtubeur Anal Genocide qui m'a convaincu de me lancer hier en regardant sa dernière vidéo où il en parle
Pour info, il s'agit d'un film franco-germano-suisse. A l'époque de sa sortie (en 1978) il a fait un bide, les gens avaient apparemment été choqués par les décors minimalistes, que l'on doit au travail de Jean-Pierre Kohut-Svelko.
Le film a reçu 2 nominations aux César 1980 pour : la Meilleure photographie (Nestor Almendros) et le prix du Meilleur son (Jean-Pierre Ruh)
Il a reçu aussi le prix Méliès 1979.
Une critique du journal Le Monde, à l'époque :
« Il n'y a pas un plan de Perceval qui ne soit le fruit d'une mûre réflexion, d'un parti pris esthétique, d'une connaissance profonde de l'œuvre originale. Joignant l'érudition de l'historien au raffinement du miniaturiste, Rohmer nous propose le plus merveilleux des voyages dans le temps. »
— Jean de Baroncelli, Le Monde, 13 octobre 1978
une image d'André Dussolier dans le film (en sir Gauvain)

d'autres captures


le roi Arthur (Marc Eyraud)












après pas vu le film