Messagepar Merytamon » ven. sept. 14, 2012 7:53 pm
Quelques petites anecdotes autour du film :
Nominé au European Film Awards 2008 / Peter Flint nominé 4 fois et à gagné 10 fois dont le prix du festival de Cognac du film policier pour "Wallander: Mastermind"
Ce film est la production ciné la plus chère à ce jour pour la Suède !
Ce film présente quelques petites incohérence tout de même mais rien de grave qui empêcherait d'apprécier ce film a sa juste valeur :
" On notera comme détail historiquement aberrant, par exemple, que Arn est accusé de parler "la langue de ce scélérat" (un homme de Saladin), alors qu'il était une pratique commune et souvent même essentielle pour les hauts dignitaires (la présence de Arn et de son accusateur au conseil des templiers avant les batailles dont la bataille de Hattin prouve leur importance, au moins administrative, dans la société de l'époque et du lieu) de parler la ou les langues locales, les peuples vivant à cette époque à Jérusalem étant arabes, chrétiens de divers horizons, turcs, araméens, hébreux, persans, etc.
L'armement du chevalier est bien reconstitué : on voit des cottes de mailles en acier comme en bronze, chose qui était courante par simple souci d'esthétisme mais aussi parce que le bronze ne rouille pas, ainsi l'armure demande bien moins d'entretien. Les épées, elles aussi, sont caractéristiques de la période : la lame longue avec une gouttière longue et large en parcourant la majeure partie, montée sur une fusée à une main est très bien représentée, tout comme l'épée de l'adversaire de Arn lors de son duel au début du film : bien que l'ensemble de l'épée s'accorde avec l'époque, on remarquera facilement les "restes" esthétiques de l'épée type des vikings, qui sont les ancêtres de Arn et de son ennemi, qui est Danois. Cette recherche du détail a été entreprise avec la participation du spécialiste en matière d'épées John Peterson.
Un anachronisme notoire mais difficilement blâmable est l'habituelle vision des templiers comme des gens ayant fait vœu de pauvreté et possédant uniquement ce qu'ils ont sur le dos. Effectivement, ceux parmi les templiers qui avaient des possessions en faisaient don à leur entrée dans l'ordre en faisant vœu de pauvreté et ne possédaient donc, de manière officielle, plus rien, mais la vérité n'est pas si simple que cela, on se doute bien qu'un chevalier n'irait pas à la guerre sans armement ni équipement : un chevalier templier possédait deux armures, une épée de bonne facture, une lance, trois chevaux, plusieurs ensembles vestimentaires et une demeure en plus de ses trois servants laïcs non combattants et non-templiers, ce à quoi s'ajoute sa "lance" (la "lance" d'un chevalier est son "équipe" : ses hommes d'armes, ses combattants personnels. Une armée de l'époque est comptée non pas en hommes mais en "lances"), ce qui était bien plus que certains chevaliers du commun dont certains étaient si pauvres qu'ils chevauchaient des mulets et ne possédaient même pas d'épée. Le Arn qui se fait engager de force dans les Templiers et qui part de chez lui dans ses haillons de moine avec sa seule épée et un cheval est une aberration, très poétique et symbolique, certes, mais témoignant d'un parfait anachronisme.
On notera l'erreur d'importance que l'on peut relever au début du film, lorsque la mère supérieure du couvent reçoit en confession. Cela ne se peut, car la confession est un des sept sacrements, et elle ne peut être donnée que par un prêtre.
Le plus bel anachronisme du film est dans ses décors. L'action est censée se dérouler au XIIe siècle puisque Arn participe à la bataille de Hattin, or, à plusieurs reprises, lors des scènes dans le couvent, l'action se déroule devant une belle verrière dont les remplages flamboyants à soufflets sont caractéristiques du XVe siècle !"
Source : Wikipédia !
I'm The Sword in The Darkness