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La Captive aux yeux clairs (d'Howard Hawks)

Genre le plus prolifique du cinéma, décliné en des milliers de films de tout type. Comique comme dans Lucky Luke, dramatique comme dans Danse avec les loups ou spaghettis dans le bon, la brute et le truand, voire anthologique avec Il était une fois dans l'Ouest, Hollywood lui a créé une infinité de héros et d'héroïnes et ce des deux côtés de l'âme d'un colt ou d'un fusil. Cow-boys, pistoleros, filles de joie ou tenancières de saloon, tuniques Bleues, outlaws ou bandits de grands chemins, tous nous fantasment la vie et les légendes de ceux qui ont bâti l'Ouest, rué vers l'or et dessiné les contours des USA. Ultime paradoxe, son conteur se nomme Personne.
Náin
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La Captive aux yeux clairs (d'Howard Hawks)

Messagepar Náin » dim. juil. 26, 2020 2:41 pm

Affiche_Captive.jpg
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La Captive aux yeux clairs est un western d'Howard Hawks sorti en 1952, avec Kirk Douglas. Il raconte l'histoire d'un groupe de trappeurs qui, en 1832, tentent de remonter le fleuve Missouri jusqu'au territoire des Pieds-Noirs, pour pouvoir traiter avec eux le commerce de peaux. Ils se heurtent alors à plusieurs obstacles. Outre la compagnie qui dirige le commerce du territoire, ils devront également faire en sorte que leur "otage", Gazelle -fille du chef des Pieds-Noirs que le groupe de trappeurs souhaite ramener chez elle pour faciliter les négociations- ne s'enfuit pas et affronter les autres tribus indiennes.



Après La Rivière Rouge avec John Wayne, Howard Hawks réalise son meilleur western avec Rio Bravo. Même si le film contient quelques défauts notamment niveau interprétation (j'ai pour ma part beaucoup de mal avec le duo principal composé de Kirk Douglas et Dewey Martin), cette traversée est véritablement passionnante et l'on saluera notamment la performance d'Arthur Hunnicutt dans le rôle du vieux trappeur à la Davy Crockett et qu'on reverra notamment tourner avec Hawks pour El Dorado. Le personnage de Dewey Martin quant à lui est beaucoup trop détestable pour que son évolution à la fin du film efface ce qu'il était au début quant à Kirk Douglas, avec lequel j'ai toujours eu du mal dans les westerns, Hawks disait lui-même qu'il s'agissait d'une erreur de casting : "Quand Kirk Douglas veut être trop gentil, montrer de l'amitié, ça ne passe pas. J'ai eu tort de le prendre pour le film."



Il est vrai que l'amitié entre Deakins et Caudill est au centre du film. A travers cette traversée du Missouri c'est une amitié naissante et forte qui se transforme en rivalité que Hawks voulait raconter. Peut-être qu'en ce sens le film peut paraître un échec. Car clairement, ce n'est pas ce que l'on retient. Mais ce western de Hawks recèle d'autres grandes qualités, qui se retrouvent elles tout simplement dans le contexte historique dans lequel il prend place, et l'histoire de ces trappeurs qui remontent peu à peu le fleuve. Force est de constater que Douglas et Martin ne tiennent pas la mesure face au personnage campé par Arthur Hunnicut. Le vieux trappeur est à la fois touchant, complexe, intéressant et charismatique à la fois. C'est quelque part son histoire à lui qui est la plus intéressante, la découverte d'un pays encore vierge, où la nature règne et dont Calloway est tombé amoureux.



A ce titre il faut savoir qu'il existe une version longue. En effet le film, alors qu'il marchait plutôt bien à sa sortie en salle, fut finalement amputé d'une dizaine de minutes, les producteurs voulant placer alors plus de séances, ce qui contribua à son échec financier. Parmi ses scènes coupés disponibles à présent dans la version longue, on a notamment cette jolie scène où Calloway, le meilleur personnage du film donc, raconte à la troisième personne le tort qu'il a eu de ne pas rester avec l'indienne qu'il avait épousé, dans ce pays magnifique. A noter que l'on retrouve dans le doublage de ses scènes redoublées pour l'occasion Bruno Choël et Guillaume Orsat.



C'est donc davantage par son côté film d'aventures et découverte d'un nouveau pays, par ses trappeurs et sa remontée du fleuve, que le film est une vraie pépite, plus que par l'amitié et la rivalité entre le duo Douglas/Martin.

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Re: La Captive aux yeux clairs (d'Howard Hawks)

Messagepar SeliCat » sam. févr. 01, 2025 5:20 pm

:up-remonte:

Je suis bien contente d'avoir découvert ce western que je ne connaissais pas :tire-langue:

Alors déjà, il est (en partie) inspiré d'un roman de A.B. Guthrie et a été tourné dans les mêmes décors naturels (à quelques kilomètres près) que L'Homme des vallées perdues (le parc national de Grand Teton)

Ensuite, j'ai décidé de voir la version "normale" du double DVD (je prévois de visionner la VL plus tard)

Donc, je connaissais déjà par contre La Rivière rouge et quel dommage que La Captive aux yeux clairs ne soit pas en meilleure qualité de visionnage... J'ai quand même bien apprécié cette traversée et en V.O. c'est délicieux d'entendre du français ! Et puis bien sûr Oncle Zeb est le personnage le plus intéressant et attachant... J'ai aussi apprécié le rythme tranquille du film : même s'il n'y a pas de grosses scènes d'action c'est quand même passionnant, sans esbrouffe quoi ! Je trouve que le noir & blanc convient bien "du coup" (encore une fois, quel dommage que l'image du DVD soit pas terrible)

Et concernant le cast : l'indienne du film, comme par hasard a un physique de top model ! Rivalité entre les deux amis amoureux de la top model, bla bla bla (intrigue obligée dans un film hollywoodien ?) ce n'est pas ce qui m'a passionnée le plus ^^ (la remontée du fleuve Missouri est plus captivante) Boone : l'acteur ressemble au personnage du roman mais je trouve qu'il fait un peu "gravure de mode" avec son costume en cuir frangé ^^ Quant à Kirk Douglas, je le préfère dans des rôles plus dramatiques... Mais malgré tout ceci, l'ensemble fonctionne quand même... Et j'ai reconnu Jim "Jock Ewing" Davis dans le rôle du méchant !

Donc voilà, un beau western à (re)découvrir !
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Re: La Captive aux yeux clairs (d'Howard Hawks)

Messagepar ZORRO » sam. févr. 01, 2025 5:32 pm

Jim DAVIS, copain de longue date de John Wayne et qui sera présent dans plusieurs de ses films dans les années 60-70 eut une longue carrière d'abord comme cascadeur puis acteur même si souvent il était dans des petits budgets... Ce qui vaudra diverses vacheries critiques (longtemps surnommé "le John Wayne du pauvre" et on disait de lui aussi bien en France qu'aux USA "Vous voulez faire un western mais le budget ne permet pas de faire venir John Wayne ? Engagez Jim Davis !")... Ultime paradoxe que tu as sans doute relevé SeliCat...
Pour la VF de DALLAS c'est Raymond LOYER voix française régulière de John Wayne qui le doublait !
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(dans la série STORIES OF THE CENTURY (1955-1956 je crois))...
"Si tu ne peux te mettre dans la peau du Lion, endosse celle du Renard..."


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